Un cours Initiateur new look en Fédération Wallonie Bruxelles

La nouvelle vient de tomber sur les téléscripteurs.

La Cellule de formation des Entraîneurs de Volley-Ball (la CFEVB) de la Fédération de Volley-Ball Wallonie Bruxelles a mis sur pied un programme de formation du niveau Moniteur sportif Initiateur qui sera « ramassé » sur une période de temps beaucoup plus courte que ce qui se faisait auparavant.

En collaboration avec l’entité de Bruxelles-Capitale, le noyau central de cette formation se donnera à Ixelles les 31 octobre/1/2 et 3 novembre.

Vous trouverez tous les renseignements utiles en cliquant sur le lien qui suit.

Qu’on se le dise 😉 .

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Pour une Place Audrey Hepburn à Ixelles

C’est demain 1er mai que s’ouvrira en l’espace Vanderborght à Bruxelles une exposition que le fils d’Audrey Hepburn dédiera à sa mère et à ses premières années passées dans notre ville. Voilà une bien heureuse initiative même si, de fait, Audrey Hepburn n’est pas née à Bruxelles mais bien à Ixelles, rue Keyenveld 48, le 4 mai 1929 très précisément. Elle aurait donc 90 ans aujourd’hui.

Si je ne manque pas de me réjouir qu’une exposition soit ainsi, à Bruxelles, dédiée à cette actrice qui obtint en 1953 un Oscar pour son interprétation dans le film « Vacances romaines », je regrette toujours que la Commune d’Ixelles n’ait pas fait plus jusqu’à présent pour mettre en exergue cette tranche de vie passée par cette icône du cinéma sur son territoire, un fait qui, dans bon nombre d’autres pays, aurait été souligné de manière autrement plus remarquable à coup sûr.

Au début de ce millénaire, j’avais bien tenté de faire en sorte que la rue Keyenveld soit dénommée rue Audrey Hepburn. En vain, je m’étais heurté à l’époque à l’étroitesse d’esprit de personnes qui ne voyaient pas l’intérêt d’une telle opération et pour qui une simple plaque commémorative apposée sur la maison précitée suffisait amplement…..

Il y a un peu moins de deux ans, il fut question de la pose d’une statue à l’effigie d’Audrey Hepburn sur le petit square situé au coin de la rue Keyenveld et de la rue de l’Arbre Bénit mais, depuis lors, ce projet n’a pas encore vu le jour. Ce sera peut-être le cas quand tous les travaux d’aménagement de l’ancien site Solvay seront terminés.

Cela étant, je persiste à penser que, comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, la Commune d’Ixelles serait vachement bien inspirée si elle dénommait la Place Ste-Croix pour en faire la Place Audrey Hepburn. Ainsi installée entre le paquebot Flagey, l’Eglise Ste Croix et le premier des étangs Flagey qui longe l’Avenue Alphonse de Witte, Audrey Hepburn aurait là une place digne de son aura planétaire. Une place qui, à l’évidence, aurait ainsi, au propre comme au figuré, une sacrée belle gueule….

http://www.vivreici.be/article/detail_le-fils-d-audrey-hepburn-expose-la-vie-de-sa-mere-a-bruxelles?id=281804&fbclid=IwAR0atpvfgHWyYf1ZkrwfcK252hOFQPASyXWwy79gbNKp6fGIewHHX4DIahY

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Chapeau à Ecolo et au PTB, à Ixelles comme ailleurs

 

La presse, qui n’a pas toujours bonne mémoire, présente le renversement du MR à Ixelles par Ecolo comme un fait historique. Rien n’est plus inexact même s’il est vrai que c’est la première fois dans l’histoire de la Commune que la force politique libérale qui, ici, se présentait sous les couleurs de la Liste de la Bourgmestre se trouve, au soir d’une élection,  détrônée de la première place au classement final par une autre formation politique.

De fait, les libéraux ont toujours été au pouvoir à Ixelles jusqu’en 2000. Ils y étaient d’ailleurs solidement installés puisque, depuis la constitution de l’Etat belge jusqu’à cette élection, ils avaient toujours disposé de la majorité absolue. Ils ratèrent complètement leur passage dans le 21ème siècle puisque c’est alors qu’ils perdirent tout à la fois leur majorité absolue et le mayorat qui était détenu par Yves de Jonghe d’Ardoye.

