Il n’est pas possible de parler de l’équipe d’Argentine, que nos Red Dragons rencontreront ce mercredi soir à partir de 20h30 à Firenze dans le cadre du Championnat du Monde, sans évoquer d’abord son entraîneur, Julio Velasco, tant ce dernier est un véritable phénomène.

Julio Velasco est, de fait, un homme qui, pendant tout un temps, a tout gagné là où il était comme entraîneur. Sa période d’or se situe entre 1986 et 1996. Venu d’Argentine où il avait officié comme entraîneur-adjoint de l’équipe nationale de son pays, il était alors en Italie.

Avec l’équipe de Modène, il a remporté, entre 1986 et 1989, 4 titres de champion d’Italie, 3 Coupes d’Italie et la Coupe des Coupes. Ensuite, à partir de 1989, il est devenu entraîneur de la squadra azzura avec laquelle il a enlevé 2 Championnats du Monde, 3 Championnats d’Europe, 5 FIVB World League, 1 FIVB World Cup, 1 FIVB World Grand Champions Cup, 1 World Super Six FIVB. C’était l’époque bénie entre toutes en matière de développement du volley-ball sur la scène mondiale, époque au cours de laquelle le Président de la FIVB, Ruben Acosta, produisait au plan mondial des nouvelles épreuves comme il respirait.

Le seul grand succès qui échappa à Julio Velsco fut la médaille d’or des Jeux Olympiques en 1996 quand, avec l’Italie, il ne termina “que” sur la deuxième marche du podium.

Par après, il entraîna, toujours avec brio mais avec moins de succès marquants à son actif, l’équipe nationale féminine d’Italie, la sélection masculine d’Espagne et, plus récemment, la sélection masculine d’Iran qu’il fit, au début des années 2010, progresser considérablement avant de retourner en 2014 en Argentine pour y conduire l’équipe nationale masculine et gagner avec elle les Pan American Games en 2015.

Comme il est permis de le constater, l’homme qui est à la tête de la formation argentine n’est pas n’importe qui. Il a d’ailleurs déjà connu l’honneur d’avoir trouvé place de son vivant dans le International Volleyball Hall of Fame qui se trouve à Holyoke dans le Massachussets, là où le volley-ball vit le jour en 1895.

Demain, Velasco coachera l’équipe d’Argentine contre la Belgique. Il considère ce match comme plus qu’important, « décisif » a-t-il précisé, pour son équipe dans la mesure où il veut la voir prendre un bon départ dans ce championnat du monde qui se déroule dans le pays qui lui voue toujours reconnaissance et respect pour sa contribution au développement du volley-ball.

Dans cette même interview récente, il a déclaré que, étant donné que son équipe n’a pas les mêmes moyens physiques que les grandes équipes européennes dans lesquelles il classe les Red Dragons, il avait recherché tous les points faibles de ces différentes équipes et qu’il allait tenter de tirer au maximum parti de ceux-ci pour permettre à sa formation, qui est très forte en défense et qui fait peu de fautes, de rivaliser avec elles, sinon de s’imposer.

On verra demain soir comment Velasco s’y est pris pour tenter de faire déjouer nos compatriotes qui, sous la baguette d’Andréa Anastasi, ont, semble-t-il, plus d’une corde à leur arc. Ce match Belgique – Argentine vaudra assurément la peine d’être vu tant il sera à coup sûr une très grande bataille sur le plan tactique.


L’équipe d’ Argentine
Passeurs : Luciano De Cecco (excellent) et Maximiliano Cavanna
Opposites : Jose Luis Gonzalez et Bruno Lima
Blockeurs centraux : Martin Ramos, Sebastian Sole, Agustin Loser, Pablo Crer
Outside Spikers : Facundo Conte (du costaud !), Tomas Lopez, Lisandro Zanotti et Cristina Poglajen
Liberos : Ignacio Fernandez et Alexis Gonzalez

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