Le volley-ball n’est pas seulement qu’affaire de matches et de classements. Il y a aussi l’envers du décor. J’ai assez souvent l’occasion de vous parler de ce qui se fait, ou ne se fait pas, du côté des multiples organes qui encadrent le mouvement en matière d’organisation générale de notre sport : Volley Belgium et ses deux jambes que sont Volley Vlaanderen et la Fédération de Volley Wallonie-Bruxelles, les 7 entités de celle-ci et les clubs de tous les niveaux, ceux qui évoluent dans les divisions provinciales, les nationales ou dans celles de la Ligue A ou de la Ligue B.

Chaque fois qu’il m’est donné l’occasion de le faire, je vous rapporte également les news de la Cellule de Formation des Entraîneurs Wallonie Bruxelles (CFEWB) qui, sous la conduite de Marc Cloes et de Sacha Sepp, fait un gros travail de fond pour que les joueuses et joueurs de notre famille sportive puissent bénéficier des services les plus qualifiés de celles et de ceux sans qui notre sport ne pourrait aspirer à progresser, je veux parler des entraîneurs ou autres formateurs. Ce travail essentiel de la CFEWB n’est pas toujours bien compris de celles et de ceux qui, parfois et même souvent, estiment, à bon droit parfois aussi, qu’il leur est trop demandé comme efforts pour parfaire ou entretenir leur niveau de formation mais qui ne réalisent pas non plus toujours combien sont grandes, et même excessives en certains cas, les exigences imposées en ce domaine par le pouvoir subsidiant qu’est l’Administration des Sports. Un pouvoir qui, du moins dans le chef de ses “décideurs”, semble de plus en plus oublier que le sport n’est pas voué à n’être pas réservé qu’au monde dit professionnel.

A cet égard, l’AISF, qui est l’Association Interfédérale du Sport Francophone, vient de se réveiller et , lors d’une Journée des Fédérations qui a eu lieu au début du mois de décembre, elle a lancé un appel en direction du Ministre des Sports, Rachid Madrane. En l’occurrence, elle tient à lui faire part de certaines considérations bien senties sur le fait qu’il y a trop souvent inadéquation entre ce qui est nécessaire comme niveau d’encadrement et niveau de formation réclamée pour ce faire d’une part et sur l’autre inadéquation qu’il y a entre  la lourdeur du système de formation et le peu de reconnaissance (y compris au plan financier) du niveau obtenu à l’issue de ce qui est assimilé par beaucoup comme un véritable chemin de croix d’autre part.

C’est ainsi que, dans une formule énoncée par l’AISF, les fédérations se disent conscientes et volontaires sur la nécessité pour les encadrants de disposer de formations ambitieuses et adaptées” mais que, dans le même temps, “elles souhaiteraient que des équivalences soient accordées de façon plus systématique pour un certain nombre de moniteurs disposant des compétences requises via leur emploi ou leurs expériences”.

Allant plus loin encore, elles ont épinglé dans un mémorandum qui sera remis au Ministre des Sports de la Fédération Wallonie-Bruxelles trois choses bien précises:

1° “Les diplômes fournis par l’ADEPS souffrent d’un manque de désirabilité de la part des encadrants sportifs;

2°) “Le fait que ceux-ci ne soient que très peu reconnus et non-obligatoires pour encadrer des groupes ne favorise pas un investissement dans un parcours de formation;

3°) “Les objectifs de formation ne sont pas en adéquation même pour les plus bas niveaux avec la réalité de terrain.

Cela étant, et dans l’attente du résultat de ces démarches, il se trouve encore, très heureusement d’ailleurs, des endroits où des mordus du volley-ball sont toujours au charbon pour “monter” des sessions de formation d’une part et des jeunes (et moins jeunes aussi) qui sont prêts à se lancer dans la filière de ces encadrants de base qui sont vitaux pour notre sport comme tout un chacun a besoin de pain.

C’est dans ce contexte que, ce week-end, le cycle de formation d’animateur organisé par Volley Bruxelles a connu ses deux premières journées dans la salle J.Van Offelen à Uccle. Vingt jeunes filles et jeunes garçons étaient présents au rendez-vous donné samedi à 10 heures du matin et étaient également à l’heure dimanche à 14 heures pour suivre les enseignements prodigués par Dominique Blairon, grand spécialiste en la matière. La session se terminera samedi et, si tout se passe bien comme cela se présente pour l’heure, la FVWB comptera bientôt une vingtaine d’animateurs en plus pour encadrer jeunes et débutant(e)s. Il n’y a là que motif à se réjouir même si, on le sait, bien d’autres pas devront encore être effectués avant que notre sport puisse compter sur toute l’expertise dont il a besoin à tous les niveaux pour grandir de manière harmonieuse dans toutes nos contrées.

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