Il n’y a pas eu de miracle à Anvers, les Red Dragons ont subi la loi des Serbes. Ceux-ci se sont montrés plus complets que nos représentants dans des domaines de jeu qui ne sont peut-être pas ceux dont on parle le plus souvent mais qui n’en constituent pas moins des charnières importantes dans la construction d’une victoire. Ces domaines sont ceux de la couverture d’attaque, de la défense pure et de la capacité à tirer le meilleur parti d’une situation offensive peu favorable en fonction de la position du joueur attaquant face à un bloc qui a eu le temps de se former. Ce sont ceux qui, avec la puissance de service et celle d’attaque, ont permis aux Serbes de faire la différence avec les nôtres qui, pour leur part, ont fait mieux que tirer leur épingle du jeu au niveau du bloc et des attaques des 3 mètres.

Dès les premiers échanges de la partie, on put réaliser que celle-ci n’allait pas être une promenade pour nos représentants qui étaient notamment sans réaction sur les passes tendues de Jovovic en direction de Lisinac qui occupait alors le poste central d’une part  ou qui, par crainte du bloc, attaquaient out d’autre part. Les Serbes prenaient rapidement une nette avance en faisant passser le marquoir de 5-7 à 5-12. Coolman, qui avait été préféré à Van de Velde, n’apportait pas grand chose au niveau du bloc et les différents petits manquements de Deroo et de ses équipiers eurent le plus mauvais effet sur les nerfs de Brecht Van Kerckhove qui ne se tenait plus le long du terrain et qui poussa une grosse gueulante lors du deuxième time-out demandé à 5-12. A 10-15, il effectua le double changement classique en faisant monter Van Den Dries à la place de D’Hulst, moins à l’aise que lors des matches précédents, et Valkiers à la place de Tuerlinckx qui s’était montré efficace dans ses attaques au 2. Les échanges s’équilibrèrent et ce fut dans ces moments-là qu’il fut permis d’admirer toute la maîtrise des Serbes dans le domaine défensif car c’est en sauvant des ballons dits perdus qu’ils purent conserver leur avance. De 11-17, les Red Dragons revenaient, grâce notamment à deux beaux blocs de Deroo et de Van Den Dries, à 14-17. Les nôtres se rapprochaient un peu plus encore des Serbes à 17-19. Bien emmenés par Petric, magnifique dans ses attaques bien orientées en dehors du secteur du bloc ou jouant dans les mains des bloqueurs comme un joueur de billard, les Serbes appuyaient sur l’accélérateur et c’est sur une mauvaise réception de Deroo, qui alterna le chaud et le froid aujourd’hui, que les hommes du placide Kovac, un coach qui a la classe, enlevèrent la première manche! 19-25.

La suivante vit les Serbes repartir de l’avant avec un Lisinac qui fait mal au service: 0-4. Nos compatriotes ne se laissaient pas démonter pour autant et refaisaient surface avant de prendre pour la première fois l’avance au marquoir : 9-8. Pas pour longtemps: 9-10. A ce moment, Van Kerckhove remplaça Rousseaux, très bon en réception mais insuffisant en attaque, par Grobelny. Sous l’impulsion de Van de Voorde, les Red Dragons reprenaient la tête :11-10. A 12-11, notre coach national effectuait la même permutation croisée entre passeur et opposite. Les Belges creusèrent l’écart à 13-11 mais ne purent le conserver longtemps car Kovasevic et Atanasijevic faisaient parler la poudre et le marquoir s’enflammait en faveur des Serbes : 13-16. Van Kerckhove réalignaient D’Hulst et Tuerlinckx mais ce fut Grobelny qui se mit le plus souvent en évidence en réalisant de fort belles attaques au 4 tandis que Deroo était plus performant quand il pouvait attaquer des trois mètres. A 17-22, nos joueurs inscrivaient bien encore deux points mais les Serbes faisaient de même par la suite: 19-24. Grobelny en voulait et, bien servi par D’Hulst, permettait à notre équipe de donner une plus belle allure au score final de la manche : 21-25.

Pour aborder le troisième set, Van Kerckhove procédait à un grand remodelage de l’équipe en alignant un six avec Grobelny à la place de Rousseaux, Van Den Dries à celle de Tuerlinckx et au sein duquel Valkiers remplaçait D’Hulst tandis que Van De Velde retrouvait sa place en centre.

Dans cette composition, notre six, qui était complété par Stuer et Ribbens comme libéros, faisait belle impression dans les premiers échanges et les Serbes mirent un petit temps pour s’adapter à cette nouvelle donne du match. A 9-7, ils alignèrent quatre points d’affilée avec un Atanasijevic qui montra alors un bel aperçu de sa puissance de frappe. La partie restait palpitante car nos boys tenaient bien la distance et gardaient le contact au marquoir. Van Den Dries se mettait souvent en évidence dans ses attaques du 2 ou du poste 1 tandis que Grobelny, qui n’a malheureusement pas la même qualité de réception que celle de Rousseaux, continuait à se montrer très percutant dans ses attaques. Toutefois, à 14-16, les hommes de Kovac réussissaient une belle passe de 3. Le match était plié. C’est finalement sur le score de 19-25 que l’arbitre turc Akinci donna le dernier coup de sifflet d’une partie qui attira 4.400 spectateurs et qui aura été salutaire à notre équipe dans la mesure où il lui a été donné l’occasion de faire, in concreto, de bien beaux constats.

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