Que dire de ce match qui constitua une grosse déception ? Du moins pour celles et ceux qui s’étaient rendus à Mont St-Guibert et qui y ont payé leur place avec l’espoir d’assister à une rencontre franche entre une équipe locale qui est, cette année, capable de “titiller” les grandes équipes quand elle joue à son meilleur niveau et la formation de Noliko Maaseik dont chacun sait qu’elle disputera mercredi soir dans sa salle un match au sommet, contre Novossibirsk, dans le cadre des ½ finales de la Champions League.

Or, la partie fut loin de correspondre à ce que l’affiche donnait à imaginer. La faute n’en revint certainement pas à l’équipe locale qui livra une très belle prestation d’ensemble avec une mention spéciale pour Goverde que l’on n’avait plus vu aussi efficace (16 poins dont 7 blocs) depuis un bon bout de temps et Wojcik (19 points) qui confirma par contre qu’il était bien l’un des meilleurs opposites de la compétition belge.

Pourquoi dès lors cette déception à l’issue de ces quatre sets disputés chaque fois à sens unique (25-19/25-18/21-25/25-17)? Tout “simplement” parce que J.Banks, le coach de Noliko, crut bon de mettre à l’abri de toute blessure bon nombre des éléments auxquels il fera appel mercredi prochain pour affronter l’ogre de Novossibirsk en Coupe d’Europe. Alignant un six de base qui était fait, en dehors des deux libéros habituels (Dronkers et Dumont qui furent les seuls avec Bruno à livrer un bonne prestation du côté limbourgeois) et de deux de ses gros fers de lance (Bruno et Cox), de joueurs qui se trouvent le plus souvent, quasi toujours pour Van Heyste et Ahyi, dans le coin des réservistes, le coach anglais fit bien mine de “diriger” cet ensemble hétéroclite mais personne, encore que ?, ne fut dupe. Il n’effectua aucun changement et se contenta, histoire de donner quelque apparence à son rôle, de prendre ses deux temps morts à chacun des sets perdus par les Limbourgeois et à expliquer, quasi après chaque échange, à Van Heyste, très insuffisant ce vendredi, ce qu’il aurait dû ou devait faire en tant que passeur. Bref, il n’y eut que des échanges hachés et jamais de match et c’est en cela que l’on put avoir l’impression de se trouver dans un bon restaurant où, après avoir été séduit par le plat du jour annoncé à la carte, on aurait eu droit à des recettes ne comprenant pas l’essentiel des ingrédients nécessaires pour en faire des plats de qualité.

Cette tromperie n’en incombe certainement pas à l’équipe de Filip Van der Bracht qui, en dépit de ce que la photo jointe ici peut donner à penser, n’eut pas grand souci à se faire tant l’adversaire du jour manquait d’homogénéité et d’efficacité (Cox rata cinq services sans faire un point sur les 6 autres restés dans les limites du terrain et le central Sighinolfi ne parvint pas à effectuer un seul bloc victorieux). Tant mieux pour Axis Guibertin qui pourra se targuer d’avoir ainsi battu cette année, comme Waremme l’avait fait en début de championnat, un des deux grands de la compétition et qui, à n’en pas douter, ne manquera pas de souligner la chose à l’une ou l’autre occasion.

Oui, décidément, la Ligue a encore grand chemin à faire avant que les notions de jeu de qualité à fournir aux spectateurs/trices et de promotion de l’image du volley-ball de haut niveau ne deviennent des réalités tangibles. Mais, heureusement , chacun sait, Vicor Hugo nous l’a appris dans l’homme qui rit, que “Persévérer est le secret de tous les triomphes”.

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