La problématique de la réforme de la compétition nationale et les prises de position qu’elle suscite ne manquent pas de faire des vagues. Pour l’anecdote, l’article que j’ai consacré hier  à la réunion que la Fédération de Volley Wallonie-Bruxelles a tenue jeudi dernier à Namur a amené  quelques personnes à me « flinguer » à titre personnel. Ayant toujours considéré le droit d’expression comme un droit naturel appartenant à tout un chacun, j’ai pris acte de ces quatre ou cinq commentaires émanant de personnes qui, à l’évidence, manient plus facilement les attaques ad personam que les arguments. Soit.

Cela étant et ne méritant pas de s’y attarder car il n’y a là que volonté de faire obstacle à la liberté de parole personnelle et d’éviter la discussion sur le fond, je constate par ailleurs que cette réforme (qui, comme je l’ai souligné à nouveau jeudi dernier à Namur, était bien nécessaire pour donner cohérence et force de promotion aux trois premiers niveaux de la compétition nationale et qui aurait beaucoup gagné à n’être lancée qu’après avoir été réfléchie et préparée en fonction des avis donnés par toutes les parties prenantes à la cause) n’est pas considérée comme dossier clos pour d’aucuns et qu’elle est aussi vue comme affaire n’ayant pas été traitée dans le respect des règles et des formes pour d’autres.

Je vous rapporte ci-après trois extraits significatifs de ces réflexions émanant de personnes qui étaient présentes jeudi à Namur.

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Réforme: l’ascenseur sera bondé ( Michel BOREUX – L’Avenir)

Comme il s’y était engagé, le CA de la Fédération francophone (FVWB) a présenté, ce jeudi soir, la réforme des championnats, négociée et approuvée au sein de Volley Belgium.

Si le grand auditoire de l’Université de Namur était loin d’être rempli, les questions des représentants des clubs et entités n’ont pas manqué.

Pour rappel (voir nos éditions des 17 décembre et 18 janvier), le but est d’arriver, d’ici deux ou trois ans, tant chez les messieurs que chez les dames, à une structure pyramidale comprenant 4 niveaux nationaux (avec des séries mixtes, francophones-néerlandophones), suivies d’un niveau francophone et des provinciales.

Si la réforme est validée, sa mise en œuvre passera par une phase de transition et nécessitera la modification des règlements de compétition, tant à la FVWB (une AG est prévue le 30 mars) que dans les entités. «Mais, cette saison, on ne dérogera pas au règlement en cours, car aucun club ne sera pénalisé au niveau de la descente. Il y aura juste des montants supplémentaires», précisait Éric Davaux. Et pas qu’un peu: 10 en N3 dames (5 par série) et 12 des P1 messieurs et P1 dames! «Aucune sanction ne sera prise à l’encontre des équipes qui refuseraient de monter pendant la phase transitoire», insiste-t-on. Mais cela ne vaut pas pour les champions, ni pour ceux qui s’engageraient dans un tour final de P1 (2e ou 3e).

Quel impact financier?

Les tableaux détaillés ce jeudi par Michel Loppe restent des projections. Qui ne tiennent pas compte d’éventuelles disparitions d’équipes, par exemple (Gand renoncerait, en Ligue A dames). «Mais cette structure nous préserve, alors que l’aile flamande souhaitait au départ ne garder que les 2 Ligues au niveau national», répondait Éric Davaux, à ceux qui craignent une «déferlante» flamande.

Et l’impact financier sur les clubs (entraîneurs, déplacements, arbitres…)? «On veillera à ce que cela n’augmente pas vos frais. On a déjà compensé la moitié de la perte de 500.000€ découverte à notre arrivée. Quand l’autre moitié sera comblée, on aidera les clubs, promettait Olivier Dulon, qui annonça la tenue des assises du volley, le 7 septembre. L’occasion de se remettre en question. Et de vous donner la parole.»

  • Harry Mabille Je vais probablement introduire des propositions pour la prochaine AG.
    Avec respect du ROI actuel pour cette fin de saison.
    Avec pour (objectif de) diminuer l’impact provincial
    2 séries de 12 au niveau 5 au lieu de 3 séries.
    À proposer avant le 23 février.
    C’est en route.
  • Namur: vers des séries de 10 ? (M.B. L’Avenir)Le président de l’Association Namuroise des Clubs de Volley-ball, Mathieu Didembourg, éprouve des sentiments mitigés au sujet de cette réforme.«Le but poursuivi est légitime et même louable. On ne peut que soutenir toute idée ou projet qui vise une amélioration du niveau ou du nombre de pratiquants. Mais sur la forme, j’ai personnellement des réserves. Car tant les clubs que les membres des entités, nous avons été mis devant le …fait accompli. On a été mis au courant de cette restructuration en août ou septembre, alors qu’ils la négociaient depuis plus d’un an. On n’a pas non plus été consultés, écoutés. Or, il me semble que, quand on procède à un tel changement de fonctionnement, la base doit y être associée. Contrairement à ce qu’a dit le président de la FVWB, Olivier Dulon, je pense d’ailleurs que les changements concernant les championnats sont du ressort de l’AG, pas du CA. De même, comme l’ont fait remarquer certains intervenants ce jeudi, il n’y a pas eu d’étude d’incidences sur le bénéfice (ou pas) de cette réforme.»L’impact sera en tout cas conséquent pour les championnats provinciaux, qui vont voir chacun partir 2 ou 3 équipes vers la N3 pendant deux ou trois saisons d’affilée. «Cela fait une fameuse perte, sans compter le risque accru de voir des équipes abandonner en chemin. Mais on ne peut qu’essayer d’anticiper, en informant nos clubs et en modifiant notre règlement, afin qu’il permette la création de séries de 10 équipes. Et offrir ainsi une panoplie plus large de formules de championnats. Ce sera l’objet de l’AG que nous tiendrons le samedi 23 mars, à Profondeville.»

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