Toujours pas de fumée blanche au-dessus de la FVWB

La date du 31 août 2021 était la date à laquelle les candidat(e)s à la présidence de la FVWB devaient avoir rentré leur candidature qui aurait été soumise à l’assemblée générale extraordinaire de la fin du mois de septembre. L’appel à candidature avait été lancé il y a quelques semaines déjà et c’est avec une certaine impatience que l’on attendait de savoir quelle(s) personne(s) allai(en)t se présenter à ce poste devenu vacant depuis la démission de Daniel Van Daele pour cause de divergences de vues entre lui et différents membres du Conseil d’Administration et vice-versa.

De fait, il n’y a pas de fumée blanche à signaler. Il faudra patienter un bout de temps encore car, de candidature, il n’y en a pas eu. En l’occurrence, la première vice-présidente, Dominique Reterre, continuera donc à assurer l’intérim pendant la durée du nouvel appel qui sera lancé. Y aura-t-il plus de volontaire(s) cette fois-ci ?

Des candidat(e)s qui n’avaient pas osé introduire leur candidature avant le 31 août le feront-ils/elles avant la prochaine date limite qui n’est pas encore connue ? Des tractations auront-elles lieu pour amener l’un(e) ou l’autre des dirigeant(e)s de la famille du volley-ball à occuper la fonction le temps d’organiser, qui sait, des réunions auxquelles seraient conviés des dirigeant(e)s des comités provinciaux et des clubs en vue de sensibiliser le plus grand nombre à cette problématique importante qu’est la direction d’une fédération comme celle de la FVWB.

De toute évidence, celle-ci ne s’est pas encore remise des suites du décès d’Albert Daffe et, plus encore, des dégâts opérés par celles et ceux qui ont certes cru bien faire en modifiant la cabine de pilotage et l’appellation de l’ AIF mais qui n’ont fait que rendre la direction de celle-ci plus lourde et, surtout, moins qualifiée qu’elle ne l’était auparavant.

Un nouveau candidat ou une nouvelle candidate viendra-t-il/t-elle avec de nouvelles idées de management et de réelles ambitions sportives pour le futur du volley-ball francophone ?

C’est l’espoir qu’il faut formuler en ce moment où constat doit être fait que la FVWB est cruellement en panne de moteur.

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Geesink battit Kaminaga mais les volleyeuses japonaises sauvèrent l’honneur du pays…

C’est donc ce dimanche que, dans le cadre du tournoi olympique, les volleyeuses entreront en lice. Au programme du jour figurent deux grands matches qui vaudront la peine d’être suivis de près. Il y aura tout d’abord le premier inscrit au programme du jour et qui mettra en présence la Russie et l’Italie. Certes, l’équipe italienne, forte de son arme surpuissante qu’est Egonu, partira avec les faveurs du pronostic mais les Russes ont, pour ces Jeux, rassemblé pas mal de leurs meilleures forces et il sera donc intéressant de voir comment se déroulera cette partie entre une équipe qui tend à devenir unicellulaire et une autre faite de diverses cellules ayant chacune leur spécialité.

L’autre match qui vaudra son pesant de cacahuètes est celui qui verra s’affronter les championnes olympiques, les Chinoises drivées par Lang Ping, et les Turques qui, conduites par Giovanni Guidetti, abordent ces Jeux avec de très grandes ambitions. Le choc sera assurément spectaculaire.

Pour le reste des autres rencontres, on épinglera celle qui opposera le Japon et le Kenya. Non pas pour dire que l’équipe du pays organisateur des Jeux court le moindre risque à cette occasion mais bien pour souligner le poids qui va peser sur les épaules des joueuses japonaises tout au long de cette compétition.

Pour comprendre ce phénomène qui concerne bien plus les joueuses japonaises que les joueurs japonais, il faut faire un grand retour en arrière, c’est-à-dire remonter aux Jeux de Tokyo 1964. Et, plus précisément encore, à la date du 23 octobre.

C’est en effet ce jour-là que tout le Japon retenait son souffle pour savoir si le judoka Akio Kaminaga allait faire aussi bien que tous les autres Japonais qui avaient remporté jusqu’à cette date tous les titres mis en jeu dans les différentes catégories de poids du tournoi olympique. Et, surtout, s’il allait ainsi laver à cette occasion l’affront qu’Antoon Geesink, un judoka hollandais, leur avait fait subir trois ans auparavant à Paris quand celui-ci avait été le premier judoka européen à battre un Japonais lors d’un championnat du monde. On sait ce qu’il advint. Antoon Geesink, un véritable géant qui était doté d’une force colossale et d’une très grande technique, se joua d’ Akio Kaminaga qu’il parvint à immobiliser et remporta de la sorte, dans la catégorie reine du judo de surcroît, la seule médaille d’or non japonaise. Cette défaite fut très douloureusement ressentie par toutes les Japonaises et par tous les Japonais qui avaient bâti l’espoir de voir leurs judokas réaliser le grand chelem dans cette discipline sportive qui, comme on le sait, est d’origine japonaise.

