La Confédération Européenne de Volley-Ball semble regorger de bonheur. En effet, c’est avec très grande fierté qu’elle a fait tout récemment état que la dernière édition des championnats d’Europe 2019, qui a réuni la compétition féminine et la compétition masculine, n’avait jamais connu un tel succès d’assistance de spectatrices/spectateurs.

Qu’on en juge. Il y a eu près d’un demi million de personnes qui ont assisté aux 76 matches qui ont été mis sur pied dans 8 pays différents et qui ont été organisés dans 13 villes différentes. Il y a deux ans, lors des championnats d’Europe qui avaient eu lieu en Pologne pour les hommes et en Azerbaïdjan et en Géorgie pour les femmes, il y avait eu 33.000 unités de moins pour la compétition masculine et l’assistance du public qui assista à la compétition féminine fut trois fois moindre que celle de cette année. Dans son euphorie, la Confédération signale bien que ce succès est dû en bonne partie au plus grand nombre d’équipes participantes dans chacun des championnats (24 contre 16 auparavant) mais passe carrément sous silence le fait qu’il y eut 76 rencontres dans chacun des deux championnats de cette année contre 36 en 2017. Cela veut dire en clair que le nombre moyen de spectateurs a, dans le cadre de la compétition masculine, été inférieur cette année à celui de l’épreuve disputée il y a deux ans en Pologne et que cette même moyenne des publics des rencontres féminines a été supérieure cette année à celle d’il y a deux ans et, plus encore, à celle d’il y a quatre ans quand le championnat européen se déroula aux Pays-Bas et dans notre pays.

Cette correction étant faite, que convient-il surtout de mettre en évidence qui n’ait pas été fait dans l’article que vous trouverez joint ci-dessous ? A mon sens, il est intéressant de voir quelles ont été les assistances qu’il y a eu dans les dix lieux qui, dans les deux compétitions confondues de cette année, accueillirent les rencontres allant de la première phase jusqu’au stade des quarts de finale.

A cet effet, je me suis livré à un petit travail de recensement de chiffres pour établir un tableau qui ne manque pas de relief et, surtout, d’enseignements à tirer pour qui veut.

Total des publics de la phase 1 (4 tournois à 6 équipes) et 2 (1/8 de finale) de chacun des deux championnats d’Europe de cette année 2019.

Euro féminin 2019

Poule de la Turquie : Phase 1 : 40.138 – Phase 2 : 9.130 – Total : 49.269

Poule de la Pologne : Phase 1 : 40.850 – Phase 2 : 11.270 – Total : 52.120

Poule de la Hongrie : Phase 1 : 21.400 – Phase 2 : 1.800 – Total : 23.200

Poule de la Slovaquie : Phase 1 : 34.131 – Phase 2 : 8.530 – Total : 42.661

Soit un total de 167.249 spectateurs/trices pour l’ensemble des 4 pays organisateurs des deux premières phases de l’Euro féminin 2019

Euro masculin 2019

Poule de la France ( Montpellier et Nantes) : Phase 1 : 32.367 – Phase 2 : 11.112 – Total : 43.479

Poule de la Belgique (Bruxelles et Anvers) : Phase 1 : 23.770 – Phase 2 : 10.080 – Total : 33.850

Poule de la Slovénie ( Ljubljana) : Phase 1 : 48.136 – Phase 2 : 10.037 – Total : 58.173

Poule des Pays-Bas (Rotterdam) : Phase 1 : 35.301 – Phase 2 : 9.702 – Total : 45.003

Soit un total de 180.505 spectatrices/teurs pour l’ensemble des 4 pays organisateurs des deux premières phases de l’Euro masculin 2019

Que nous disent tous ces chiffres ? Beaucoup de choses intéressantes, j’en relèverai trois ici.

Le premier enseignement qui s’en dégage est que la moyenne des publics de l’Euro féminin a été de 2.460 spectateurs/spectatrices et que, si l’on dégage les chiffres de la Poule de Budapest qui est la plus faible des quatre organisations, elle est de 2.824. Du côté masculin, la moyenne des publics pour les 4 organisateurs est de 2.654 spectatrices/teurs et, si l’on dégage les chiffres de la Poule qui s’est déroulée dans notre pays et qui est la plus faible des quatre organisations, la moyenne s’élève à 2.876 spectateurs/trices. Comme on peut le constater, les moyennes masculines et féminines sont très proches les unes des autres et elles l’auraient sans doute été plus encore si l’équipe hongroise féminine avait été davantage à la hauteur de ce que, au niveau de ses résultats sportifs, les organisateurs du tournoi de Budapest en avaient attendu.

Si l’on établit un classement des huit organisateurs en fonction de ces différents totaux, on a ainsi dans l’ordre : 1. Slovénie (M) : 58.137 ; 2. Pologne (F) : 52.120 ; 3. Turquie  (F) : 49.268 ; 4. Pays-Bas (M) : 45.003 ; 5. France (M) : 43.479 ; 6. Slovaquie (F) : 42.661 ; 7. Belgique (M) : 33.850 ; 8. Hongrie (F) : 23.200.

