On s’en souvient, la dernière assemblée générale de la FVWB avait été « chaude » quand, suite à une interpellation, la discussion avait porté sur ce qui, à l’époque, n’était qu’un projet de réforme de la compétition nationale. Nombre de délégués des entités reconnues au sein de la Fédération n’avaient pas manqué de dénoncer l’opacité et l’aventurisme des négociations qui, sous le « chapeau » de Volley Belgium, avaient été menées jusqu’alors entre représentants de l’aile flamande et ceux de l’aile francophone pour (re)dessiner les pourtours et les composantes de cette grande fresque appelée à devenir, d’ici trois ans, la prochaine pyramide de la compétition nationale.

Une pyramide nationale qui, tant chez les femmes que chez les hommes, a ainsi été tracée de quatre niveaux (avec une série ou plusieurs selon les niveaux) et qui reposera, pour ce qui concerne la Fédération Volley Wallonie-Bruxelles, sur un championnat fait d’un seul niveau et réparti en 3 séries composées pour partie par des équipes descendues du niveau 4 de la compétition nationale et pour autre partie d’équipes évoluant actuellement au premier niveau des cinq championnats provinciaux.

La bronca, qui avait été entendue lors de la dernière assemblée ganrale et qui avait été bien relatée par Michel Boreux de L’Avenir (cf ci-après), avait amené les têtes pensantes et dirigeantes de la Fédération de Volley Wallonie-Bruxelles à dire que, comme il ne pouvait être question d’accord à donner par la FVWB sur ce projet tant qu’il n’y aurait pas accord sur tout, les clubs seraient invités à débattre de ce sujet.

C’est ainsi que, ce jeudi soir, furent invités à Namur les dirigeants de tous les clubs ainsi que ceux des entités provinciales et régionales de la FVWB. De fait, en matière de consultation qui n’avait attiré qu’un tiers des clubs invités, tout fut verrouillé dès le début de la réunion quand Olivier Dulon, Président de la FVWB, signala, en un seul souffle, que la réforme avait déjà été votée par tous les conseils d’administration des parties constitutives de Volley Belgium, c’est-à-dire la FVWB, Volley Vlaanderen et Volley Belgium, et que la parole était donnée au responsable des rencontres pour lire les slides qu’il avait préparés et dire, plus ou moins précisément, comment allait se mettre en place ce qui ressemble à s’y méprendre à une véritable train fou.

Il y eut, après cette présentation plus que sommaire, quelques questions dont les plus (im)pertinentes visaient à savoir si les dispositions ainsi déjà arrêtées avaient bien fait l’objet de mesures et de mises en perspective pour apprécier en quoi elles pouvaient être utiles ou non pour la cause du volley-ball francophone et si, dans le cadre des réglements actuels de la FVWB, les négociateurs n’avaient pas mis la charrue avant les boeufs tant le calendrier présenté était en contradiction avec des articles du Réglement d’Ordre Intérieur.

Si, aux premières, il ne fut apporté aucune réponse fondée sur des réflexions autres que celles qui portaient sur le nombre des équipes appelées à monter et à descendre d’une série à l’autre ou sur l’aveu d’impuissance à résister à la dynamique du changement tel que le voulaient à la fois le partenaire de Volley Vlaanderen et le Président de Volley Belgium, la réponse à la question portant sur l’antinomie évidente entre dispositions réglementaires et les mesures qui, déjà prises, vont à leur contraire vit là un grand numéro d’équilibrisme. En effet, sous la forme d’une belle pirouette, le responsable des statuts de la FVWB fit comprendre à toutes et tous que, pour « ceux qui avaient pris leurs responsabilités », rien n’était susceptible de freiner la marche en avant de la machine qui avait été mise sur rails.

Une machine infernale pour le volley-ball francophone dans la mesure même où, ne reposant sur aucun projet sérieux et construit, cette réforme n’a d’autre destination pour lui que celle de le conduire vers cet univers sans devenir qu’est le « No Future».

Rideau sur cette morne soirée du 31 janvier 2019.


 » La réforme ne fait pas l’unanimité  »
( <Vers l’Avenir> – Lundi 17/12 – Michel BOREUX – L’Avenir )

Le projet de refonte des compétitions nationales, mené au sein du CA de la Fédération Belge, a fait débat, lors de l’AG francophone.

