Ce lundi matin, Caroline Désir, Ministre de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles, était l’invitée de l’émission “6-9 ensemble” de la RTBF. De cet échange de vues, je ressors la partie qui est de nature à concerner le monde du sport et, en particulier, celui des sports collectifs. En voici l’extrait : “Quant à savoir si la rentrée de septembre sera une rentrée normale : « Je ne peux pas encore assurer que le 1er septembre nous pourrons reprendre l’école comme si de rien n’était avec tout le monde présent en même temps. Les virologues et les épidémiologistes nous disent qu’on va devoir vivre avec le virus pendant de nombreux mois. Donc, aujourd’hui, je ne sais pas, mais, par contre, ce que je sais, c’est que nous devons nous préparer à une rentrée différente. Avec des moments de présence à l’école et des moments à la maison et peut-être des tournantes dans les classes« .

Si j’épingle ainsi ce passage de l’émission, la raison en est, vous l’aurez compris, que cette problématique de la reprise au 1er septembre des activités telles qu’elles se déroulaient avant la mise en confinement du pays touche de plein coeur le monde des sports collectifs. Pour bien saisir la portée de ladite problématique, une mise en perspective s’impose.

On le sait depuis vendredi, c’est à partir du 4 mai prochain que toute activité physique en extérieur sera autorisée à deux personnes (qui ne font pas nécessairement partie du foyer familial) à la condition toutefois de respecter les distances dites de sécurité. Certains sports ont ainsi été cités comme exemples de ces activités en plein air: tennis, kayak, athlétisme, golf et, de manière plus générale, toutes celles qui ne génèrent pas de contacts. Toutefois, il faut bien avoir à l’esprit que l’accès aux douches ou infrastructures reste évidemment interdit.

Dans le cadre du plan de déconfinement dévoilé vendredi, il a également été permis d’apprendre que, à partir du 18 mai, il était bien envisagé que, pour les sports collectifs, l’entraînemen physique en plein serait alors permis. Mais cela ne sera envisageable qu’à la triple condition que ces activités soient menées au sein d’un club affilié à une fédération sportive reconnue, qu’un entraîneur se trouve sur place et que les distances de sécurité soient respectées. Réserve émise cependant à cette “ouverture” mais elle est de taille: l’accès aux douches et toute cafétéria ne sera pas autorisé.

Toutes ces règles seront valables jusqu’au 8 juin et, à lire entre les lignes de tous les documents ayant trait aux prochaines mesures qui ont trait au volet de “la vie sociale”, il est à penser que, dans le cadre de la troisième phase du plan de déconfinement, il ne devrait pas y avoir de grands changements pour ce qui concerne la reprise en salle des activités des sports collectifs. Aussi, comme rien n’a été dit au sujet de la pratique proprement dite d’un sport collectif et comme on sait que ce qui n’est pas autorisé n’est pas permis, il serait évidemment préférable de ne pas bâtir dès maintenant des châteaux en Wallonie et à Bruxelles à propos d’une reprise des activités sportives du genre “tournois” ou autres “rencontres” dès la date du 8 juin.

Mais après ? Quid de la date du 15 août par exemple qui est celle à partir de laquelle les clubs échafaudent des plans d’entraînement pour leurs équipes et, pour certains, mettent sur pied des tournois avec l’idée, bien logique au demeurant, de se faire par la même occasion quelques rentrées financières pour leur trésorerie ?

Il est évidemment beaucoup trop tôt pour le savoir mais c’est bien pourquoi le propos tenu ce lundi matin par Caroline Désir dans la matinale de la RTBF est fait pour indiquer, aux impatientes et aux impatients de la reprise du collier, que la rentrée scolaire à la date du 1er septembre ne se fera certainement pas comme si le coronavirus était déjà retourné d’où il était venu et comme s’il n’y avait plus lieu de s’en préoccuper.

Comment faut-il entendre cette mise en garde qui vaut évidemment pour le monde de l’enseignement comme pour tous les milieux où il y a vie sociale?

En un mot comme en cent, comme il convient de le faire, c’est-à-dire en sachant que la reprise des activités sportives se fera peut-être à la date du 1er septembre mais que ces activités se trouveront “bardées” de tant de conditions, que notre Fédération sera sans doute amenée à devoir édicter elle-même, qu’il est déjà permis d’avancer que le retour aux jours d’antan n’est pas encore pour demain dans tous les mondes du volley-ball. Comme, d’ailleurs, dans tous ceux des sports qui sont destinés à nécessiter des mises en contact de groupes de personnes pour s’exprimer selon leur nature.

Oui, le temps arrive à nous, ainsi que j’ai déjà eu l’occasion de l’évoquer à plusieurs reprises ici, de panser de manière très responsable le volley-ball de l’immédiat mais, plus sagement encore, de penser celui de l’après -coronavirus. Celui du futur.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s