Après le « déconfinement », quid du sport ?

Quelles seront les couleurs et les nouvelles contraintes de notre vie de tous les jours une fois levée la barrière du “temps du confinement” ? Ou, autrement dit, notre vie de ce moment nouveau sera-telle la même que celle d’avant ce temps où, en l’espace de quelques jours, nous avons été amenés à vivre comme nous n’avions jamais vécu auparavant ? C’est-à-dire tenu(e)s à pratiquer des gestes de prévention sanitaire bien précis et, dans le même temps, à être coupé(e)s physiquement de toutes ces relations humaines qui font que notre vie est tout sauf un enfermement sur soi. Le tout dans un climax où l’absence d’un vaccin contre ce virus fait craindre d’en être atteint et de subir le même sort que celles et ceux qui sont repris chaque jour dans les chiffres des décès liés à ses effets.

Ce que l’on sait déjà, c’est que, comme le disait tout récemment dans le journal “Le Soir” Marius Gilbert qui est cet épidémiologiste que l’on voit assez souvent sur les plateaux de télévision, “on se dirige vers un déconfinement qui sera extrêmement graduel avec, d’abord, des mesures d’assouplissement qui auront le moins d’impact possible sur la transmission du virus (…). L’idée est d’essayer d’améliorer la vie de tout le monde avec un impact minimum sur le risque”. Un risque qui est très loin d’être maîtrisé comme on le sait et qui, s’il n’y était pris garde et s’il devait se manifester avec force à nouveau, ferait encore plus de dégâts qu’il n’en a déjà fait.

Comment se présentera ce “déconfinement”? Il est impossible de le savoir aujourd’hui tant, dans ce processus qui s’échafaude, il y a un grand nombre d’acteurs concernés et de vecteurs à prendre en considération pour trouver très progressivement, par paliers et au prix de nouvelles contraintes certainement, cette balance d’équilibre entre “reprise des activités et barrage à la propagation du virus”, cette clé qui, aussi longtemps que ce dernier circulera au sein de la population sans que la science ait trouvé la parade d’un vaccin, permettra tant au Corps médical dans son ensemble qu’aux Autorités fédérales et régionales d’avoir l’assurance que la situation est quand même sous contrôle.

Pour le plus long terme, d’autres questions viennent à l’esprit. Comment nous comporterons-nous dans ce monde “post-coronavirus” ? Vivrons-nous comme nous le faisions avant d’être mis en confinement? Consommerons-nous la vie ou, plutôt, continuerons-nous à vider la Nature de ses ressources comme nous le faisions sans grand discernement?

Si l’on se donne la peine de réfléchir quelque peu à ce qui nous a conduits à cet état de crise sans précédent depuis la deuxième guerre mondiale, de simples moments de lucidité et des rappels de lecture suffisent pour réaliser que, en vérité, “nous sommes les victimes d’un système économique que nous, les humains, avons créé et qui est fondé sur l’aveuglement face aux limites planétaires et aux conséquences sanitaires de l’obsession du profit et du primat de la quantité sur la qualité”. (Corine Pelluchon in “Le Monde”).

Et comme nul secteur d’activités n’échappe à ce “système” qui est lui-même fondé sur le tropisme de l’accumulation permanente, le sport fait partie de ces causes qui nous mènent vers le néant. Aussi, serait-il sans doute opportun de s’interroger sur ses errements actuels, de se poser des questions sur son devenir, sur sa finalité, sur le bien-fondé de ses valeurs que certains aiment tant mettre en avant sans toujours vérifier si elles sont toujours bien portées, sinon fondées en certains cas.

A titre d’exemple et dans ce contexte, notre sport, le Volley-Ball, a été longtemps présenté comme étant une discipline cultivant les valeurs de la solidarité, de la camaraderie, de l’unité de corps et d’esprit, du collectif, du développement et de l’épanouissement. Si, dans de très nombreux cercles, ces valeurs sont toujours bien de mise aujourd’hui même si elles ne sont plus prônées en tant que devises, force est de reconnaître que, peu à peu au fil de ces cinquante dernières années, le volley- ball est devenu un sport qui, lui aussi, s’est tourné vers ce prisme du “toujours plus”, cette recherche de l’écrasement de l’autre, ce particularisme au sein de la collectivité. Vers cette recherche de notoriété, cette quête de nouveaux transferts, de nouvelles joueuses et de nouveaux joueurs pour se “renforcer” moyennant des offres rendues aussi attrayantes et sonnantes que possible, vers d’autres valeurs qui sont fort éloignées de celles de la simplicité et de la mesure.

Comme il en va de même à tous les niveaux des autres sports, à commencer par celui du Comité Olympique International qui n’a pu décider par lui-même le report des Jeux de Tokyo à l’année prochaine alors que la moitié du monde s’était pourtant déjà mise à l’heure du confinement et d’autres mesures du même genre pour protéger ses populations, il est permis de se demander comment il se fait que celles et ceux qui se trouvent aux postes de direction des mouvements sportifs n’ont d’autre souci que celui de préparer en toute hâte la prochaine saison. Ainsi, dans le monde du volley belge, il se trouve même des “responsables de compétition” qui, alors que tout rassemblement de personnes est interdit jusqu’à la fin du mois d’août par les Autorités publiques, n’hésitent pas à braver le ridicule et à proposer que les compétitions du niveau national soient entamées dès le début du mois de septembre. Comme s’ils trouvaient envisageable le fait que l’on puisse, du jour au lendemain, passer du noir au blanc.

