Il y a une semaine d’ici, Daniel Van Daele, Président de la FVWB, informait ses collègues du Conseil d’Administration de la décision qu’il avait prise au terme de moments très intenses qui ne pouvaient déboucher que sur une fin sans rémission, sa démission prise « pour des raisons privées et personnelles. L’intérêt droit primer sur tout, je prends mes responsabilités ».

Peu après, même si cela ne fut pas publié dans le tempo prévu, les sept autres membres du Conseil d’Administration faisaient savoir par voie d’un communiqué on ne peut plus laconique,  qu’ils acceptaient la sortie de scène du Président de la FVWB : «  Le Conseil d’administration de la FVWB a acté, ce dimanche matin, la démission de son Président, Daniel Van Daele. Nous le remercions pour le travail effectué et les années consacrées à la fédération de volley-ball. Nous lui souhaitons une bonne continuation pour le futur. Le Conseil d’administration assurera la bonne continuité de la fédération et publiera prochainement un appel à candidature. L’intérim sera assuré conformément aux statuts par la 1 ère Vice-Présidente, Dominique Reterre ».

Ainsi a pris fin la Présidence de cet Hennuyer qui, peu après le décès d’Albert Daffe, arriva en 2017 aux affaires de l’AIF en tant que trésorier, et ce, à la suite d’une manoeuvre opérée par un petit groupe de personnes qui n’y connaissaient rien à la gestion de la Fédération mais qui avaient fait campagne en assurant qu’elles voulaient le bien de celle-ci et en ayant essentiellement comme programme sa « modernisation » et la restructuration de son Conseil d’Administration. On sait ce qu’il est advenu de ces belles intentions.

Pendant trois ans, la Fédération a végété en confondant remise des finances en ordre, qui était « cadrée » dans le budget présenté dès le début 2017, avec austérité sportive et, surtout, en ne sachant que faire de ce nouvel organigramme de direction qui devint vite un lieu qui se fractura entre ceux et celle qui brassaient du vent sur le devant de la scène et ceux qui devaient se contenter d’être convoqués pour venir participer aux réunions d’un Conseil d’Administration préétabli.

Quand, l’an dernier, il fallut élire un nouveau Président après la démission de celui qui avait occupé ce poste sans jamais y avoir apporté une marque quelconque, Daniel Van Daele se présenta pour devenir le troisième président de l’ex AIF en l’espace d’un peu plus de trois ans. Il ne fut pas seul à le faire mais il l’emporta en pouvant compter encore sur quasi les mêmes soutiens que ceux qui lui avaient valu sa nomination précédente.

A partir de ce moment, les événements s’enchaînèrent. Un nouveau trésorier fut nommé et celui-ci, Pascal Schmets, n’était autre que celui qui avait été défait par Daniel Van Daele lors de l’élection présidentielle. Un autre changement notable devait survenir avec de gros mouvements au sein d’une des entités qui avaient soutenu la « nouvelle vague » précitée et, conséquemment, avec l’arrivée dans les réunions de la FVWB d’un personnage qui n’est jamais d’accord qu’avec lui-même et qui se montra d’emblée hostile à l’équipe de direction de la Fédération. Et, plus encore, à l’égard de son Président.

Enfin, last but not least, il y a eu, au cours de ces derniers mois, « la crispation » des relations entre le Président et le Directeur technique de la Fédération, Herman Vleminckx, qui, nommé en avril 2019, a une assez nette tendance à considérer que ses paroles et ses actes ne sont que fils d’ange. Les deux hommes se sont heurtés fortement au cours de ces dernières semaines mais, dans ce contexte, le Président a sans doute commis l’erreur d’oublier que ses appuis au sein du Conseil d’Administration n’étaient plus les mêmes que ceux sur lesquels il lui aurait fallu compter pour être en mesure de mettre au pas le Directeur technique comme il l’aurait souhaité.

C’est ainsi que, lors d’un Conseil d’Administration extraordinaire qui s’est tenu il y a une bonne semaine, Daniel Van Daele a dû constater qu’il était lâché par ceux-là mêmes avec qui il avait réussi son accession au poste de trésorier de l’ex AIF et qu’il n’était donc plus en situation de poursuivre son mandat.

Ainsi vit le Volley francophone qui va, à présent, lancer un appel à candidature pour se désigner, au cours du mois de septembre, un nouveau Président ou, pourquoi pas, une nouvelle Présidente.

S’agira-t-il d’une nouvelle tête ? De quelqu’un qui connaît déjà bien les rouages de la Fédération et des institutions sportives ? D’un(e) dirigeant(e) qui saura faire rimer entreprendre et promouvoir ? D’une personnalité qui réussira, en pouvant s’appuyer sur un Conseil d’Administration plus solidaire, à fédérer et à galvaniser les principales forces du volley-ball francophone dans la perspective de retrouver de la sorte une juste place dans la conduite du volley-ball en Belgique ?

On ne peut que l’espérer tant la situation actuelle est plus que désolante….

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s