Geesink battit Kaminaga mais les volleyeuses japonaises sauvèrent l’honneur du pays…

C’est donc ce dimanche que, dans le cadre du tournoi olympique, les volleyeuses entreront en lice. Au programme du jour figurent deux grands matches qui vaudront la peine d’être suivis de près. Il y aura tout d’abord le premier inscrit au programme du jour et qui mettra en présence la Russie et l’Italie. Certes, l’équipe italienne, forte de son arme surpuissante qu’est Egonu, partira avec les faveurs du pronostic mais les Russes ont, pour ces Jeux, rassemblé pas mal de leurs meilleures forces et il sera donc intéressant de voir comment se déroulera cette partie entre une équipe qui tend à devenir unicellulaire et une autre faite de diverses cellules ayant chacune leur spécialité.

L’autre match qui vaudra son pesant de cacahuètes est celui qui verra s’affronter les championnes olympiques, les Chinoises drivées par Lang Ping, et les Turques qui, conduites par Giovanni Guidetti, abordent ces Jeux avec de très grandes ambitions. Le choc sera assurément spectaculaire.

Pour le reste des autres rencontres, on épinglera celle qui opposera le Japon et le Kenya. Non pas pour dire que l’équipe du pays organisateur des Jeux court le moindre risque à cette occasion mais bien pour souligner le poids qui va peser sur les épaules des joueuses japonaises tout au long de cette compétition.

Pour comprendre ce phénomène qui concerne bien plus les joueuses japonaises que les joueurs japonais, il faut faire un grand retour en arrière, c’est-à-dire remonter aux Jeux de Tokyo 1964. Et, plus précisément encore, à la date du 23 octobre.

C’est en effet ce jour-là que tout le Japon retenait son souffle pour savoir si le judoka Akio Kaminaga allait faire aussi bien que tous les autres Japonais qui avaient remporté jusqu’à cette date tous les titres mis en jeu dans les différentes catégories de poids du tournoi olympique. Et, surtout, s’il allait ainsi laver à cette occasion l’affront qu’Antoon Geesink, un judoka hollandais, leur avait fait subir trois ans auparavant à Paris quand celui-ci avait été le premier judoka européen à battre un Japonais lors d’un championnat du monde. On sait ce qu’il advint. Antoon Geesink, un véritable géant qui était doté d’une force colossale et d’une très grande technique, se joua d’ Akio Kaminaga qu’il parvint à immobiliser et remporta de la sorte, dans la catégorie reine du judo de surcroît, la seule médaille d’or non japonaise. Cette défaite fut très douloureusement ressentie par toutes les Japonaises et par tous les Japonais qui avaient bâti l’espoir de voir leurs judokas réaliser le grand chelem dans cette discipline sportive qui, comme on le sait, est d’origine japonaise.

Que vient faire ce récit de combat de judo dans une rubrique de volley-ball vous demanderez-vous ? C’est ici que l’équipe japonaise de volley-ball féminin intervient. En effet, le 23 octobre 1964 également, les Japonaises, entraînées par Hirobumi Daimatsu, réussissaient, quasi au même moment où Kaminaga était battu, l’exploit de vaincre l’équipe d’Union Soviétique (15-11/15-8/15-13) et de remporter par la même occasion le premier titre olympique de l’histoire du volley-ball féminin.

Cette victoire fut saluée comme elle ne l’aurait jamais si Geesink n’avait pas remporté l’or et, aujourd’hui encore, elle est présentée au Japon comme le brillant qui vint, de tous ses éclats de lumière, rendre moins pénible la profonde peine d’un peuple qui, pendant les Jeux de 1964, avait attendu ce dernier combat de judo pour savoir si les Jeux étaient réussis ou non à leurs propres yeux.

Les joueuses japonaises, qui avaient déjà remporté les championnats du monde en 1962, furent célébrées alors comme de véritables fées dans tout le pays. Leur popularité née comme sous l’effet d’un coup de baguette magique donna lieu à une véritable vague d’affiliations, de publications, de mangas, de dessins animés, et d’une telle sensibilisation que cela permet d’expliquer pourquoi le Japon est devenu le pays où, depuis les Jeux de 1964, ont été organisées le plus grand nombre de compétitions internationales tombant sous l’égide de la FIVB.(*)

Comme on peut s’en rendre compte, les joueuses japonaises qui entameront leur compétition olympique ce dimanche feraient évidemment bien de ne pas trop penser à ce prestigieux passé de leurs illustres ancêtres si elles ne veulent pas crouler sous le poids de ce glorieux pan d’histoire qui tient quasi du roman des mille et un rêves tant il est somptueux…

Jean-Pierre Brouhon

(*) un film retraçant l’épopée des joueuses japonaises sortira tout prochainement dans les salles en France avec pour titre « Les Sorcières de l’Orient »

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Karl Marx à Ixelles

Lors des fêtes de fin d’année, j’ai reçu, lors des échanges de cadeaux familiaux, une très joyeuse surprise sous la forme d’un très beau livre intitulé « Le Bruxelles des Révolutionnaires de 1930 à nos jours ». Ce livre, édité avec le soutien de la Commission Communautaire Française dans la collection Regards sur la Ville de CFC-Editions, est fait d’une quarantaine de contributions. Rédigées sous la direction scientifique de Anne Morelli, elles constituent une superbe évocation des faits et des grands personnages révolutionnaires ayant émaillé l’histoire de Bruxelles, une capitale qui, « faute d’être belle, peut être re-belle » comme l’écrit si bien l’historienne et professeure de l’ULB. Ce livre se déguste à la petite cuillère et peut se lire sans ordre imposé, permettant ainsi de plonger dans « Des socialistes utopistes à Bruxelles avant 1948 » ou dans « Les exilés révolutionnaires latino-américains à Bruxelles » avant de revenir sur « Le Bruxelles des communistes » ou sur « Les débits de boisson révolutionnaires au XIXème siècle ». C’est passionnant à souhait et donne à réaliser que notre Ville a un passé d’effervescence révolutionnaire dont la richesse est généralement par trop méconnue.