Comme s’ils ne réalisaient pas que ce choc qui nous ébranle avec grande force représente, sinon une espèce de “rappel à l’ordre”, un signal d’alarme pour éveiller nos consciences à d’autres modèles de société, sinon à d’autres formes et d’autres buts d’organisation au sein de celle-ci. Comme si, avec leurs collègues de ces instances desquelles on pourrait attendre de nouvelles lignes directrices après ce temps de confinement, ils ne pouvaient se demander, eux aussi, comment faire pour mieux conduire demain ces deux mondes du sport qui sont plus qu’ entre-mêlés au sein de la Fédération de Volley-ball, celui, réduit mais catalyseur, des joueuses et des joueurs à statut “professionnel” et celui, aussi large que fondamental, des des “amateurs”. Pour faire en sorte que, pour vivre de manière plus en harmonie avec sa raison d’être, la Fédération de Volley-ball découple, mieux qu’elle ne le fait aujourd’hui, les activités réservées au monde des “amateurs” (loisirs, volley pour le “fun”, volley scolaire, volley en plein air, volley pour seniors, …) et celles où l’on retrouve les compétitrices/teurs du week-end et, à l’échelon supérieur, les joueuses et les joueuses du secteur “professionnel”.

Ces dirigeants sont-ils conscients que l’heure est on ne plus propice pour organiser, de manière concertée et bien structurée, cette nécessaire désolidarisation entre la pratique sportive, activité humaine de tous les temps, et le domaine du monde sportif professionnel qui est soumis aux normes de la compétitivité et aux règles des entreprises commerciales? Il faut l’espérer même si, à les voir tant pressés de “relancer la machine” et de mettre en place tous ces “championnats” destinés à créer la trompeuse illusion que chacune et chacun font du sport de haut niveau, les signaux ne sont pas encore au vert à cet égard.

Oui, il faut non seulement l’espérer mais, si rien ne s’annonce rapidement, il faudra alors les encourager à tenir pareille réflexion tant il apparaît qu’une nouvelle hégémonie culturelle pointe à l’horizon, celle qui se tournera vers les notions d’entraide et de proximité et non plus vers celle qui a donné la primauté à la concurrence à tout va et au toujours plus que l’autre.

En effet, il serait dommage que le Sport en général et notre Fédération ne fassent pas partie de cette remise en question qui ne peut être que salutaire quand chacun(e) peut voir aujourd’hui à quel point le sport souffre d’un manque de réelle identité à force de se faire de plus en plus produit marchand pour tenter d’obtenir de plus en plus d’argent aux fins de rester sur le dessus de la vague de ce qui brille.

A nous de nous inscrire donc dans ce courant qui remet en cause ce qui est précisément cause de dévoiements de valeurs et d’utilité sociale. Certes, on sait que la crise que nous vivons pour l’heure prendra fin. Quand ? Nul(le) ne peut le prédire et en donner la date.

Notre “Maison commune” est appelée à s’élever à nouveau. Mais comment croire en sa solidité si elle doit reposer sur les mêmes fondations que celle qui vient de vaciller par la seule faute d’un petit virus ? La confiance que nous avions en notre capacité à maîtriser la conduite de nos existences a pris plus qu’un coup dans l’aile. L’onde de cette angoisse planétaire est grande et a provoqué une telle secousse qu’il est à penser que la conception de l’avenir et les politiques qui auront à lui donner forme vont s’en trouver sens dessus dessous.

Cette forme de révolution nous poussera-t-elle à nous recroqueviller un peu plus encore sur nous-mêmes en pensant ainsi échapper à un prochain désastre ? Ou nous amènera-t-elle à prendre acte de la faillite de nos errements et à prendre une autre direction ?

Poser ces questions, c’est y répondre tant nous ne sommes pas condamnés au chaos. Non, il ne s’agira pas de “réparer” le monde pour qu’il soit comme avant mais, oui, il nous faudra proposer des alternatives et innover. Faisant ainsi nôtre, et ensemble, le propos de Bernanos qui a écrit que “l’espérance, c’est du désespoir surmonté”.

Jean-Pierre Brouhon

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« Nouveau Temps » pour la formation

Pendant toute cette période durant laquelle les rassemblements ne sont plus autorisés et où, se conformant aux mesures de confinement instaurées par les Autorités fédérales, régionales et locales, chacun(e) est tenu(e) de rester le plus possible à la maison, il s’agit d’occuper au mieux tout ce temps devenu disponible. Du moins pour celles et ceux qui ont vu se réduire ou s’atrophier leurs activités habituelles.

Dans le cadre de ce grand chambardement des habitudes de tous les jours, la Commission de Formation des Entraîneurs de Volley-Ball (CFEVB) de la FVWB se fait plus active que jamais. Ainsi, par l’entremise de Marc Cloes qui en est le responsable, elle vient de diffuser deux newsletters pour faire connaître toutes les initiatives et toutes les activités qui sont de nature à intéresser toutes les personnes qui gravitent dans les milieux francophones de la formation et de l’encadrement de notre “monde du volley-ball”.

Je vous livre la première de ces deux newsletters, étant entendu que, dès demain ou lundi au plus tard, je publierai la seconde. Pour faire durer ainsi le plaisir d’une part et pour vous permettre de digérer tout à votre aise le contenu de ce qui suit d’autre part .

Histoire de réaliser, de manière rendue aussi étalée que concrète, que nous entrons déjà, à petits pas certes mais de façon inéluctable, dans un nouveau Temps de formation.

Belle journée à vous.

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Tout d’abord, la CFEVB se joint aux autorités publiques pour encourager tous les coaches à respecter scrupuleusement les consignes sanitaires qui permettront de limiter les effets de l’épidémie de COVID-19 !!! Nous sommes conscients que ce contexte inédit perturbe totalement l’organisation de la vie de chacun d’entre vous, que cela soit sur un plan personnel, professionnel ou sportif. Afin que l’inactivité forcée soit mise à profit, nous proposons ci-dessous une série d’opportunités de formations en espérant qu’un maximum d’entraîneurs saisiront la balle au bond !

Voici donc des informations relatives à des activités organisées dans les prochaines semaines au niveau de la formation des entraîneurs, organisées depuis le 08/03/20. 

