beker 2018Finale Coupe de Belgique 18 février 2018

C’est une révolte ?

Non, Sire, c’est une révolution.

Ce dialogue eut lieu le matin du 15 juillet 1789 à Versailles dans la chambre du roi, entre Louis XVI et son grand-maître de la garde-robe, La Rochefoucauld-Liancourt, qui lui apportait la nouvelle de la prise de la Bastille.

De fait, il est permis de se demander si pareils propos, quelque peu adaptés à notre époque bien évidemment, n’auraient pu être tenus ce jour 18 février entre Guy Juwet, Président de la Fédération Royale Belge de Volley-Ball, et un de ses sbires de la direction de la FRBVB.

En effet, coup sur coup, de très grosses déflagrations ont, sous la forme de communiqués de presse particulièrement cinglants, été entendues durant le week-end partout dans les milieux du volley-ball belge qui s’intéressent au devenir de notre sport dans le pays. Et ces coups d’ arquebuse donnent à penser que la tension dont je parlais dans mon article d’avant-hier a pris désormais la forme d’une mise en accusation plus que déterminée des “dignitaires” de la FRBVB par plusieurs des dirigeants de la Ligue des clubs du plus haut niveau de la compétition pour Messieurs.

Cela a commencé samedi avec le communiqué de Philippe Boone, Président de ladite Ligue, qui faisait part à la presse de sa démission à ce poste. Cette nouvelle aurait déjà fait beaucoup de bruit en tant que telle vu le rôle tenu au cours de ces dernières années par cet homme, un Liégeois qui est un trilingue parfait et qui sait ce que gérer une entreprise signifie, pour compte et à la tête de ce qui est devenu aujourd’hui plus qu’un fer de lance pour la promotion de notre sport dans le pays. Quand vous aurez lu par vous-même la teneur de cette information que vous trouverez au bas de cet article et qui a été diffusée à partir de ce dimanche, vous aurez compris qu’il ne s’agit nullement d’une démission prise pour des raisons personnelles.

De fait, bien au contraire, il s’agit ni plus ni moins d’une véritable dénonciation de ce que les personnes qui sont qualifiées de responsables de la FRBVB font, ou plutôt laissent faire, au nom de l’organe dans lequel ils siègent. Comme vous pourrez le constater, la charge est particulièrement lourde et elle l’est d’autant plus qu’elle est fondée quasi en tous les points avancés par celui qui, avec le plein soutien des clubs qui occupent une place plus qu’importante sur la scène du volley belge et, pour certains, sur celle du volley européen, a franchi visiblement le Rubicon. Pour obtenir pour les clubs de la Ligue plus que cette insupportable condescendance (quand il ne s’agit pas d’ignorance totale) dont ils sont aujourd’hui l’objet de la part des dirigeants de la FRBVB.

Ce faisant, Philippe Boone a-t-il agi seul ? Sur un coup de tête ? Sans savoir que, comme Jean-Paul Sartre a bien fait de nous rendre conscient de la chose, “la vie humaine commence de l’autre côté du désespoir” ? Sans autre visée que celle de se faire plaisir en dénonçant le manque de clairvoyance, ou le manque de compétence comme il l’affirme, de celles et de ceux qui ont trôné dans les tribunes du SportPaleis d’Anvers comme s’ils étaient les seuls artisans à l’origine du très gros succès populaire que constitue désormais la journée dite de la Finale de la Coupe de Belgique ?

Pour qui aurait pu le penser, les dirigeants des deux clubs, Knack Roeselare et Nolik Maaseik, qui ont disputé la finale Messieurs de la Coupe sont venus en renfort, eux aussi au moyen d’un communiqué, pour appuyer Philippe Boone et dire en quoi ils sont plus que fatigués de ces problèmes dont les solutions sont sans cesse reportées à force de n’être jamais réellement abordées.

Et pour dire à tout le monde, mais aux dirigeants de la FRBVB en premier, qu’ils en ont plus qu’assez de ne pas voir ces questions essentielles que sont pour leur devenir la pleine reconnaissance de leur rôle, le juste retour de leur apport à la cause commune, leur place dans l’édifice fédéral être prises effectivement en consistante considération. Vous trouverez la teneur de ce communiqué après celui de Philippe Boone. Vous n’aurez certainement aucune peine à comprendre que la hache de guerre est cette fois bien déterrée et que les nouveaux dignitaires de la FRBVB ne pourront plus cette fois se contenter d’écouter et de ne point entendre.