Le sujet est sur la table des négociations du Conseil d’Administration de Volley Belgium (coupole nationale) depuis plusieurs mois: revoir toute la structure des championnats nationaux, tant chez les dames que chez les messieurs, en vue de la saison 2020-2021. Les Flamands étaient demandeurs depuis un bout de temps. Les Francophones ont accepté d’en parler et sont venus avec leurs propres demandes. Pour aboutir à un système de compétitions prévoyant quatre divisions gérées par Volley Belgium, pour une seule, désormais, par les ailes linguistiques, avant les provinciales. En résumé, il y aurait 1 Ligue A à 10 équipes, 1 Ligue B à 12, un 3e niveau composé de 2 séries de 12 et un 4e étage fait de 4 séries de 12. Toutes seraient mixtes (francophones et néerlandophones) et, donc, formées selon une nouvelle division géographique. Des phases transitoires seraient également prévues, pour amener le nombre voulu d’équipes à tous ces étages, surtout chez les dames où il n’y a actuellement pas de N1. Ce qui implique davantage encore de montants, à tous les niveaux.

 

«On a eu huit ou neuf réunions à ce sujet et je peux vous dire qu’on s’est bagarré quelques fois pour faire valoir notre point de vue et nos intérêts au CA (NDLR: où les francophones sont minoritaires), soulignait Michel Loppe, responsable de la cellule «rencontres» à la FVWB et adjoint francophone du président de la commission «compétitions» à Volley Belgium. La proposition nous semble intéressante.»

Cela ne semble pas être l’avis d’une partie des délégués des entités francophones, réunis ce samedi matin, à Beez.

Premier grief: le manque de communication et de concertation du CA francophone envers les entités et, plus encore, les clubs concernés. «Vous nous avez caché ce que vous avez négocié, ira jusqu’à dire un délégué brabançon. Pourquoi ne pas avoir créé une cellule avec des gens ayant une réelle expérience de ces niveaux?»

«Il y a eu deux réunions avec les responsables compétitions des entités organisant des championnats», plaidait-on, du côté des administrateurs. Mais l’information est-elle bien redescendue vers les clubs? Visiblement, cela n’a pas été le cas dans toutes les provinces. Sur proposition de Denis Van Bever (Hainaut), une réunion d’information va être mise sur pied, à l’attention de tous les cercles concernés.

«Pour progresser»

Reste à estimer le «gain» sportif des francophones dans cette aventure. «Si les clubs wallons veulent progresser, ils doivent davantage être au contact des Flamands», argumentent les partisans de la réforme. «Pour moi, on va se casser la gu…, n’hésite pas à clamer Michel Hourlay (Walhain). Ce que veulent les joueurs ayant atteint les 27-28 ans, c’est un certain confort dans la pratique de leur sport. Pas d’avaler les kilomètres pour se retrouver sur un banc. Des clubs disparaîtront…»

Alors que Roger Gruselin (Luxembourg) brandissait la menace pesant sur les compétitions provinciales des «petites» entités, suite à un nombre important de montants, Jean-Pierre Brouhon (Bruxelles) y allait d’un réquisitoire sans concession contre ce projet, «mené à un rythme accéléré et sans l’approbation des clubs. Quantité d’entre eux vont se retrouver face à des cercles flamands bien mieux armés à tous les niveaux. Et que représenterons-nous encore, à la FVWB, avec une seule division à gérer? Il est temps d’arrêter ce train fou.»

Mais serait-ce encore possible? La question suscita un certain embarras chez les dirigeants francophones. Alors qu’Éric Davaux parlait d’un consensus trouvé entre les deux ailes, le président Olivier Dulon avançait n’avoir donné qu’un accord verbal sur ce seul volet. «Et reçu des échos positifs de la part de nombreux clubs.» Car il faut encore négocier tout l’aspect financier de cette nouvelle structure (frais liés à l’arbitrage,…) «Et, tant qu’il n’y a pas d’accord sur tout, il n’y a d’accord sur rien», concluait le trésorier, Daniel Van Daele.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s