Que vient faire ce récit de combat de judo dans une rubrique de volley-ball vous demanderez-vous ? C’est ici que l’équipe japonaise de volley-ball féminin intervient. En effet, le 23 octobre 1964 également, les Japonaises, entraînées par Hirobumi Daimatsu, réussissaient, quasi au même moment où Kaminaga était battu, l’exploit de vaincre l’équipe d’Union Soviétique (15-11/15-8/15-13) et de remporter par la même occasion le premier titre olympique de l’histoire du volley-ball féminin.

Cette victoire fut saluée comme elle ne l’aurait jamais si Geesink n’avait pas remporté l’or et, aujourd’hui encore, elle est présentée au Japon comme le brillant qui vint, de tous ses éclats de lumière, rendre moins pénible la profonde peine d’un peuple qui, pendant les Jeux de 1964, avait attendu ce dernier combat de judo pour savoir si les Jeux étaient réussis ou non à leurs propres yeux.

Les joueuses japonaises, qui avaient déjà remporté les championnats du monde en 1962, furent célébrées alors comme de véritables fées dans tout le pays. Leur popularité née comme sous l’effet d’un coup de baguette magique donna lieu à une véritable vague d’affiliations, de publications, de mangas, de dessins animés, et d’une telle sensibilisation que cela permet d’expliquer pourquoi le Japon est devenu le pays où, depuis les Jeux de 1964, ont été organisées le plus grand nombre de compétitions internationales tombant sous l’égide de la FIVB.(*)

Comme on peut s’en rendre compte, les joueuses japonaises qui entameront leur compétition olympique ce dimanche feraient évidemment bien de ne pas trop penser à ce prestigieux passé de leurs illustres ancêtres si elles ne veulent pas crouler sous le poids de ce glorieux pan d’histoire qui tient quasi du roman des mille et un rêves tant il est somptueux…

Jean-Pierre Brouhon

(*) un film retraçant l’épopée des joueuses japonaises sortira tout prochainement dans les salles en France avec pour titre « Les Sorcières de l’Orient »

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La situation de la FVWB évoquée au Parlement

Lundi dernier, il y avait séance de la Commission Sport au Parlement de la Fédération Wallonie- Bruxelles. A cette occasion, la Ministre des Sports, Valérie Glatigny, a été interpellée par le député André Antoine, qui fut Ministre des Sports de 2009 à 2014, à propos des « tensions au sein de la Fédération francophone de volley ». Pour votre bonne information, je vous livre l’échange de propos qui a ainsi eu lieu entre les deux parlementaires, tout en étant néanmoins amusé de constater au passage que la dernière et forte question posée par l’interpellant est, de fait, restée dans le vide. Il est ainsi permis de se demander comment, sans une médiation destinée à réviser tout le mode de fonction et de décision de notre fédération, celle-ci pourrait, comme la Ministre le suggère avec un optimisme sans limite, « trouver les moyens humains et une politique ambitieuse pour soutenir les jeunes et les sportifs de haut niveau avec une équipe féminine et masculine qui ont pour objectif leur participation aux Jeux olympiques de Paris ou de Los Angeles ».