Ce week-end, je me suis délecté de deux sujets dont les titres ont joué le rôle d’aimant sur mes pupilles: « Molenbeek-Saint-Jean, une commune ouvrière entre réformistes et révolutionnaires » et « Karl Marx à Bruxelles ». Dans ce dernier tableau, j’y ai apprécié la précision des informations fournies et, tout particulièrement cela n’étonnera pas celles et ceux qui me connaissent bien, celles relatives au long séjour que les Marx ont, dans un grand dénuement au demeurant, effectué à Ixelles, au 42 de la rue d’Orléans. Pour la petite histoire, c’est là qu’est né, il y a aujourd’hui précisément 174 ans jour pour jour, le troisième enfant de Marx, Edgar. Pour l’histoire d’une autre nature, celle de la confrontation des idées, c’est aussi dans cette maison, qui était située à hauteur du numéro 50 de l’actuelle rue Jean d’Ardenne, que Marx écrivit, au début de 1847, son unique oeuvre en français, Misère de la Philosophie. Cet écrit était une réponse très catégorique au « Système des contradictions économiques » publié en 1846 par Proudhon, Marx y critiquant sa théorie à propos de l’impôt sur la consommation et de son refus de la grève….

On y apprend aussi, plus en détail sur ce point que dans le monumental « Karl Marx ou l’Esprit du Monde » de Jacques Attali, que c’est à Saint-Josse que Marx et Engels ont rédigé ensemble l’Idéologie allemande  dont la conclusion s’énonce comme suit : « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde d’une autre manière, il s’agit de le modifier ». C’est d’ailleurs cet aphorisme qui figure aujourd’hui au bas du monument funéraire de Karl Marx à Highgate, un quartier du grand Londres.

Je terminerai cette courte évocation du sujet ayant trait au séjour de Karl Marx à Bruxelles en signalant que la petite plaque commémorative que le Cercle d’Histoire locale d’Ixelles apposa en 1986 sur la façade du 50 de la rue Jean d’Ardenne n’a pour seule indication qu’un lacunaire « Ici vécut Karl Marx ». Sans faire aucunement mention que c’est là aussi que Marx et Engels ont écrit le « Manifeste du Parti communiste », une oeuvre qui, comme chacun le sait, allait bousculer bien des idées et entraîner bien des bouleversements.

Aussi, maintenant que la majorité serait devenue « progressiste » à Ixelles, ne serait-il pas opportun de donner un peu plus de lustre à ces traits de vie d’une très haute portée historique ?

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Formation encore possible même en temps de mise sous cloche …

La dernière newsletter de la Cellule de Formation des Entraîneurs de Volley-Ball rend compte des difficultés rencontrées par Marc Cloes et Sacha Sepp pour opérer au mieux en cette période où la plupart des activités sportives sont considérées par les Autorités publiques comme étant non essentielles. Ainsi, la session de formation Initiateur qui aurait dû avoir lieu à Ixelles à partir de ce vendredi a dû être purement et simplement supprimée du fait que les infrastructures sportives indoor ne sont plus accessibles tant en Région de Bruxelles-Capitale qu’en Région wallonne.

Cela ne signifie pas pour autant que les éléments théoriques de cette session ne seront pas prodigués. En effet, plusieurs des formateurs ont accepté de relever le défi de donner par voie de visioconférence le module qu’il leur revient de donner dans le cadre de cette formation et c’est ainsi que la vingtaine des candidat(e)s inscrit(e)s auront l’occasion de suivre toute une série de modules sur la base du calendrier qui suit.

Tout comme pourront le faire celles et ceux qui souhaiteraient prendre un peu d’avance en profitant de l’arrêt des activités sportives (dispense octroyée ultérieurement pour tous les modules validés). Qui serait intéressé(e) par cette « offre de dernière minute » trouvera ci-après les conditions pour ces inscriptions : télécharger le formulaire disponible ICI, compléter la dernière page et la renvoyer à Mme Sepp (coachs@fvwb.be) avant le 28/10 à 12h00.

Assurément un grand bravo pour ce beau rétablissement.

– Ve 30/10 – 19h00-21h30 – Module CS 133 – Formes de jeu (F. Devos)

– Sa 31/10 – 09h00-10h30 – Module CS 132 – Formes de jeu (F. Devos)

– Sa 31/10 – 10h45-12h15 – Module CS 134 – Organisations 6c6 (F. Devos)

– Sa 31/10 – 17h00-18h30 – Module CS 113 – Arbitrage (J. Cornet)

– Di 01/11 – 09h00-12h00 – Module CS 125 – Habiletés TT (F. Devos)

– Di 01/11 – 13h00-14h30 – Module CS 151 – Ethique (Z. Lacrosse)

– Di 01/11 – 16h00-18h00 – Module CS 141 – Echauffement (P. Vanspauwen)

– Di 08/11 – 09h00-12h00 – Module CS 126 – Pratique réflexive (M. Burette)

– En asynchrone : Module CS112 – Aspects institutionnels (D. Brozak)

 Cours généraux ADEPS – Accès à la plateforme.

C’est le moment de se former ! Les cours généraux sont obligatoires pour obtenir les brevets. Ils se font désormais en ligne. Profitez de l’annulation des entraînements et compétitions pour vous y inscrire et commencer le parcours de formation:

– Niveau Moniteur Sportif Initiateur (MSIn) cliquer ICI.

– Niveau Moniteur Sportif Educateur (MSEd)  cliquer ICI (uniquement pour les candidats qui sont déjà inscrits et/ou qui ont validé les CG MSIn)

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Le sport francophone également bientôt à l’arrêt ?

