C’est au cours de ce prochain week-end, du 2 au 4 août très précisément, que se joueront les 6 tournois de qualification féminins pour les Jeux Olympiques de Tokyo tandis que ce sera du 9 au 11 août, une semaine plus tard donc, que seront disputés les 6 tournois masculins. Dans chacun de ces 12 tournois, quatre équipes seront appelées à se rencontrer pour désigner ainsi les 12 premières équipes qualifiées pour les Jeux de l’an prochain.

Du côté féminin, trois de ces six tournois se dérouleront en Europe (Pologne, Russie, Italie) tandis que, chez les hommes, le nombre de tournois organisés sur notre continent seront au nombre de 5 (Pays-Bas, Bulgarie, Russie, Pologne et Italie) pour autant que, comme le fait la Confédération Europenne de Volley-Ball(CEV), on veuille bien considérer que la Russie est partie intégrante du Vieux Continent.

On le sait, notre équipe des Yellow Tigers se déplacera à Catania en Sicile pour y affronter deux des plus grandes équipes mondiales, l’Italie et les Pays-Bas, ainsi que le Kenya qui occupe la 20ème place du ranking FIVB. Il faut être réaliste, nos joueuses n’ont que très peu de chances de renverser la table là-bas à Catania. Cela ne veut pas dire qu’elles se rendront en Sicile sans avoir le secret espoir d’y réaliser un “truc” mais les derniers résultats qu’elles ont obtenus au tournoi de Kaliningrad, où elles ont été défaites à trois reprises (3-1 contre la Russie, 3-0 contre la Pologne et 3-1 contre l’Allemagne) sont là pour nous rendre conscients que notre équipe n’a pas (encore) tous les éléments nécessaires pour se présenter à Catania avec la mention “favori” inscrite sur le maillot de ses joueuses.

Quant à nos Red Dragons, c’est aux Pays-Bas qu’ils se rendront pour tenter d’aller décrocher le gros lot, autrement dit le ticket pour Tokyo. Sur leur chemin, ils se trouveront opposés aux joueurs des USA, qui viennent de terminer le tournoi de la VNL en n’étant battus que par une équipe russe venue d’un autre monde, aux Hollandais, qui ont préparé ce tournoi autrement plus sérieusement que n’ont cru bon de le faire les tenants du volant de notre sélection nationale, et les Coréens du Sud dont on sait qu’ils occupent la 24ème position du ranking de la FIVB. Autrement dit, il faudra un large concours de circonstances plus que favorables pour que nos couleurs se retrouvent en haut du mat à l’issue de ce tournoi et reçoivent un Daruma (première photo) qui est cette poupée japonaise remise à tou(te)s les équipes qualifiées pour Tokyo.

Toujours à propos de nos Red Dragons, je vous rapporterai qu’ils étaient ce vendredi et ce samedi à Montpellier pour y “matcher” la France en guise de préparation de ce tournoi de qualification olympique. Ils étaient 14 à avoir effectué le déplacement mais Sam Deroo, légèrement blessé aux abdominaux, n’a pas joué. Brecht Van Kerckhove a aligné dans chacune des deux rencontres une équipe très différente : Tuerlinckx, VanDe Velde, Verhees, Verhanneman, Baetens et Valkiers le premier jour (score de la rencontre : 21-25/25-22/21-25/22-25. Le lendemain, le six de base était composé de la sorte: Van Den Dries, D’Hulst, Verhees, Van de Voorde, Rousseaux et Baetens. Le score: 21-25/22-25/18-25/15-25. A chaque fois, Ribbens et Stuer ont joué le rôle de libéro. Comme chez les femmes, il est permis de constater que, pour nos Red Dragons, nos chances de qualification olympique n’auront sans doute jamais été autres que virtuelles.

Pour terminer ce billet à connotation olympique, il me faut signaler que les équipes qui, au cours de ces deux prochaines semaines, n’auront pas remporté leur ticket pour Tokyo se verront offrir une nouvelle occasion de qualification pour les Jeux. Cela se passera tout au début de l’année prochaine, et ce, au travers de cinq tournois dits intercontinentaux qui seront décisifs pour qualifier les 5 dernières équipes que, chez les femmes comme chez les hommes, l’on retrouvera dans le tableau du tournoi olympique.

A cet égard, il y a lieu de faire observer que le système mis en place par la FIVB pour dégager, tant chez les femmes que chez les hommes, les douze équipes qui auront l’honneur de participer aux Jeux olympiques est une grille à géométrie bien ciblée.  Outre la place qui revient  de droit au pays organisateur, ladite grille garantit d’une part un droit de participation à l’un des pays issus des cinq confédérations membres de la FIVB et qui, d’autre part, répartit les six derniers tickets sur la base des six tournois dont je vous ai parlé au début de cet article. Comme vous pouvez vous en rendre compte, trouver place aux Jeux olympiques pour une équipe européenne de volley-ball est un chemin autrement ardu qu’il ne l’est pour d’autres équipes européennes d’autres sports collectifs. Ainsi est le volley.

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