S’il n’est pas besoin de souligner le fait que ces moyennes élevées sont dues aux gros scores atteints dans chacun des pays lorsque l’ équipe nationale du cru était sur le terrain (surtout en Slovénie, en Pologne et en Turquie), il est à souligner que les résultat général de l’organisation qui eut lieu à Rotterdam a été fortement influencé par l’affluence des supporters polonais à chacune des rencontres de leurs favoris (le match Pologne-Pays-Bas a attiré 11.000 spectateurs/trices) tandis que l’équipe féminine de Hongrie n’a pas fait grandement recette par rapport aux autres scores des matches où les nationaux du pays étaient à l’affiche.

Pour ce qui concerne notre pays, on relèvera que les deux journées bruxelloises (5 matches à l’affiche) ont attiré 9.750 spectatrices/teurs (soit une moyenne de 1.950) tandis que les 12 autres rencontres qui ont eu lieu à Anvers en l’espace de 6 journées ont totalisé un public de 24.100 personnes (soit une moyenne de 2.008). On relèvera aussi que c’est à Anvers, lors du match entre l’Espagne et l’Allemagne, qu’il y eut la plus petite assistance de tous les matches programmés durant ces deux compétitions et que le match entre l’Espagne et les Red Dragons attira plus de monde (4.750 spectatrices/teurs) que le match entre ces mêmes Red Dragons et les Serbes qui était alors décisif pour la première place de la poule (4.400 spectateurs/trices).

Comme on le voit, ces analyses ne vont pas toutes dans le même sens que celles, assez sommaires, qu’ont faites de ces données les leaders de la Confédération Européenne de Volley-Ball qui n’ont voulu y voir que ce qu’ils avaient envie de mettre en évidence, le succès d’ensemble des deux compétitions et la pertinence de la formule qui avait présidé à leur fragmentation. Quant aux chiffres qui concernent notre pays, c’est avec grand plaisir que je vous rapporterai ici les commentaires autorisés dès lors qu’ils auront été tirés et publiés. Attendons donc.

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Luxembourg, October 9, 2019. Almost half a million spectators attended the matches of the record-breaking EuroVolley 2019, a truly unprecedented number in the history of European Volleyball.

The official number stands at 484,393 people or 250,077 for the men’s EuroVolley and 234,316 for the women’s competition. For the men’s event, this figure is about 33 thousand more than the previous record, set in Poland two years ago. On the women’s side, however, the total attendance is more than three times as high as the 70 thousand spectators, who attended the games in Azerbaijan and Georgia in 2017. Even the highly successful 2015 edition in the Netherlands and Belgium attracted less than half of this year’s number.

“We can proudly state that we have taken Volleyball to unprecedented heights and while doing so, we have taken our prime competition to an unprecedented number of countries,” CEV President Aleksandar Boričić said. “EuroVolley 2019 has been a huge success and we look forward to spreading this Volleyball-mania to another eight countries in 2021.”

Understandably, the new highs are largely due to the increased numbers of hosts, of participating teams and of matches played. This year the EuroVolley fever spread to 13 different cities in eight different countries across the continent and Volleyball fans from as many as 28 different nations got the opportunity to enjoy the games of their own national teams at the final stage of Europe’s prime competition.

CEV Article public 2019 1.jpg

With 13,040 people in attendance at Ankara Sports Hall, the gold medal match between Serbia and Turkey set the highest record of attendance during EuroVolley 2019

The most attended match across the two events was the women’s final on September 8 in Ankara where 13,040 fans saw the fantastic five-set spectacle, in which Serbia emerged victorious against home favourites Turkey to defend their title from two years ago. Next in line is the gold medal game in the men’s tournament. On September 29 in Paris, Serbia snatched the trophy in a four-set game against Slovenia in front of as many as 12,654 spectators, despite the fact that the home team of France did not participate.

Two days earlier, when France lost their dramatic five-set semi-final against Serbia, 12,574 people came together at the AccorHotels Arena in the French capital; 12,000 fans followed each of Turkey’s wins over the Netherlands in the quarterfinals and over Poland in the semis of the women’s tournament. The men’s semi-final between Slovenia and Poland in Ljubljana attracted 11,425 spectators to the stands of Arena Stožice. At the very same venue, 11,225 saw the home team dethroning reigning champions Russia in the quarterfinals.

In the pool stage of the two tournaments, the most attended games were the Netherlands vs. Poland (11,000 spectators) in Rotterdam and Slovenia vs. Russia (10,731) in Ljubljana for men, Turkey vs. Serbia (10,700) and Turkey vs. France (10,500) in Ankara and Poland vs. Italy (8,710) in Lodz for women.

 

 

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