En 2000, le grand vainqueur de cette élection avait été, déjà, la liste Ecolo qui s’était ouverte à des candidat(e)s progressistes et qui, par rapport aux élections précédentes de 1994, avait réussi à progresser de 8 sièges, disposant ainsi de 13 sièges sur les 41 (ou 0,316%) en place à l’époque, et à attirer à elle 29,2% de l’électorat ixellois, soit 16,3% de plus. La mise sur pied de la majorité fut laborieuse car le PS, qui avait pris accord avant les élections avec le Bourgmestre sortant pour faire à nouveau alliance après celles-ci, prit du temps pour se sortir de ses engagements et pour répondre aux injonctions données par le Boulevard de l’Empereur de planter les racines d’un olivier à Ixelles. Toutefois, le PS ne perdit rien en jouant ainsi la montre car, profitant de la faiblesse des négociateurs d’Ecolo qui ne savaient pas encore ce que rapport de force pouvait signifier, il engrangea le poste de Bourgmestre et se fit du CdH, qui parvint à faire de ses deux conseillers élus deux échevins, un allié très précieux pour empêcher Ecolo de s’affirmer pleinement comme groupe majoritaire de la majorité.

Aujourd’hui, la donne a changé. Considérablement d’ailleurs, et ce, par un phénomène de balancier assez simple à saisir . D’une part, la Liste de la Bourgmestre a perdu, en même temps que plusieurs de ses gros faiseurs de voix du passé (de Clippele déjà en 2012, Destexhe, Bourgeois, De Cloedt et, dans une moindre mesure, Breydel et Kanko en 2018) pas mal de sa représentativité (25,55% contre 29,09 en 2012) et ne disposera désormais plus que de 12 sièges (contre 15 en 2012) sur les 43 au Conseil communal. De son côté, Ecolo, qui a fait une belle et forte campagne en proposant à la population d’apporter à la Commune plus qu’un coup de peinture sur la façade de celle-ci, a marqué de nombreux points puisqu’il a amélioré son pourcentage de représentation de 23,52% à 33,05% et son nombre de sièges de 11 à 16 (ou 0,372 %).

Ainsi donc, si Ecolo se retrouve, en termes de poids politique relatif (0,372% du Conseil communal contre 0,316 %), dans la même situation aujourd’hui qu’en 2000, il a, par contre, acquis une autre position sur l’échiquier ixellois du fait que la composante libérale a, depuis 2000, subi un nette érosion et que le Parti Socialiste est tout content d’avoir pu contenir la forte poussée du PTB et de se maintenir cette fois au niveau qui était le sien en 2012. Devenu donc pour la première fois de son histoire à Ixelles la première force politique de la Commune au soir d’une élection, Ecolo avait les coudées plus franches que jamais pour donner corps au projet porté par Christos Doulkeridis qui, tout au long de la campagne, n’avait jamais fait mystère de vouloir devenir Bourgmestre de la Commune et de vouloir instaurer une majorité progressiste.

Comme on le sait, les choses n’ont pas tardé. Durant la nuit de dimanche à lundi, accord a été passé entre Ecolo et le PS, un PS très différent de celui qu’il était au soir des élections de 2012, pour faire alliance durant les six prochaines années. Celles et ceux qui réclament des partis politiques le respect des indications données par les électrices et les électeurs n’auront pas manqué ou ne manqueront pas d’être satisfaits de cette issue.

Pour reprendre une formule utilisée par ailleurs, Ixelles a ainsi basculé dans le vert. Ou, plutôt, a retrouvé la couleur de son blason. Nul doute que, cette fois, Ecolo ne se laissera pas chiper la conduite des opérations comme, par faute de naïveté de la part de certaines personnes, il n’avait pu le faire de manière marquante entre 2000 et 2006.

Il reste à présent à Christos Doulkeridis et à son prochain Collège de transformer l’essai. Puisse l’équipe Doulkeridis-Dialo fonctionner harmonieusement et réussir dans son entreprise car les tenant(e)s de la démocratie participative et active attendent beaucoup d’elle.

Jean-Pierre Brouhon

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La Hongrie ou quand l’Europe se doit de faire taire le désespoir…

Quand donc l’Union Européenne se résoudra-t-elle à considérer que la Hongrie n’est plus un pays pouvant être considéré comme un pays respectueux de ses principes fondateurs et des règles que, dans pareil cadre, il y a lieu de suivre en matière de liberté, de dignité, d’égalité, de solidarité, de citoyenneté et de justice ? A plusieurs reprises déjà, la Hongrie s’est « distinguée » par l’adoption de lois qui contreviennent à ces principes qui s’inscrivent pourtant en lettres d’or dans la Charte des droits fondamentaux adoptée par l’Union européenne le 7 décembre 2000.