Question de M. André Antoine à Mme Valérie Glatigny

Après les tensions au sein de la Fédération de judo, c’est au tour du volley francophone. En effet, ce dernier a perdu son «commandant de bord», Daniel Van Daele, le 27 juin après un mandat de seize mois. Des raisons personnelles sont évoquées, mais il apparaît surtout qu’il y avait énormément de tensions au sein du conseil qui a malheureusement perdu en 2017 son ancien président Albert Daffe qui avait mis en place une politique particulièrement dynamique au sein de la Fédération de volley. Daniel Van Daele a déclaré que s’il a présenté sa démission pour des raisons personnelles, il faut bien avouer aussi qu’il avait le sentiment de ne plus être suivi depuis quelque temps par certains membres du conseil d’administration. En attendant, c’est Dominique Reterre, viceprésidente, qui assure l’intérim alors que le volley en Belgique est en pause estivale. «Mais on constate un immobilisme à tous les niveaux. Il y a aussi tout un problème structurel et de personnel qui n’est pas adapté. La Fédération est encore au 20e siècle, c’est un fonctionnement féodal et le processus décisionnel est empreint d’intérêts relatifs à sa province, pas dans l’intérêt général. Il manque une culture du volley, de leadership. L’héritage est lourd, mais il faut pouvoir avancer et ça passe peut-être par une professionnalisation de la structure», évoque la vice-présidente. «En plus de la perte d’affiliés due à la Covid-19, beaucoup de jeunes préfèrent changer de sport, notamment vers le football féminin qui se développe assez bien», peut-on lire dans «La DH». «Il est impératif de travailler sur la base, le volley à l’école et penser à ce recrutement chez les jeunes.» Voilà un constat terrible de vérité qui indique dans quelle situation fâcheuse se trouve aujourd’hui la Fédération francophone de volley qui a pourtant connu de belles heures. Madame la Ministre, quelle est votre analyse? Partagez-vous ces constats? Avez-vous eu vent de ces tensions? Quelle a été la réaction de l’Administration de l’éducation physique et des sports (ADEPS) par rapport à ces tensions? Quelles initiatives allez-vous développer pour remettre la fédération sur de bons rails et qu’elle puisse monter au filet comme elle le faisait si bien précédemment?

Mme Valérie Glatigny

Monsieur le Député, mon administration ainsi que moi-même sommes bien conscientes des problèmes que traverse la Fédération de volley-ball Wallonie-Bruxelles (FVWB). Il s’agit de problèmes internes liés au fonctionnement d’une association et la presse en a relaté les causes. Mes services sont toujours disponibles pour assurer un soutien au développement de cette discipline et nous restons attentifs aux besoins. Le budget pour soutenir le plan programme de haut niveau de cette fédération est de 165 000 euros pour l’année 2021. En termes de soutien apporté à la suite de la crise sanitaire, la FVWB a bénéficié d’une subvention de 145 807 euros qu’elle a redistribuée à ses clubs afin de mettre en place les programmes et actions afin de compenser et lutter contre la diminution de leurs affiliés. Par ailleurs, 88 clubs ont reçu 1 000 euros grâce au challenge «Je me bouge pour mon club 2.0». J’ai aussi pu débloquer un montant de 1,2 million d’euros pour la détection et la labellisation, qui sera réparti entre les fédérations sportives et le modèle est en cours d’élaboration. Ces différents éléments démontrent le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles à la FVWB. J’espère que cette dernière retrouvera les moyens humains et une politique ambitieuse pour soutenir les jeunes et les sportifs de haut niveau avec une équipe féminine et masculine qui ont pour objectif leur participation aux Jeux olympiques de Paris ou de Los Angeles.

M. André Antoine. – Madame la Ministre, je note avec satisfaction les moyens mis à la disposition de la fédération. Toutefois, vu les vives tensions existantes qui contrastent avec le passé, je ne suis pas convaincu que cette fédération puisse s’en sortir sans une forme de médiation extérieure. Il y a quelques années, à votre place, j’entendais cette même fédération me présenter la construction d’un centre de haut niveau pour le volley, avec des ambitions fortes. Depuis lors, ces différentes tensions et ces rivalités de personnes, de sous-régions de Wallonie et de Bruxelles ont miné le succès de cette fédération. Je vous invite vraiment à prendre le taureau par les cornes et peut-être à désigner un médiateur, sans quoi la situation risque encore de se détériorer.

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Daniel Van Daele a jeté l’éponge

Il y a une semaine d’ici, Daniel Van Daele, Président de la FVWB, informait ses collègues du Conseil d’Administration de la décision qu’il avait prise au terme de moments très intenses qui ne pouvaient déboucher que sur une fin sans rémission, sa démission prise « pour des raisons privées et personnelles. L’intérêt droit primer sur tout, je prends mes responsabilités ».

Peu après, même si cela ne fut pas publié dans le tempo prévu, les sept autres membres du Conseil d’Administration faisaient savoir par voie d’un communiqué on ne peut plus laconique,  qu’ils acceptaient la sortie de scène du Président de la FVWB : «  Le Conseil d’administration de la FVWB a acté, ce dimanche matin, la démission de son Président, Daniel Van Daele. Nous le remercions pour le travail effectué et les années consacrées à la fédération de volley-ball. Nous lui souhaitons une bonne continuation pour le futur. Le Conseil d’administration assurera la bonne continuité de la fédération et publiera prochainement un appel à candidature. L’intérim sera assuré conformément aux statuts par la 1 ère Vice-Présidente, Dominique Reterre ».

