Je dois vous avouer que je n’ai pas du tout le coeur à commenter les résultats de cette soirée.

En effet, par l’entremise de mon ami Marc Lerouge, j’ai appris, au début de celle-ci, que Roger Maes était décédé aujourd’hui des suites du coronavirus. Le monde du volley-ball belge est en deuil.

Roger Maes fait partie de mon histoire personnelle de volley-ball dans la mesure où, même si nous avons été, treize ans durant, amenés à nous retrouver chaque fois de l’autre côté du filet quand, dans le cadre du championnat de division 1 nationale (l’appellation qui a précédé celle de la Ligue), l’ASUB rencontrait l’une des équipes dont il a fait partie et qu’il a souvent menée vers les grands succès, il était le joueur belge pour lequel j’ai toujours voué la plus grande considération. Ou plus encore.

Roger Maes ici, au Petit Palais des Sports de Forest, dans ses oeuvres

Roger savait tout faire et, surtout, il était un battant et un meneur d’hommes hors du commun. Au niveau du volley-ball de l’Europe occidentale de l’époque (je parle ici des années 70), il a souvent amené l’équipe belge à remporter la Spring Cup ou, quad ce n’était pas le cas, à y tenir les premiers rôles tandis qu’au niveau mondial, que ce soit aux Jeux Olympiques de Mexico ou au championnat du monde de Sofia, il tenait la comparaison avec les plus grands passeurs de sa génération. Il n’avait pas son pareil pour réussir des choses qui paraissaient irréalisables à faire et il les réalisait avec cette facilité qui lui était propre et qui relevait de ses qualités techniques et physiques qui étaient exceptionnelles tout en étant très naturelles.

Il était déroutant comme pas un et, en même temps, il était fascinant tant il donnait l’impression que la réussite sportive ne pouvait échapper aux équipes dont il était le meneur de jeu dans la plus parfaite acception du terme. Après sa carrière, il a connu plusieurs ennuis de santé et, aujourd’hui, c’est le coronavirus qui a eu raison de lui.

Qu’il sache, là où il s’en est allé, que son souvenir restera, très profond, tant dans l’esprit et l’estime de toute la famille du volley-ball belge qui lui doit beaucoup de sa grande épopée des années 70 que dans le coeur de celles et de ceux qui ont eu le privilège de vivre au plus près de lui son goût de la vie, sa gentillesse et ses à-côtés qui en faisaient qu’il était vraiment un astre.

L’équipe nationale belge de la grande époque des années 70 avec Roger Maes n°7

Du côté de la compétition féminine, on épinglera surtout les beaux succès de Jaraco Limburg et de Modal Charleroi. A Genk, les Limbourgeoises sont pris le meilleur sur les joueuses coachées ce samedi par Dries Koekelkoren (le mari de Fien Callens) à l’issue d’un match qui fut très agréable à suivre et qui connut plusieurs retournements de situation. Le dernier mot est néanmoins revenu aux joueuses de Jaraco au sein desquelles Lore Gillis, une « ancienne » d’Oudegem, tint le premier rôle : 25-21/25-20/25-22.

A Charleroi, les Carolos ont livré un très bon match contre une équipe gantoise qui n’est plus aussi percutante qu’elle l’était en début de saison mais qui chercha, tout au long de la rencontre, à se dégager de l’étau dans lequel les Lise De Valkeneer (qui jouera l’an prochain à Gand précisément) et ses équipières l’avaient placée par l’effet conjugué de bons services et de blocs très efficaces dans les moments décisifs. Elle y parvint bien dans le deuxième set mais, sous l’impulsion de Flore Evrard très bien inspirée ce samedi, Modal Charleroi repartit du bon pied et s’en alla chercher trois très beaux points en bout de partie : 25-22/23-25/25-21/25-22.

Peu avant cela et à quelques kilomètres de la salle Ballens, l’équipe de Tchalou Volley n’a pu mettre la venue de la formation d’Interfreight Anvers à profit pour déflorer son compteur de « victoires » pas plus que pour améliorer celui des « points ». Les joueuses d’Ugo Blairon ont, comme à l’accoutumée, montré qu’elles ne jouaient pas mal au volley-ball mais ce constat s’est à nouveau avéré insuffisant par rapport cette fois à un adversaire qui, avec Sara Cools, possédait dans ses rangs un élément qui savait faire la différence quand il le fallait : 19-25/16-25/25-20/23-25.

Quant à la confrontation entre Hermes Ostende et Asterix Beveren, elle a connu deux visages. Celui du premier set qui a vu les tenantes de la Coupe de Belgique faire un impressionnant cavalier seul (9-25) et celui des deux manches suivantes au cours desquelles elles furent très sérieusement par les Côtières qui ne s’inclinèrent alors que par le plus mince des écarts : 26-28/23-25.

Du côté des hommes, on notera que Greenyard Maaseik, très peu en verve ce samedi, a, face à une équipe de Haasrode Louvain qui a fait beaucoup mieux que se défendre, gaspillé un set qui, comme expliqué dans un billet précédent, pourrait avoir une certaine importance à l’issue de ce Final 4 : 25-22/25-23/26-28/25-22.

Pendant ce temps, Knack Roulers a, à Menin, réussi un meilleur résultat que celui qu’il avait réalisé mercredi dans ses propres installations contre l’équipe de Frank Depestele. Certes, le premier set fut très disputé et connut même une fin chahutée du fait d’un arbitrage à nouveau assez faiblard mais, avec un Desmet à nouveau très pointu ce samedi, les hommes de Steve Vanmedegaele ne rencontrèrent plus trop de problèmes par la suite : 26-28/21-25/11-25.

Quant au match entre Tectum Achel et VBC Waremme, il mit en présence une équipe limbourgeoise qui avait envie de gagner et qui y parvint et une formation liégeoise qui, même si les joueurs ne cessent de se taper dans les mains à tout bout de champ, ne montre plus très grande envie de faire cause commune : 25-19/25-16/25-20.

Au revoir Roger ….

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