Les deux documents que porte cet article sont intéressants à plus d’un titre.

Le premier a trait au règlement de la compétition nationale, c’est-à-dire celle qui concerne les quatre premiers échelons de la hiérarchie sportive du volley-ball en Belgique, tandis que le second n’est pas moins important puisque, émanant de la Ligue des clubs Messieurs qui évoluent au plus haut niveau de cette même échelle, il fait état des préparatifs apportés au championnat qui concernera ses membres.

Dans le premier, vous trouverez tous les éléments qui conditionnent et règlent la participation de tous les clubs qui prendront part, quand le feu vert sera donné par le Conseil National de Sécurité (CNS) pour ce faire, aux différents championnats de la saison à venir. Ce règlement a fait l’objet d’un grand toilettage de la part des Administrateurs de Volley Belgium et, finalement adopté au bout d’une très longue négociation entre dirigeants de Volley Vlaanderen et ceux de la FVWB, il permet de constater que, par rapport au document de base, il y a eu des concessions faites de part et d’autre.
https://www.kbvbv.be/wp-content/uploads/2020/05/NATIONAAL-COMPETITIEREGLEMENT-REGLEMENT-COMPETITION-NATIONALE-VOLLEY-BELGIUM-2020-2021-VB-19052020-1.pdf
  

Le document est-il parfait pour autant ? D’aucuns trouveront que plusieurs points, tels ceux concernant les tarifs et le niveau d’exigence des cartes de coach ou de coach-adjoint, sont trop élevés tandis que d’autres estimeront que trop de latitude est donnée aux jeunes de moins de 19 ans ou que certaines normes ne sont pas dignes du niveau d’une compétition nationale.

Si, dans ce sens et sur la forme, la nouvelle mouture du règlement national ne manque pas d’apparaître plus équilibrée et moins confuse que ne l’était celle du départ, il n’en reste pas moins, aux yeux de beaucoup, un document qui n’est autre qu’une espèce de mille-feuille laissant par trop la porte ouverte à des “cas non prévus” appelés à être résolus ultérieurement par le CA de Volley Belgium. De plus, comme il repose toujours sur des bases qui ne sont pas clairement établies dès le départ, comme la durée de la saison sportive ou comme l’affectation réelle des frais d’inscription, il est permis de penser que ce règlement est encore loin d’avoir atteint son plenum d’aboutissement.

Cela étant, et après avoir souligné que le délai d’inscription à ces championnats prend fin ce lundi 25 mai, que penser du communiqué de la Ligue que vous trouverez au bas de cette page?

La Ligue est connue pour être un organe qui se veut proactif dans la mesure même où il cherche toujours à placer son action dans un futur bien anticipé et dans des conditions tracées aux fins de donner à ses membres que sont les clubs du plus haut niveau de la compétition l’occasion de se déployer au mieux et de conférer au volley-ball, avec les moyens financiers qui sont les siens, la meilleure image possible, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Dans cette perspective, et animée de cet esprit tourné en permanence tant sur la préservation que sur le développement de ses membres, la Ligue est devenue une pièce importante du grand puzzle qu’est le monde du volley-ball belge. Elle l’est tellement qu’elle ne manque pas d’apparaître comme dérangeante pour bon nombre de celles et de ceux qui figurent au sein du CA de Volley Belgium et, plus encore, pour ceux qui, dans l’ombre, s’occupent des équipes et des activités internationales développées par Top Volley Belgium, une excroissance de Volley Vlaanderen.

A cet égard, il est peu probable que, par son caractère tumultueux, le communiqué que vient de lancer la Ligue sera de nature à rendre plus solides les liens ténus qui lui valent d’avoir le statut équivalent à celui d’une simple commission au sein même de la maison-mère du volley-ball belge qu’est Volley Belgium.

Et, pourtant, à y regarder de près, il est quatre points qui méritent assurément d’être épinglés.

Le premier concerne l’annonce que la Ligue tient déjà compte du rétrécissement qui sera apporté à la saison belge 2020-2021 du fait des compétitions de la FIVB et de la CEV qui auront lieu en mai 2021.

Le deuxième a trait aux mesures sanitaires qui “encadreront” les premières rencontres du championnat à venir. Peu est dit à ce propos mais il est heureux de lire que la Ligue prépare ses clubs à passer par cette case pour assurer en toute responsabilité leur avancée vers une forme de compétition où joueurs et clubs de se produire auront été préparés à respecter au mieux toutes les mesures sanitaires imaginables.

Le troisième point est l’appel lancé en direction de la Fédération pour qu’elle réduise les charges financières qu’elle impose aux clubs (droits d’inscription, droits de publicité, frais d’arbitrage). Sera-t-il entendu ? C’est peu probable même si, dans le cadre d’une mesure qui s’adresserait alors à tous, il est permis de penser que certaines réductions de charges pourraient bien avoir lieu dans le secteur des frais, conséquents, que sont ceux de l’arbitrage pour les clubs.

Enfin, le quatrième élément qui mérite citation est incontestablement celui qui parle de l’assouplissement qui a été apporté, en accord avec les partenaires sociaux, au processus de l’octroi de la licence donnant accès à la compétition. Voilà une nouvelle qui fera certainement grand plaisir aux neuf clubs, et plus encore à certains d’entre eux, qui doivent présenter les garanties financières voulues pour obtenir cette Licence sans laquelle il ne leur sera pas possible de prendre part au championnat 2020-2021.

