Dans un papier publié lundi soir sur le site de Libération, Jean Quatremer, le correspondant du journal français qui est bien connu chez nous pour ses prises de position sur « l’état de santé » de notre pays et de notre Ville-Région, fait état de la situation politique allemande.

Il évoque le sujet, comme il vous sera permis de le lire en cliquant sur le lien placé en fin de billet, en fonction de l’impact que cette « crise » que connaît l’Allemagne pourrait avoir sur l’Europe, et plus précisément sur son tandem franco-allemand. Très europhile comme on le sait, Jean Quatremer voit dans le retrait des libéraux allemands de la négociation qui était en cours entre la CDU/CSU, le FPD et les Verts pour la constitution d’un nouveau gouvernement une opportunité, sinon une aubaine, pour l’Europe dans la mesure où les libéraux du FPD se sont montrés ces derniers temps très frileux à l’endroit de l’Europe au point qu’ils sont aujourd’hui catalogués comme étant plutôt eurosceptiques. Aussi, le journaliste verrait d’un très bon oeil pour le devenir de l’Europe, et surtout pour les aménagements que le Président Macron se propose d’apporter à celle-ci pour donner plus de corps et de force à l’eurozone, que Angela Merkel se lance dans la constitution d’un gouvernement qui serait minoritaire.

Cela étant, une chose est de trouver plus heureux pour la cause européenne le fait que l’Allemagne ne procède pas (tout de suite) à de nouvelles élections, autre chose est le fait que gouverner sans avoir de majorité suffisante et stable est particulièrement périlleux dans la mesure même où il n’est pas permis pour pareil gouvernement de travailler avec sérénité et grande efficacité.

Pour ma part, je ne partage pas du tout l’optimisme pas plus que la vision des choses de Jean Quatremer. En effet, si un tel gouvernement minoritaire devait se mettre en place et et même tenir la route pendant quelque temps, il ne manquerait pas d’apparaître aux yeux des Allemands comme étant précisément un gouvernement qui, de manière générale, préférerait les intérêts européens aux intérêts nationaux. Ou qui, en forçant le trait, se montrerait plus disposé à pactiser avec la France que de tenir compte des réactions négatives de la population allemande à l’encontre des institutions européennes. Ce serait donner là aux nationalistes allemands comme à ceux qui se montrent réfractaires à la politique menée par les institutions européennes sans être pour autant dénués d’idéal européen de nouveaux motifs de se faire plus virulents. Tant contre les partis qui auraient pris la responsabilité de se lancer dans une opération à grands risques comme le serait la mise sur pied d’un gouvernement minoritaire que contre la machinerie européenne qui serait pointée comme la cause de ce qui ne manquerait pas d’être présenté de manière très populiste comme étant un détournement de la consultation populaire.

Dure, dure, la vie politique. Et ô combien périlleuse.

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/11/20/l-ue-liberee-des-liberaux-allemands_1611406?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot

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