Ceux-ci, qui ne connaissent pas, malheureusement pour eux, l’historique et encore moins les subtilités de cette recherche d’équilibre entre légitimité et mission de direction assumées par la Fédération d’une part et juste délégation de pouvoir accordé aux clubs qui contribuent le plus essentiellement à la mise en évidence du volley-ball en Belgique et à l’étranger d’autre part, se trouvent aujourd’hui devant une tâche de grande dimension. Celle qui consistera à restaurer un climat de confiance d’abord et à instaurer la mise en place de ces rouages qui auraient dû être mis en place quand, il n’y a pas si longtemps encore, les relations entre dirigeants (des clubs) de la Ligue et les grands crocodiles de la FRBVB, Philippe Berben, Wily Bruninx, Albert Daffe, s’étaient normalisées sans être parfaites pour autant.

A celles et ceux qui tiennent maintenant le gouvernail de la FRBVB de réaliser que “Il faut mettre ses principes dans les grandes choses, aux petites la miséricorde suffit” et de faire mentir le même Albert Camus qui a écrit ces lignes quand il disait par ailleurs, dans la Peste, que “la bêtise insiste toujours”.

Jean-Pierre Brouhon

Communiqué 1 : Lettre de démission de Phiilippe Boone sous forme de lettre ouverte

Le président de la Ligue Philippe Boone ne veut pas être le Don Quichotte du Volleyball

Lettre ouverte

C’est avec regret que je démissionne de la Présidence de la Ligue Belge de Volleyball Belge.

J’aurais pu utiliser la mention classique «pour des raisons personnelles et familiales», mais ce ne serait pas juste ni courageux.

Ce qui me motive, c’est le fait que la Ligue est minée depuis des mois par la Fédération, tant en externe qu’en interne.

J’ai commencé en 1980 en tant que Secrétaire Général dans le sport scolaire et j’ai été impliqué en tant que consultant dans de nombreux contrats avec la plupart des fédérations sportives. J’ai été à la base du dossier transversal le plus important du Volleyball en 2012. Je pense dès lors pouvoir donner mon avis sur le bon fonctionnement d’une organisation sportive.

Je ne veux pas être le Président qui, pieds et poings liés, confie le sort des Clubs de la Ligue aux administrateurs « incompétents » de la Fédération Royale Belge de Volley-ball (FRBVB).

Je ne veux pas non plus me battre contre des moulins à vent comme Don Quichotte.

La FRBVB est une organisation faîtière paritaire non-opérationnelle. Ses revenus sont très limités et compte tenu de la situation financière précaire du Volleyball en Wallonie, toutes les activités sont transférées à l’aile Flamande.

Les équipes nationales, qui sont la seule vraie raison pour laquelle il existe encore une fédération nationale, ont besoin de beaucoup de ressources et d’énergie. Avec un subside annuel de 1.600.000 € de la Communauté flamande pour le Sport de haut niveau et un budget de fonctionnement annuel provisionné de 4.000.000 €, le Volley-ball belge vit bien au-delà de ses moyens. Malgré cela, l’objectif final, la qualification pour les Jeux Olympiques de Tokyo, ne sera peut-être pas atteint.

La FRBVB et Volley Vlaanderen n’ont pas réussi à conserver l’entraîneur national et ils ne pourront jamais offrir un salaire aux Red Dragons ou aux Yellow Tigers.

Combien de subventions y aura-t-il encore pour le volleyball de haut niveau après cette olympiade?

Quel est l’avenir du Vlaams Volley Center, berceau de la Topsportschool, avec une perte cumulée de 950 000 €?

Dans le plan de gestion financière de Volley Vlaanderen, on peut lire que des ressources supplémentaires doivent être trouvées pour financer tous les projets. Où pensez-vous qu’ils veulent trouver cet argent?

Entretemps, nos clubs sont à la 6ème place du classement européen, … sans un euro de soutien de la Fédération, mais avec la masse salariale des joueurs à charge des clubs et l’obligation de les libérer sans aucune consultation et sans compensation. Tandis que la Fédération semble très satisfaite quand nos talents doivent migrer à l’étranger.

Les autres pays ont compris depuis longtemps que Fédération et Topclubs sont deux réalités différentes. Depuis 20 ans, l’Italie et la France ont confié l’organisation des deux plus hautes divisions à la Ligue.

Dans notre propre pays, la Fédération encourage les plus petits clubs à perturber la dynamique de la Ligue. Et elle parvient à convaincre l’un d’eux que la Fédération peut leur offrir un meilleur avenir (Guy Juwet parle de «plusieurs clubs de la Ligue»). En effet, ce club revendique son amateurisme depuis des années et ne cautionne donc pas la professionnalisation des Clubs de Ligue A, entre autres en ce qui concerne les contrats de joueurs.

La Fédération peut-elle prendre en charge les tâches de la Ligue? Qu’ont-ils fait pour la Ligue Dames depuis juin 2017? En tout cas, depuis la nomination de Guy Juwet en tant que Président, la Fédération n’a pas arrêté de mettre des bâtons dans les roues de la Ligue nous obligeant à consacrer beaucoup d’énergie négative à un dialogue de sourds. Voyez : la Ligue a acheté trois systèmes de video check et, alors qu’aucun match important ne se joue plus sans cette technologie, la Fédération a décidé qu’elle ne pouvait pas être utilisée pour la compétition belge. Ni pour la Finale de la Coupe de Belgique !