Formations initiales

Alors que les activités sur le terrain sont suspendues jusqu’à nouvel ordre, peut-être est-ce le moment d’en profiter pour s’investir dans des activités de formation. En effet, les formateurs de la CFEVB se mobilisent pour proposer des activités de formation à distance. Une opportunité à saisir pour rentabiliser l’arrêt des activités sportives, actualiser ses connaissances, rester en contact avec des collègues, accumuler un maximum de dispenses pour l’obtention d’un brevet supérieur, faire le plein de points de formation (même si cet aspect devrait être secondaire dans un processus de formation !), …

Activités proposées:

Formation ‘Basic’. Pour coacher la première année, les personnes qui n’ont jamais entraîné doivent effectuer une formation en ligne (durée estimée à +/- 4h – y compris la rédaction obligatoire d’une analyse personnelle de l’outil) : le module Basic. Il s’agit des modules CS 111, CS121 et CS 122 intégrés à la formation Animateur, elle-même intégrée à la formation MSIn. Pourquoi ne pas faire valoir le contexte actuel pour inciter un maximum d’affilié.e.s à faire la démarche. Pour rappel, l’attestation Basic permet également d’être dispensé du quart de la formation Animateur ! Cela motivera peut-être certain.e.s de participer à l’une de ces formations qui seront encore organisées d’ici la fin de l’année civile. Inscriptions pour le module Basic : contacter Mme Sepp (coachs@fvwb.be). Une remarque générale : au fil du parcours de formation, les candidats sont invités à noter dans un tableau leurs commentaires sur chaque partie du parcours de formation en ligne. Il importe de le compléter au fur et à mesure !!! La dernière partie de la formation consiste à expliquer, sur base de ce qu’il/elle a appris, quatre actions concrètes que l’entraîneur.e mettra en place dans sa pratique.

* Formations Animateur Volley-Ball. Pour l’instant, la formation Animateur VB de Liège animée par Francis Devos (26/04 à Spa et 03/05 à Marchin) est maintenue. Evidemment, une prolongation de la période de confinement nous amènerait à revoir cette programmation. Les autres formations sont en attente. Veuillez manifester votre intention de participer à ces formations auprès de Mme Alexandra Sepp (coachs@fvwb.be).

* Formation Moniteur Sportif Initiateur Volley-Ball. La formation MSIn VB 2020/1 va être adaptée en fonction de la crise du COVID-19. En fait, la situation actuelle précipite le recours à des activités de formation à distance. Celles-ci seront programmées à partir du mois d’avril. En effet, le confinement devrait permettre à un certain nombre d’entraîneurs de se libérer. Les activités seront planifiées pendant la semaine et le week-end, à des moments qui sont habituellement réservés à des activités d’entraînement ou de compétition. Des solutions seront recherchées pour aider des collègues engagés en première ligne sur le front de la lutte contre le virus !!!

L’horaire n’est pas encore connu. Il dépendra du nombre de personnes qui s’inscriront. En effet, compte tenu des circonstances, nous allons proposer une formule un peu différente : deux types d’activités seront proposés (les informations communiquées ci-dessous restent sujettes à modifications afin de s’adapter aux possibilités !):

1)      Les modules organisés en enseignement à distance (cours synchrones -S- à suivre à un moment donné ; cours asynchrones -A- qu’il est possible de suivre n’importe quand ; travaux à réaliser chez soi -T). Ceci concerne les modules CS 111 (Basic – 0,5hA), CS112 (0,5hT), CS113 (2hA+S), CS121 (Basic – 1hA), CS122 (Basic – 2h30A), CS123 (3x1hS), CS131 (3x1hT+S), CS132 (3x1hT+S), CS134 (3x1hT+S), CS141 (2x1hS), CS151 (2x1hS).

2)      Les modules qui seront organisés en présentiel dès que le confinement sera suspendu (éventuellement en même temps que la formation MSIn 2020/2 organisée à la Toussaint). Ceci concerne tous les modules où des prestations sur le terrain constituent l’assise des activités de formation, à savoir les modules CS124 (6h), CS125 (3h), CS126 (4h, CS127 (2h), CS128 (1,5h), CS129 (3h), CS132 (3h).

Le programme de base de la formation MSIn est disponible en cliquant ICI.

Nous allons distinguer trois types de candidats :

1)      Ceux qui souhaitent s’inscrire à l’ensemble du cours 2020/1, qui vont suivre tous les modules et passer les évaluations ;

2)      Ceux qui veulent capitaliser des modules en vue d’une inscription future à l’ensemble du cours, qui suivront certains modules à distance et passeront les évaluations associées ;

3)      Ceux qui participeront au(x) module(s) à distance de leur choix et renverront une analyse réflexive pour obtenir des points de formation continue.

Les inscriptions seront clôturées début avril, en fonction des décisions du Conseil National de Sécurité. Elles doivent être effectuées en renvoyant le formulaire téléchargeable ICI à Marc.Cloes@skynet.be. Coût : calculé en fonction du nombre de modules choisis (+/-2,5€/h pour les modules à distance ; +/-5€/h pour les modules en présentiel).

* Formation Moniteur Sportif Educateur Volley-Ball. Comme pour les MSIn, la CFEVB a adapté le programme initialement prévu. Les deux types de cours identifiés ci-dessus seront également proposés :

1)      Les modules organisés en enseignement à distance (cours synchrones -S- à suivre à un moment donné ; cours asynchrones -A- qu’il est possible de suivre n’importe quand ; travaux à réaliser chez soi -T). Ceci concerne les modules CS 221 (3x1hS), CS222 (3hT+S), CS223 (3hT+S), CS225 (3hT+S), CS227/1 (4x1hS), CS228 (3hT+S), CS229 (1,5hA), CS231 (1hA), CS232 (3hT+S), CS234 (1,5hS), CS241 (2hA+S), CS251 (1,5hS), CS252 (1,5hS).

2)      Les modules qui seront organisés en présentiel dès que le confinement sera suspendu concernent ceux où des prestations sur le terrain constituent l’assise des activités de formation, à savoir les modules CS224 (3h), CS226 (1,5h), CS227/2 (1,5h, CS233 (3h), CS235 (2h).

Le programme de base de la formation MSEd est disponible en cliquant ICI.

