Les Yellow Tigers ont livré une excellente prestation d’ensemble contre les Russes mais ne sont pas parvenues à les vaincre en dépit de tous leurs efforts. Le noyau des joueuses russes était plus étoffé que le nôtre et c’est en puisant dans ses “réserves” que Pankov, le coach russe, a pu trouver la bonne formule pour faire pièce à notre formation et remporter, grâce aussi à une très bonne Goncharova, une (courte) victoire qui permet ainsi à ses troupes d’accéder aux quarts de finale des Championnats d’Europe 2019. Cette défaite de nos couleurs ne manquera pas de laisser un goût amer en bouche tant, tout d’abord, les nôtres n’auraient jamais dû rencontrer les Russes si Polonaises et Italiennes n’avaient pas joué de commun accord à qui perd gagne lors de la dernière rencontre de la série B et, ensuite, parce que nos compatriotes n’ont pas été loin de réaliser à nouveau un grand exploit face à la Russie à Bratislava.

En effet, dans la première manche du match de ce dimanche, nos Yellow Tigers prirent rapidement le commandement des opérations et menèrent même 7-13. C’est à ce moment que le coach russe procéda à deux remplacements de ses éléments de base, Startseva, la passeuse, céda sa place à Romanova et Kurilo prit celle de Voronkova qui avait été défaillante à la réception. La formation russe se mit à mieux réceptionner, mieux bloquer et à peser sur nos joueuses par le biais de services tendus sur nos attaquantes de pointe et d’attaques souvent ponctuées avec succès par Goncharova. Les Russes refirent ainsi petit à petit leur retard et parvinrent à égaliser à 19-19. Nos représentantes se ménagèrent bien encore un avantage de deux points, 19-21, mais, à 22-22, elles ne purent pas empêcher la machine russe d’inscrire trois points qui faisaient mal au moral de nos troupes compte tenu du déroulement de la manche: 22-25.

Les Russes éprouvèrent beaucoup moins de difficultés pour enlever la deuxième manche car, au cours de celle-ci, nos girls furent, il faut bien le dire, fort faibles en réception et connurent même un fort mauvais moment quand, alors qu’elles étaient revenues de 16-11 à 16-13, elles virent passer le marquoir de 16-13 à 25-15 en assez peu de temps.

Après le changement de terrain, elles entamèrent le troisième set avec la ferme intention de renverser la montagne qui se trouvait face à elles. Et c’est ainsi que, avec une Van Gestel et une Janssens qui se distinguèrent chacune plus particulièrement dans leur registre, elles parvinrent, après avoir été menées 4-2, à prendre les rênes de la partie et à diriger les opérations de maîtresse manière : 4-6/ 8-12. Les Russes sentaient qu’il y avait danger à laisser filer Van de Vijver et ses équipières et comblèrent même assez rapidement leur retard: 12-12. Le match se fit plus intense encore. Les Yellow Tigers gardaient tout à la fois la tête froide et celle du marquoir. A 19-19, elles faisaient un petit break 19-21 et en faisaient un beaucoup plus grand encore quand elles réussissaient, à 21-22, à enlever les trois points nécessaires pour enlever la mancher et installer le doute dans la tête de leurs adversaires: 22-25.

Hélas, les services de Romanova firent de gros dégâts dès le début du quatrième set. Herbots montra , durant ces moments délicats, qu’elle était encore largement perfectible au niveau de la réception et le marquoir indiqua ainsi, en très peu de temps, un 4-0 qui entraîna un premier Time Out demandé par Gert Vande Broek. Nos joueuses, rageuses et magnifiques de ténacité, ne baissèrent jamais les bras même quand le marquoir indiqua 16-10 en faveur de Goncharova (51% d’efficacité aujourd’hui), Koraleva et de leurs équipières. A 17-15, les nôtres passaient à côté d’une superbe occasion de se rapprocher un peu plus encore des troupes de Pankov. Grâce à un ace de Van de Vijver, elles revenaient néanmoins dans leur dos: 18-17. Le match était haletant car les Russes s’accrochaient à leur avance tandis que les nôtres cravachaient pour égaliser. Les écarts oscillèrent entre quatre points et un point A 22-21, tous les espoirs étaient encore permis. Ce fut la dernière fois que les Russes sentirent ainsi le souffle de nos joueuses dans leur cou. Kurila fit alors 23-21 et, sur la phase suivante, Van de Vijver n’ajustait pas bien sa passe. Cela faisait 24-21. Van Gestel, notre meilleure attaquante aujourd’hui (17 points), réduisait l’écart mais, à l’issue d’une nouvelle phase de qualité, le couperet tombait: 25-22. Nos joueuses et le staff de notre équipe nationale féminine n’atteignaient pas le Top 8 qui était leur objectif pour ces championnats.

Bien mal intentionné(e)s seraient celles et ceux qui voudraient leur jeter la pierre pour cela. Tout au contraire, joueuses et membres du staff méritent tout notre soutien tant il est vrai qu’il ne faut jamais oublier que notre équipe était l’une des plus jeunes, sinon la plus jeune, de ces championnats et que, moyennant des améliorations dans certains domaines du jeu et la découverte (ou le retour) de joueuses qui pourraient être intégrées dans l’équipe quand celle-ci manque de ressort, ce noyau des Yellow Tigers, trop léger encore aujourd’hui, est de nature à réserver au volley-ball belge féminin de bien belles satisfactions assurément.

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