L’affiche était prometteuse mais le match ne fut pas à la hauteur des attentes, sinon des espérances.

A qui la faute ? Aux Français qui n’ont pas été en mesure d’offrir une réplique consistante à leurs adversaires ? Ou aux Russes qui ont été les maîtres du filet et qui ont littéralement étouffé les Français tant par leurs blocs, surtout au début des premier et deuxième set, que par leurs attaques, comme dans la finale du seul set qui fut quelque peu disputé, c’est-à-dire le troisième ?

Vous l’aurez compris, la finale de la première édition de la Volley Nations League Messieurs, disputée dans le remarquable hall du Stade Pierre Mauroy à Lille, a tourné court.

Dans les deux premiers sets, les Russes furent réellement impressionnants dans tous les domaines du jeu: service, réception, distribution (étincelante) et, par ailleurs, ils se montraient supérieurs aux Français tant en attaque qu’au bloc. Dans les deux cas, ils prirent rapidement un net avantage (2-5, 6-12, 9-16 dans la première manche et 4-8 et 7-15 dans la deuxième). Les Français étaient touchés au moral mais, poussés par leur public qui, venu très nombreux, était lui-même surchauffé par un speaker qui confondait rencontre officielle avec spectacle de cirque, ils s’accrochaient et mettaient à profit le moindre relâchement de la bande à Volkov. Ainsi s’explique que le score des deux premiers sets ne traduit que mal l’impression de grande domination de l’équipe russe: 22-25/20-25.

La troisième manche fut, heureusement, beaucoup plus équilibrée. Les joueurs français furent le plus souvent en tête au marquoir, Rossard se distinguait en attaque, les services de N’Gapeth, très inégal ce dimanche dans la mesure où il a réussi de belles choses mais fut loin de gagner tous ses duels, mettaient la réception russe sous pression. La France menait 16-13 au deuxième time-out technique mais Mikhaylov, qui fut élu meilleur joueur du tournoi lors de la remise des prix, était là et bien là. Il n’était d’ailleurs pas seul et c’est au moment où la France menait encore 22-20 que Muserkiy et Kovalev firent la différence: 23-25. Les meilleurs avaient gagné et avaient surtout montré que, s’ils parviennent à garder une grande constance dans leur meilleur jeu, ils seront plus que difficiles à battre lors des prochains championnats du monde.

Dans ce qu’il est convenu d’appeler la petite finale, les Etats-Unis, avec un excellent Russel en attaque, ont pris le meilleur sur l’équipe du Brésil au sein de laquelle des signes de désunion furent perceptibles entre Bruno, le capitaine, et certains de ses équipiers. Comme le score final du match l’indique mieux que de longs commentaires, la partie fut extrêmement disputée durant les deuxième et troisième manches : 25-21/28-26/28-26. Alors que l’équipe US joua toute la rencontre avec la même formation, il fut permis de voir que la sélection brésilienne possédait en Isac Santos et en Victor Cardoso de très beaux jeunes éléments dans ses rangs.

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