Aujourd’hui, sans même attendre l’avis de la Commission européenne qui lui avait cependant demandé d’attendre de recevoir son avis avant toute présentation de son projet de loi devant son Parlement, la Hongrie passe en force et se propose d’adopter cette idée qui fera d’une personne qui apportera de l’aide à un migrant un fauteur de troubles qui sera passible de mesures d’emprisonnement (cf article ci-après ce billet)

Comme il est permis de le constater, on est en plein délire. Et l’Europe en pleine déshérence, incapable de faire montre d’unité de vues et, encore moins, de faire preuve d’autorité à l’endroit de pays qui se comportent comme s’il n’était plus tenu par aucun texte ni par aucune obligation.

Cela fait dire à d’aucuns, qui aiment bien les formules qui font mouche, que l’Europe est morte dans la mesure même où, depuis un bon bout de temps déjà, elle ne parle plus d’une voix et fonctionne à l’image d’une auberge espagnole où de nombreux pays passent ainsi à table et se servent de ce dont ils ont besoin sans aucun égard pour ceux qui leur ont précisément permis de bénéficier de ces aides et de devenir, comme la Hongrie par exemple, des pays autrement prospères que ce qu’ils étaient avant leur adhésion à l’Union européenne. Comment donner tort à celles et ceux qui se font pessimistes et sombres devant pareils désordres?

Il se trouve heureusement que l’Europe d’aujourd’hui n’est pas nécessairement celle de demain et que, le balancier de l’histoire aidant, il va se trouver des forces nouvelles et des dirigeants pour mettre de l’ordre dans la Maison et, quitte à se débarrasser de ceux qui ne sont habités que d’un esprit nationaliste, pour la rendre plus soucieuse de justice sociale et de capacité à se faire respecter, aussi bien à l’intérieur de ses frontières qu’à l’extérieur de celles-ci.

Oui, une Europe plus forte et plus solidaire va naître de toutes les turbulences qu’elle traverse pour l’heure et qu’elle va devoir encore affronter avec les vents de nationalisme et du rejet de l’Autre qui soufflent sur ses flancs.

La chose ne sera toutefois réalité que si chacun garde foi dans les vertus de la démocratie.  Tant il est vrai que, comme nous le souffle Jean-Paul Sartre, « la vie humaine commence par l’autre côté du désespoir ».

https://www.msn.com/fr-be/actualite/monde/la-hongrie-veut-criminaliser-laide-apport%C3%A9e-aux-r%C3%A9fugi%C3%A9s/ar-AAyUPms?li=BBqiQ9T

Jean-Pierre Brouhon

 

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Groupons-nous et, demain, Flagey sera plus belle encore…

Dans le livre intitulé « Tous » de Grégoire Polet, qui est un roman d’une génération qui a emprunté les voies de la politique pour reprendre goût à l’avenir, il est un passage qui m’a particulièrement plu. Ce passage est celui qui expose comment le mouvement « Tous », alors en création, est à la recherche de soutien et de visibilité, pour se faire connaître et grandir. Après avoir expliqué que le mouvement avait reçu les précieux soutiens de Alain Badiou et celui d’Edgar Morin, l’auteur relate en quoi celui de Stephane Hessel, développé lors d’une interview, avait particulièrement bien mis en situation l’importance de ce mouvement en gestation qu’était « Tous ». Je cite ici un extrait de cette interview donnée par Stephane Hessel . « Le grand danger, c’est la désespérance. Le grand danger, c’est que l’indignation ne débouche sur aucune action, aucun changement, et qu’une génération entière se livre une fois de plus à la désespérance. La désespérance, c’est quoi ? C’est se tourner vers l’arrière en espérant que le temps n’avance plus. C’est ne pas vouloir d’avenir. C’est souhaiter que le futur ne vienne pas ». Après cette introduction aux couleurs ternes et grises, Hessel se faisait moins sombre et devenait plus lumineux. Plus exhortant. « Ouvrez de grandes portes, pour que les gens viennent. Agissez ! Le danger, je vous le répète, c’est que les citoyens ne prennent pas conscience de leur force.(..). La grande majorité des citoyens est constituée de gens de valeur et de bonne volonté. Mettez-les au pouvoir ! ».