Ainsi a pris fin la Présidence de cet Hennuyer qui, peu après le décès d’Albert Daffe, arriva en 2017 aux affaires de l’AIF en tant que trésorier, et ce, à la suite d’une manoeuvre opérée par un petit groupe de personnes qui n’y connaissaient rien à la gestion de la Fédération mais qui avaient fait campagne en assurant qu’elles voulaient le bien de celle-ci et en ayant essentiellement comme programme sa « modernisation » et la restructuration de son Conseil d’Administration. On sait ce qu’il est advenu de ces belles intentions.

Pendant trois ans, la Fédération a végété en confondant remise des finances en ordre, qui était « cadrée » dans le budget présenté dès le début 2017, avec austérité sportive et, surtout, en ne sachant que faire de ce nouvel organigramme de direction qui devint vite un lieu qui se fractura entre ceux et celle qui brassaient du vent sur le devant de la scène et ceux qui devaient se contenter d’être convoqués pour venir participer aux réunions d’un Conseil d’Administration préétabli.

Quand, l’an dernier, il fallut élire un nouveau Président après la démission de celui qui avait occupé ce poste sans jamais y avoir apporté une marque quelconque, Daniel Van Daele se présenta pour devenir le troisième président de l’ex AIF en l’espace d’un peu plus de trois ans. Il ne fut pas seul à le faire mais il l’emporta en pouvant compter encore sur quasi les mêmes soutiens que ceux qui lui avaient valu sa nomination précédente.

A partir de ce moment, les événements s’enchaînèrent. Un nouveau trésorier fut nommé et celui-ci, Pascal Schmets, n’était autre que celui qui avait été défait par Daniel Van Daele lors de l’élection présidentielle. Un autre changement notable devait survenir avec de gros mouvements au sein d’une des entités qui avaient soutenu la « nouvelle vague » précitée et, conséquemment, avec l’arrivée dans les réunions de la FVWB d’un personnage qui n’est jamais d’accord qu’avec lui-même et qui se montra d’emblée hostile à l’équipe de direction de la Fédération. Et, plus encore, à l’égard de son Président.

Enfin, last but not least, il y a eu, au cours de ces derniers mois, « la crispation » des relations entre le Président et le Directeur technique de la Fédération, Herman Vleminckx, qui, nommé en avril 2019, a une assez nette tendance à considérer que ses paroles et ses actes ne sont que fils d’ange. Les deux hommes se sont heurtés fortement au cours de ces dernières semaines mais, dans ce contexte, le Président a sans doute commis l’erreur d’oublier que ses appuis au sein du Conseil d’Administration n’étaient plus les mêmes que ceux sur lesquels il lui aurait fallu compter pour être en mesure de mettre au pas le Directeur technique comme il l’aurait souhaité.

C’est ainsi que, lors d’un Conseil d’Administration extraordinaire qui s’est tenu il y a une bonne semaine, Daniel Van Daele a dû constater qu’il était lâché par ceux-là mêmes avec qui il avait réussi son accession au poste de trésorier de l’ex AIF et qu’il n’était donc plus en situation de poursuivre son mandat.

Ainsi vit le Volley francophone qui va, à présent, lancer un appel à candidature pour se désigner, au cours du mois de septembre, un nouveau Président ou, pourquoi pas, une nouvelle Présidente.

S’agira-t-il d’une nouvelle tête ? De quelqu’un qui connaît déjà bien les rouages de la Fédération et des institutions sportives ? D’un(e) dirigeant(e) qui saura faire rimer entreprendre et promouvoir ? D’une personnalité qui réussira, en pouvant s’appuyer sur un Conseil d’Administration plus solidaire, à fédérer et à galvaniser les principales forces du volley-ball francophone dans la perspective de retrouver de la sorte une juste place dans la conduite du volley-ball en Belgique ?

On ne peut que l’espérer tant la situation actuelle est plus que désolante….

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Et, après dépouillement des votes, les prix vont à ….

Stijn D’Hulst dans son rôle de grand chef d’orchestre

La 32ème édition des Volley Proms a eu lieu ce lundi soir sous la forme d’une retransmission, via streaming, de la proclamation des résultats collectés par le journal Het Laatste Nieuws auprès de différentes personnes impliquées dans les championnats de la Ligue Dames et de la Ligue Messieurs.

Ce genre de proclamation donne toujours matière à redire tant la manière de présélectionner celles et ceux parmi lesquel(le)s les choix sont appelés à être opérés indique à quel point l’objectivité n’est pas le premier des critères retenus par les organisateurs de cette mise en scène destinée à souligner les mérites de celles ou de ceux qui se sont distingué(e)s durant la saison écoulée. Cela étant et sachant que ce manque de bonne conduite, qui est surtout regrettable pour ceux qui en portent la marque, n’est pas de nature à changer la face du monde, les résultats de cette année plus que particulière ont donné lieu à des « sacres » que l’on peut qualifier de logiques et mérités pour les lauréat(e)s en question.