Comme pour la formation précédente, il est possible de s’inscrire en tant que :

1)      Candidat souhaitant s’inscrire à l’ensemble du cours 2020/1, qui vont suivre tous les modules et passer les évaluations ;

2)      Candidat souhaitant capitaliser des modules en vue d’une inscription future à l’ensemble du cours, qui suivront certains modules à distance et passeront les évaluations associées ;

3)      Candidat qui participera au(x) module(s) à distance de son choix et renverra une analyse réflexive pour obtenir des points de formation continue.

La date limite des inscriptions est liée aux décisions du Conseil National de Sécurité. Nous recommandons aux entraîneurs intéressés de renvoyer le plus tôt possible le formulaire téléchargeable ICI à Marc.Cloes@skynet.be. Coût : calculé en fonction du nombre de modules choisis (+/-2,5€/h pour les modules à distance ; +/-5€/h pour les modules en présentiel).

* Formations ‘1ers soins en milieu sportif’. Les formations traditionnelles présentées dans le numéro précédent des VB-Coaches-News sont annulées jusqu’à la modification des consignes de protection sanitaire. Toutefois, Thibault Lycops nous a signalé que Act For Life – Human Pragma Concept asbl (Chaussée de Bruxelles 4 bte 3 à 1470 Baisy-Thy – 02/387.11.21 – support@actforlife.be – www.actforlife.be) propose, pour une partie du cours de base (équivalent de 3 heures de cours) ou les recyclages (équivalent à 2 heures de recyclage), un enseignement à distance via son serious game (qui détient les mêmes reconnaissances que les formations présentielles). Eu égard au contexte, cette formation à distance est proposée gratuitement pendant la durée du confinement. Le complément d’heures, en présentiel, nécessaire pour obtenir le brevet de base ou le recyclage sera à planifier ultérieurement et l’asbl ne manquera pas de recontacter les participants afin de refixer de nouvelles dates dès que la situation le permettra. Les bureaux restent ouverts pour toute information complémentaire.

* Formations cours généraux ADEPS. Les examens du 14/03/20 (2ème session) ont été annulés. Ils sont reportés à une date ultérieure (plus d’infos après la période de confinement prévue jusqu’au 05/04/2020). Par ailleurs, les inscriptions à la prochaine édition d’examens prévus les 09/05/2020 (1ère session) et 20/06/2020 (2ème session) sont temporairement suspendues. Les inscriptions déjà réalisées sont conservées (plus d’infos après la période de confinement prévue jusqu’au 05/04/2020).

Formations continues (ordre chronologique)

* En raison du confinement, les deux clinics proposés dans le numéro précédent des VB-Coaches-News (René Malengreaux – dimanche 29 mars ; Dominique Blairon – samedi 4 avril) sont reportés à une date ultérieure. Les informations seront communiquées dès qu’elles seront disponibles.

* Herman Vleminckx (Directeur technique de la FVWB) animera une vidéoconférence interactive sur le thème « L’entraînement des jeunes : Philosophie, implications pratiques, stratégies ». Cette activité se déroulera un lundi, un mercredi ou un vendredi soir (19h30-21h30). Inscriptions en renvoyant dès que possible le formulaire en ligne accessible en cliquant ICI. Confirmation en fonction du nombre de personnes inscrites.

* Christian Didembourg et Jérôme Cornet (Commission Arbitrage de la FVWB) proposent d’animer deux tables de discussion online, ouvertes chacune à 12 coaches, sur le thème « Ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’arbitrage sans oser le demander ». Cette activité se déroulera un mardi ou un jeudi soir (19h30-21h30). Pour s’inscrire, renvoyer dès que possible le formulaire en ligne accessible en cliquant ICI. Confirmation en fonction du nombre de personnes inscrites.

Informations diverses

* Quatre livres à découvrir :

–           Apprentissage ludique du volley-ball : 1 contre 1 – 35 entrainements pour joueurs débutants ou avancés, un bestseller côté néerlandophone, écrit par Jos Rutten et traduit en français par Francis Devos. Information en cliquant ICI ou en contactant le traducteur (francis@devos.dk). Prix :  42€ + frais de livraison.

–          Volley-ball. Secrets d’entraînement, un livre de Benoit Corroyer, formateur d’entraîneurs de la FFVolley (Fédération Française de Volley) paru il y a quelques mois chez Amphora. Il vise à apporter un support pédagogique concret et accessible à toutes les personnes qui encadrent des joueurs de volley, qu’ils soient débutants ou confirmés. L’ouvrage est vendu au prix de 27,50€. Commande possible en cliquant ICI

–          New functional training for sports, un ouvrage de Michael Boyle, paru en 2016, qui synthétise les principes actuels de la préparation physique. Il est complété par des ressources en ligne. Renseignements en cliquant ICI.

–          Complete conditioning for volleyball, de Steve Oldenburg, est un livre qui passionnera les entraîneurs considérant que le développement des qualités physiques constitue un réel facteur de performance en volley-ball. Le livre est complété par des vidéos accessibles sur le site de la maison d’édition. Pour plus d’information, cliquer ICI.

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Une célébration de la CIDE avec des visages souriants

 

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C’est aujourd’hui qu’a été célébré le trentième anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). La Fédération Wallonie -Bruxelles avait pris quelque peu les devants ce dimanche en organisant à Ixelles, dans le Flagey et sur la Place Ste Croix (quand donc la nouvelle majorité se décidera-t-elle à appeler ce lieu Place Audrey Hepburn ?), une fête entièrement destinée aux enfants et aux jeunes, En avant ! Même si elle n’avait pas bénéficié d’une large publicité, cette fête qui faisait la promotion des droits de l’enfant à tous les échelons de la vie en société, a connu un beau petit succès.

Il s’agissait d’un événement unique qui; initiative du délégué aux droits des enfants, proposait aux enfants et jeunes de tous âges qui avaient fait le déplacement des animations de toute nature et des spectacles de qualité: théâtre, expression artistique, psychomotricité, escalade, spectacles musicaux, ateliers pains et pizzas, scène ouverte, espaces contes. Bref, il y en avait pour tous les goûts et pour toutes les bourses puisque tout était entièrement gratuit

Même si je n’avais plus tout à fait l’âge pour être considéré comme un potentiel bénéficiaire de toutes ces activités qui étaient encadrées par des animatrices/animateurs dévoué(e)s et en grand nombre, j’ai participé bien volontiers à un quiz qui, mis entièrement sur pied par des jeunes d’une école bruxelloise, portait sur l’environnement et qui correspondait bien aux valeurs promues par les organisateurs de ce rendez-vous d’un jour: cohérence, participation, mixité et durabilité. J’ai beaucoup apprécié l’enthousiasme de ces jeunes (et de leur professeure de géographie) qui étaient légitimement fiers de leur jeu et du message qu’ils portaient.