Revenant à la réalité de la vie courante, la question qui se pose est de savoir comment il serait possible de mettre en pratique cette invitation à faire en sorte que la démocratie directe ait plus de place et plus de poids qu’elle n’en a aujourd’hui dans nos rouages institutionnels où, si ce n’est lors des élections bien entendu, il n’est quasiment jamais demandé au citoyen d’intervenir sauf quand il est consulté en matière d’urbanisme sur des dossiers qui concernent des permis de bâtir ou des aménagements de voiries et/ou d’espaces publics.

Ainsi, il a encore été permis de le constater lors de la dernière réunion citoyenne qui fut organisée il n’y a pas longtemps par le Collège des Bourgmestre et Echevins d’Ixelles dans l’auditoire de la Cambre au Flagey. Nombreuses et nombreux étaient celles et ceux qui avaient à dire, ou voulaient dire, quelque chose sur ce qui se passe ou ne se passe pas sur la Place Flagey pour ne prendre qu’un sujet qui est d’ailleurs abondamment évoqué ces derniers temps. Mais à quoi ont servi ces plaintes et ces récriminations si ce n’est, pour l’une d’entre elles, à fournir l’occasion au Collège de montrer sa musculature sous forme d’un Arrêté de police visant à faire en sorte que les établissements et les magasins de nuit bordant la place se voient interdire de servir des consommations alcoolisées (la bière étant bien entendu comprise comme telle également) une fois minuit venu. Est-ce cela le devenir de la prise en compte de l’expression citoyenne : Réclamation = Répression ?

Comment faire comprendre que la mobilisation citoyenne est une force qu’il s’agit de canaliser pour ne pas la laisser se transformer en une espèce de mur de lamentations ? Comment, dans l’autre sens,  faire comprendre à cette mobilisation citoyenne elle-même qu’il ne lui sert à rien de se plaindre ou de critiquer, qu’il faut parler  ou, encore mieux, agir? Tant il est vrai que, pour reprendre un autre extrait de « Tous », « la majorité, la grande et belle majorité que la démocratie exige, ne se ralliera jamais à des cris qu’on pousse, mais à un discours soutenu ». A un projet qui ait du corps et du sens. A une construction structurée qui prenne en considération les soucis et les envies de chacune et de chacun. A une forme d’action collective qui permette à chacune et à chacun de trouver place active dans cet ensemble.

L’heure n’est plus à dire « Il est interdit d’interdire ». Cela a été dit en son temps mais, comme il est permis de le constater, les interdictions ou les limitations de toutes sortes se font chaque jour plus nombreuses. Aussi, veillons à ne plus répandre la poudre de l’expression là seulement où un simple coup de vent ou de menton suffira pour l’emporter. Groupons-nous et, demain, sous de nouvelles formes de relations entre le pouvoir élu et le monde électeur, le soleil brillera pour tout un chacun..

Jean-Pierre Brouhon

 

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Derrière la “retouche” apportée à la liste du MR d’Ixelles

citoyennté ixelloise

Les élections communales approchent et il n’est donc pas étonnant qu’il soit de plus en plus question de sondages politiques . Certes, à cet égard, chacun s’accorde à dire qu’un sondage n’est jamais qu’une photographie prise de l’opinion publique à un moment donné et qu’il ne faut pas donner plus d’importance que cela n’en mérite à cet instantané. Il n’en demeure pas moins que toutes celles et tous ceux qui sont impliqués dans la vie politique de tous les jours attachent un grand intérêt à ces chiffres et aux “tendances” qu’ils permettent de dégager, sinon de traduire, en termes d’intentions de vote de la part de la population.

Si les sondages fournissent ainsi des renseignements qui ont pour certains valeur de simples indications, ils semblent avoir pour d’autres fonction d’outils d’information et d’orientation.

Ainsi, l’actualité récente est de nature à me faire penser que, au niveau de la Commune d’Ixelles tout précisément, un sondage effectué il n’y a pas longtemps pourrait avoir peser d’un certain poids dans une position qu’a prise le MR dans la “retouche” de la liste locale qui sera conduite par la Bourgmestre actuellement en place, Dominique Dufourny.