Que nous vaut le palmarès 2021 du côté des Dames ? La MVP est Sarah Cools de Interfreight Anvers, la Rookie (la révélation) est Britt Rampelberg (Asterix AVO Beveren), le coach « Dames » est Kris Vansnick (Asterix AVO Beveren), la Yellow Tiger jouant à l’étranger est Lise Van Hecke tandis que La Joueuse de l’Année est Silke Van Avermaet, la centrale de Asterix AVO Beveren qui jouera l’an prochain dans un championnat de grand format à l’étranger.

Silke Van Avermaet soulevait déjà hier les bras en signe de victoire …..

Et pour ce qui concerne les lauréats masculins ? Seppe Baetens a été déclaré, d’une manière assez surprenante, le MVP de l’année. Par contre, les autres résultats sont conformes à ce qu’il était permis d’en attendre : Mathijs Desmet (Knack Roulers) a été élu Rookie de la saison, Frank Depestele a été désigné meilleur coach des équipes masculines, Sam Deroo le Red Dragon de l’étranger et, comme Joueur de l’Année, c’est très justement Stijn D’Huslt qui a enlevé le trophée.

Sarah Cools, MVP de la saison et nominée parmi les trois finalistes au titre de Meilleure Joueuse de l’année

Enfin, last but not least, on relèvera que, pour la troisième année consécutive, c’est Marie-Catherine Boulanger qui a été élevée au rang de meilleure arbitre 2021. Voilà assurément une votation qui ne devrait pas susciter grand nombre de coups de sifflet tant elle récompense tout à la fois le savoir-faire et le sens de la communication.

Marie-Catherine Boulanger est bien partie pour dépasser le nombre de sacres d’Arturo Di Giacomo
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Il ne devrait pas y avoir de clash au tournoi féminin de beachvolley de Doha

Selon une information reçue il y a peu de la part d’une personne toujours très bien informée pour tout ce qui touche au monde du beachvolley international, la menace d’un boycott du tournoi féminin de Doha au Qatar serait levée. Un accord aurait été trouvé entre toutes les parties prenantes à cette question d’interdiction qui, selon certaines joueuses, leur aurait été faite par les organisateurs de pouvoir porter leur tenue habituelle qui, est-il besoin de le rappeler, est connue pour ne pas être très encombrante en matière de tissu.

Le tournoi féminin aura donc bien lieu du 8 au 12 mars en même temps que le tournoi masculin auquel est inscrite notre paire belge constituée de Dries Koekelkoren et de Tom van Walle.

Ces deux tournois sont très importants tant pour les joueuses que pour les joueurs dans la mesure même où tous deux sont dotés d’un gros prize-money et où, surtout, les équipes qui y obtiendront de (très) bons résultats y glaneront de (très) précieux points dans le cadre de leur recherche de qualification pour les Jeux Olympiques de Tokyo, si ceux-ci auront lieu bien évidemment.

En effet, les deux tournois qatari font partie de la catégorie des épreuves FIVB 4 étoiles et si, pour certaines équipes, la participation aux Jeux est déjà chose acquise, il en est encore beaucoup d’autres qui ne sont nullement assurées de se retrouver parmi les 15 premières équipes qui, le 14 juin 2021 à l’issue de tous les tournois FIVB entrant en ligne de compte pour opérer le classement final, remporteront directement leur ticket pour Tokyo. Les neuf autres équipes qui feront partie du tournoi olympique seront qualifiées par une autre voie dont je vous parlerai ultérieurement dans un autre article.

On ne peut que se réjouir d’apprendre que, à Doha, il ne sera donc mis aucun obstacle sur la route des équipes féminines qui sont en lutte pour glaner ces points nécessaires pour se rapprocher de cette qualification. Tant on ne réalise pas assez combien celle-ci peut être un objectif majeur pour bon nombre de ces joueuses qui, on ne le saura jamais assez, sacrifient tant et tant pour arriver à faire partie de ces happy few qui peuvent se prévaloir d’avoir participé dans leur carrière sportive à un tournoi olympique de beachvolley.

Je ne manquerai pas de vous rapporter dès le 7 mars ce qu’il en sera du déroulement de ces deux tournois qatari. Comme des autres par la suite d’ailleurs ;-).

