J’ai le triste privilège de vous rapporter ici le décès de Michel Isralson. De fait, Michel Isralson est décédé le 24 novembre 2019 et a été enterré peu après dans la plus stricte intimité familiale. Il avait 95 ans.

Comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le signaler, Michel faisait partie du groupe des Artisans bâtisseurs de la Fédération Belge de Volley-Ball. Aux côtés de Roger Mazeau et de Jean Spietz, il était le “penseur et la plume” des textes qui ont fondé la FBVB en août 1945, c’est-à-dire il y aura très bientôt trois quarts de siècle d’ici.

Ce fut là le premier aboutissement de rencontres diverses qui, alors que la guerre n’était pas encore terminée, avaient amené ces mêmes personnes, et d’autres parmi lesquelles se trouvaient également des compagnons de la Résistance, à se regrouper et à organiser durant l’été 1944, sur les terrains de l’Université Libre de Bruxelles, le premier tournoi qui se voulait fédérateur.

Michel Isralson fut également le premier capitaine de l’équipe nationale belge qui disputa les premiers matches officiels de ceux qui avaient le lion belge comme emblème national sur leur maillot blanc et participa, avec l’Italie, la Tchécoslovaquie, la France, le Portugal et les Pays-Bas, aux premiers championnats d’Europe qui se disputèrent à Rome en 1948. A propos de rayonnement international, Michel Isralson fit partie de la délégaion belge qui participa à Paris en 1947 à la création de la Fédération Inetrnationale de Volley-Ball (FIVB).

J’ai eu la chance et le bonheur de rencontrer Michel Isralson à quelques reprises. Ce fut notamment le cas en 1969 quand il me fit l’insigne honneur de me remettre le drapeau d’origine de l’ASUB que je conserve depuis lors tel un talisman. Dans les années 70, Michel Isralson, qui fit aussi une brillante carrière dans le milieu bancaire, vint ainsi temps à autre, avec deux ou trois de ses anciens coéquipiers de la glorieuse époque, nous faire le plaisir de nous supporter au Petit Palais des Sports de Forest où l’équipe de l’Asub a disputé l’essentiel des ses rencontres de la division 1 nationale (Ligue A de l’époque) entre 1969 et 1980.

Vu ses activités professionnelles qui l’amenaient à voyager très souvent vers le Zaïre ou ailleurs dans le monde, il n’était pas facile de le “haper” pour une manifestation ou l’autre mais il répondit néanmoins présent quand, en 1995, la FBVB, qui fut alors autorisée pouvoir se qualifier de Royale en raison de ses 50 ans d’existence, réunit, avec Philippe Berben comme Président et Albert Daffe comme secrétaire, les trois piliers précités de notre mouvement aux fins de les honorer pour leur riche contribution à celui-ci.

Au milieu du mois de novembre de l’année dernière, je lui avais téléphoné pour l’inviter à venir donner le coup d’envoi du clinic qu’allaient donner à Ixelles au début du mois de décembre Gert Vande Broek et Kris Vansnick sur la situation du volley-ball féminin belge dans le monde mais, avec beaucoup de tact et de gentillesse, il me fit savoir que “cela ne lui serait pas possible”.

J’aurais dû comprendre que cela ne lui serait plus possible puisque, quelques jours à peine après cet entretien téléphonique, son coeur, qui avait tant donné à la cause du volley-ball, allait cesser de battre.

Pour clore ce petit billet en forme de grand coup de chapeau pour cet énorme bâtisseur que fut Michel Isralson, j’adresse à ses filles Laurence et Odile mes plus respectueuses condoléances et les assure de mon très profond attachement à la mémoire de leur papa.

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