Que dire du King of the Court tel qu’il a été mis sur pied à Anvers ce samedi sinon que j’ai eu l’occasion d’assister à un event de très belle qualité qui aurait mérité de rencontrer un succès de foule autre que celui qu’il a connu ?

Tout était bien en place, les infrastructures prévues pour accueillir plus de 2000 personnes étaient remarquablement posées dans un site qui se voulait et était accueillant à souhait : tribunes récentes, un portail up-to date, des échoppes et des équipemens destinés à satisfaire maints services, un personnel nombreux et aussi serviable qu’efficace. Au niveau des installations sportives, tout était impeccable et le plus plus remarquable se trouvait au niveau du matériel réuni pour assurer la retransmission des matches en streaming dans les meilleures conditions: un nombre invraisemblable de caméras, un éclairage de haut vol qui permettait de voir les matches en soirée comme si l’on était en plein jour, une sonorisation digne des meilleurs établissements de nuit, un terrain largement disposé à l’intérieur d’un boarding lumineux qui faisait apparaître régulièrement des messages d’intérêt sportif ou à caractère publicitaire.

Au plan de l’animation, tout avait été prévu, de la première minute de l’event jusuqu’à la dernière, pour mettre la spectatrice et le spectateur dans une ambiance de grand festoiement: danseuses sur le terrain durant les avant-matches et dans les tribunes pendant tout l’event, jongleurs de ballons pendant les pauses, un “chauffeur de terrain” particulièrement entraînant, une gestion du public bien pensée, des effets spéciaux d’éclairage assez spectaculaires et, pour qui était dans la partie VIP d’une des tribunes, un service 5 étoiles pour donner entière satisfaction aux invité(e)s. Bref, vous l’aurez compris, si les organisateurs avaient eu à passer samedi un examen sur leurs capacités de mise en place de l’événement “King of the Court”, ils n’auraient pas été loin d’obtenir la meilleure cote sur leur bulletin.

Tout cela est très bien me direz-vous mais qu’en est-il, sur le plan sportif, de la formule même de ce tournoi fait de trois tournois composés de 5 équipes, de deux demi-finales de 5 équipes et d’une phase finale de 5 équipes? A la vérité, je vous avouerai que, comme toutes les personnes rencontrées à Anvers, j’ai été assez séduit par ce concept qui m’a permis de voir, pendant près de six heures, la plupart des meilleures équipes masculines mondiales de beachvolley faire étalage de toute leur adresse, sinon de toute leur virtuosité, sans qu’il y ait le moindre temps de relâchement en matière de jeu. Tout se joue à un rythme très soutenu, ce qui fait que très nombreux sont les échanges qui permettent de déterminer qui est en droit d’inscrire un point à son actif. Et de rester ainsi dans la course jusqu’au moment de la poule finale où émerge là, et gagne, l’équipe qui a additionné le plus grand nombre de points victorieux quand il n’y a plus que trois équipes qualifiées en compétition. Ce samedi, après que notre Beachvolleyteam Koekelkoren – van Walle ait été éliminé au deuxième tour des ½ finales, ces trois équipes étaient la paire norvégienne Mol – Sorum, le duo brésilien Solberg – Schmidt et l’équipe “surprise” faite du hollandais Brouwer et du Russe Stoyanovsky. Ce fut finalement la paire brésilienne qui l’emporta avec 14 points, devant les Norvégiens qui récoltèrent 12 points et le duo russo-hollandais qui glanèrent 9 points pour leur part, et ce, au terme d’échanges qui furent de toute beauté comme vous pourrez en voir un échantillon en cliquant sur le lien posé ci-après.

Cela étant, il apparaît que la formule préconisée et remarquablement présentée à Anvers par le groupe hollandais Sportworx comprend un très grand nombre d’atouts pour faire, moyennant l’une ou l’autre retouche au niveau du format des poules et de la clôture du tournoi, très belle carrière dans les lieux où le côté fun est autant recherché que le côté compétition. Pour ce faire, les organisateurs chercheront fort probablement à trouver d’autres points d’ancrage que ne le fut cette fois notre pays. En effet, faute de promotion bien faite par nos grands corps fédéraux (pas un seul message sur les sites de Volley Belgium et de la FVWB) auprès des pratiquant(e)s de beachvolley, il n’y avait pas 1000 personnes à Anvers en dépit du fait que l’entrée était gratuite et que l’affiche était plus que royale. Il y a là de quoi grincer des dents tant ce qui fut proposé au public fut effectivement plus que somptueux et plus encore quand on sait que les bons plats ne sont que très rarement reservis à qui ne les a pas regardés au premier tour de table.

https://www.kingofthecourt.com/

https://photos.google.com/photo/AF1QipM_9BPAquF9kkB7d1LzkItuiLpPSy8eCxWIXAEZ

https://photos.google.com/photo/AF1QipMTxVRGUdQoyWfaK9WnUjGl5KVBdFP1SGyIqaKW

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