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Karl Marx à Ixelles

Lors des fêtes de fin d’année, j’ai reçu, lors des échanges de cadeaux familiaux, une très joyeuse surprise sous la forme d’un très beau livre intitulé « Le Bruxelles des Révolutionnaires de 1930 à nos jours ». Ce livre, édité avec le soutien de la Commission Communautaire Française dans la collection Regards sur la Ville de CFC-Editions, est fait d’une quarantaine de contributions. Rédigées sous la direction scientifique de Anne Morelli, elles constituent une superbe évocation des faits et des grands personnages révolutionnaires ayant émaillé l’histoire de Bruxelles, une capitale qui, « faute d’être belle, peut être re-belle » comme l’écrit si bien l’historienne et professeure de l’ULB. Ce livre se déguste à la petite cuillère et peut se lire sans ordre imposé, permettant ainsi de plonger dans « Des socialistes utopistes à Bruxelles avant 1948 » ou dans « Les exilés révolutionnaires latino-américains à Bruxelles » avant de revenir sur « Le Bruxelles des communistes » ou sur « Les débits de boisson révolutionnaires au XIXème siècle ». C’est passionnant à souhait et donne à réaliser que notre Ville a un passé d’effervescence révolutionnaire dont la richesse est généralement par trop méconnue.

Ce week-end, je me suis délecté de deux sujets dont les titres ont joué le rôle d’aimant sur mes pupilles: « Molenbeek-Saint-Jean, une commune ouvrière entre réformistes et révolutionnaires » et « Karl Marx à Bruxelles ». Dans ce dernier tableau, j’y ai apprécié la précision des informations fournies et, tout particulièrement cela n’étonnera pas celles et ceux qui me connaissent bien, celles relatives au long séjour que les Marx ont, dans un grand dénuement au demeurant, effectué à Ixelles, au 42 de la rue d’Orléans. Pour la petite histoire, c’est là qu’est né, il y a aujourd’hui précisément 174 ans jour pour jour, le troisième enfant de Marx, Edgar. Pour l’histoire d’une autre nature, celle de la confrontation des idées, c’est aussi dans cette maison, qui était située à hauteur du numéro 50 de l’actuelle rue Jean d’Ardenne, que Marx écrivit, au début de 1847, son unique oeuvre en français, Misère de la Philosophie. Cet écrit était une réponse très catégorique au « Système des contradictions économiques » publié en 1846 par Proudhon, Marx y critiquant sa théorie à propos de l’impôt sur la consommation et de son refus de la grève….

On y apprend aussi, plus en détail sur ce point que dans le monumental « Karl Marx ou l’Esprit du Monde » de Jacques Attali, que c’est à Saint-Josse que Marx et Engels ont rédigé ensemble l’Idéologie allemande  dont la conclusion s’énonce comme suit : « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde d’une autre manière, il s’agit de le modifier ». C’est d’ailleurs cet aphorisme qui figure aujourd’hui au bas du monument funéraire de Karl Marx à Highgate, un quartier du grand Londres.

Je terminerai cette courte évocation du sujet ayant trait au séjour de Karl Marx à Bruxelles en signalant que la petite plaque commémorative que le Cercle d’Histoire locale d’Ixelles apposa en 1986 sur la façade du 50 de la rue Jean d’Ardenne n’a pour seule indication qu’un lacunaire « Ici vécut Karl Marx ». Sans faire aucunement mention que c’est là aussi que Marx et Engels ont écrit le « Manifeste du Parti communiste », une oeuvre qui, comme chacun le sait, allait bousculer bien des idées et entraîner bien des bouleversements.

Aussi, maintenant que la majorité serait devenue « progressiste » à Ixelles, ne serait-il pas opportun de donner un peu plus de lustre à ces traits de vie d’une très haute portée historique ?

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Les Yellow Tigers progressent et les Red Dragons régressent dans la nouvelle hiérarchie FIVB…

Avec le changement d’année au calendrier du temps, la Fédération Internationale de Volley-Ball (FIVB) a publié le ranking 2020 des équipes nationales établi en tenant compte des résultats obtenus par celles-ci dans les principales compétitions organisées sous son égide durant les deux dernières années.

Ce classement rend-il bien compte de la valeur réelle de toutes les équipes de la sorte répertoriées ?

Non assurément dans la mesure même où tous les résultats obtenus par toutes ces équipes nationales dans plusieurs des compétitions à caractère international ne sont pas pris en considération tandis que le classement ainsi fait privilégie les grandes équipes qui ont l’avantage de participer à toutes les épreuves entrant en ligne de compte pour l’établissement de ce classement.