Sans crier gare, Ben Weyts, le Ministre des Sports de la Communauté flamande, a décrété ce lundi que les activités sportives en salle, là où aucune distance d’un mètre et demi ne peut être respectée entre les pratiquant(e)s, seront interdites en Flandre. Cette mesure sera d’application à partir de ce mercredi 14 octobre.

Pour le volley-ball, comme pour le basket et les sports de combat comme la boxe ou le karate, cela signifie que, pendant un mois, il ne pourra y avoir de rencontres de championnat. En tout cas, au niveau des compétions inférieures à celle des deux Ligues pour lesquelles il pourrait y avoir des dérogations moyennant l’adoption et le suivi d’un protocole supplémentaire à ceux déjà existants.

Qu’en sera-t-il du côté de la Communauté française, c’est-à-dire en Wallonie et à Bruxelles ?

On devrait le savoir dans les toutes prochaines heures puisque c’est ce mardi, et en ce moment, que la Ministre des Sports de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Valérie Glatigny, tient réunion avec toute une série d’acteurs du monde sportif ( les fédérations, l’AISF, l’AES), d’experts et des Gouverneurs des provinces.

Il ne faut pas être grand clerc pour prévoir que le monde francophone sera logé à la même enseigne mais, étant donné qu’il ne peut donner l’impression qu’il fait comme son grand frère du Nord, il est à penser qu’il y aura des variantes par rapport à la copie du Ministre Ben Weyts.

La durée du stop au sport en salle sera-t-elle la même ? Le stop au sport de salle concernera-t-il aussi le sport en plein air et, en particulier, le football amateur qui veut toujours que les mesures prises pour tou(te)s ne le soient pas pour lui ? Si les entraînements peuvent toujours avoir lieu, les fermetures des buvettes et des vestiaires seront-elles applicables à toutes les disciplines sportives et à tous les lieux de pratique sportive ?

Le suspense est entier. Il n’y a plus beaucoup à attendre pour savoir de quoi sera fait le prochain mois du monde sportif francophone. Attendons donc sereinement car le temps va désormais s’écouler tout autrement. Durant ce prochain mois tout du moins.

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Quid demain si un joueur ou une joueuse est testé(e) « positif » ?

La presse sportive sortait hier les gros titres pour annoncer que cinq membres du club de football du Sporting d’Anderlecht avaient été testés « positif » au coronavirus et qu’ils avaient été mis en quarantaine pour une semaine. « Ils seront une nouvelle fois testés la semaine prochaine par un laboratoire reconnu par la Pro League » rapportait également un communiqué du club bruxellois.

Les journalistes du monde du football avaient ainsi leur pitance du jour et pouvaient broder tout à leur aise leur papier. Les uns pour se demander de quels joueurs il s’agissait, les autres se mettant dans la tête du Prince du Parc Astrid pour tenter d’épouser ses soucis d’entraîneur.

Ce fait divers sportif touchant le monde du football a-t-il un quelconque rapport avec le microcosme du volley-ball me demanderez-vous ?

Oui, sans conteste, et le plus évident est qu’il permet de réaliser que le monde du football ne s’arrête pas quand bien même il se doit de constater que trois joueurs du noyau de base d’une équipe participant au championnat du plus haut niveau de la compétition ont été testés « positif » au coronavirus. Ces joueurs sont ainsi mis en quarantaine pendant une semaine tandis que leurs coéquipiers continuent à exercer leur métier de footballeurs comme si de rien n’était.

Les personnes que ces trois joueurs testés « positif » ont côtoyées et rencontrées ont-elles été appelées à être mises, elles aussi, en quarantaine ? De toute évidence, la réponse est négative puisque leurs équipiers continuent à s’entraîner et devraient jouer ce prochain week-end sauf si l’un ou l’autre devait être testé « positif » à son tour d’ici là.

Cela étant, pour rester dans la note de la première question posée, qu’en sera-t-il ou qu’en serait-il dans le milieu du volley-ball si pareille situation devait survenir dans l’un de ses clubs pendant la compétition officielle?

On devrait le savoir très bientôt. En effet, on sait que les personnes occupant des postes de direction au niveau de Volley Belgium et de ses deux composantes majeures (Volley Vlaanderen et FVWB) ont déjà pris attitude, parfois de manière assez chaotique au demeurant, pour arrêter les dates de début de leurs compétitions (mais sans implication automatique de leurs décisions dans tous les championnats du niveau inférieur) et les protocoles destinés à mettre en forme « volley-ball » les mesures instaurées par les différents pouvoirs qui les chapeautent (Ministères et Administrations des différentes Communautés) en matière d’accès aux lieux de jeu. Toutefois, rien n’a encore été décidé à ce jour au sujet de la ligne de conduite qui sera suivie quand des joueuses, des joueurs ou des membres du staff d’une équipe auront été testé(e)s « positif ».

A ce propos, il existe bien un document qui, élaboré par Volley Vlaanderen, constitue une espèce de « modus operandi » pour tout cas de contamination avéré. Ce dispositif a été évoqué lors du Conseil d’Administration de la FVWB ce lundi et sera soumis à discussion et à approbation lors du Conseil d’Administration de Volley Belgium qui se tiendra demain jeudi.

Est-il prévu des remises de match quand un certain nombre de joueurs auront été testés « positif »? A partir de combien de cas avérés y aura-t-il remise ? Qui prendra la décision de trancher si une rencontre pourra ou non être remise ? Que deviendra le programme des rencontres quand il y aura trop de matches à remettre ? Les critères de remise de match seront-ils clairement définis ou laissés à l’appréciation de celles et de ceux à qui reviendra le soin de prendre décision ? Qui devra avertir qui dès lors que des conditions nouvelles devaient survenir inopinément au niveau de l’accès aux salles ? A partir de quand un joueur testé « positif » pourra-t-il reprendre part à la compétition ? Les joueurs devront-ils présenter une preuve qu’ils ont passé un test dans les 48 heures précédant la rencontre ?

