L’Italie a dominé la finale du tournoi de volley-ball du Festival olympique de la Jeunesse européenne et remporte donc méritoirement la médaille d’or de cette très belle compétition organisée en Azerbaïdjan.

Vous l’aurez compris, nos Young Red Dragons ont été battus par leurs grands rivaux italiens mais ne doivent nourrir aucun regret au regard de ce match. Et pour cause, dans ce cas, la logique sportive a été entièrement respectée. De fait, nos compatriotes n’ont jamais été pleinement dans la rencontre et ne sont jamais apparus comme étant en mesure de prendre l’ascendant sur une équipe italienne qui, c’était très visible, apparut  plus fringante que ne l’était celle de nos compatriotes.

Dès les premiers échanges, les Italiens, qui pouvaient compter sur une excellente réception et sur des frappeurs de gros calibres comme Michieletto, Rinaldi, Stefani, ne tardèrent pas à prendre le commandement du marquoir et à faire passer celui de 3-4 à 3-7. A 13-18, Mieke Moyaert fit monter Peters au service et l’on se mit à caresser certains espoirs quand le marquoir indiqua 15-18. Le coach italien italien demanda alors un time-out et Peters rata ensuite son service. Sous l’impulsion de Van de Velde qui fut très efficace durant ce set, notre équipe garda le contact jusqu’à 17-20 mais son jeu n’était toutefois pas aussi soigné que celui des Italiens et ceux-ci filaient à 17-23. Grâce à Rotty, nos boys réduisaient bien un peu l’écart mais ne pouvaient empêcher les Italiens de faire 21-25.

La deuxième manche connut un scénario assez identique si ce n’est que, hormis le moment où l’Italie mena 5-10, D’Heer et ses équipiers se trouvèrent souvent en embuscade au marquoir: 10-11, 16-18. A 17-19 Rotty réussissait une superbe attaque mais  là s’arrêta la remontée de notre team car Gianotti et Stefani veillaient au grain et les Italiens creusaient un nouvel écart de cinq points : 17-22. Nos jeunes Dragons se battaient encore comme ils pouvaient mais l’on sentait qu’ils n’avaient plus beaucoup de feu en eux. Ils revenaient néanmoins à 20-23. Toutefois, Stefani, encore lui, mettait fin à ce set au cours duquel peu de changements furent opérés au sein de notre formation: 21-25.

On se mit alors à imaginer que nos YRD allaient se lâcher et nous rééditer le coup de la veille contre la Russie quand ils remontèrent un handicap de deux sets avant de s’imposer finalement et tout aussi remarquablement. On put rester dans ce monde imaginaire pendant une bonne partie du troisième set. En effet, à son tour, notre équipe, au sein de laquelle Van Elsen avait été incorporé, se mettait à mener quelques fois d’un point au marquoir et les Italiens connaissaient quelques petits soucis avec leurs services (trois ratés d’affilée). A 15-14, la manche bascula en l’espace de quelques points. D’abord par la faute d’un bloc mal formé et, ensuite, par une décision arbitrale qui les décontenança pendant deux points et, enfin, par deux services de Cianciotta qui firent mal, les Italiens creusèrent un écart de 4 points: 15-19. De nouveau, nos boys tentèrent bien de remonter la pente mais ils trouvaient en face d’eux un Michieletto qui faisait parler la poudre à chacune de ses interventions. C’est d’ailleurs sur un de ses smashes que l’Italie signa le point de la victoire à 19-25. Les meilleurs du jour avaient gagné.

C’est à dessein que j’utilise cette dernière formule car, en Italie lors de la finale du tournoi Wevza, ce furent les nôtres qui, il y a trois semaines à peine, furent à l’honneur en battant ces mêmes adversaires italiens par trois sets à zéro. Cette fois, les rôles sont inversés parce que les Italiens ont gagné mercredi contre nos boys et ont pu ainsi éviter d’affronter en demi-finale, c’est-à-dire hier, la montagne russe qui, on s’en est rendu compte aujourd’hui, avait nécessité grande consommation d’énergie pour arriver à son sommet et y planter son drapeau.

Quoi qu’il en soit, nos boys ont remporté une médaille d’argent et bon nombre d’entre eux ont montré qu’ils étaient de la trempe de grands joueurs. Quel bonheur pour eux et pour l’image du volley-ball belge.

Bravo à eux ainsi qu’à toutes celles et tous ceux qui les ont encadrés tout au long de cette fort belle campagne 2019. Je m’en voudrais de ne pas associer dans ces applaudissements les parents et supporters qui firent les déplacements en Italie et à Bakou, apportant ainsi à nos joueurs un soutien aussi remarquable que remarqué.

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