Est-il besoin de le rappeler, l’annonce faite mercredi par les dirigeants du Conseil National de Sécurité de la reprise des entraînements sportifs en extérieur à partir du 18 mai avait permis à pas mal de fans de volley-ball de penser, et même d’annoncer pour certains, que, dès ce lundi donc, il aurait été possible de se livrer à des rencontres de beachvolley ou de grassvolley. Les informations attendues et reçues ce vendredi après-midi, tant de l’ADEPS que de l’assureur Ethias, sont venues doucher ces espoirs qui, à défaut d’être bien frappés du sceau d’une lucidité responsable, présentaient l’image, bon enfant dans la plupart des cas, d’une envie tout empreinte d’enthousiasme. Celui de pouvoir se replonger au plus vite dans le bain du volley-ball.

Cela ne sera toutefois pas le cas pour tout de suite. En effet, les deux documents, qui émanent de ces deux organismes et dont vous pourrez lire la teneur en cliquant sur les deux liens qui suivent, permettent de comprendre en quoi il y a bien lieu de considérer les “entraînements en extérieur” comme étant une activité physique qui ne pourra être pratiquée que dans le cadre de conditions de sécurité sanitaire particulièrement contraignantes.

Communication de l’ADEPS, cliquez ICI

Communication d’Ethias, cliquez ICI.

Même si la question de la distanciation physique doit encore être précisée pour savoir s’il s’agit bien d’un écart de 1,5 mètres ou d’un écart plus grand encore entre les membres du groupe qui seront dirigés par un entraîneur, les autres conditions posées sont telles que le doute n’est pas permis. Il ne peut être question de se mettre à organiser des rencontres de beachvolley ou de grassvolley. Cette condition est à ce point impérative que ceux-là mêmes qui, il y a 48 heures, avaient annoncé que, à partir de ce 18 mai , ces deux disciplines seraient plus que jamais mises à l’honneur n’ont plus, dans leur dernière communication, mis l’accent du tout sur les aspects de compétition et de récréation des activités à venir.

La volte-face est importante mais se comprend très aisément quand on lit attentivement la mise en garde de ceux qui sont aux postes de commande de la société Ethias qui a été plus d’une fois sollicitée pour faire connaître sa position en tant qu’assureur de notre Fédération et de nos clubs. A cet égard, ainsi que cela avait déjà été entrevu dans mon article précédent, il est à souligner que la responsabilité de la Fédération et, plus encore, celle des clubs qui auront à assurer la conduite de ces entraînements en extérieur sont essentielles dans cette problématique dite des entraînements en extérieur. C’est bien pourquoi tant Volley Vlanderen que la FVWB ont déjà publié, chacune à leur manière, ce que les clubs auront à respecter comme conditions de sécurité sanitaire dans le cadre de cette reprise. Dans cette démarche, elles auraient bien fait de mettre en gras le passage suivant de la communication de la compagnie Ethias tant il est important que les clubs et leurs dirigeants soient bien avertis de la responsabilité qui leur incombera en ces circonstances.

Sur le plan de l’assurance, les conditions générales prévoient une disposition qui permet à l’assureur de ne pas intervenir en cas de « manquement à des lois, règles, normes de sécurité, règlements ou usages propres aux activités assurées pour lequel toute personne familiarisée avec la matière doit savoir qu’elle provoque presque inévitablement un dommage ». Le non-respect des normes de sécurité pourrait, selon les circonstances, exposer l’assuré à un refus de couverture, en particulier s’il a pris l’initiative d’organiser une manifestation dont il sait qu’elle ne pourra pas se dérouler en respectant la règle élémentaire de distanciation sociale imposée par les autorités fédérales.

De la sorte, chacune et chacun sont informés des conditions à respecter pour organiser au mieux ces séances d’entraînements sportifs en extérieur qui, bien pensées et bien organisées, pourraient être de nature à constituer un très grand adjuvant pour toutes celles et tous ceux qui en seront les bénéficiaires. Ces règles prévaudront jusqu’au 8 juin, date de la prochaine phase du Plan de déconfinement.

On doit espérer que, à ce moment, les données relatives à la propagation du coronavirus dans le pays seront telles qu’elles permettront aux membres du Centre National de Sécurité de relâcher un peu plus la bride qui a pour effet de mettre les sports collectifs pratiqués en salle dans une situation de très grande impatience.

Dans l’attente, et en prenant bien soin de vous et de votre entourage, je vous souhaite le meilleur. Tant le temps est venu d’applaudir la vie. A commencer dès ce dimanche.

Jean-Pierre Brouhon

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