Telles sont, parmi bien d’autres, quelques-unes des questions que beaucoup se posent à une petite encablure du début des championnats.

Comme on le voit, les administrateurs de Volley Belgium devront mettre les bouchées doubles et faire preuve de beaucoup de sagacité pour s’accorder jeudi sur toutes les lignes qui baliseront ainsi les prochaines compétitions. On ne peut qu’espérer qu’ils détiendront la grande forme et que, pour la réussite de la saison à venir, ils nous produiront un dispositif de belle qualité tant on sait, ainsi nous l’a appris Sun Tzu, que « tout le succès d’une opération réside dans sa préparation ».

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Les enfants et leur formation en volley-ball

Le Département Technique et Développement de la Confédération Européenne de Volley-Ball (CEV) a annoncé ce vendredi 7 août 2020 le lancement d’une deuxième série de 4 webinaires avec, pour chacun d’eux, un intervenant de haut profil. Ces cours donnés ainsi par vidéo ont pour but d’inspirer toutes celles et tous ceux qui travaillent au niveau local pour développer le niveau de jeu des jeunes.

Assurez-vous de vous inscrire via ce lien  https://schoolprojectwebinarseries2020.cev.eu/ pour rejoindre ami(e)s, collègues et membres de la famille Volley-ball de toute l’Europe dans le cadre de ce programme éducatif qui s’annonce passionnant! 

Avant chaque webinaire, les participants recevront un e-mail séparé avec l’invitation Zoom. « Donnez-leur l’amour du jeu ».

Seule ombre au tableau, les cours seront donnés en anglais mais ceci ne devrait pas poser de problèmes pour qui connaît la langue de Shakespeare.

La série, qui fait suite à l’énorme succès des webinaires organisés en juin, débutera le 13 août avec une session donnée par John Kessel. Kessel est une véritable légende de l’entraînement aux États-Unis. Il fournira aux participant(e)s de nombreuses informations sur la façon d’inspirer les enfants et de développer leur amour du jeu, convaincu qu’il est que les enfants sont toujours impatients et heureux d’apprendre de nouvelles choses!

«Les enfants en apprennent plus que nous ne le pensons»

Une semaine plus tard, le 20 août, Teemu Niemelä (FIN) dirigera la deuxième session, sur le thème «Les enfants apprennent plus que nous ne le pensons». Niemelä a commencé son parcours Volleyball en 2004 en tant qu’entraîneur adjoint de Kempeleen Pyrintö, une équipe participant à la 1ère division de Finlande. De 2007 à 2018, il a travaillé en tant que responsable VIS pour l’Association finlandaise de volleyball dans les tournois de qualification de la Ligue mondiale et du Championnat du monde, tout en organisant des clinics de coaching et en travaillant avec des clubs développant des projets. À partir du 10 août 2020, Teemu travaillera à l’Université de Laponie en tant que conférencier en coaching et en tests d’exercice. Niemelä mettra au défi les participant(e)s avec la question de savoir pourquoi les enfants de moins de 12 ans devraient seulement apprendre les techniques de base du volleyball. Il passera en revue quelques exemples sur la façon de fournir des formations plus structurées pour les jeunes enfants.



«Comment inciter les enfants à jouer au volleyball»

Pour continuer ce programme de formation, le Néerlandais Remko Kenter donnera, le 27 août, une conférence sur «Comment inciter les enfants à jouer au volleyball», et ce, en présentant certaines parties de son style de coaching Action Volley pour les groupes d’âge U12. Il soulignera à quel point le volleyball est amusant et cool, mettant en œuvre le «smash» et ajoutant des jeux motivants pour les enfants. Kenter est dans la communauté du volleyball depuis 40 ans, d’abord en tant que joueur et maintenant il a une trentaine d’années d’expérience en tant qu’entraîneur. Actuellement, il forme les équipes de garçons U12 aux Pays-Bas, est le président du conseil d’administration de Sliedrecht Sport Kids Volley et est également entraîneur de beach-volley et de smash volleyball. Dans le passé, il a fait partie des activités de la 1ère et de la 2ème division de la ligue néerlandaise et a travaillé comme entraîneur de jeunes à la Fédération néerlandaise de volleyball. 

«Inspirez la force, expirez le stress»
Enfin, pour conclure la série, le 3 septembre, le Dr Zoran Nikolovski (CRO) donnera une session sous le titre «Inhale Strength, Exhale Stress». Secrétaire de la Commission médicale européenne (CEM), Nikolovski est un ancien joueur de volleyball et entraîneur actuel de filles mineures à Kastela, en Croatie, tout en travaillant comme professeur assistant à la faculté de kinésiologie de l’Université de Split. Au cours de nos activités quotidiennes, de temps en temps, nous pouvons être «stressés» – mais qu’est-ce que cela signifie pour nous et pour les autres? Le Dr Nikolovski passera en revue la gestion du stress et les techniques spéciales à utiliser chaque jour pour réduire le stress et même améliorer notre santé globale.

D’ores et déjà, nous vous souhaitons le meilleur en suivant ce programme de choix.

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La recrudescence du coronavirus et ses impacts

Comme chacun pu l’apprendre, la propagation du coronavirus a eu tendance à connaître, au cours de ces derniers jours, une certaine recrudescence. La hausse du nombre de personnes contaminées par le Covid-19 n’a dès lors pas manqué d’alerter les Autorités et tout qui s’occupent en général de la santé de la population.

C’est ainsi que, ce jeudi 23 juillet, les Autorités siégeant au sein du Conseil National de Sécurité ont été amenées à postposer l’entrée en vigueur de la phase 5 du plan de déconfinement qui était prévue pour le 1er août d’une part et à réviser, c’est-à-dire à renforcer, certaines des mesures qui faisaient partie de la phase 4 d’autre part.

