Dans l’édition du « Soir » de ce samedi 3 octobre, Paul Magnette répond, en tant que Président du PS, aux questions de David Coppi et de Bernard Demonty. Je ne peux que vous inviter à lire cet article, dont vous trouverez ici un court extrait, tant il est éclairant sur bien des points. J’aime particulièrement le passage relatif au poste de Premier Ministre dans la mesure même où Paul Magnette donne là de lui une image quelque peu différente de celle que d’aucuns lui avaient accolée bien trop vite.

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Vous évoquez la fraude fiscale, ça fait 20 ans au moins qu’on en parle…

Oui, mais là, on lève le secret bancaire, l’obstacle majeur. Ce fut une négociation très difficile, on a pressé avec nos camarades du SP.A. Tous les comptes bancaires sont enregistrés à la Banque nationale, mais jusqu’ici, un inspecteur des finances ne pouvait jamais avoir accès au solde. Il savait que Monsieur X avait un compte bancaire, mais il ne savait pas combien il y avait dessus. Cette fois, il saura. En même temps, on met fin à la régularisation fiscale en 2023. C’est la combinaison des deux qui est très forte : ceux qui ont de l’argent qui n’est pas tout à fait net sur les comptes savent qu’ils ont encore 2021, 2022 et 2023 pour se régulariser. Ils ont tout intérêt à se régulariser. Ça va rentrer.

Les portefeuilles les plus lourds ne sont-ils dans les mains des Flamands ? Finances, Affaires sociales, Santé…

Non. Entre socialistes, nous avons fait ce choix : ne pas réfléchir « flamands-francophones » mais « famille socialiste ». Je pense aux soins de santé, aux pensions, aux basses allocations… La sécurité sociale est toute chez les socialistes. C’est fondamental.

Mais les francophones n’ont pas le Seize non plus.

Oui, je pouvais demander le Seize parce que j’étais le président du premier parti dans la coalition et que les socialistes sont la première famille. Mais quand je vois l’évolution politique de la Flandre, avec un Vlaams Belang que l’on annonce très largement en premier parti, et la N-VA qui va tirer à boulets rouges sur le gouvernement, je pense que, si l’on voulait donner une chance à ce gouvernement, il fallait que le Premier soit flamand, voilà, point. Un francophone de gauche à la tête d’un gouvernement comme celui-là, dans le contexte que j’ai décrit, c’était la goutte qui faisait déborder le vase.

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Par la suite, dans un excellent billet qui, intitulé « Analyse : « Rêver », synthétise l’interview en question, les deux journalistes précités concluent leurs réflexions de cette manière : « Après ce que nous avons connu pendant un an et demi, on peut rêver. On peut même oser croire que Paul Magnette fait un grand pari et qu’il y croit. Du reste, il est moins une, le socialiste l’avoue quand il laisse tomber ceci : « La vie politique belge est devenue un théâtre sans spectateurs ».

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