En enlevant deux sets au Brésil, qui, il faut le dire, n’a pas aligné tous ses meilleurs éléments durant la partie, nos Red Dragons ont fait mieux que bien et, ce faisant, ont enlevé la deuxième place dans leur groupe. Cela ne fait pas d’eux pour autant un des deux meilleurs deuxièmes des quatre séries mais l’essentiel est qu’ils ont ainsi pris une superbe huitième place finale de ces championnats du monde. C’est absolument magnifique dans la mesure même où, de la sorte, ils terminent la compétition devant des pays comme la France, l’Iran, la Bulgarie, la Slovénie qui les a pourtant battus à deux reprises, les Pays-Bas, l’Argentine, le Japon, la Chine et bien d’autres grandes nations.

De leur dernier match disputé ce dimanche à Bologne, on retiendra qu’ils ont fait très belle figure pendant deux sets et demi. Dans chacun des deux premiers sets, ils prirent un excellent départ et résistèrent aux tentatives menées par Ev Andro (très bon durant toute la rencontre), Eder, Douglas qui cherchaient également à montrer à leur coach qu’il avait eu raison de faire appel à eux pour cette rencontre qui, pour ce qui concernait leur classement, n’avait pas grande importance puisqu’ils étaient déjà qualifiés pour aller disputer à Turin le Final 6 avant même le coup d’envoi. Dans la première manche, avec un excellent Grobelny, un Bram Van den Dries qui était très efficace chaque fois que D’Hulst le sollicitait, un Verhees qui était solide à son poste de central et un Sam Deroo qui alternait très belles interventions et d’autres qui l’étaient un peu moins, les nôtres furent toujours au commandement et creusaient un bel avantage à 20-17. Cet écart fut celui qui sanctionna le score de cette manche malgré l’introduction, lors du final, de plusieurs des titulaires habituels dans le six brésilien.

Dans la suivante, à 10-8 en notre faveur, les Brésiliens sortirent alors quelques bombes et, en peu de temps, se retrouvaient en tête au marquoir, 11-13. A 12-15 et à 12-16, Anastasi effectua coup sur coup deux remplacements, Stuer pour Ribbens  et Coolman pour Van de Voorde.  Bien lui en prit car notre équipe retrouva de la sérénité et se mit à réduire son retard. Les Red Dragons égalisaient à 20 partout sur un ace de Verhees et, avec un Sam Deroo qui inspirait bien ses troupes, ils passaient en tête à 24-23 avant de conclure sur un ace de Coolman. Les Red Dragons menaient alors 2-0 face à la formation qui porte le titre de championne olympique. C’était tout simplement exceptionnel même si, on le savait, bon nombre des titulaires de l’équipe de base brésilienne n’avaient pas été appelés au jeu.

La partie resta équilibrée jusqu’au moment où, à 13-14, Anastasi demanda, pendant l’échange, un challenge qui s’avéra complètement négatif puisqu’il fit perdre à notre équipe le point qu’elle avait acquis sur le terrain. Ainsi, au lieu de passer à 14-14, le score devint 13-15 et, dans la foulée, 13-16.

Les Red Dragons enlevèrent encore, à 16-19, un très bel échange et Deroo signa également un autre très beau point pour faire 18-20 mais notre team craqua alors d’une pièce et le Brésil filait vers le gain du set, 19-25. Je devrais dire vers la victoire finale car, dans la quatrième manche, les Brésiliens haussèrent leur niveau de jeu et, avec Ev Andro, Douglas et Eder en vedette, il n’y en eut plus alors que pour eux: 15-25.

Dans le tie-break, avec Williams au service et Eder au contre, les Cariocas firent rapidement 0-4. Nos représentants ne baissaient pas les bras et s’accrochaient à l’image de Deroo qui, avec l’aide de Van den Dries et de Coolman , se conduisait en grand capitaine qui restait sur le pont alors que le navire prenait eau. Les nôtres mettaient aussi à profit les services ratés des Brésiliens pour se rapprocher de ceux-ci à 11-13 mais Grobelny ratait alors son deuxième service de la soirée (le 17ème de l’équipe !). Sur ce, Ev Andro faisait de même mais se rachetait immédiatement après et permettait à l’équipe brésilienne de faire 12-15 et d’enlever la partie qui fut très hachée par les très nombreux challenges demandés à outrance par les deux coaches.

Quant à nos Red Dragons, ils étaient certes battus mais pouvaient assurément quitter le terrain la tête haute tant ils avaient été plus que séduisants pendant plus de la moitié de la partie. Et, surtout, pour tout ce qu’ils ont apporté comme bonus au volley-ball belge grâce à leur remarquable comportement tout au long de la compétition.  Oui, c’est certain, Sam Deroo et tous ses coéquipiers méritent un tout grand coup de chapeau.

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