De fait, chacun s’accordait à dire que ces classements, tels qu’ils étaient établis année après année sans aucune pondération, ne rimaient à rien tant ils étaient peu représentatifs de la réelle valeur des résultats obtenus par les différentes équipes.

C’est pourquoi la FIVB a très bien fait de se pencher sur cette problématique et de proposer un nouveau système d’attribution de points qui, articulé sur le niveau d’importance des épreuves retenues (plus nombreuses que par le passé) et sur la signification sportive de chacun des matches disputés (une victoire remportée contre une équipe mieux classée rapporte plus de points qu’une victoire obtenue contre un adversaire moins bien classé et inversement), devrait entrer en vigueur à partir du 1er février de cette année.

Ce nouveau classement sera-t-il un parfait reflet de la valeur sportive de chacune des équipes qui figureront dans ce classement qui comprendra tous les résultats obtenus par chaque équipe dès lors que ceux-ci font partie d’une compétition à caractère international reconnue par la FIVB et regroupant pour le moins quatre équipes nationales ? Sans doute que non car les équipes nationales qui disputent de nombreux matches officiels dans des grands tournois internationaux en plus de ceux joués dans les épreuves de grand renom auront plus de possibilités d’améliorer leur classement.

Cette réserve n’étant toutefois que de minime importance par rapport aux gros défauts des classements précédents, il convient de saluer cette adaptation de l’établissement des classements dans la mesure même où ceux-ci pourront servir d’outil précieux quand il s’agira de répartir les équipes dans les poules des grandes compétitions comme les Tournois olympiques ou les championnats du monde pour ne citer que les deux plus grandes épreuves du calendrier de la FIVB.

Et, en substance, que disent ces classements pour nos deux équipes représentatives, les Yellow Tigers et les Red Dragons ?

Dans le classement ancienne formule, les joueuses drivées par Gert Vande Broek et Kris Vansnick occupent la 19ème place avec 42 points tandis que, dans le classement établi sur la base des critères retenus par la Commission Technique de la FIVB, elles figurent au 14 ème rang mondial avec 207 points.

Pour ce qui concerne nos Red Dragons, les classements sont les suivants : 13 èmes avec 80 points dans le cadre de l’ancien système et 19èmes avec 164 points dans le nouveau à venir à partir du 1er février prochain.

Comme il est permis de le constater, les changements opérés dans la confection des classements ne manquent pas d’avoir des répercussions qui, à la manière de Jean qui pleure et Jean qui rit, raviront certain(e)s et feront grimacer d’autres….

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Sam DEROO dans la Commission des Athlètes de la FIVB ?

Histoire de commencer l’année 2021 sur une note agréable, je vous rapporte ici une information publiée il y a deux/trois jours à peine sur le site de la Fédération Internationale de Volley-Ball (FIVB). Elle a trait à la Commission des Athlètes de ladite FIVB et à la composition qui en résultera après l’élection qui aura lieu durant les deux dernières semaines de ce mois de janvier.

Pour bien appréhender le sujet, il faut savoir que la Commission des Athlètes comprend dix athlètes, cinq de sexe féminin et cinq de sexe masculin, qui doivent être originaires à tout le moins de 9 pays différents. Ces athlètes doivent avoir représenté leur pays dans l’une ou l’autre des grandes compétitions mises sur pied par la FIVB, et ce, dans le domaine du volley-ball pour moitié d’entre les candidat(e)s ou dans celui du beachvolley pour l’autre moitié.

Cela étant, il faut savoir que les candidat(e)s, dont vous trouverez les noms en bas de l’article, sont au nombre de 16 qui se répartissent en 11 femmes et 5 hommes.

Cela signifie que les 5 hommes qui ont, via leur fédération nationale, posé leur candidature sont d’ores et déjà assurés de faire partie de la Commission des Athlètes qui, durant les quatre prochaines années, seront appelé(e)s à formuler des propositions ou à donner leur avis sur des points qui leur seront soumis par le Conseil d’Administration de la FIVB.

Et c’est là qu’est l’heureuse nouvelle. En effet, il faut savoir que Sam Deroo, le capitaine de nos Red Dragons, a fait acte de candidature et qu’il peut donc être considéré comme faisant déjà virtuellement partie du groupe des 10 Athlètes qui représenteront le monde des joueuses et des joueurs au plus haut niveau des instances de la FIVB.

Bravo à lui même s’il faudra attendre la confirmation de cette très heureuse nouvelle qui sera faite à la fin de ce mois ou au début du mois de février pour lui adresser nos plus chaleureuses félicitations.

Vive l’année 2021.