La Ligue célèbre son 15ème anniversaire en 2018, et je ne veux pas être le Président qui subira le conservatisme et le paternalisme de la tour d’ivoire. Je suis fier de ce que nous avons réalisé ces deux dernières années, en collaboration avec Marc Spaenjers et tous les Administrateurs, et j’ose espérer que la Fédération ne jettera pas le bébé avec l’eau du bain à vouloir exercer son pouvoir dans domaines où elle manque d’expertise et sans aucun moyen pour ce faire. J’ose espérer que nous ne suivons pas l’exemple des Pays-Bas où la fondation qui devait financer les équipes nationales a par deux fois dû déposer son bilan et où ce faisant le volley-ball dans les clubs n’atteint plus le niveau d’antan (ils sont 23èmes au classement européen).

La question des relations entre les Fédérations et les Ligues Professionnelles est un sujet brûlant dans de nombreux sports et de nombreux pays ; beaucoup y ont déjà trouvé une solution, mais apparemment la FRBVB n’y est pas disposée et elle veut revenir au Moyen Age, après que les deux présidents précédents, Philip Berben et Willy Bruninx, avaient indiqué la bonne direction.

C’est une fausse idée de penser que le fonctionnement de la Ligue est «inextricablement lié au fonctionnement des équipes provinciales et de jeunes», comme l’estime Guy Juwet. D’ailleurs, si c’était le cas, ce ne serait nullement sa compétence nationale.

Le Ministre Flamand des Sports devrait peut être désigner un médiateur neutre externe pour accompagner les deux parties vers des compromis constructifs et éviter que l’argent public destiné au développement d’une politique du sport de haut niveau ne soit investi de manière peu optimale.

Philippe Boone

Président démissionnaire de la Ligue Belge de volleyball

Communique 2 : Communiqué commun de Knack Roeselare et de Noliko Maaseik

NOLIKO Maaseik en KNACK Roeselare weigeren de dictaten van de Bond

Morgen, zondag 18 februari, spelen NOLIKO Maaseik en KNACK Roeselare de bekerfinale. Wat een hoogdag voor beide clubs zou moeten worden heeft ondertussen een bittere nasmaak gekregen.

Net als de voorbije jaren worden beide deelnemende ploegen aan de bekerfinale als ‘cash-cow’ door Topvolley Belgium gebruikt om kaarten te verkopen aan een veel te hoge prijs. Alle overleg omtrent de organisatie wordt beschouwd als inmenging.

Nu blijkt dat enkele dagen voor de bekerfinale het overleg met de Liga, de woordvoerder van de professionele clubs, wordt opgeblazen door de Belgische Volleybalbond die vanuit een ivoren toren en zonder kennis van zaken de touwtjes in handen wilt houden. Eigenlijk herhaalt de geschiedenis zich en blijkt nogmaals dat we beter hadden moeten weten. In 2005 heeft Edwin Blauwblomme, na tien jaar voorzitterschap van Knack Roeselare, om dezelfde redenen het voorzitterschap van de Liga geweigerd.

De vele financiële motieven die de Belgische Volleybalbond, en bij uitbreiding Topvolley Belgium en Volley Vlaanderen, heeft om de Liga stokken in de wielen te steken gaan we niet opsommen. Maar hier ligt wel de grond van alle discussies.

Wij, NOLIKO Maaseik en KNACK Roeselare, als twee van de belangrijkste clubs uit België, zijn dit spelletje van Belgische Volleybalbond meer dan beu.

Daarom formuleren we volgende eisen om het voortbestaan en een verdere ontwikkeling van het professionele volleybal in België veilig te stellen:

1/ De organisatie van de Liga A wordt aan de Volley Liga toevertrouwd zonder inmenging van de Volleybalbond.

2/ Wij willen geen bekerfinale meer spelen waarbij er maar 1 500 euro prijzengeld wordt voorzien per finalist op meer dan 300 000 euro inkomsten.

3/ Wij eisen via de Volley Liga inspraak én compensatie voor de clubs die spelers vrijgeven voor de nationale ploeg. Spelers die notabene door de clubs worden doorbetaald als ze voor de nationale ploeg spelen.

Dit moet onmiddellijk van kracht worden zonder verdere palaver.

We betreuren het om via deze weg en om op dit moment onze mening te moeten ventileren, maar het vertrouwen van beide clubs in de bondsinstanties en zijn leiders is na de laatste ontwikkelingen volledig weg. Wij maken ons grote zorgen.

Namens NOLIKO Maaseik en KNACK Roeselare

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s