Je n’ai vu aucun responsable politique sur place mais il est vrai que je ne suis resté qu’une bonne heure au sein de ces rires et de ces sourires . De fait, cela ne m’a aucunement manqué car j’avais vu l’essentiel et, surtout, pu me rendre compte qu’il n’était vraiment pas besoin de haute technologie pour mettre les jeunes en situation de faire équipe et de pouvoir se créer des espaces d’émerveillement.

Oui, c’est tout requinqué et profondément heureux que, un peu plus tardivement que prévu, je suis rentré,à la maison.

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Texte intégral de la Convention adopté par les Nations Unies.

Texte de la Convention dans un langage adapté aux enfants (childfriendly).

Illustration de la Convention par une affiche pour enfants (childfrienldy)

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Schuman et Monnet, même discours ….

Le 9 mai 1950, sur proposition de Jean Monnet, Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères français, fait une déclaration historique dans le salon de l’Horloge du Quai d’Orsay à Paris. : il appelle à la mise en commun sous une autorité internationale des productions française et allemande de charbon et d’acier. Ce moment est considéré comme celui qui se trouve à l’origine de ce qui est devenu aujourd’hui l’Union européenne.
La Journée de l’Europe est célébrée chaque année le 9 mai dans tous les pays européens pour rendre hommage à ce moment fondateur. C’est au Conseil européen de Milan, en juin 1985, que les Etats membres se sont mis d’accord sur cette date symbolique.
Ce 9 mai 2019, à l’initiative du Bureau permament de la Belgique auprès de la Commission européenne, s’est tenue, comme chaque année, une petite cérémonie au cours de laquelle furent prononcés les habituels discours d’usage sur l’origine de l’Europe et son devenir. Un devenir qui, comme le disait Robert Schuman en 1950, ne « se fera (que) par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait”.
L’Association des Commerçants du Carrefour Jean Monnet (ACCJM) était présente parmi les partenaires de la « Journée du 9 mai » et eut ainsi l’occasion de signaler qu’elle avait été l’instigatrice de la dénomination faite du croisement des rues Archimède, Stevin et Franklin en « Carrefour Jean Monnet ». C’était il y a une bonne trentaine d’années déjà d’ici.
Cerise sur le gâteau, la dynamique Présidente de l’ACCJM, Nicole DuJacquière, eut là le plaisir de porter à la connaissance de certaines des personnalités présentes que l’Association a déposé un nouveau projet auprès des Autorités de la Ville de Bruxelles afin qu’un autre croisement de rues se trouvant dans le périmètre couvert par l’ACCJM ait tout bientôt, lui aussi, une appellation à forte identité européenne.
Ce n’est pas le seul projet à caractère européen que cette Association a inscrit dans ses cartons afin de faire du périmètre qui la concerne un quartier où, demain, il sera possible, sous la forme d’une promenade balisée de totems qui porteront l’effigie des signataires du Traité de Rome,  d’en savoir plus sur les personnes qui ont compté dans l’élaboration de ce dernier.
Démonstration est ici faite que les commerçants du Carrefour Jean Monnet n’ont pas oublié que Jean Monnet avait, comme eux, été d’abord un commerçant (un négoce en spiritueux) avant de se lancer dans l’action politique ….
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Charles Aznavour est entré dans la nuit

Y a tant d’amour, de souvenirs
Autour de toi, toi Charles Aznavour
Y a tant de larmes et de sourires
A travers toi, tant et tant d’amour
Que jamais, jamais, jamais
Tu nous quitteras
Tu nous as emmenés au bout de la terre
Tu nous as emmenés au pays des merveilles
Hier encore, avec passion, toi le Cabotin
La tête contre les murs,
Loin de tes Emmerdes
Tu magnifiais Après l’amour
Sans t’laisser aller, Trousse chemise,
Longtemps, tu as retenu la Nuit,
Tu te trouvais tout en haut de l’affiche
Mais, Désormais, Sur ta vie,
Il nous réaliser que, Comme ils disent,
Tu as été rejoindre Ceux qui sont tombés
Jean-Pierre Brouhon
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Le beachvolley dans le recueillement et dans ses autres dimensions

Je commencerai mon billet du jour en rendant hommage à une dame qui nous a quittés hier et qui, comme toutes les épouses de dirigeants de quelque secteur de la société que ce soit (et l’inverse est vrai également), mérite la plus grande considération et le respect pour ce que l’attache sentimentale qu’elle a connue avec son mari a engendré comme résultats bénéfiques pour la cause ainsi servie. Cette dame, Annie Deloddere, née Annie De Boosere, est décédée dans la journée de samedi. Annie était l’épouse de Godfried Deloddere, homme avec qui j’ai eu le plaisir de diriger dans les années ’90 le Conseil National de beachvolley après qu’il eut pris la relève de Willy Bruninx. Pendant tout ce temps, j’ai pu compter sur la loyauté et la franche collaboration de Godfried et ai pu me rendre compte que je n’étais pas seul à avoir la chance d’avoir le plein soutien d’une compagne qui participait, de près ou de loin, à tous ces innombrables moments où l’on cherchait, que ce soit dans les lieux où il s’agissait de poser les bases des compétitions à mettre sur pied (Championnat de Belgique, Coupe de Belgique, King and Queen of the Beach, manche mondiale du World Tour à Ostende) ou sur les terrains de ces diverses activités, à donner, avec de remarquables partenaires,  les plus belles couleurs et le plus grand rayonnement au beachvolley dans tout le pays.

