B-K.02.02.56
Pierre Verhas tient un blog qui vaut assurément la peine d’être suivi. Pierre y exprime de manière assez régulière des opinions, la sienne et celles de personnes qui ont déjà parlé des sujets qu’il aborde. Ces espèces de zooms donnent ainsi l’occasion de pénétrer plus au coeur de certains dossiers et de se nourrir de nouvelles informations.
Il y a deux ans, il avait consacré un des ses billets à une lettre ouverte que Merry Hermanus avait publiée aux fins de donner son point de vue sur la manière dont le Parti Socialiste avait opéré et continuait à opérer à Bruxelles pour tirer le plus grand profit électoral de son engagement en faveur des différentes communautés installées au coeur de la Région centrale du pays.
Je ne résiste pas à la tentation de reproduire ces deux grosses pièces d’un dossier qui est toujours d’actualité et qui le sera sans doute pour un petit temps encore.
Bonne lecture.

Le titre du « billet » de Pierre Verhas consacré à la lettre ouverte de Merry Hermanus aurait tout aussi bien pu s’intituler « Un appel aux armes » qu’un adieu aux armes. Merry Hermanus, que j’ai bien connu et pas toujours dans des circonstances faciles (notamment quand nous eûmes une sérieuse altercation verbale au moment où la Commission de Vigilance du PS, dans laquelle j’avais réussi à me glisser parce que la Fédération bruxelloise n’avait pas été assez vigilante pour y mettre ses pions, fut appelée à examiner son cas dans le cadre des suites de l’affaire Agusta), a été, et reste dans l’âme, un homme de pouvoir, de grands pouvoirs. Il l’a démontré à suffisance durant les années 80 quand il était un homme autour de qui tout tournait en matière de financement du Parti et de tout ce qui concernait tant l’Administration de la Communauté française de Belgique dont il fut l’Administrateur-délégué que les grandes orientations politiques du Parti.

Il était à ce point puissant, et autoritaire sous le couvert d’un caractère enjoué et sympathique, que des hommes comme Spitaels et Moureaux ne levèrent pas le petit doigt quand il se trouva englué dans cette affaire Agusta qui le mena non seulement sur de périlleux terrains mais également, avec Spitaels notamment, devant les tribunaux. Un lieu et un moment qui lui firent connaître, tout comme à Spitaels d’ailleurs, la pire des humiliations sous la forme d’une éprouvante exposition médiatique et d’une rude condamnation qui sonnèrent le glas de son imperium au sein du Parti. Aujourd’hui, Merry Hermanus « vide son sac », un sac empli d’une froide détermination à dénoncer le largage opéré par Ph.Moureaux en matière de respect des grands principes de la laïcité dans le souci qu’il avait, sans cesse opérationnel, de faire du PS la force politique (quasi) incontournable, aussi bien dans le paysage politique bruxellois qu’au plan national.

L’angle d’attaque choisi par Merry Hermanus n’est guère étonnant quand on sait combien la laïcité et la défense de ses valeurs lui collent à la peau. Sur ce plan, même si ma pratique de la laïcité ne relève d’aucune obédience, je partage entièrement son point de vue tant, pour ma part, j’ai toujours estimé, avec quelques autres « aiguillons », que le virage pris et les positions adoptées par Ph. Moureaux et les trois sections qui détenaient le pouvoir au sein de la fédération bruxelloise du PS en matière d’yeux doux faits et de places réservées aux communautés immigrées à Bruxelles était un virage promis à une sortie de route assurée. Tant également ce revirement ainsi opéré était, de fait, tout à la fois très peu respectueux de l’intégrité de ces communautés et plus que heurtant pour les militant(e)s de base à qui il était expliqué par le vide des mots que le rôle qui leur était désormais dévolu était d’applaudir à ces manoeuvres d’alchimsites.

Pour ce qui concerne les chapitres consacrés à l’accroissement de la pauvreté à Bruxelles et à l’usine à gaz que sont les institutions bruxelloises, je n’ai évidemment pas eu besoin de la lettre rédigée par Merry Hermanus tant il m’a souvent été donné l’occasion d’entendre ce même discours et, beaucoup mieux encore, des propositions faites pour corriger les constats ainsi exposés quand j’allais écouter ma fille à la tribune ou en commission du parlement bruxellois . Quand je vois aujourd’hui comment ce travail de qualité et de fond a été pris en compte par les instances bruxelloises du sp.a, je suis plus que peiné de devoir constater, un peu plus aujourd’hui qu’hier encore, combien le clanisme peut être mortifère et être cause de lourds ravages.

Merci à Merry d’avoir jeté son pavé dans la marre même si d’aucuns ne manqueront pas de lui reprocher de l’avoir fait. Ou d’autres de l’avoir fait aussi tardivement.

Merry Hermanus, ancien chef de cabinet de plusieurs ministres socialistes, ancien échevin de Jette – commune du Nord Ouest de Bruxelles – ancien secrétaire…
URANOPOLE.OVER-BLOG.COM

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