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Louise Bawden (AUS) – beach volleyball

Joshua Binstock (CAN) – beach volleyball

Julius Brink (GER) – beach volleyball

Milagros Cabral de la Cruz (DOM) – volleyball

Neslihan Demir Güler (TUR) – volleyball

Sam Deroo (BEL) – volleyball

Małgorzata Glinka-Mogentale (POL) – volleyball

Jordan Larson (USA) – volleyball

Meppelink Madelein (NED) – beach volleyball

Ognjenovic Maja (SRB) – volleyball

Samuele Papi (ITA) – volleyball

Polina Rahimova  (AZE) – volleyball

Marketa Slukova (CZE) – beach volleyball

Delcio Soares (MOZ) – beach volleyball

Anouk Vergé-Depré (SUI) – beach volleyball

Chen Xue (CHN) – beach volleyball

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Remarquable 2ème place de nos U20 dans le nouveau ranking européen

La Confédération Européenne de Volley-Ball (CEV) vient de mettre à jour les classements des différentes équipes nationales qui ont opéré dans le cadre de ses propres organisations au cours de ces deux dernières années. Le moins que l’on puisse dire est que ces classements sont particulièrement flatteurs pour nos équipes représentatives, et ce, plus encore dans la catégorie Messieurs que dans celle des Dames.

Ainsi, chez les adultes, nos Red Dragons occupent, avec 229 points, la troisième place du ranking européen derrière la Serbie et la Russie. Il y a cependant lieu d’attirer l’attention de tout un chacun sur le fait que, dans ce décompte, ont été totalisés les 13 points que Sam Deroo et ses équipiers ont enlevés à l’occasion de leur participation à l’European Gold League alors que des pays comme la Pologne, l’Italie, la France et la Slovénie n’ont pu engranger le moindre point du fait de leur participation à la FIVB Volley Nations League. Cela signifie que, si l’on retire ces 13 points, l’équipe belge se classe en 7ème position derrière les six pays déjà cités, ce qui constitue déjà en soi un superbe résultat.

Quant à nos Yellow Tigers, elles figurent pour leur part au douzième rang du classement publié mais, si l’on retranche les points des équipes qui, à l’inverse de la nôtre, ont participé à l’European Gold League, elles se retrouvent dès lors, avec 188 points, à la dixième place derrière la Serbie, la Turquie, l’Italie, les Pays-Bas, la Russie, l’Azerbaïdjan, l’Allemagne, la Bulgarie et la Pologne.

Si l’on a déjà là de quoi réaliser que notre volley-ball belge ne se porte pas trop mal au plan européen, que dire alors des classements obtenus par nos Young Red Dragons ?

Dans la catégorie U20, ils terminent ni plus ni moins derrière l’ogre russe (200 points/200), c’est-à-dire à la deuxième place avec 192 points mais devant, dans l’ordre, l’Italie (186), les Pays-Bas (184). Ce classement tout à fait époustouflant est la résultante de la troisième place que nos U20 avaient obtenue aux Championnats d’Europe disputés l’an dernier aux Pays-Bas et la troisième place enlevée de haute lutte en Tchéquie par la nouvelle équipe U20 qui est formée de nos étoiles de demain et au sein de laquelle on retrouve les étendards liégeois Fafchamps et Perin.

Dans la catégorie U18, le classement des Young Red Dragons est également remarquable puisque nos boys se retrouvent là, avec 178 points, en 5ème position, ex-aequo avec la Biélorussie, dans un classement conduit par l’Italie et la Tchéquie (tous deux avec 196 points), l’Allemagne (192) et la Bulgarie (184).

Du côté des Young Yellow Tigers, les classements sont quelque peu en retrait par rapport à ceux des Young Red Dragons. Ainsi, les U19 occupent la 24ème place et les U17 la 15ème de ces mêmes classements de la CEV. De fait, ils ne sont que le juste reflet de la lente régression du niveau de nos représentantes au plan international et, surtout, du manque de gros calibres au sein de nos sélections.

Ce n’est pas la première fois que pareil constat est fait en ces colonnes et, s’il n’est encore rien fait de magistral par nos diverses fédérations pour aller à la recherche de ces oiseaux rares sans lesquels il n’est plus envisageable de réaliser de grands résultats au plan continental, on ne peut que se réjouir de savoir que, très opportunément, certaines de nos instances pu obtenir de la FIVB le soin d’organiser l’an prochain, conjointement avec les Pays-Bas, partie des championnats du monde des U20. Voilà qui constitue assurément un signal bien encourageant pour la juste cause de celles qui constituent la majorité des membres pratiquants de notre sport dans le pays.

L’affiche 2019 de la FIVB Volley Nations League (VNL)

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