La finale de l’Euro féminin a tenu toutes ses promesses au niveau du suspense. Même si le match n’a pas atteint les plus hauts sommets sur le plan de la qualité de jeu dans son ensemble, il a donné lieu à une superbe empoignade entre deux équipes qui eurent, tour à tour, l’avantage dans le courant de cette partie qui alla jusqu’aux cinq sets et qui se termina au tie-break sur le score de 13-15 en faveur des joueuses serbes.

Il y eut ainsi quelques renversements de situation qui eurent le don de conférer à cette partie un piment tout particulier dans la mesure même où, jusqu’au bout, il fut permis de se dire que telle ou telle équipe allait l’emporter. De fait, il y eut, jusqu’au tie-break, quatre grands moments. Le premier eut lieu au premier set quand, menée 13-14, l’équipe turque, qui avait entamé très nerveusement les échanges, renversa le cours du jeu et aligna six points d’affilée et prit un avantage que les championnes du monde, très bonnes au filet mais plus fébriles en réception, ne purent jamais combler: 25-21. Les joueuses de Zoran Terzic ne se laissèrent pas envahir par le doute et encore moins par la passion du public (plus de 13.000 personnes) qui confinait assez souvent à l’hystérie.

Bien emmenées par Ognjevic et pouvant compter sur la force de frappe de Boskovic et de Mihajlovic (excellente aujourd’hui) ainsi que sur deux centrales (Popovic et Veljkovic) admirables de vitesse de déplacement, les Serbes reprirent les rênes de la rencontre et, en dépit du bel engagement de Erdem et de ses équipières, empochèrent les deux sets suivants à chaque fois sur le même score 21-25/21-25. Guidetti, qui avait déjà procédé à de nombreux changements au cours des deux sets perdus par ses troupes, fit monter alors son joker en la personne de Karakurt. Le quatrième grand moment du match se sittua quand, tout comme au premier set, les Turques qui étaient menées 19-21, parvinrent à percer la cuirasse des Serbes au niveau de la réception et à enlever 6 points tandis que Boskovic, qui fut bloquée à deux/trois reprises alors, et ses équipières n’en remportaient qu’un seul : 25-22.

La salle était chauffée à blanc et la température monta encore de plusieurs degrés quand, dans le tie-break, Erdem, Boz, Karakurt, Gunes, Aydemir, Ozbayet la libero Sebnem ( 46% d’ excellentes réceptions !) se mirent à mener le bal: 7-4/9-6. L’ambiance chuta de plusieurs crans quand Busa passa au service du côté serbe et se mit également à faire des dégâts dans les rangs turcs: 9-11. Le suspense a atteint son paroxysme dans les derniers échanges:. Les Turques reprenaient l’avance: 12-11 mais flanchaient dans les derniers échanges, les plus cruciaux : 12-14. Elles parvenaient bien à sauver une balle de match mais commettaient une légère faute de filet lors de l’engagement suivant et c’est donc sur le score de 13-15 que l’arbitre polonaise, Agneszka Michlic, et l’arbitre italienne, Ilaria Vagni (remarquables toutes deux de justesse d’appréciation et de tonalité dans le coup de sifflet), mirent fin à ce choc qui aura été haletant de bout en bout et qui aura constitué une très belle propagande pour le volley-ball féminin en particulier.

Quant au match qui comptait pour la médaille de bronze et qui a été arbitré par notre compatriote Koen Luts (ci-dessous à gauche), il a été enlevé par l’Italie qui a, cette fois, battu la Pologne par trois sets à zéro: 25-23/25-20/26-24.

Koen Luts

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