Comme l’article du Vif joint en annexe nous l’apprend, le MR a commandité il n’y a pas longtemps aux opérateurs, qui avaient réalisé pour son compte ce sondage qui lui avait permis de faire apparaître alors qu’il était devenu le premier parti politique en Wallonie, cinq autres enquêtes d’opinion, dont une concernait plus particulièrement la Commune d’Ixelles. Et, si l’un de ces sondages est, toujours selon cet article, plus ou moins favorable au MR en ce qui concerne sa position dans l’opinion de la population de la Région de Bruxelles-Capitale, les autres ne le seraient pas. Ce qui expliquerait d’ailleurs pourquoi le MR ne les aurait pas publiés cette fois.

Est-ce à dire que ces enquêtes n’auraient pas eu d’impact ? Personnellement, je ne le pense pas. Du moins pour ce qui concerne les prochaines élections communales à Ixelles. Je m’explique.

On se souvient qu’il y a trois ou quatre mois d’ici, la section du MR d’Ixelles avait annoncé, avec beaucoup d’éclat d’ailleurs, qu’elle avait, à l’issue d’une assemblée générale, constitué sa liste électorale pour les élections d’octobre prochain. Dans ses grands axes du moins, c’est-à-dire qu’elle avait désigné les personnes pour les places les plus en vue. Il avait été ainsi permis d’apprendre qu’Alain Destexhe ne ferait pas partie de cette liste et que le nouveau Président de la section, le député fédéral Gautier Calome, occuperait la 6ème place. La nouvelle n’avait pas manqué d’être saluée avec soulagement de la part de toutes celles et de tous ceux qui n’ont pour Alain Destexhe qu’une appréciation plus que mitigée en raison de ses prises de position qui sont plus que droitières comme on peut le constater quasi à chacune de ses déclarations, des propos qui se veulent chaque fois outranciers pour être certains de faire du bruit et de flatter les esprits les plus rétrogrades à toute idée de solidarité.

C’était toutefois sans compter sur les calculs électoraux des dirigeants du MR qui, tenant compte de la menace qu’avait brandie Alain Destexhe de constituer sa propre liste en octobre prochain d’une part et sans doute aussi de ce sondage d’opinion réalisé pour la seule Commune d’Ixelles d’autre part, ont “pesé” sur les dirigeants de la section d’Ixelles du MR pour les amener à “réintégrer” Alain Destexhe sur la liste que la Bourgmestre conduira en octobre prochain et à lui “accorder” la dernière place de celle-ci comme nous l’apprend le second article joint en annexe.

Le MR de l’Avenue de la Toison d’Or a sans doute estimé là qu’il lui était nécessaire d’intervenir pour “ajuster” au mieux la liste ixelloise et la rendre, selon ses estimations, plus forte électoralement parlant. Les “stratèges” sont donc passés par là et ont cru bien bien faire en remettant l’Eglise, sinon le Diable”, en queue de cette liste.

Ce n’est pas la première fois dans l’histoire des élections d’Ixelles et d’ailleurs que des “extérieur(e)s” viennent ainsi mettre leur nez dans la tambouille des sections locales sans trop savoir à quoi ils ou elles exposent celles-ci en déplaçant, en la remettant ou en la retirant, l’une ou l’autre pièce de l’échiquier local. Dans ce cas, ils n’ont de toute évidence pas lu “Les pages d’un moraliste” de Jean Rostand qui nous a appris que “A la première fissure dans l’idéal, tout le réel s’y engouffre”. Et celui des idées propagées par Alain Destexhe est de nature à jouer de bien vilains tours à la liste de la Bourgmestre si celle-ci devait avoir besoin de partenaires à l’issue des élections pour rester aux affaires….

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http://www.levif.be/actualite/belgique/communales-2018-a-ixelles-une-campagne-en-chantier/article-normal-807009.html

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A quand, à l’échelon local, une véritable démocratie participative ?

Folon 1

Ce mardi 6 mars,  s’est tenue dans l’amphithéâtre de l’école d’Architecture de la Cambre situé Place Flagey une séance mise sur pied par les Autorités communales pour rencontrer partie de la population ixelloise. L’amphithéâtre était plein quand la Bourgmestre, entourée des membres du Collège, du Président du CPAS et de différents responsables du corps de Police, ouvrit les débats. Ou plutôt les tiroirs par lesquels une vingtaine des personnes, parmi beaucoup d’autres, eurent l’occasion d’épancher leurs griefs et, pour quelques-unes, de faire l’une ou l’autre proposition. Les récriminations tournèrent pour la plupart autour de la malpropreté, du bruit diurne et nocturne, de la mobilité, de la trop grande place du secteur horeca,  de la lenteur et du manque de coordination dans la réalisation des grands travaux en cours.

