Après 26 jours de mesures strictes pour endiguer la propagation de la maladie, les chiffres fournis ce lundi 6 avril par le porte-parole du Centre de crise tendent à indiquer que l’on semble arriver “sur une sorte de plateau, mais qu’on ne puisse pas encore parler de baisse.” Le virus est toujours bel et bien parmi nous. C’est pourquoi il y a toujours lieu de respecter au mieux les mesures de confinement telles qu’elles ont été portées à la connaissance de chacune et de chacun par les Autorités fédérales, régionales et communales.

Comme il est également permis de remarquer que restent assez balbutiants les moyens qui pourraient améliorer la gestion de la pandémie et, ainsi, accélérer le déconfinement, il apparaît très clairement qu’il serait vain de tirer des plans sur la comète en matière de reprise rapide des activités sportives en dehors de celles qui seront préconisées à usage personnel.

Cela n’empêche qu’il faut conserver à l’esprit que ces activités sportives reprendront, tôt ou tard, leur cours et, en cela, nous avons encore été avertis hier que “le retour à la normale ne pourra se faire que graduellement”.

Cela veut dire que cela se fera sur un mode mineur dans un premier temps quand les rassemblements de personnes seront encore “mesurés” dans leur dimension et/ou “limités” dans leurs déplacements.

Cependant, oui, un moment viendra où “tout le carrousel sportif” pourra se remettre à tourner. Quand cela aura-t-il lieu ? Là n’est pas le sujet de cet article tant, de fait, il n’est pas le plus essentiel si l’on veut bien avoir à l’esprit que ce qu’il importe de prendre prioritairement en considération est la santé physique de tout un chacun en premier et, par la suite, la restauration du monde sportif dans un univers qui sera lui-même changé .

L’une des questions qu’il est permis de se poser en ces moments où il nous est donné “assez bien de temps” pour la réflexion est de savoir sous quels nouveaux habits et avec quelles nouvelles motivations, dans cet “après-coronavirus” dont on parle beaucoup dans toutes les sphères qui pèsent sur la conduite des humains, le milieu sportif, et celui du volley-ball en son sein, va se présenter après l’intrusion de ce coronavirus dans nos esprits, sinon dans nos corps pour beaucoup, et les ondes de choc qui en ont résulté sur notre mode de vie ainsi que sur les conditions matérielles de celle-ci.

Pour ce qui concerne le volley-ball dans notre pays, on sait déjà que, à plusieurs des étages de la famille belge de notre sport, des personnes “planchent” sur des plans de sortie de crise, sur des programmes portant sur une durée de 4 ans quand il ne s’agit pas de plan plus spécifiquement encore tourné vers les Jeux olympiques de 2024.

Qui sont aux manettes pour ce faire? Quelles sont les orientations données à ces travaux ? A quelles fins précises ceux-ci sont-ils menés ? Voilà autant de questions, et il y en a bien d’autres de ce genre que l’on pourrait poser, auxquelles je ne peux apporter la moindre parcelle de réponse. Là ne sont pourtant pas les seuls foyers où l’on s’active pour préparer le moment où le volley-ball sortira du long tunnel dans lequel il se trouve, comme nous tou(te)s, confiné et, dans son cas, privé de lumière.

En effet, au niveau de certains des comités des entités de la FVWB, entités provinciales ou régionale qui se font très actives au cours de ces derniers temps, il est des dirigeants qui cherchent à trouver de quoi aider financièrement les clubs, soit sous la forme de report de notes à payer ou encore sous la forme de returns anticipés sur cotisations auxquels les clubs ont droit selon la réglementation interne de ces entités. Comme il est permis de s’imaginer d’une part et de s’en rendre compte par ailleurs, le monde du volley-ball belge bouge et cherche à se doter de moyens qui lui permettront de se remettre en route une fois qu’il sera autorisé de le faire.

Mais pour aller dans quelle direction ? Pour poursuivre celle qui mène le volley-ball, comme le sport en général, dans cette course éperdue vers ce qui “brille” et qui coûte souvent plus qu’il n’est possible d’en retirer comme ressources assurées pour y accéder.?

Mais avec quels moyens financiers? La créativité devra être là au pouvoir car, il était déjà permis de le constater avant le choc qu’a été le déferlement de la vague du Covid-19 sur la planète, l’argent se fait de plus en plus difficile à trouver pour financer des activités sportives et il existe de moins en moins de jardins où il est encore possible d’en décrocher de certains arbres.

Avec quels instruments et quels dirigeants? La crise que nous traversons aura permis à chacun de réaliser que, si notre sport peut se targuer d’avoir pris rapidement de bonnes décisions pour ce qui concerne la fin des compétitions, il se montre pour l’heure plus que désordonné, payant là sans doute le prix de réformes faites par des personnes qui ont le plus souvent confondu “vouloir bien faire” avec “savoir bien faire”.

Comme on peut le voir, les interrogations ne manquent pas. Aussi, dans pareil contexte, il est permis de se demander si, comme l’idée bourgeonne actuellement dans des milieux autres que ceux du sport, il ne serait pas opportun de prévoir, d’ici la fin de l’année, la mise sur pied d’un “Forum”. Celui-ci, qui pourrait avoir un caractère européen ou interfédéral, aurait pour thème “le Volley-ball”(ou Le Sport): quid demain?) et réunirait ces différentes forces déjà en mouvement aujourd’hui et d’autres qui seraient invitées en fonction de leurs connaissances du monde du sport. l s’agirait d’y accueillir également des spécialistes de ces sciences qui nous démontrent en quoi, comme Edgar Morin ne cesse de nous le répéter avec justesse depuis longtemps, nous vivons de plus en plus “sous l’emprise de l’addiction aux produits de qualité médiocre et aux vertus illusoires, de l’incitation à l’apparemment nouveau, de la recherche du plus plutôt que du mieux”.

Oui, pareil Forum pourrait être occasion de nous ramener à l’essentiel, c’est-à-dire à retenir l’important et à rejeter le frivole, le superflu, l’illusoire. Pour permettre ainsi au Volley-Ball, comme cela est appelé à se faire dans d’autres sports, de donner plus de sens encore à nos vies.

Oui, vive le déconfinement.

Imagine

You may say I’m a dreamer

But I’m not the only one

I hope someday you’ll join us

And the world will live as one

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