Les Red Dragons n’affronteront pas les Serbes en 1/4 de finale de l’Euro 2019 pour  la bonne raison qu’ils ne sont pas parvenus à franchir l’obstacle ukrainien qui était sur leur route. De fait, nos compatriotes ont été battus par plus forts qu’eux et, à coup sûr, mieux préparés qu’eux pour atteindre ce niveau de la compétition. Cela constituera une surprise, désagréable en l’occurrence, pour celles et ceux qui voyaient déjà notre équipe dans le carré final des championnats d’Europe, cela n’en constituera pas une pour celles et ceux qui n’ont cessé de dire qu’il était utopique de penser à plus que ce que l’équipe a obtenu à Bruxelles et à Anvers quand on veut bien avoir en tête qu’elle n’a entamé sa préparation que deux mois à peine avant son premier match contre l’Autriche.

Cela étant, l’espoir a été grand de voir nos Red Dragons, qui ont joué avec Van Den Dries à la place de Tuerlinckx, réaliser un authentique exploit quand, après avoir perdu le premier set sur le score de 22-25, ils se trouvèrent menés 10-17 avant de renverser la table et de s’imposer, en bousculant littéralement les Ukrainiens pendant une bonne dizaine de minutes, par un net 25-21.

Que s’était-il passé pour en arriver à une telle embellie? A 7-10, Brecht Van Kerckhove avait déjà procédé au remplacement de D’Hulst, moins à son affaire qu’à l’accoutumée, par Valkiers. Comme ce changement n’avait pas apporté l’effet escompté, le coach fédéral fit, à 10-16, appel à Baetens pour remplacer Rousseaux qui se montrait faible alors en réception et, à 10-17, c’est Deroo, qui était loin d’avoir son rendement des autres jours, qui devait céder sa place à Grobelny. Le coup de baguette fut magique une bonne dizaine de minutes et le cours du jeu bascula du tout au tout dans la mesure même où ce fut au tour des Ukrainiens d’être dans les cordes et d’encaisser les coups. Les Red remontaient non seulement très rapidement la pente mais, avec Rousseaux qui avait été réintroduit dans l’équipe à 22-21, l’emportaient comme déjà dit 25-21, réalisant ainsi un 15-4 qui eut le don de chauffer un peu plus encore un public qui s’était déjà montré extrêmement chaleureux jusqu’alors.

Pour aborder la troisième manche, Brecht Van Kerckhove rappela Sam Deroo et nos représentants mettaient immédiatement les Ukrainiens, toujours sous l’effet de la douche froide qu’ils venaient de recevoir dans le set précédent, en grosse difficulté par leurs services. Iereshchenko, qui est par ailleurs un joueur de grand talent quand il se trouve au filet, était particulièrement visé et c’est sans douleur que les Red Dragons empochaient cette troisième manche sur le score de 25-17.

Tout se présentait au mieux pour nos couleurs mais les Ukrainiens, avec Viietskyi et Iereshchenko comme principaux fers de lance et un excellent Didenko à la passe, relancèrent la machine quand, dans le quatrième set, ils se firent plus précis en réception, plus efficaces au bloc et remarquables en défense. De la sorte, les échanges, qui avaient été équilibrés jusqu’à 16-16, tournèrent plus que nettement à leur avantage. A 16-19, Deroo était une nouvelle invité à céder sa place à Grobelny mais  le coup de poker du deuxième set ne rapporta rien cette fois et les Ukrainiens faisaient un 2-6, se gagnant le droit de disputer le tie-break: 18-25.

Les nôtres abordèrent ce set décisif avec Grobelny à la place de Deroo qui ne devait jamais réapparaître sur le terrain. Les Red Dragons, superbement encouragés par le public et pouvant compter sur un très bon Stuer, prenaient un excellent départ et menaient par deux fois avec un avantage de 2 points, à 3-1 et à 5-3. A ce moment-là, chacun put se rendre compte que Rousseaux est incontestablement un excellent réceptionneur mais qu’il n’est pas de la trempe des grands attaquants. Les Ukrainiens marquaient trois points avant que les nôtres en inscrivent alors deux. Ce fut la dernière fois que les Red Dragons se trouvèrent devant les Ukrainiens car ceux-ci se mirent à rater moins de services (23 au total) et firent passer le marquoir de 7-6 à 7-9. Viietskyi se faisait intenable tandis que Iereshchenko, qui avait raté beaucoup de services lors des sets précédents, lâchait quelques bombes qui firent des dégâts: 8-12. A 10-13, Grobelny passait au service mais le ratait tandis que, sur le point suivant, Rousseaux se faisait bloquer.

Le match était terminé, 10-15, et notre équipe, qui ne fut jamais modifiée durant ce dernier set, voyait s’envoler ses espoirs de retrouver, en quart de finale, l’équipe de Serbie qui, en fin d’après-midi, avait disposé de l’équipe tchèque en l’espace de trois sets  (31-29/ 25-21/25-18).

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