La compétition 2018-2019 est loin d’être terminée on le sait. Cela ne signifie toutefois pas que l’on ne parle pas déjà beaucoup, surtout dans les coulisses, de la saison prochaine. En effet, il est question ci et là soit de fusion de clubs, comme celle entre Jaraco As et Datovoc Tongres par exemple en Ligue A Dames, soit de disparition de l’équipe fanion de VDK Gand comme j’en ai déjà parlé il n’y a pas longtemps encore. Chez les Messieurs, les inquiétudes gagnent également les milieux dirigeants de la Fédération qui ne savent pas trop comment bien gérer la nouvelle règle qu’ils ont imposée aux clubs de la Ligue B et qui empêcherait ceux-ci, sauf revirement de dernière seconde, de refuser la montée en Ligue A. Les tensions sont même très vives entre dirigeants des clubs de Ligue B et ceux de Volley Belgium dans la mesure même où les dirigeants de ces clubs prétendent que, avec les moyens qui sont actuellement les leurs, ils ne seraient pas suffisamment armés pour faire autre chose que de la simple figuration en Ligue A et risquer, de ce fait, de mettre à mal leur bon équilibre financier et même mettre plus qu’en péril leur état de survie.

On peut les comprendre et se demander si, dans leur volonté de changer pas mal de ces choses qui avaient pourtant leurs bonnes raisons d’exister, les dirigeants de Volley Belgium n’ont pas été trop vite en besogne ou, tout simplement, fait fausse route en voulant s’assurer qu’il y ait bien renouvellement de clubs au plus haut niveau de la compétition. Et en voulant que l’on ne connaisse plus ces situations que l’on a vécues pendant de nombreuses années et qui ont vu des clubs qui auraient dû descendre en Ligue B ne pas le faire parce que les champions de la Ligue B avaient préféré ne pas monter à l’étage supérieur. Situations qui, il faut bien le dire, ont été surtout profitables au volley-ball francophone qui, de ce fait, compte toujours aujourd’hui deux équipes au niveau de l’EuroMillions Championship.

Comment sortir de cette situation difficile dans laquelle se trouvent aujourd’hui tant les dirigeants de ces clubs de Ligue B que ceux de Volley Belgium qui doivent bien se rendre rendre compte dans ce cas de figure qu’il ne suffit pas d’avoir une idée pour que celle-ci soit nécessairement bonne ou, à tout le moins, opportune.

Le mieux qu’il y aurait à faire serait sans doute de regarder ce qui se passe dans d’autres fédérations de volley-ball à l’étranger ou, plus simplement encore, ce que, en accord avec les instances de Basket Belgium (l’équivalent de Volley Belgium), les dirigeants de la “Pro Basketball League”, c’est-à-dire l’association de toutes les équipes qui participent à l’EuroMillions Basketball League, ont instauré comme conditions pour pouvoir y participer.

Celles-ci sont essentiellement liées à des normes de nature financière et d’autres sur lesquelles je ne m’étendrai pas ici. Ainsi, si vous voulez recevoir une Licence A, qui vous donne automatiquement droit de participer à la saison régulière de l’EuroMillions Basketball League, aux compétitions européennes et au Play-Off, pour autant que votre équipe s’y soit qualifiée bien entendu, le tarif est le suivant : 1. disposer d’un budget d’au moins un million d’euros (1.000.000 €) pour la saison ; 2. avoir engagé au minimum sept (7) joueurs avec un statut de sportif rémunéré à temps plein à la date d’introduction de la demande de la Licence ; 3. avoir engagé au minimum un (1) employé temps plein (ETP) qui ne fait pas partie du staff sportif ou médical ; 4. disposer d’un système de billetterie en ligne au début de la saison.


Pour la Licence B, qui donne accès de participation à la saison régulière et au Play-Off pour autant que le club acquière alors une Licence Play-Off, les conditions sont moins lourdes mais elles n’en restent pas moins assez consistantes : 1. disposer d’un budget d’au moins sept cent cinquante mille euros (750.000 €) pour la saison ; 2. avoir engagé au minimum quatre (4) joueurs à temps plein et trois (3) joueurs à temps partiel avec un statut de sportif rémunéré à la date d’introduction de la demande de la Licence ; 3. avoir engagé au minimum un employé ETP qui ne fait pas partie du staff sportif ou médical, 4. disposer d’un système de billetterie en ligne au début de la saison 2019-2020.

Il y a encore une Licence C mais celle-ci ne peut seulement être demandée que par un club des divisions inférieures de la FRBB et, si le club se maintient au niveau de l’EuroMillions Basketball League, cette Licence ne sera valable que pour deux saisons. Pour l’obtention d’une pareille Licence C, les conditions sont ainsi fixées : 1. disposer d’un budget d’au moins quatre cent mille euros (400.000 €) pour la saison; 2. avoir engagé au minimum cinq (5) joueurs à temps plein ou à temps partiel avec un statut de sportif rémunéré à la date d’introduction de la demande de Licence ; 3. avoir engagé au minimum un employé à demi (1/2e ) ETP qui ne fait pas partie du staff sportif ou médical, 4. disposer d’un système de billetterie en ligne au début de la saison 2019-2020.

Comme on peut s’en rendre compte ici, chacun sait ainsi à quoi exactement s’en tenir avec pareil règlement pour faire partie, ou non, de l’élite du basket belge.

Qui veut avoir accès au plus haut niveau en connaît les conditions et qui pense ne pas être en mesure de répondre à ces obligations n’est pas tenu de se mettre la corde au cou et peut ainsi continuer à vivre sa vie sportive à son rythme et surtout sans être tenu de vivre au-dessus de ses moyens.

Enfin, autre élément réglementaire que l’on peut trouver dans le règlement de la PBL et dont le volley-ball ferait grand bien de s’inspirer, c’est celui celui du timing de l’inscription à l’EuroMillions Basket League. Que dit ce point de règlement ? 1. La demande de Licence pour la saison 2019-2020 doit être introduite au plus tard le 01.03.2019. 2. En cas d’introduction tardive de la demande de Licence (la date du cachet de la poste faisant foi), sans que le retard ne puisse dépasser quatre (4) jours calendrier, une amende de cent-vingt-cinq euros (125 €) par jour calendrier de retard est appliquée, sauf si le club a notifié au plus tard le 01.03.2019 qu’il n’introduirait pas de demande de Licence. 3. En cas de retard de plus de quatre (4) jours calendrier, la demande de Licence est irrecevable.

N’ayant pas pris, ni eu,  le temps de poursuivre plus avant l’examen de ces textes réglementaires de la PBL, je m’arrêterai ici. Je pense qu’il n’est pas nécessaire d’aller plus avant pour faire entendre que notre sport, le volley-ball, a un certain temps de retard par rapport au basket-ball qui, au niveau de l’ensemble de notre pays, est, en tant que sport collectif, plus présent sur le “marché de l’offre sportive” que le nôtre à raison de différents facteurs dont le principal est sa plus grande médiatisation. Tant chez les dames que chez les hommes même si, de ce côté, l’EuroMillions Volley League effectue, sans aide aucune de Volley Belgium, une remarquable tentative de mise en bon ordre des forces assez inégales qui se trouvent au plus haut niveau de notre compétition nationale.

Puisse ce billet apporter à celles et ceux qui se soucient de l’essor de notre sport dans le pays, à commencer dans notre Communauté francophone, matière à réflexion. 

 

 

 

 

 

 

 

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