La principale des mesures ainsi “ajustées” porte sur le port du masque qui est rendu obligatoire dans les espaces publics et sur l’obligation qu’auront les restaurateurs à tenir une liste de leurs client(e)s pour faciliter la tâche de celles et de ceux qui ont à opérer dans le cadre du “tracing” pour retrouver la trace de tout qui a été en contact avec des personnes contaminées.

Pour le monde sportif, le stop mis à la phase 5 et l’obligation du port du masque dans les lieux publics, c’est-à-dire aussi dans les couloirs des halls sportifs par exemple, constituent un sérieux avertissement dans la mesure où cela signifie que la mise sur pied de rencontres amicales et ou de tournois sera rendue plus contraignante que cela n’était envisagé au moment où les phases de déconfinement, qui allaient vers un retour à la pratique sportive telle qu’on la connaissait avant la mi-mars, se suivaient les unes après les autres. Il y a là un coup d’arrêt qui donne à penser qu’il y a lieu de prendre très au sérieux cette remontée des chiffres de contamination et à respecter au mieux les mesures qui s’imposent à toutes et tous. Et ce dans tous les domaines.

Le monde sportif n’échappe évidemment pas à ce renforcement des règles. A cet égard, les clubs sportifs qui ont programmé la mise sur pied de tournois au cours du mois d’août sont ceux qui se trouvent en première ligne en matière de “mise en cadre” de tout ce qu’il convient de prévoir comme mesures sanitaires à appliquer. Vérité est de reconnaître que leur tâche n’est pas simple tant l’information officielle n’est pas toujours très précise, quand elle existe.

Pour l’heure, Volley Belgium n’a pas encore fait parvenir aux entités qui la composent un protocole qui reprend toutes les règles à suivre pour qui veut organiser soit un stage, soit un tournoi ou une rencontre amicale. Aux dernières nouvelles, cela devrait venir.

Dans l’attente, il y a les protocoles qui ont été réalisés par l’ADEPS et l’AISF qui sont, comme j’ai déjà eu l’occasion de vous l’expliquer, les relais de la Ministre des Sports en Fédération Wallonie Bruxelles. Ils reprennent fidèlement tout ce qui, pour l’heure, est à faire et à faire respecter par celles et ceux qui, si rien ne vient assombrir le tableau d’ici là, endosseront les habits d’organisateurs d’activités sportives au cours du mois de ce prochain mois d’août.

C’est pourquoi, en adressant grand message de sympathie et en guise d’encouragement à toutes ces “mains précieuses”, je reprends ci-après les protocoles qui leur serviront de précieux guide dans leurs préparatifs et lors de leur(s) organisation(s) à venir. Et ce, en sachant que les Bourgmestres sont désormais habilités à prendre des mesures supplémentaires ou toute autre décision qu’ils/elles estimeraient d’utilité publique.

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De l’importance du sport en ces moments de déconfinement

L’ article qui suit est français. Il parle de sport français et pose des questions concernant la France. Cela étant, plusieurs des questions qui y sont posées valent également pour la Belgique et, par conséquent, pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce genre de réflexion est à prendre en sérieuse considération dans la mesure même où ce ne sont malheureusement pas les dirigeants qui se trouvent à la tête de l’AISF qui (se) les posent. Sans doute parce qu’ils ne veulent pas mettre en péril les avantages financiers que cet organe interfédéral reçoit des Autorités ministérielles pour les services que la dite Association Interfédérale du Sport Francophone rend aux côtés de ceux délivrés par l’ADEPS. Je vous souhaite une heureuse lecture de cette tribune.

Face à l’épidémie de Covid-19 qui perdure, Laurent Boudon, directeur d’études chez Ipsos rappelle, dans une tribune au « Monde », le rôle du sport en tant que vecteur d’intégration sociale et de cohésion nationale, en plus de son importance économique.

CORONAVIRUS : « Considérer le sport comme moins nécessaire que les achats alimentaires pose un problème politique et culturel »

Pendant le confinement, l’attestation de déplacement dérogatoire excluait toute pratique sportive collective et limitait l’activité physique individuelle. Conséquence de cette interruption, les clubs, les institutionnels du sport professionnel (fédérations et ligues) et surtout le sport amateur – la masse des pratiquants – sont inquiets pour leur avenir…

Les uns se trouvent pris dans un étau financier pour maintenir leur chaîne de services et continuer leurs activités. Les conséquences sont potentiellement violentes pour toute la filière événementielle dans la perspective de grands événements sportifs internationaux. Les autres ont dû renoncer à des pratiques auxquelles ils associent santé, bien-être, convivialité, épanouissement, ciment collectif, voire thérapie. Les motivations des Français à la pratique sportive consacrent d’abord le culte du corps (63 % pour « entretenir son corps » 62 % pour « rester en bonne santé » et 55 % pour « évacuer le stress, se détendre »). Lire aussi  « Il est impératif de reprendre le sport doucement, et régulièrement »

La plupart des acteurs s’interrogent sur la nécessité de loger à la même enseigne tous les « sportifs », alors qu’il y a une hétérogénéité de pratiques et de situations dont le lien avec les risques de contamination était très diversifié. La pratique reste fortement modelée par l’éventail des sports dits « individuels », qui, en 2019, représentaient 72 % de la pratique sportive totale. Avoir dû interrompre sa pratique a donc eu un impact psychologique : pour 17 % des Français, ne plus faire de sport est ce dont ils ont le plus souffert à cause du Covid-19, après l’anxiété (19 %), selon les résultats d’une étude Ipsos réalisée pour l’Union Sport & Cycle auprès d’un échantillon de 2 000 Français.

Le sport, un miroir de la société

Considérer le sport comme moins nécessaire que les achats alimentaires pose donc un problème politique, culturel et marketing intéressant. Pouvait-on faire comme si « le sport » était une catégorie homogène, alors que l’écart entre Kylian Mbappé et le bouliste du camping est assez incontestable ? Alors qu’il n’est question que d’hyperpersonnalisation, fallait-il raisonner par grande masse, sans nuance, et tout arrêter au nom de l’urgence ?

