C’est demain jeudi 30 avril qu’aura lieu un Conseil d’Administration de la FVWB. Pour l’heure, l’ordre du jour est à ce point chargé, 17 points ont été annoncés, qu’il sera sans doute allégé quelque peu pour que cette visioconférence puisse permettre des échanges sérieux d’une part et déboucher sur des solutions bien débattues d’autre part.

Un de ces points concernera le “déconfinement et la reprise de l’activité sportive”. Il s’agit là d’un point plus qu’important dans la mesure où il devrait aborder ce que la FVWB a, comme l’a demandé la Ministre des Sports de la Fédération Wallonie-Bruxelles lundi dernier à toutes les fédérations sportives à l’occasion d’une visioconférence, concocté comme plan d’organisation aux fins de démontrer aux Autorités du centre de crise national que feu vert peut lui être accordé pour la reprise de ses activités et de ses compétitions.

La FVWB est-elle déjà prête à cet égard et sera-t-elle en mesure de donner aux Administrateurs de quoi alimenter leurs réflexions et la décision qu’ils/elles auront à prendre ce jeudi à ce propos ? Rien n’est mois sûr quand on peut lire par ailleurs que la préoccupation majeure de ceux qui s’occupent de l’organisation des compétitions est non pas d’arrêter les mesures de sécurité sanitaire qui devraient encadrer celles-ci pour que les rencontres puissent éventuellement avoir bien lieu mais seulement de faire des beaux tableaux de couleur avec les étapes fixées par eux pour avoir un bel annorama 2020-2021.

Pareil manque d’esprit d’anticipation n’est pas surprenant dans le chef de ces mécanos des calendriers et c’est pourquoi il est à espérer qu’il se trouvera des Administrateurs/trices pour avancer des propositions ou faire des suggestions qui s’inscriront davantage dans le disque dur de ce qui est à faire ou à ne pas faire pour accoucher de propositions autrement crédibles aux fins de permettre à la Fédération d’aller à la rencontre du Centre de Crise National avec d’autres atouts que de simples bouts de chandelle. Beaucoup de questions sont à aborder et, pour n’en citer que quelques-unes, on peut se demander comment nos clubs feront pour y répondre: feront-ils tester leurs joueurs/joueuses, les entraîneurs et tout qui sera dans leur entourage; ont-ils le personnel qui sera appelé à désinfecter et nettoyer les vestiaires ainsi que tout le matériel nécessaire pour la pratique du volley, ballons y compris; que faire quand un joueur/une joueuse aura été révélé(e) contaminé(e) du coronavirus; faut-il prévoir ou non le port des masques pendant les entraînements, les matches, etc.

A cet égard, il est heureux de constater que plusieurs entités sportives se sont attelées à ce devoir de recenser tout ce qu’il y aurait lieu de faire pour se prémunir au maximum contre la propagation du coronavirus. Ainsi, si, dans le milieu du volley-ball, il est permis de saluer et de citer en exemple le travail réalisé par les dirigeants de l’EuroMillions Volley League pour informer leurs clubs des obligations qui, dans le cadre de la convention paritaire dont ils dépendent ( https://emploi.belgique.be/fr/actualites/guide-generique-pour-lutter-contre-la-propagation-du-covid-19-au-travail ), seront les leurs en cas de reprise de l’activité des sports collectifs, je voudrais également mettre en exergue les fiches qu’ont réalisées en la matière les fédérations flamande et francophone de tennis, des fiches que vous pourrez trouver en cliquant sur les liens qui suivent : https://www.tennisvlaanderen.be/playsafeandgo-clubs. ; http://www.aftnet.be/Aftnet/media/Media/Documents/Protocole-AFT-Jouez-la-securite-et-restezchezvous.pdf

Cela étant, tous les clubs de la FVWB auront-ils la volonté de mettre en oeuvre toutes les mesures qui seront rendues obligatoires au niveau du pays une fois qu’elles auront été considérées comme indispensables par ledit Centre de Crise national ? La volonté, oui certainement. Pour ce qui concerne leur capacité à le faire, la réponse pourrait être moins assurée tant il est permis de constater que cette tâche qui devra se faire sans relâche nécessitera tout à la fois du matériel, du personnel et, plus que tout, une attention de tous les instants. Et une responsabilité énorme en cas de contamination qui pourrait leur être imputée.

Quant à la question de savoir s’il est indispensable de débuter les championnats comme cela s’est fait chaque année depuis la constitution de la fédération belge, c’est-à-dire au mois de septembre, elle demeure pour l’heure ignorée des responsables des compétitions Volley Belgium et FVWB. D’aucuns ont pourtant déjà évoqué cette problématique et c’est ainsi qu’il est permis de lire dans le PV d’un récent Conseil d’Administration de la FVWB que l’Administrateur de l’entité de Namur avait “souligné la nécessité de prévoir la planification de la prochaine saison et de réfléchir à des alternatives au cas où les compétitions ne pourraient débuter aux dates prévues”. D’autres ont été plus loin encore. Ainsi, le Président du comité provincial de Luxembourg vient d’informer les Administrateurs de la FVWB ainsi que ses collègues présidents des différentes entités de la FVWB que le Comité provincial du Luxembourg avait décidé de “débuter ses championnats en janvier 2021 et qu’il a déjà planifié les calendriers en ce sens et, si besoin est, de supprimer la coupe provinciale » .

Dans sa communication, Michel Forget, le Président du CP du Luxembourg, fait référence à plusieurs reprises à la responsabilité, morale et d’ordre sanitaire, qui, à son estime, est celle d’un comité provincial et ajoute ce qui suit “Nous ne sommes pas à la tête de nos provinces pour faire plaisir à certains inconscients mais pour conduire nos provinces en « bons pères de famille ». Nous avons dans nos responsabilités le pouvoir de prendre diverses décisions et parfois des décisions pas agréables du tout. Mais « présider », c’est aussi cela.”.

Si la forme est très tranchante sans nul doute, le fonds du propos est là, aussi incontournable que fondé. Oui, il y a grande responsabilité à apprécier ce qu’il y a lieu de décider en matière de relance des activités et, plus encore, des championnats. Tant il y a beaucoup de pierres à poser pour édifier cette barrière qui protégera du coronavirus, cette infection de l’homme, toutes celles et tous ceux qui, par défaut d’esprit de sauvegarde en amont, pourraient en être contaminé(e)s du fait de leur attachement au volley-ball.

J’aime et partage ces éclairs de lucidité tant ils sont là pour démontrer qu’il y a possibilité d’échapper à ce qu’est l’absurdité quand il y a divorce entre passion et action. Tant ils permettent de réaliser que « demain, c’est aujourd’hui » et de comprendre au mieux ce que Jean-Paul Sartre voulait dire dans l’Être et le Néant quand il a écrit que “L’homme est l’être par qui le néant vient au monde”.

Jean-Pierre Brouhon

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s