Il y a peu, je vous ai rapporté ici les résultats d’une étude menée par l’Université de Turin et le Comité Olympique d’Italie sur la dangerosité des disciplines sportives en matière de propagation du coronavirus. Pour rappel, selon l’information qui avait été diffusée partout dans le monde alors, ce rapport, qui comptait 400 pages, avait analysé le risque de contamination pour chaque sport et avait conclu que le volley-ball pouvait trôner sur la plus haute marche du podium en tant que sport classé comme étant “le plus dangereux dans le contexte corona actuel ».

Ce résultat fit beaucoup de remous dans les milieux du volley-ball et ne manqua pas de susciter bien des réactions de tous côtés. En Italie où le volley-ball fait partie de la famille des grands sports nationaux comme partout ailleurs, et surtout là où ce résultat était évidemment considéré comme pénalisant pour tout qui plaide pour une reprise aussi rapide que possible des activités de volley-ball en salle.

De fait, c’est d’Italie encore qu’est venue la réplique la plus virulente pour contester cette étude qui avait été commanditée par le Ministre italien des Sports, Vincenzo Spadafora, aux fins de voir comment prendre les meilleures mesures possibles en matière de relance des activités et des compétitions sportives en Italie. Parmi cette levée de boucliers figurait l’organe de presse Sport Mediaset/Volley qui avait opportunément mis en avant les points de l’étude qui apparaissaient comme particulièrement critiquables.

https://www.sportmediaset.mediaset.it/volley/giudizio-ribaltato-il-volley-non-lo-sport-pi-pericoloso_17933250-202002a.shtml .

Cela étant, il fut permis d’apprendre assez rapidement que l’étude ainsi incriminée n’était pas terminée et qu’il ne fallait tenir compte ni des résultats qui avaient été publiés ni de l’image « négative » que ceux-ci avaient pu donner du volley-ball. Et, pour cause, puisque le volley-ball ne se trouvait plus affublé de la cote 8 mais bien de la cote 5 sur une échelle allant de 0 à 8 comme ligne servant à mesurer la dangerosité des sports en matière de risques de contamination du coronavirus. La différence est, comme on peut le voir, assez appréciable et, comme on peut l’imaginer, plus qu’appréciée par toutes celles et tous ceux qui avaient été plus que heurtés par cette information-choc.

A ce sujet, la chaîne de télévision flamande « Sporza », qui suit avec belle attention les aventures et tribulations du monde du volley-ball belge, avait interrogé Gert Vande Broek pour connaître l’avis qu’il avait sur ces estimations qui avaient été faites par l’Institut Polytechnique de Turin

L’entraîneur national des Yellow Tigers est aussi, on le sait, professeur à l’Université de la KUL où il fait partie du Centre de Recherche en Activité Physique, Sports et Santé. C’est évidemment en tant que tel qu’il est intéressant de prendre connaissance de son avis sur le sujet de la dangerosité du volley-ball comme véhicule possible de la propagation du coronavirus. Comme vous pourrez l’entendre ou le lire en cliquant sur le lien qui suit, l’avis de Gert Vande Broek est plus nuancé que tranchant.

https://sporza.be/nl/2020/05/08/slotconclusie-italiaans-onderzoek-volleybal-is-toch-niet-de-gevaarlijkste-sport~1588963079741/

En effet, si, comme tout un chacun émanant du monde du volley-ball, il avait été plus que surpris, sinon franchement choqué, de cette première place attribuée à notre sport de prédilection dans le classement établi par la Faculté Polytechnique de l’Université de Turin, il se fait plus analyste que juge d’instruction pour répondre aux questions portant sur la prétendue “dangerosité” du volley. Et pour évoquer immédiatement quelle(s) direction(s) il reviendra(it) aux encadrants de nos équipes de suivre dans le développement de leurs entraînements pour éviter au mieux ces “moments” où les risques de propagation sont plus évidents que d’autres. On retrouve bien là la patte de l’entraîneur qu’il est également.

C’est nuancé et subtil à souhait mais, chacun l’aura compris également, ce ne sont pas là des arguments qui suffiront pour convaincre les Autorités du GEES, le groupe d’experts en charge de l’Exit Stratey (en clair, en charge de proposer aux Autorités du Centre National de Crise les mesures dites de sortie du déconfinement), que le volley-ball serait un sport sans risque de contamination possible.

C’est pourquoi, dans la perspective de cette reprise tant attendue des activités et des compétitions des sports collectifs en salle, il convient à présent d’attendre quelle synthèse les experts du GEES feront des différents plans dits de déconfinement que les fédérations des sports pratiqués en salle ont été appelées à remettre à leurs Autorités respectives, dans les trois Communautés du pays. Et, à partir de cette synthèse, quelle(s) décision(s) prendront les Autorités du Centre National de Crise.

Si, à ces différentes attentes, il faut encore ajouter le temps qu’il faudra également prévoir pour s’assurer de la bonne application des mesures qui seront, peut-être de manière fractionnée, imposées aux fédérations et à leurs clubs comme aux gestionnaires des salles de sport, il est permis de réaliser à cet endroit combien est toujours pleinement actuelle cette expression qui date, paraît-il, du 12ème siècle et qui invite tout un chacun à “prendre son mal en patience”.

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