Les quarts de finale de l’Euro féminin ont livré leur verdict. L’Italie a battu (difficilement) la Russie et rencontrera en demi-finale la Serbie qui a facilement disposé de la Bulgarie. Par ailleurs, la Pologne, qui jouait toujours dans sa salle, a peiné pour battre, en cinq sets, une jeune équipe allemande qui n’a pas résisté à la pression exercée sur elle par un public dont on peut penser qu’il ne recevra pas le prix de fair play à l’issue de la compétition. Au tour suivant, c’est-à-dire dans le cadre de l’autre demi-finale, les Polonaises affronteront les Turques qui ont surpris plus d’un(e) en s’imposant très nettement, par trois sets à zéro, face à des Hollandaises qui sont passées à côté de leur sujet. Tout comme l’autre, cette demi-finale aura lieu à Ankara et les Polonaises se trouveront ainsi placées dans la même situation, peu amène, qu’ont connue toutes les équipes qu’elles ont eu l’avantage de pouvoir rencontrer depuis le début du championnat dans leur chaudron de Lodz.

A propos de salles et de lieux d’organisation des grandes compétitions européennes, la CEV a publié les chiffres de fréquentation des rencontres disputées jusqu’à ce jour dans le cadre de cet Euro féminin. Le décompte ainsi effectué fait état d’un total de 200.991 personnes qui ont payé un ticket d’entrée pour assister à l’une des rencontres qui ont ainsi précédé le stade des demi-finales de cette compétition qui se terminera dimanche. Comme il est permis d’en douter, ces chiffres sont présentés par la CEV comme étant le signe du grand succès que connaît la nouvelle formule de l’organisation de ces championnats qui a, comme on le sait, été disséminée dans quatre pays différents. Cette annonce est aussi claire de signification : les prochains championnats d’Europe se dérouleront plus que probablement selon le même schéma et dans des pays qui pourront présenter des références sérieuses en matière d’infrastructures et de ferveur populaire et médiatique à l’égard du volley-ball.

La Confédération Européenne de Volley-Ball a indiscutablement trouvé là un nouveau créneau pour mieux implanter et mieux faire rayonner le volley-ball dans une Europe qui est beaucoup plus grande que l’Europe dont on parle habituellement au plan politique. Les fédérations qui ne suivront pas le rythme et qui ne répondront pas aux conditions qui seront posées pour faire partie du monde des grands organisateurs, les futurs « happy few », seront laissées sur le bord de la route ou, dans le meilleur des cas, seront destinées à faire partie du tableau de ces fédérations qui ne seront plus considérées qu’en fonction de la valeur de leurs équipes représentatives et de celle de leurs principaux clubs.

Si je vous parle de cette évolution à venir, c’est précisément parce qu’auront lieu, ce samedi à Namur, des Assises qui, organisées par la Fédération de Volley-Ball Wallonie-Bruxelles, ont pour vocation de débattre du rôle qui devra être demain le sien dans les matières suivantes : arbitrage, statuts et règlements, Technique (sélections, et Volley Academy) ; compétitions adultes et beach ; jeunes, formation de cadres et, last but not least, la communication. Les échanges de vues se feront, en l’espace de 90 minutes, au sein de ces sept ateliers de discussion et auront pour finalité celle d’alimenter quatre objectifs : définir une politique sportive future en vue du plan programme 2020-2024, améliorer la communication, recruter des jeunes et soutenir nos élites.

Tout ceci suffira-t-il pour faire de la FVWB une fédération qui pourra parler d’égale à égale avec Volley Vlaanderen au sein de Volley Belgium et pour refaire de celle-ci une fédération au sein de laquelle la FVWB pourra redevenir actrice et non plus être simple spectatrice de ce qui se décide ailleurs pour tout ce qui concerne les grandes organisations de Volley Belgium et les activités de toutes les équipes nationales? Sera-t-il question, lors de ces Assises, d’une nouvelle forme de management de la FVWB qui permettrait à celle-ci de dépasser le stade du bénévolat au niveau de la conduite générale des actions à mener pour donner précisément corps aux projets qui seront évoqués lors de ces Assises ? La fédération se fera-t-elle demain plus respectueuse, c’est-à-dire plus proportionnelle, des forces qui la composent ? Bien d’autres questions peuvent ainsi se poser avant ces Assises tant, il est vrai, les informations manquent pour savoir discerner au juste à quoi elles pourront exactement servir.

C’est bien pourquoi il faut espérer que les résultats de ces travaux susciteront cette dynamique et ces liens qui permettront à la FVWB de retrouver cet entrain et cette créativité qui firent la force et l’attrait de l’AIF pendant les vingt premières années de son existence. Pour repartir ainsi à la conquête de beaux horizons.

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