Le sport n’est pas qu’une activité économique représentant 91 milliards d’euros, 112 000 entreprises et 448 000 emplois. Fort de ses 360 000 associations sportives, il participe de la vie des territoires, du tissu social et fabrique du lien entre les gens, sportifs, supporters, simples amateurs. Le rôle symbolique du sport ne doit pas être sous-estimé.

Il est une machine à fabriquer de nouvelles vocations : + 20 % de licences après la Coupe du monde féminine 2019 en France. C’est aussi un accélérateur de tolérance : les Jeux paralympiques, par exemple, ont profondément changé le regard sur les personnes en situation de handicap et les discriminations dont elles souffrent. C’est également un miroir de la société : le sport met sous les projecteurs les comportements violents, racistes, xénophobes ou homophobes ; il pose la question du niveau de tolérance, des sanctions qui s’imposent, des inégalités.

Le sport, c’est créer du lien et contrôler son corps

Ces dimensions expliquent pourquoi les adaptations de substitution, comme faire du sport chez soi, ne pouvaient pas totalement remplacer ce qui relève d’une énergie fusionnelle et libératrice, qui s’exprime pleinement lors des matchs et des grands événements. Ce n’est pas non plus par hasard si la forme la plus spectaculaire du déconfinement, certes illégale, a été les deux matchs de football qui ont rassemblé plusieurs centaines de personnes à Evry et à Grigny.

Les participants se sont justifiés en expliquant qu’ils n’en pouvaient plus d’être isolés et inactifs, ce qui renvoie aux enjeux sociaux et fonctionnels des pratiques sportives : passionner les foules avec les compétitions, créer du lien et, sur le plan personnel, contrôler son corps pour plus de performance et de vitalité. Les petits clubs et les associations vont devoir faire face à un horizon sombre, leur modèle reposant en grande partie sur les subventions publiques ou les fonds privés des sponsors. Quels seront leurs arbitrages ?

Machine à produire du rêve

Sur le plan social, les contraintes du déconfinement retardent le retour aux espaces de convivialité collective. Quand le sport va-t-il retrouver toute sa place, comme vecteur d’intégration et de cohésion nationale, comme secteur économique majeur, comme machine à produire du rêve et comme pratique essentielle pour des millions de Français ?

Sur le plan industriel, quelles vont être les stratégies pour l’écosystème des métiers et des filières impliquées, va-t-il y avoir des relocalisations ? Comme l’a bien noté le Comité d’organisation de Paris 2024, « Education, santé, cohésion, le sport a le pouvoir de tout changer. » Le sport façonne nos vies, et les événements sportifs, même les plus locaux, peuvent changer une vie grâce aux émotions et aux valeurs qu’il transmet, dans toute sa diversité.

Laurent Boudon

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 » Volley non è lo sport più pericoloso « 

Il y a peu, je vous ai rapporté ici les résultats d’une étude menée par l’Université de Turin et le Comité Olympique d’Italie sur la dangerosité des disciplines sportives en matière de propagation du coronavirus. Pour rappel, selon l’information qui avait été diffusée partout dans le monde alors, ce rapport, qui comptait 400 pages, avait analysé le risque de contamination pour chaque sport et avait conclu que le volley-ball pouvait trôner sur la plus haute marche du podium en tant que sport classé comme étant “le plus dangereux dans le contexte corona actuel ».

Ce résultat fit beaucoup de remous dans les milieux du volley-ball et ne manqua pas de susciter bien des réactions de tous côtés. En Italie où le volley-ball fait partie de la famille des grands sports nationaux comme partout ailleurs, et surtout là où ce résultat était évidemment considéré comme pénalisant pour tout qui plaide pour une reprise aussi rapide que possible des activités de volley-ball en salle.

De fait, c’est d’Italie encore qu’est venue la réplique la plus virulente pour contester cette étude qui avait été commanditée par le Ministre italien des Sports, Vincenzo Spadafora, aux fins de voir comment prendre les meilleures mesures possibles en matière de relance des activités et des compétitions sportives en Italie. Parmi cette levée de boucliers figurait l’organe de presse Sport Mediaset/Volley qui avait opportunément mis en avant les points de l’étude qui apparaissaient comme particulièrement critiquables.

https://www.sportmediaset.mediaset.it/volley/giudizio-ribaltato-il-volley-non-lo-sport-pi-pericoloso_17933250-202002a.shtml .

Cela étant, il fut permis d’apprendre assez rapidement que l’étude ainsi incriminée n’était pas terminée et qu’il ne fallait tenir compte ni des résultats qui avaient été publiés ni de l’image « négative » que ceux-ci avaient pu donner du volley-ball. Et, pour cause, puisque le volley-ball ne se trouvait plus affublé de la cote 8 mais bien de la cote 5 sur une échelle allant de 0 à 8 comme ligne servant à mesurer la dangerosité des sports en matière de risques de contamination du coronavirus. La différence est, comme on peut le voir, assez appréciable et, comme on peut l’imaginer, plus qu’appréciée par toutes celles et tous ceux qui avaient été plus que heurtés par cette information-choc.

