Trois enseignements peuvent être retirés de la belle carrière qu’ont connue cette saison nos quatre clubs masculins, Noliko Maaseik, Knack Roeselare, Lindemans Alost, Par-ky Menen, dans les différentes compétitions mises sur pied par la Confédération européenne.

Il a été permis de constater que des clubs comme Noliko Maaseik et Knack Roeselare sont à même de faire d’excellents résultats contre des formations qui se trouvent toujours dans le coup au stade actuel des ½ finales de la Champions League mais tous deux ont, par rapport aux 7 clubs toujours en lice, un noyau par trop réduit de joueurs pouvant tenir un rôle d’importance, sinon décisif, pour espérer atteindre un jour soit les ½ finales proprement dites soit, qui sait, le Final 4. Le dernier match entre Novosibirsk et Noliko en apporta encore l’illustration. D’un côté, il y avait un ensemble fait d’une dizaine de joueurs capables de trouver place dans un match de haut niveau européen et, de l’autre, une équipe limbourgeoise qui a été héroïque dans la mesure même où elle dut évoluer avec deux centraux, bons en attaque, qui n’ont signé à eux deux que 3 blocs victorieux durant cinq sets et deux joueurs de poste 4 qui, l’un après l’autre, ont été complètement étouffés par les services et/ou les contres de l’équipe russe. Quand, par ailleurs, on a pu voir que la relation existant entre le coach de l’équipe limbourgeoise et Jolan Cox, qui avait pourtant été le principal artisan du mémorable succès de Noliko sur l’équipe championne de Pologne Zaksa Kedzierzyn-Kozle à Maaseik, semble avoir du plomb dans l’aile pour l’instant, on se rend vite compte que faire ce qu’ont réalisé Jelte Maan et ses équipiers face à Novosibirsk constitue un réel exploit tant le déséquilibre des forces en présence était manifeste.

Un deuxième élément qui ressort de cette campagne, et plus encore de cette double confrontation entre Noliko Maaseik et Novosibirsk, est le peu d’écho fait par la Fédération Royale Belge de Volley-Ball et ses deux composantes à la qualité de toute cette série de belles prestations qui vaudront au volley-ball belge masculin d’avoir demain, c’est-à-dire la saison prochaine, cinq tickets européens alors qu’il n’en avait encore que quatre cette saison-ci. En effet, si l’on excepte bien évidemment le très louable travail d’information effectué par l’EuroMillions Volley League sur son site et sur sa page facebook, force est de déplorer que la FRBVB et ses composantes attitrées n’ont pas cru bon de faire la moindre annonce ou mise en situation des matches disputés par nos équipes de représentation tandis que le site Top Volley Belgium a fait état de tous ces matches une fois qu’ils avaient eu lieu. C’est plus que navrant dans la mesure même où ce n’est évidemment pas en se montrant aussi chiche sur la mise en avant de pareils résultats européens de nos clubs masculins que la Fédération, qui a en charge la promotion du volley-ball sous toutes ses formes, parviendra à convaincre de grands médias belges à accorder plus de rayonnement qu’ils n’en donnent pour l’heure à la cause de notre sport.

Le troisième sujet de réflexion qui ressort de toute cette campagne est celui qui a trait à la santé physique des joueurs. En effet, si jouer un match tous les trois ou quatre jours n’est pas, en soi, une épreuve surhumaine, il n’en demeure pas moins qu’il faut prendre en considération le fait que, pendant toute cette campagne européenne qui est très astreignante par son rythme et son degré d’exigence, tous ces joueurs effectuent des déplacements qui leur coûtent un état de fatigue dont on ne mesure pas assez justement ce que cela signifie en risques d’accident et en difficultés de récupération de fatigue. Ce calendrier infernal est à revoir pour ne pas tuer la poule aux oeufs d’or, c’est-à-dire pour ne pas exposer les joueurs à saturation et à danger. Pour des clubs qui disposent d’un noyau étoffé de joueurs de grande qualité, cette multiplication de matches importants comme le sont les matches européens, les matches de playoffs au plan national ou ceux des finales de Coupe ne pose pas le même problème que celui rencontré par les clubs aux effectifs plus restreints. C’est aussi pourquoi, si l’on veut que la notion de régularité reste un des principes défendus quand on parle de compétition, il serait plus que souhaitable de voir dirigeants de la Ligue Messieurs et dirigeants de la Fédération conférer rapidement pour examiner ensemble ce qu’il serait possible de faire, de commun accord, afin que les joueurs des clubs appelés à se trouver sur plusieurs fronts puissent disposer de plus de temps de repos ou, à tout le moins, pour qu’ils puissent prendre part à une compétition nationale autrement formatée et mieux étalée que ce n’est le cas pour l’heure.

 

 

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