Un championnat dont on ne sait trop, à lire les deux documents évoqués dans cet article et les mesures qui y sont prévues pour lui permettre de déployer au mieux ses ailes, s’il est plus celui de Volley Belgium que celui de la Ligue. Ou l’inverse.

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La Ligue de volleyball plus que jamais sur la brèche pour ses clubs

Au plus haut niveau, comme dans d’autres sports, la compétition de volleyball a été arrêtée prématurément.

Les salles fermées par les autorités locales et les joueurs étrangers voulant retourner chez eux avant la fermeture des frontières en étaient les principales raisons. L’esprit citoyen et l’intérêt général ont primé sur l’intérêt personnel. Les valeurs morales humaines doivent toujours prévaloir sur les intérêts économiques ou sportifs.

Depuis lors, la Ligue de volleyball prépare assidument la nouvelle saison.

Quels sont les projets ?

Personne ne doute que ce sera différent. Mais en quoi cela le sera-t-il ?

Quand pourra-t-on débuter la saison ? Avec ou sans public ? Avec quelles mesures sanitaires ? à partir de quand les compétitions internationales seront-elles à nouveau programmées ? Est-ce que tous les matchs pourront se dérouler, et si non, qu’en sera-t-il du classement ? …

Personne n’a de réponse absolue à ces questions. Cependant, la Ligue élabore différents scénarios de manière proactive.

Quatre aspects sont pris en compte : le sportif, la mobilisation des fans, le sanitaire et le financier.

En ce qui concerne l’aspect sportif, les tickets pour la Ligue des Champions n’ont pas encore été attribués : avec trois candidats (Maaseik, Roulers et Alost) pour deux places, la Belgique a le même « problème de luxe» que l’Allemagne. Le choix définitif doit encore être convenu avec la Fédération. La CEV a annoncé que cela ne nécessitait pas obligatoirement une référence à un classement.

Quant au calendrier, il dépend de la formule de compétition et doit s’inscrire dans le délai imparti par les fédérations internationales pour les championnats nationaux de clubs. La FIVB a annoncé que la Ligue des Nations de Volleyball devrait commencer en mai, un mois plus tôt que cette année. La plupart des ligues européennes prévoient donc un scénario de base débutant en septembre et se terminant à la mi-avril même si elles espéraient pouvoir jouer un mois de plus.

En « temps normal », une fois le calendrier établi, la compétition peut se dérouler sans problème majeur. En ces « temps incertains », des facteurs extérieurs peuvent perturber ou interrompre le bon déroulement : une nouvelle fermeture des salles, une interdiction d’admission du public, une équipe en quarantaine, … Nous ne sommes à l’abri de rien ! Mais que faire en cas d’imprévu ?

Par anticipation, la Ligue a développé un scénario B et un scénario C. Les Présidents des clubs participants signeront une Charte de Gentlemen Agreement’s qui déterminera à l’avance la suite à réserver à chaque événement pour que la compétition se déroule le plus équitablement possible. Les représentants des joueurs sont également impliqués dans ces discussions, car pour eux il s’agit de leur job et de leur carrière.

En ce qui concerne la mobilisation des fans, la Ligue élabore un plan détaillé pour renforcer les liens entre les fans et les joueurs par le biais de contenu vidéo. Cette approche bénéficiera tout autant au volleyball en « temps non-corona ». Entre autres, la production d’un talkshow hebdomadaire où tous les clubs de la Ligue seront mis en réseau. Chaque club sera équipé d’une clean room permettant une rencontre virtuelle interactive en temps réel entre les fans et les joueurs.

Concernant les mesures sanitaires, un plan est élaboré avec des experts en prévention.

La dynamique du sport professionnel est telle qu’il faut également tenir compte du statut d’employeur, des contacts entre les athlètes et le grand public, ainsi que d’une activité horeca.

Mais le sport professionnel comporte également un volet financier, et en la matière, la Ligue et de ses clubs sont préoccupés. Peu importe ce qui se passe, les salaires et la location de salle devront être payés chaque mois. Quelles dépenses pouvons-nous réduire ? Mais surtout, qu’en est-il des recettes ? Les fans et les sponsors continuent de soutenir le volleyball, mais que se passera-t-il si les matchs doivent être annulés, et si les matchs doivent être joués sans ou avec un public restreint ?

Pour aider les clubs, la Fédération de Football a annoncé que les frais d’inscription ainsi que les frais des officiels pourraient être réduits.

La Ligue de volleyball a décidé de réduire toutes les dépenses de 35% et de les geler jusqu’à des temps meilleurs. Volley Belgium et les deux ailes ont été invitées à participer à cet effort.

Toute la famille du volleyball doit faire preuve de solidarité car tout l’écosystème repose sur les clubs.

Au niveau international, les ligues européennes ont invité la FIVB et la CEV à prévoir des mesures spécifiques pour les clubs. Une première mesure a été annoncée avec une réduction d’à peine 10% sur les coûts de transferts internationaux, bien que non applicables dans les autres sports.

Le processus d’octroi de licences a été assoupli et avec les partenaires sociaux, les conditions minimales pour participer à la compétition de Ligue A ont été réduites.

La bonne nouvelle est que les clubs de la Ligue sont motivés et unissent leurs efforts pour surmonter la crise. Ainsi, la Ligue et ses clubs veulent à nouveau proposer du volleyball de haut niveau à un large public dans les meilleures conditions possibles.

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