Vous n’ignorez sans doute pas que Valérie Glatigny, la Ministre des Sports du Gouvernement de la Fédération Wallonie Bruxelles, a, il y a une quinzaine de jours d’ici, fait savoir, par divers canaux, qu’elle avait décroché du Gouvernement dont elle fait partie une “dotation” de quatre millions destinée à alimenter ce qui a été intitulé “Fonds d’aides d’urgence pour le sport”. Ces moyens financiers, qui ne représentent que peu de chose à côté de ce que le Ministre des Sports des Pays-Bas a prévu, avec 110 millions d’euros à la clé (voir lien en bas de page), d’allouer au mouvement sportif hollandais à cette même fin, ont fait l’objet d’un certain battage médiatique.

A cet égard, assez surprenante fut la réaction de l’Association Interfédérale du Sport Francophone, l’AISF, qui se fit, aux côtés de l’ADEPS, qui est, quant à elle, le bras administratif du pouvoir exécutif, une espèce de porte-voix de la Ministre en cette circonstance.

En effet, à la fin du mois d’avril, l’AISF avait mis en avant les premiers résultats d’un sondage auquel, en l’espace de quelques jours, elle s’était livrée auprès des 70 fédérations sportives reconnues par la FVWB, des 250 établissements sportifs et des 7.000 clubs qui tissent la toile de fond du mouvement sportif de la Communauté française du pays. Comme vous pourrez le lire ci-après, ces résultats, aussi insatisfaisants qu’ils aient pu apparaître du fait d’une méthodologie assez empirique pour les obtenir, avaient montré avec une certaine force combien le monde du sport francophone avait été touché et souffrait, lui aussi, des effets directs et indirects du coronavirus. Les premiers chiffres ainsi avancés avaient fait état d’une perte de l’ordre de plus de 60 millions.

https://plus.lesoir.be/293894/article/2020-04-11/coronavirus-une-crise-qui-deja-coute-au-moins-642-millions-au-sport-francophone

Aussi, au moment de l’annonce faite par la Ministre des Sports que 4 millions d’euros étaient réservés au sport dans le Fonds des 80 millions d’aides d’urgence de la FWB, plus d’une et plus d’un furent étonnés que l’AISF ne se fit pas plus entendre alors, de manière plus revendicative du moins. Pour porter fortement la plainte de toutes celles et de tous ceux qui, au sein du mouvement sportif, ont bien des motifs de considérer qu’ils sont les oubliés de ces différentes, et très louables, actions d’assistance financière menées en direction des secteurs interdits d’activités d’une part et parmi les derniers traités dans les phases dites de déconfinement d’autre part.

Ici, il ne fut plus question que de l’annonce faite par la Ministre. C’est aussi alors que remontèrent les souvenirs d’un temps où l’AISF se montrait plus incisive et surtout plus déterminée à se faire plus clairement le porte-parole de ses membres que sont les Fédérations sportives reconnues de la Fédération Wallonie-Bruxelles…

L’heure n’étant toutefois pas à refaire le monde (sportif), ni même à tenter de le poser sur de nouvelles, ou d’anciennes, bases plus solides que celles sur lesquelles il reposait avant l’intrusion du Covid-19 dans nos vies, il convient de faire preuve de réalisme et de voir in concreto ce que les fédérations et les clubs auront à suivre comme parcours pour obtenir un morceau des 4 millions.

A cet égard, l’AISF, toujours elle et toujours au service des tenants de la bourse, a livré sur son site un VADE MECUM qui, très bien réalisé au demeurant, est très éclairant sur ce que chacune des parties appelées à ce grand partage, et elles sont nombreuses !, aura donc à présenter comme documents, justificatifs, pièces d’identification et autres supports pour permettre à l’Administration des Sports d’apprécier au mieux les pertes qu’elle a réellement encourues au cours de cette période.

Vous aurez accès à ce VADE MECUM en cliquant sur le présent lien :

https://aes-aisf.be/wp-content/uploads/2020/05/VADE_MECUM_fonds_d_urgence__anso_.pdf

Il faut savoir que la demande d’aide financière se fera au moyen d’un formulaire qui n’est pas encore disponible et qu’elle se fera via la plateforme SUBside de la Fédération Wallonie Bruxelles. Aussi, étant donné que ce n’est qu’à partir du 15 juin que lesdits formulaires pourront être introduits, les dirigeant(e)s de toutes les entités – fédérations, clubs et autres associations – actrices du mouvement sportif francophone disposent d’un peu de temps encore pour réunir et se doter des meilleures pièces à produire.

On leur souhaite déjà belle réussite dans cette entreprise qui ne sera pas toujours simple à concrétiser dans la mesure même où il n’est pas toujours aisé de faire, entre autres travaux, les comptes d’ activités qui n’ont pas eu lieu et qui étaient, dans le chef de beaucoup de clubs, destinées à générer ces rentrées qui sont aujourd’hui devenues et appelées pertes.

Bonne chasse à toutes et à tous qui vont ainsi remuer tous les terrains dans l’espoir de trouver quelques pépites tant il est vrai que, parfois et comme l’a si bien dit René Char, “il faut souffler sur quelques lueurs pour faire de la bonne lumière”


https://www.standaardbe/cnt/dmf20200501_04941510

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