Annie était toujours aux côtés de Godfried et, toujours, elle lui souriait quand, tout étant bien remisé, il revenait vers elle pour prendre, ensemble, un dernier verre avant le retour vers la maison.

Par après, quand je m’étais volontairement écarté du monde du (beach)volley pour des raisons professionnelles,,  j’eus encore maintes fois l’occasion de voir que Annie était toujours fidèle au poste, c’est-à-dire aux côtés de celui qu’elle chérissait et couvait, avec une infinie discrétion, de toutes ses meilleures attentions.

Vaarwel Annie. Je zult altijd in mijn beste gedachten zijn.

 

Annie Deloddere

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Le championnat de Belgique de beachvolley a disputé ces samedi et dimanche à Maaseik sa dernière étape avant la phase finale qui aura lieu lors du prochain week-end à Knokke. Tant chez les femmes que chez les hommes, les meilleurs éléments étaient présents si l’on met de côté le fait que Sarah Cools était toujours absente pour cause de blessure d’une part et que notre Beachvolleyteam Koekelkoren-van Walle se reposait de son déplacement à Vienne où, comme on le sait, il se trouva éliminé après avoir réussi à se qualifier brillamment pour le tableau de tête de ce très grand tournoi international d’autre part.

Chez les dames, la finale mit en présence la paire composée des deux soeurs Ruysschaert et la formation occasionnelle composée de Lisa Van den Vonder et de Lisbeth Mouha. Le vainqueur de cette partie ne fut connu qu’au terme de trois sets dont les deux premiers furent particulièrement disputés : 22-20/17-21. Dans le tie-break, les deux soeurs firent assez rapidement la différence et filèrent vers leur quatrième succès de la saison. Avant cela, les équipes du club Brucap Beachvolley team firent très belle impression jusqu’au stade des ¼ de finale mais aucune ne put arriver à se qualifier pour la finale. On notera également que le duo Thys – Reul, qui avait encore dû passer samedi par le stade des éliminatoires, a effectué un très beau parcours, en n’étant battu qu’en ½ finale 21-17/22-20 par les soeurs Ruysschaert.

Chez les hommes, les quatre meilleures équipes se retrouvèrent lors des ½ finales : Douwen-Urnaut livra bataille à Colson-Deroey et s’inclina sur le fil (23-21/16-21/13-15) tandis que les frères Vandecaveye s’imposèrent à Lemmens-Ver Eecke en deux manches : 21-17/22-20. Dans le match ayant la première marche du podium pour enjeu, les frères Vandecaveye perdirent le premier set 21-18 mais enlevèrent les deux suivants sur les scores de 16-21/11-15.

Au plan international, la palme du Master masculin de Vienne est revenue à la paire norvégienne Mol A.- Sorum qui se montra intraitable et plus qu’impressionnante face à la paire polonaise Bryl – Fijalek. Les deux jeunes Norvégiens l’ont emporté en deux sets : 21-12/21-17 et le moins que je puisse écrire est que le match valut surtout par l’extraordinaire prestation d’Anders Mol qui effectua une véritable démonstration de blocs victorieux au filet puisqu’il en réalisa pas moins de 9 en l’espace de ces deux sets au cours desquels son équipier se montra plus qu’efficace, lui aussi, dans tous les autres secteurs du jeu. Oui, assurément, cette paire, qui est remarquablement complémentaire, est bien partie pour figurer très bientôt parmi les Seigneurs du beach mondial.

 

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Aux urnes citoyen(ne)s de tous pays

En tant que ressortissant d’un État étranger, membre ou non de l’Union européenne, vous avez le droit de participer aux prochaines élections communales qui auront lieu le 14 octobre 2018, au même titre que les citoyens belges. En vertu du traité de Maastricht, les ressortissants de l’Union européenne bénéficient également du droit d’éligibilité pour les élections locales.
Cette échéance est particulièrement importante dans la mesure où les communes prennent des orientations qui ont des implications directes sur votre cadre de vie. En effet, l’aménagement des lieux publics, l’enseignement, la culture, la petite enfance, la sécurité ou encore la propreté publique font, entre autres, partie intégrante des compétences accordées aux communes.
Si vous désirez participer au vote des élections du 14 octobre prochain et que vous répondez aux conditions d’inscription (voir ci-dessous), la démarche est simple: il vous suffit de compléter le formulaire ad hoc et de le renvoyer, avec une copie de votre carte d’identité:
•soit par courrier postal à l’administration de votre commune
•soit à l’adresse mail suivante: citizen2018@(nom de votre commune).irisnet.be
Vous recevrez la preuve d’inscription après acceptation de votre demande par le Collège. Il n’est donc pas nécessaire de vous rendre à l’Hôtel de Ville. Vous recevrez également, en temps utile, la convocation électorale reprenant toutes les informations.
Votre formulaire d’inscription doit être envoyé impérativement avant le 31 juillet 2018. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment (excepté entre le 1 août et le 14 octobre 2018) ainsi que donner procuration à tout autre électeur si vous avez un empêchement le jour du vote.
Conditions d’inscription en tant qu’électeur
Quatre conditions sont communes aux ressortissants européens et non européens:
•être âgé au minimum de 18 ans au 14/10/2018
•être inscrit au registre de la population ou au registre des étrangers de la commune au 1/8/2018
•jouir au 14/10/2018 de ses droits civils et politiques
•avoir introduit au plus tard le 31/7/2018 une demande (formulaire) en vue de l’inscription sur les listes électorales.
Les ressortissants issus d’un pays non-membre de l’Union européenne doivent par ailleurs:
•faire lors de l’introduction de la demande d’inscription une déclaration d’engagement à respecter la Constitution, les lois du peuple belge et la Convention de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales
•faire valoir au moment de l’introduction de la demande cinq années ininterrompues de résidence principale en Belgique couvertes par un séjour légal
Contacts
Pour de plus amples informations, n’hésitez pas à prendre contact avec le service des Affaires électorales de votre Commune. Vous pouvez également consulter le site Internet http://www.elections2018
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L’Europe n’est plus qu’une tête d’épingle politique

 

L’article qui suit n’est peut-être pas très fouillé mais, sous un aspect qui a la forme d’un résumé des grands faits s’étant produits au cours de ces derniers jours dans le monde, il n’en fournit pas moins pas mal de matière à interrogation et à réflexion sur des sujets qui nous intéressent plus qu’il peut y paraître à premier abord.