A ce sujet, la chaîne de télévision flamande « Sporza », qui suit avec belle attention les aventures et tribulations du monde du volley-ball belge, avait interrogé Gert Vande Broek pour connaître l’avis qu’il avait sur ces estimations qui avaient été faites par l’Institut Polytechnique de Turin

L’entraîneur national des Yellow Tigers est aussi, on le sait, professeur à l’Université de la KUL où il fait partie du Centre de Recherche en Activité Physique, Sports et Santé. C’est évidemment en tant que tel qu’il est intéressant de prendre connaissance de son avis sur le sujet de la dangerosité du volley-ball comme véhicule possible de la propagation du coronavirus. Comme vous pourrez l’entendre ou le lire en cliquant sur le lien qui suit, l’avis de Gert Vande Broek est plus nuancé que tranchant.

https://sporza.be/nl/2020/05/08/slotconclusie-italiaans-onderzoek-volleybal-is-toch-niet-de-gevaarlijkste-sport~1588963079741/

En effet, si, comme tout un chacun émanant du monde du volley-ball, il avait été plus que surpris, sinon franchement choqué, de cette première place attribuée à notre sport de prédilection dans le classement établi par la Faculté Polytechnique de l’Université de Turin, il se fait plus analyste que juge d’instruction pour répondre aux questions portant sur la prétendue “dangerosité” du volley. Et pour évoquer immédiatement quelle(s) direction(s) il reviendra(it) aux encadrants de nos équipes de suivre dans le développement de leurs entraînements pour éviter au mieux ces “moments” où les risques de propagation sont plus évidents que d’autres. On retrouve bien là la patte de l’entraîneur qu’il est également.

C’est nuancé et subtil à souhait mais, chacun l’aura compris également, ce ne sont pas là des arguments qui suffiront pour convaincre les Autorités du GEES, le groupe d’experts en charge de l’Exit Stratey (en clair, en charge de proposer aux Autorités du Centre National de Crise les mesures dites de sortie du déconfinement), que le volley-ball serait un sport sans risque de contamination possible.

C’est pourquoi, dans la perspective de cette reprise tant attendue des activités et des compétitions des sports collectifs en salle, il convient à présent d’attendre quelle synthèse les experts du GEES feront des différents plans dits de déconfinement que les fédérations des sports pratiqués en salle ont été appelées à remettre à leurs Autorités respectives, dans les trois Communautés du pays. Et, à partir de cette synthèse, quelle(s) décision(s) prendront les Autorités du Centre National de Crise.

Si, à ces différentes attentes, il faut encore ajouter le temps qu’il faudra également prévoir pour s’assurer de la bonne application des mesures qui seront, peut-être de manière fractionnée, imposées aux fédérations et à leurs clubs comme aux gestionnaires des salles de sport, il est permis de réaliser à cet endroit combien est toujours pleinement actuelle cette expression qui date, paraît-il, du 12ème siècle et qui invite tout un chacun à “prendre son mal en patience”.

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Après le « déconfinement », quid du sport ?

Quelles seront les couleurs et les nouvelles contraintes de notre vie de tous les jours une fois levée la barrière du “temps du confinement” ? Ou, autrement dit, notre vie de ce moment nouveau sera-telle la même que celle d’avant ce temps où, en l’espace de quelques jours, nous avons été amenés à vivre comme nous n’avions jamais vécu auparavant ? C’est-à-dire tenu(e)s à pratiquer des gestes de prévention sanitaire bien précis et, dans le même temps, à être coupé(e)s physiquement de toutes ces relations humaines qui font que notre vie est tout sauf un enfermement sur soi. Le tout dans un climax où l’absence d’un vaccin contre ce virus fait craindre d’en être atteint et de subir le même sort que celles et ceux qui sont repris chaque jour dans les chiffres des décès liés à ses effets.

Ce que l’on sait déjà, c’est que, comme le disait tout récemment dans le journal “Le Soir” Marius Gilbert qui est cet épidémiologiste que l’on voit assez souvent sur les plateaux de télévision, “on se dirige vers un déconfinement qui sera extrêmement graduel avec, d’abord, des mesures d’assouplissement qui auront le moins d’impact possible sur la transmission du virus (…). L’idée est d’essayer d’améliorer la vie de tout le monde avec un impact minimum sur le risque”. Un risque qui est très loin d’être maîtrisé comme on le sait et qui, s’il n’y était pris garde et s’il devait se manifester avec force à nouveau, ferait encore plus de dégâts qu’il n’en a déjà fait.

Comment se présentera ce “déconfinement”? Il est impossible de le savoir aujourd’hui tant, dans ce processus qui s’échafaude, il y a un grand nombre d’acteurs concernés et de vecteurs à prendre en considération pour trouver très progressivement, par paliers et au prix de nouvelles contraintes certainement, cette balance d’équilibre entre “reprise des activités et barrage à la propagation du virus”, cette clé qui, aussi longtemps que ce dernier circulera au sein de la population sans que la science ait trouvé la parade d’un vaccin, permettra tant au Corps médical dans son ensemble qu’aux Autorités fédérales et régionales d’avoir l’assurance que la situation est quand même sous contrôle.

Pour le plus long terme, d’autres questions viennent à l’esprit. Comment nous comporterons-nous dans ce monde “post-coronavirus” ? Vivrons-nous comme nous le faisions avant d’être mis en confinement? Consommerons-nous la vie ou, plutôt, continuerons-nous à vider la Nature de ses ressources comme nous le faisions sans grand discernement?

Si l’on se donne la peine de réfléchir quelque peu à ce qui nous a conduits à cet état de crise sans précédent depuis la deuxième guerre mondiale, de simples moments de lucidité et des rappels de lecture suffisent pour réaliser que, en vérité, “nous sommes les victimes d’un système économique que nous, les humains, avons créé et qui est fondé sur l’aveuglement face aux limites planétaires et aux conséquences sanitaires de l’obsession du profit et du primat de la quantité sur la qualité”. (Corine Pelluchon in “Le Monde”).

Et comme nul secteur d’activités n’échappe à ce “système” qui est lui-même fondé sur le tropisme de l’accumulation permanente, le sport fait partie de ces causes qui nous mènent vers le néant. Aussi, serait-il sans doute opportun de s’interroger sur ses errements actuels, de se poser des questions sur son devenir, sur sa finalité, sur le bien-fondé de ses valeurs que certains aiment tant mettre en avant sans toujours vérifier si elles sont toujours bien portées, sinon fondées en certains cas.