Pendant plus de deux heures, ce fut ainsi un long chapelet de doléances auxquelles les Autorités qui entouraient Dominique Dufourny s’attachèrent à apporter une réponse qui se voulait aussi convaincante que possible. Dans le cadre de ces échanges, qui restèrent toujours dans les limites de la courtoisie bien comprise, il fut rapidement permis de se rendre compte que l’on allait assister là à une séance sans grand relief. Une rencontre qui ne serait pas grand chose d’ autre qu’une longue litanie de plaintes, qui ne reposaient parfois que sur des insatisfactions de ne pas trouver dans la Ville le calme qui existe à la campagne, et qu’une série de réponses faites pour repousser sur le dos de la Région tout ce qui était injustifiable et pour chercher à se mettre en évidence, dans le chef de deux membres du Collège surtout, au travers de considérations visant à noyer le poisson et à faire annonce de ce que le ou les sujets épinglés étaient précisément à l’étude ou allaient faire l’objet de réalisations prochaines. Ceci dit parfois sans réaliser que l’actuel Collège est au pouvoir depuis plus de onze ans déjà ….

Pour ma part, je retiendrai de cette soirée quatre choses. La première est la pertinence de l’analyse faite en fin de réunion par Dominique Janne des réponses apportées jusqu’alors par certain(e)s des membres du Collège et de ce qu’elles contenaient comme message principal. Celui qui est sans aucun doute le plus grand propriétaire de biens implantés autour ou dans les environs de la Place Flagey fit ressortir avec justesse que plusieurs des mesures envisagées étaient marquées de cet état d’esprit plombant qui incite plus à la défiance et à la méfiance qu’à la confiance. Même si cela fut dit sur un ton qui se voulait, et qui était, très tranchant, il est un fait que, comme lui, l’assistance ne manqua pas, pour une partie du moins, de marquer à l’une ou l’autre occasion sa réserve, sinon sa réticence, quand les édiles annonçaient, grands sourires aux lèvres, que la Commune allait se faire plus Big Brother que jamais et donc plus « surveillante » sous la forme de pose de nombreuses caméras en différents de ses quartiers.

Le deuxième point dont je voudrais faire état, et qui est de regret celui-ci, est le fait que l’on n’a pas eu droit à un exposé du genre de celui que tient habituellement Claude Zylmans sur sa page facebook à propos de la nature et de la destination de la Place Flagey. Je sais que Claude aurait bien voulu avoir accès au micro pour développer son point de vue mais il ne fut pas retenu parmi celles et ceux qui eurent la chance de pouvoir s’exprimer. Dommage.

Cette chance, je l’ai eue et il m’a été ainsi donné l’occasion de demander aux membres du Collège s’ils étaient prêts à entrer dans une nouvelle « ère » de relation citoyenne avec celles et ceux qui se proposeraient de s’impliquer dans une dynamique de gestion participative d’un espace comme celui de la Place Flagey. De fait, je n’ai pas obtenu de réponse au prétexte, compréhensible j’en conviens, que la réunion portait sur des faits, ou méfaits, du présent alors que mon intervention s’inscrivait dans la perspective d’une autre façon de donner corps et vie au concept de démocratie locale. Il ne faudra donc plus attendre longtemps pour remettre cette problématique sur le tapis.

Le quatrième point que je relève de cette soirée est que pareille réunion est, quand bien même est-elle bien organisée comme ce fut le cas ce mardi, de nature à créer plus de sentiments de frustration que de satisfaction parmi toutes celles et tous ceux qui étaient présent(e)s dans la salle. Tant il y a eu beaucoup de questions qui ne purent être posées et tant beaucoup de réponses n’étaient que de jolies esquives. Comme l’objectif de celles et de ceux qui sont aux manettes de la Commune n’est certainement pas celui-là, il est à penser qu’elles et ils chercheront à trouver meilleure manière d’ établir cette liaison qui fait tant défaut aujourd’hui, à Ixelles comme partout ailleurs dans les pays démocratiques, entre celles et ceux qui ont été élu(e)s et celles et ceux qui se considèrent comme étant de fait devenu(e)s leurs sujets….thGJPJRFYW

 

 

 

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