Qu’il s’agisse du délitement d’un G7 qui montre à chacune de ses mises sur pied qu’il n’est plus la plaque tournante de la vie économique mondiale et, plus encore depuis le dernier organisé à Toronto, qu’il n’est plus capable de faire consensus en son sein par la volonté d’un Trump qui ne veut plus voir les Etats-Unis se trouver impliqués (et bridés) dans des opérations politiques dites de multilatéralisme, qu’il soit question de ce Sommet qui s’est tenu à Singapour où, de nouveau, Trump a donné l’impression de vouloir renverser la table des politiques de sanctions menées par ses prédécesseurs à l’encontre de la Corée du Nord ou qu’il s’agisse encore de cette dernière rencontre entre le Premier de Chine et le Premier de Russie qui vient d’avoir lieu à Pékin et qui a débouché sur des accords d’une très grande portée au plan mondial, une évidence s’impose avec force, l’Europe ne compte plus guère sur la carte du monde.

Elle est moins que jamais puissance politique, à supposer qu’elle l’ait été un jour en tant que telle. Elle n’a plus d’importance aujourd’hui que par la dimension qui est encore la sienne au plan du volume de consommation et de circulation des biens produits soit au sein des pays qui composent l’Union européenne soit en dehors de ceux-ci. Le constat est là, implacable dans sa sécheresse d’analyse, l’Europe tend à n’être plus qu’une tête d’épingle sur la carte du monde.

S’en émouvoir est une chose, autre chose est de voir ce qu’il conviendra(it) de faire pour que l’Europe trouve place demain, non plus comme simple Alliée d’une autre grande puissance mais comme entité parlant d’une seule voix et dotée de moyens militaires suffisants pour assurer la sécurité des populations qui y vivent, dans le grand puzzle qui tend à se dessiner sur l’ensemble de la planète.

A cet égard, il est plus nécessaire que jamais de faire en sorte que tout un chacun s’implique dans les débats qui vont avoir lieu à l’occasion des prochaines élections européennes. Certes, en disant cela, je sais que, pour d’aucuns, la priorité est aux prochaines élections communales et aux mandats qui en résulteront pour elles ou pour eux. Là n’est cependant pas la grande question de l’heure. Et, encore moins, la solution pour savoir quelle Europe nous voulons demain.

Aussi, mettons-nous à l’ouvrage et invitons tout un chacun à se faire actrices et acteurs, à tout le moins interlocutrices et interlocuteurs exigeant(e)s,  d’une Europe qui s’occupe activement du sort des siennes et des siens.

Car, oui, le temps presse.

fr.express.live/2018/06/12/apres-le-torpillage-apparent-du-g7-par-trump-un-g3-semble-se-constituer

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Pour rester optimiste après le dernier coup de force de Trump

Faut-il pleurer et pleurer encore après l’annonce faite par Trump d’appliquer à partir de ce vendredi une taxe douanière de 25% sur l’acier et une de 10% sur l’aluminium en provenance de l’Union européenne (contre 3% aujourd’hui pour les deux produits) et, donc, de ne pas prolonger l’exemption qu’il avait accordée à l’UE jusqu’à ce jeudi minuit? L’article qui suit et qui aborde les principales conséquences que vont avoir les décisions prises par le Président des Etats-Unis souligne mieux que je ne pourrais le faire l’ampleur des répercussions du dernier coup de force de Trump. Quand, par ailleurs, on sait que le Président des Etats-Unis entend donner corps au plan qu’il avait également annoncé et qui vise à imposer des droits de douanes suppplémentaires de 25% sur quelque 50 milliards de $ de produits chinois contenant des “technologies importantes” d’une part et que l’acier et l’aluminium produits par le Canada ne seront pas plus épargnés que ceux du Mexique et d’autres pays encore d’autre part, on se rend bien compte que l’on peut franchement dire que Trump a franchi là le pas et qu’il a déclaré la guerre commerciale au reste du monde.

Cela étant, tout en mesurant assez bien la cascade des mesures économiques auxquelles il faut s’attendre au plan mondial et des répercussions que cela ne manquera pas d’avoir sur le pouvoir d’achat de tout un chacun dans le monde tant c’est finalement le consommateur qui paiera grande partie de l’addition de ces nouvelles taxes qui vont voir le jour un peu partout, je ne peux m’empêcher de me poser la question de savoir si nous n’assistons pas là, de fait, à un moment qui pourrait avoir un caractère hautement historique dans le domaine des relations politiques et économiques entre nations. Ou, pour laisser poindre plus précisément encore le sens de ma question, si nous n’assistons pas à un tournant dans le rapport d’influence qui existe aujourd’hui au plan mondial entre le pouvoir économique qui ne cessait de s’étendre et le pouvoir politique qui, dans le même temps, perdait de plus en plus de sa capacité d’influence sur le cours des choses.

En s’attaquant ainsi frontalement à la pièce maîtresse du commerce international qu’est le principe de libre-échange consacré par des tas de traités internationaux, Donald Trump a montré, avec une détermination qui confine à la violence, qu’il n’avait cure de ceux-ci et qu’il entendait faire en sorte que la politique américaine soit ainsi plus encore que jamais au service de l’économie américaine.

Ce faisant, il a aussi démontré que, même si la diplomatie se trouve depuis l’élection de Trump plus que souvent bafouée aux yeux de l’opinion publique mondiale, la politique restait et était bien le premier des leviers qui permettait de conduire les opérations à caractère publique. Et que cela valait aussi bien pour les Etats-Unis que pour les autres pays du monde. Ce n’est pas là un enseignement anodin même si, avec Trump, il peut s’avérer particulièrement périlleux pour la paix dans le monde.

http://www.liberation.fr/planete/2018/05/31/etats-unis-europe-acier-trumpe_1655783?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot

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Ne me demande pas pourquoi

Jacques Higelin a tiré sa révérence. Sans bruit. Il nous laisse avec ses chansons, ses textes, ses frasques et ses engagements. Avec tant de souvenirs que l’on se rend compte qu’il aura été un fantastique compagnon de route, ou plutôt de vie.

