En dehors de la formation du Japon, qui est qualifiée d’office pour les Jeux de Tokyo 2020 en tant qu’équipe du pays hôte de la compétition, et de celle des Etats-Unis dont j’ai eu souvent l’occasion de parler au cours de ces derniers jours, quels sont les cinq autres teams qui ont enlevé l’un des cinq autres tournois de qualification qui ont eu lieu au cours de ce dernier week-end ?

A Varna, le monde du volley-ball masculin a été à deux doigts, non à un point, d’assister à une immense surprise. En effet, l’équipe bulgare a, lors du match décisif pour le ticket pour Tokyo, malmené et dominé celle du Brésil pendant les deux premiers sets qu’elle a remportés 25-23:25-19 et a même, dans la troisième manche, livré pour une balle de match. Les Brésiliens sont parvenus, grâce à Leal (un Cubain qui joue en Italie et qui a été naturalisé Brésilien) et à Wallace, à enlever ce point et ce set sur la marque de 30-32! Ils avaient fait là le plus dur et, dans une composition un peu différente de celle qu’ils avaient en début de partie, ils poursuivirent sur leur lancée pour s’imposer finalement 16-25/11-15. Les champions olympiques étaient ainsi qualifiés pour défendre leur titre.

A Bari, les Italiens ont également sué sang et eau pour se qualifier. Contre les Australiens en constants progrès au cours de ces dernières années, ils furent menés un set à zéro et deux sets à un avant de s’imposer d’extrême justesse dans le tie-break. Ce succès, ils le doivent en bonne partie à Juantorena (un Cubain qui joue en Italie et qui a été naturalisé Italien), à Nelli qui a remplacé avantageusement Zaitsev dans la cinquième manche à Oleg Antonov, un solide gaillard de 1.98 m qui est né à Moscou et qui a été naturalisé Italien ! Dans le match contre la Serbie, qui avait battu l’Australien en quatre ets, les Italiens n’ont pas fait le détail et se sont imposés là en trois sets secs.

A Gdansk, les hommes de Vital Heynen, c’est-à-dire les Polonais (qui jouaient eux aussi avec un Cubain naturalisé), ont fait le job, Ils se sont largement imposés face aux Français qui ont déçu et ont du batailler pendant les deux premiers sets du dernier match qu’ils livraient contre les Slovènes. Ceux-ci, en gros progrès eux aussi depuis ces dernières années, avaient enlevé le premier set 21-25 et ont tenu tête haute face aux Polonais qui avaient l’avanatge de jouer devant leur public. Les scores des deuxième et troisième sets, 25-23/25-23, est indicative de l’âpreté de cette joute qui se termina à l’avantage, 25-20, des troupes de notre magicien qui vit aujourd’hui dans un autre univers de volley-ball que celui dans lequel il aurait été s’il était resté à la tête de nos Red Dragons.

A St-Petersbourg, Volkov et ses équipiers (parmi lesquels on a retrouvé MikhaIlov), n’ont pas perdu un seul set lors des trois rencontres qu’ils ont dû disputer. Toutefois, cela ne veut pas dire que les Russes n’ont eu qu’à se présenter sur le terrain pour l’emporter. En effet, quand on voit le détail des sets enlevés contre Cuba (26-24 et 27-25 dans les 2è et 3è sets), qui joue avec tous des joueurs du pays et qui fait une belle remontée sur la scène internationale, et contre l’Iran (25-23/25-23 dans les 2è et 3è sets), on s’aperçoit que ces matches n’ont pas été qu’une promenade de santé pour les vainqueurs de la dernière édition de la Volley Nations League. Quant à la rencontre entre l’Iran et Cuba, elle a donné lieu à une chaude empoignade qui a vu les Cubains mener deux sets à zéro (23-25/26-28) avant de fléchir (25-17/25-16) et de s’incliner 15-10 dans le tie-break.

Enfin, à Ningbo en Chine, c’est l’Argentine qui a enlevé le tournoi qui semblait taillé sur mesure pour le Canada ou la Chine . Celle-ci a certes bien remporé son premier match contre la Finlande mais a ensuite perdu les deux autres au terme de deux matches disputés en cinq sets.

Lors de la rencontre entre l’Argentine et le Canada, Conte a livré une grosse prestation. Il a connu un gros pourcentage de réussite en attaque (21/34) et a ainsi permis à l’Argentine, que nos Red Dragons avaient défaite l’an dernier aux Championnats du Monde, de s’imposer  25-23, 22-25, 27-25, 25-23, face à une formation du Canada qui se montra pourtant forte au bloc.

Cela signifie que, pour ce qui concerne le tournoi masculin de Tokyo et étant donné qu’il n’y aura plus qu’un seul tournoi continental européen en janvier, il n’y aura que quatre équipes européennes aux Jeux. Quatre sur douze, ce n’est assurément pas beaucoup pour le Vieux Continent qui regorge pourtant de sélections nationales de grande valeur.

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