Les deux premiers quarts de finale de la Coupe de Belgique seront féminins. Ils auront lieu ce mercredi 31 octobre, l’un qui débutera à 20h00 et qui mettra aux prises Aubel VBC, formation évoluant en Ligue B, et Richa Michelbeke, pensionnaire de la Ligue A, tandis que l’autre opposera, à partir de 20h30, Thuismakers Antwerp à VC Oudegem. Ces deux rencontres seront, à des titres divers, très importantes pour les quatre clubs et elles le seront d’autant qu’elles seront synonymes de qualification directe pour les 1/2 finales ou d’élimination pure et simple. Le couperet sera sans pardon.

Pourquoi les 1/4 de finale de la Coupe se déroulent-ils sous la forme d’une seule manche chez les femmes alors qu’ils se jouent sous la forme d’un match aller et d’un match retour chez les hommes ?

Comment cela se peut-il ?

Etant donné que c’est la Fédération qui est l’organisatrice de la Coupe, et non les deux Ligues dont les clubs sont pourtant les acteurs principaux de cette compétition, il faut voir dans le chef de ceux qui en sont les principaux « managers » le souci de mettre le blason de la Fédération bien en évidence, même si cela se fait grâce au nom des clubs qui se trouvent à l’affiche des deux Finales, et de montrer à ses sponsors en quoi ils ont raison de soutenir ses actions et ses équipes nationales.

Pour ces motifs, tout est calculé pour que l’affiche finale des deux Coupes soit la plus attrayante que possible et c’est ainsi que s’explique le fait que les quatre équipes qui ont terminé la dernière édition du championnat national se trouvent placées dans le tableau des deux épreuves en manière telle qu’elles n’aient pas à se rencontrer avant le stade des demi-finales, moment où la qualification se joue en match et retour. Dès lors, pourquoi les quarts de finale des Messieurs se jouent-ils déjà en match et retour ? Tout simplement pour être certain que ne puisse pas se produire, avant les 1/2 finales, un « accident » sous la forme de l’élimination précoce d’un des quatre Grands.

Si cette manière de faire peut se comprendre et même se défendre tant sont réels et consistants les arguments, souvent financiers, développés par les managers précités, elle ne manque pas de trouver également grand nombre de détracteurs parmi celles et ceux qui estiment qu’elle dénature fortement l’esprit même de la Coupe qui n’a jamais tant de succès que lorsqu’elle voit David vaincre Goliath.

Au-delà de cette discussion qui pourrait également apparaître à d’aucuns comme étant quelque peu byzantine, force est cependant de constater que toutes les parties concernées par cette recherche de la mise en évidence et de l’appropriation de la plus grande part du gâteau médiatique ne semblent pas prendre clairement en considération le fait que le succès d’une famille sportive se mesure à sa capacité à faire grandir tous ses enfants et non pas seulement à celle de faire briller l’un d’eux une fois toutes les lunes.

Cup lune 1

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s