Ce ne sera pas champagne ce soir. Grâce à Ward Caillie, que je remercie ici pour son sens du partage, il m’est donné l’occasion de vous proposer une très belle évocation de la carrière de cet immense artiste qui était doublé, ce que j’appréciais tout autant, d’un très grand sens de l’humain.

Un sens de l’humain, sinon de l’humanisme, que, parmi bien d’autres chansons de son cru, je ressens tout particulièrement à chaque fois que j’écoute «  Je ne peux plus dire je t’aime ».

Est-il besoin d’ajouter aujourd’hui , « Ne me demande pas pourquoi » ?

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Avec la disparition de Jacques Higelin, mort vendredi 6 avril à Paris, la scène musicale française perd un personnage engagé et atypique, un poète fantasque de la chanson française. Jacques Higelin naît le 18 octobre 1940 à Brou-sur-Chanteraine (Seine-et-Marne) d’un père alsacien et d’une mère belge.

Il est issu d’un milieu modeste mais son père cheminot joue du piano et consacre son temps libre à la musique. L’enfant est bercé par les grands chanteurs de l’époque comme Maurice Chevalier et Charles Trenet, ce qui l’influencera plus tard. A 14 ans, il quitte l’école et commence par exercer comme cascadeur puis comme acteur. Il se retrouve dans une comédie musicale, Nouvelle Orléans, aux côtés du jazzman américain Sidney Bechet. Au début des années 1960, il s’inscrit aux cours d’art dramatique de René Simon, puis part faire son service militaire. Après son passage à l’armée, il tourne plusieurs films et joue au théâtre et dans des cafés-théâtres. Fin 1964, il fait la connaissance à La Vieille Grille de la chanteuse Brigitte Fontaine.

C’est une rencontre déterminante. Le duo se produit sur les scènes pari­siennes et enregistre plusieurs chansons. Ils sortent un album en 1966, 12 chansons d’avant le Déluge. En 1969, il sort un album avec le compositeur Areski Belkacem, un de ses amis de régiment. Higelin lui présente Brigitte Fontaine qui deviendra sa compagne. Fontaine et Belkacem l’incitent à tenter une carrière solo. Rock provocateur et sombre En 1971, sort son premier album solo, Jacques Crabouif Higelin. Puis il fait une pause, quitte Paris, et entre 1971 et 1973 vit dans des communautés dans les Alpes ou le Lubéron. Il s’oriente ensuite vers le rock, provocateur et sombre. C’est l’album BBH 75 en 1974 puis Irradié en 1976, auquel participe Louis Bertignac, futur guitariste du groupe Téléphone. Avec l’album Alertez les bébés ! en 1976, il reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros. Il marque pour l’artiste la reconnaissance publique et critique.

Son premier très gros succès survient avec la chanson Pars dans l’album No Man’s land, en 1978. Il devient alors un artiste reconnu et une bête de scène. En 1979, Jacques Higelin connaît un succès populaire grâce à un double album resté célèbre, Champagne pour tout le monde et Caviar pour les autres ?. Le succès du double album marque un des sommets dans la vie musicale de Higelin. Il enchaîne les tubes : Tête en l’air, Hold Tight, et surtout son titre-phare, Champagne. Il se produit dans de nombreux concerts, durant lesquels il fait la part belle à l’improvisation, ce qui accroît sa proximité avec le public. Il organise aussi de véritables spectacles comme en 1983 au Trocadéro où il mêle jazz et cirque. Son éclectisme étonne, ses influences musicales sont multiples. Parfois, c’est l’échec comme pour le spectacle à Bercy de 1985, un show mis en scène par Patrice Chéreau où il présente deux artistes africains, le Sénégalais Youssou N’Dour et le Guinéen Mory Kanté.

Il prend alors du recul et écrit un nouveau disque, Tombé du ciel, qui sort en décembre 1988. C’est un énorme succès. Causes sociales et humanitaires En 1989, il part en tournée et rassemble en six mois quelque 700 000 spectateurs. Il utilise désormais sa notoriété pour soutenir des causes sociales ou humanitaires comme l’association Droit au logement. En 1990, Jacques Higelin devient à nouveau père. Sa fille Izia naît le 24 septembre 1990. Il a 50 ans. Ses fils Arthur et Ken étaient nés respectivement en 1966 et 1972. Dans les années 1990, iI enchaîne les tournées et les festivals : Printemps de Bourges et Francofolies, notamment, dont il est un des piliers. Au début des années 2000, il tourne en France et à l’étranger. En 2003, il revisite le répertoire de Charles Trenet qui l’a toujours marqué, monte un spectacle « Higelin enchante Trenet » et sort l’album live Higelin enchante Trenet. Huit ans après Paradis païen (1998), son dernier album studio, Jacques Higelin revient à la composition et sort Amor doloroso en novembre 2006.

Au sommet de son art en 2016. Il revient également en force avec les albums Coup de foudre en 2010, puis Beau repaire en 2013. Il enchaîne plusieurs représentations au Casino de Paris pour ce dernier opus, disque d’or fin 2013. Télérama souligne qu’il s’agit « peut-être du meilleur album de Higelin, qui le remet enfin à sa place : au sommet de la chanson ». Enfin, en 2016, c’est l’album Higelin 75, un album audacieux avec seulement huit titres dont l’un dure vingt et une minutes. Et une chanson en l’honneur de sa fille : Elle est si touchante. Higelin est au sommet de son art. La sensibilité artis­tique et musicale d’Higelin ne s’éteint pas avec la disparition du chanteur. Ses trois enfants évoluent égale­ment dans le milieu avec le chan­teur Arthur H, le réali­sa­teur et acteur Kên Hige­lin et la chan­teuse Izia Hige­lin.

Ward Caillie

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