A titre d’exemple et dans ce contexte, notre sport, le Volley-Ball, a été longtemps présenté comme étant une discipline cultivant les valeurs de la solidarité, de la camaraderie, de l’unité de corps et d’esprit, du collectif, du développement et de l’épanouissement. Si, dans de très nombreux cercles, ces valeurs sont toujours bien de mise aujourd’hui même si elles ne sont plus prônées en tant que devises, force est de reconnaître que, peu à peu au fil de ces cinquante dernières années, le volley- ball est devenu un sport qui, lui aussi, s’est tourné vers ce prisme du “toujours plus”, cette recherche de l’écrasement de l’autre, ce particularisme au sein de la collectivité. Vers cette recherche de notoriété, cette quête de nouveaux transferts, de nouvelles joueuses et de nouveaux joueurs pour se “renforcer” moyennant des offres rendues aussi attrayantes et sonnantes que possible, vers d’autres valeurs qui sont fort éloignées de celles de la simplicité et de la mesure.

Comme il en va de même à tous les niveaux des autres sports, à commencer par celui du Comité Olympique International qui n’a pu décider par lui-même le report des Jeux de Tokyo à l’année prochaine alors que la moitié du monde s’était pourtant déjà mise à l’heure du confinement et d’autres mesures du même genre pour protéger ses populations, il est permis de se demander comment il se fait que celles et ceux qui se trouvent aux postes de direction des mouvements sportifs n’ont d’autre souci que celui de préparer en toute hâte la prochaine saison. Ainsi, dans le monde du volley belge, il se trouve même des “responsables de compétition” qui, alors que tout rassemblement de personnes est interdit jusqu’à la fin du mois d’août par les Autorités publiques, n’hésitent pas à braver le ridicule et à proposer que les compétitions du niveau national soient entamées dès le début du mois de septembre. Comme s’ils trouvaient envisageable le fait que l’on puisse, du jour au lendemain, passer du noir au blanc.

Comme s’ils ne réalisaient pas que ce choc qui nous ébranle avec grande force représente, sinon une espèce de “rappel à l’ordre”, un signal d’alarme pour éveiller nos consciences à d’autres modèles de société, sinon à d’autres formes et d’autres buts d’organisation au sein de celle-ci. Comme si, avec leurs collègues de ces instances desquelles on pourrait attendre de nouvelles lignes directrices après ce temps de confinement, ils ne pouvaient se demander, eux aussi, comment faire pour mieux conduire demain ces deux mondes du sport qui sont plus qu’ entre-mêlés au sein de la Fédération de Volley-ball, celui, réduit mais catalyseur, des joueuses et des joueurs à statut “professionnel” et celui, aussi large que fondamental, des des “amateurs”. Pour faire en sorte que, pour vivre de manière plus en harmonie avec sa raison d’être, la Fédération de Volley-ball découple, mieux qu’elle ne le fait aujourd’hui, les activités réservées au monde des “amateurs” (loisirs, volley pour le “fun”, volley scolaire, volley en plein air, volley pour seniors, …) et celles où l’on retrouve les compétitrices/teurs du week-end et, à l’échelon supérieur, les joueuses et les joueuses du secteur “professionnel”.

Ces dirigeants sont-ils conscients que l’heure est on ne plus propice pour organiser, de manière concertée et bien structurée, cette nécessaire désolidarisation entre la pratique sportive, activité humaine de tous les temps, et le domaine du monde sportif professionnel qui est soumis aux normes de la compétitivité et aux règles des entreprises commerciales? Il faut l’espérer même si, à les voir tant pressés de “relancer la machine” et de mettre en place tous ces “championnats” destinés à créer la trompeuse illusion que chacune et chacun font du sport de haut niveau, les signaux ne sont pas encore au vert à cet égard.

Oui, il faut non seulement l’espérer mais, si rien ne s’annonce rapidement, il faudra alors les encourager à tenir pareille réflexion tant il apparaît qu’une nouvelle hégémonie culturelle pointe à l’horizon, celle qui se tournera vers les notions d’entraide et de proximité et non plus vers celle qui a donné la primauté à la concurrence à tout va et au toujours plus que l’autre.

En effet, il serait dommage que le Sport en général et notre Fédération ne fassent pas partie de cette remise en question qui ne peut être que salutaire quand chacun(e) peut voir aujourd’hui à quel point le sport souffre d’un manque de réelle identité à force de se faire de plus en plus produit marchand pour tenter d’obtenir de plus en plus d’argent aux fins de rester sur le dessus de la vague de ce qui brille.

A nous de nous inscrire donc dans ce courant qui remet en cause ce qui est précisément cause de dévoiements de valeurs et d’utilité sociale. Certes, on sait que la crise que nous vivons pour l’heure prendra fin. Quand ? Nul(le) ne peut le prédire et en donner la date.

Notre “Maison commune” est appelée à s’élever à nouveau. Mais comment croire en sa solidité si elle doit reposer sur les mêmes fondations que celle qui vient de vaciller par la seule faute d’un petit virus ? La confiance que nous avions en notre capacité à maîtriser la conduite de nos existences a pris plus qu’un coup dans l’aile. L’onde de cette angoisse planétaire est grande et a provoqué une telle secousse qu’il est à penser que la conception de l’avenir et les politiques qui auront à lui donner forme vont s’en trouver sens dessus dessous.

Cette forme de révolution nous poussera-t-elle à nous recroqueviller un peu plus encore sur nous-mêmes en pensant ainsi échapper à un prochain désastre ? Ou nous amènera-t-elle à prendre acte de la faillite de nos errements et à prendre une autre direction ?

Poser ces questions, c’est y répondre tant nous ne sommes pas condamnés au chaos. Non, il ne s’agira pas de “réparer” le monde pour qu’il soit comme avant mais, oui, il nous faudra proposer des alternatives et innover. Faisant ainsi nôtre, et ensemble, le propos de Bernanos qui a écrit que “l’espérance, c’est du désespoir surmonté”.

Jean-Pierre Brouhon

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