Recruter et former des jeunes, un grand chemin à tracer et à suivre

Le volley-ball vit des moments difficiles dans notre pays, au Nord comme au Sud sans parler du Centre où il n’est pas logé à aussi bonne enseigne que celle d’autres disciplines sportives. Du côté du Nord, la préoccupation est surtout d’ordre financier tant gérer un club – avec ses charges de location de salles, de coûts administratifs, de frais d’entraîneurs, de défraiements de joueuses et de joueurs, de factures de matériel et d’équipements et d’autres coûts de (re)présentation – s’avère de plus en plus lourd à assumer dans un contexte ambiant qui se fait de plus en plus exigeant, tant en matière de contraintes administratives que de normes sportives. A cet égard, il faut mettre en exergue l’initiative prise par Volley Vlaanderen qui vient de lancer un appel à candidature pour engager un membre de personnel qui serait spécialement destiné à apporter aux clubs flamands toute aide possible dans ces domaines.

Du côté du Sud et du Centre, le problème du financement des clubs est plus aigu encore dans la mesure où le soutien financier, direct ou indirect, des Autorités publiques y est moindre qu’au Nord et où l’environnement économique de ces deux parties du pays n’est pas du même niveau que celui du Nord, ce qui rend plus compliquée la recherche de moyens financiers dans le secteur du sponsoring.

Ce constat général n’est cependant pas ce qui est le plus frappant, sinon le plus inquiétant, dans le tableau sportif des clubs du Sud et du Centre du pays tel qu’il ressort de ce qu’il est permis de lire de plus en plus sur leurs différents supports digitaux . En effet, partout, il n’est question que d’appels lancés pour accueillir de nouvelles joueuses et de nouveaux joueurs et, ce, pour renforcer telle ou telle équipe quand il ne s’agit pas de toutes les équipes d’un même club. Quand, par ailleurs, on sait que le nombre des affiliations FVWB a connu, entre 2017 et 2018, une baisse de quelque 1000 unités alors que les chiffres sont en hausse dans bon nombre d’autres disciplines sportives aussi bien dans le Sud que dans le centre du pays, on ne peut manquer de remarquer qu’il y a là un sérieux problème de recrutement. Et de voir, en toile de fond, qu’il y a aussi une grande urgence à aider les clubs à assurer par eux-mêmes le renouvellement de leurs effectifs, c’est-à-dire à avoir, dans cette perspective, une politique de formation de jeunes menée par des « encadrants » de qualité. Le chantier est vaste comme chacun(e) peut s’en rendre compte.

Sur ce, je laisse la parole, ou plutôt l’écrit, à Marc Cloes qui, en tant que responsable de la CFEVB, a envoyé il y a peu en maintes directions une nouvelle newsletter. Celle-ci contient grand nombre d’informations intéressantes pour favoriser précisément l’accès à différents modules de formation ou de développement pour tout qui fait partie ou veut faire partie de la mouvance des entraîneurs de volley-ball. Tant mieux tant mieux.

—————————————————————————————————————

Bonjour,

Voici des informations relatives à des activités organisées dans les prochaines semaines au niveau de la formation des entraîneurs. N’hésitez pas à en parler avec les coaches que vous rencontrez et à nous faire parvenir vos commentaires et suggestions !!!

 

Voici les informations collectées depuis le 10/03/19 (le contenu est très important …):

 Formations initiales

 * Formation d’entraîneurs organisées en 2019 par la FVWB.

Les programmes de formation volley-ball 2019 viennent d’être publiés : 5 formations Animateur (une par province), 1 formation Moniteur Sportif Initiateur, 1 formation Moniteur Sportif Educateur. Les informations sont en ligne sur les sites internet de la FVWB et de ses entités (provinces).

 Par ailleurs, un fichier .ZIP comprenant l’ensemble des programmes peut être téléchargé jusqu’au 20/04/19 en cliquant ICI. En plus des programmes, ce fichier compressé propose une figure illustrant l’organisation générale des formations : un moyen de s’y retrouver facilement (cfevb_2019_schema_formations_entraineurs_volley_ball.pdf).

 Attention, en raison d’un retard indépendant de notre volonté, les délais d’inscription sont TRES courts !!!! Les premières activités de formation commencent FIN AVRIL !!!! Veillez donc consulter les programmes mis à votre disposition le plus rapidement possible …

 Une deuxième formation MSIn sera proposée pendant le dernier trimestre de 2019 et il vraisemblable qu’une ou l’autre formations Animateur le soient aussi.

 * Rappel de la structure de formation des coaches organisée par la FVWB.

 A la demande de nombreux entraîneurs, une description des principes de formation des entraîneurs est proposée dans ce n° des VB-Coaches-News. Vous devriez trouver votre situation dans les cas présentés au point 5 …

 1) Il y a cinq ‘niveaux’ : attestation de réussite du module Basic, brevet Animateur, brevet Moniteur Sportif Initiateur en volley-ball (MSIn VB), Moniteur Sportif Educateur en volley-ball (MSEd VB), et Moniteur Sportif Entraineur en volley-ball (MSEn VB). Les brevets sont homologués par l’ADEPS et doivent respecter un cahier des charges.

 2) Chaque attestation/brevet donne accès à une carte de coach. Dans l’ordre : Basic, D, C, B, et A. Il faut toujours veiller à toujours faire la part des choses entre attestation/brevet et carte de coach puisque détenir une carte de coach ne signifie pas que l’on a obtenu l’attestation/le brevet correspondant dans la liste précédente !!!).

 3) A l’exception du module Basic qui est obligatoire pour recevoir la carte Basic, des cartes de coach D, C, B, et A peuvent être accordées provisoirement (dérogation) aux entraîneur(e)s qui s’engagent à entreprendre la formation requise pour obtenir le brevet exigé. Pour le brevet Animateur, la formation doit être effectuée pendant la saison en cours ; pour les trois autres brevets, l’entraîneur(e) peut étaler sa formation sur quatre saisons mais, à l’issue de chaque saison, il/elle est tenu(e) d’apporter la preuve qu’il/elle a réellement concrétisé au moins une des étapes de la formation concernée.

 4) L’obtention d’un brevet permet au coach de récolter des points de formation qui s’ajoutent ainsi à ceux qu’il va collecter en participant à toute une série d’activités de formation continue. Pour recevoir sa carte de coach au début de saison, un(e) entraîneur(e) doit avoir un décompte de points positif. En sachant qu’il/elle en perd automatiquement à la fin d’une saison, il convient donc de s’investir régulièrement dans sa formation, ce qui garantit évidemment un renouvellement des idées et un enrichissement des pratiques.

 5) Exemples de situations de coaches :

 – Je suis recruté au début/en cours de saison et je n’ai aucune formation …

 è soit je demande au secrétariat de la CFEVB (Mme Alexandra Sepp – coaches@fvwb.be) de m’envoyer un formulaire d’inscription que je complète, je verse 5€ à la FVWB et effectue un parcours de formation en ligne, le module Basic (3 à 4 heures, selon les personnes et leur éventuel recours à l’aide d’un référent, sorte de parrain/marraine que l’on peut appeler si nécessaire). L’attestation que j’envoie au secrétariat après avoir finalisé le parcours me permet de recevoir une carte de coach ‘Basic’. Elle me permet de coacher la saison en cours. Si je veux poursuivre la saison suivante, il faut que je m’engage dans une formation me donnant accès à un brevet : soit Animateur (16h moins les 4h que j’ai déjà faites – le Module Basic), soit Moniteur Sportif Initiateur (voir ci-dessous – moins les 4h du Module Basic).

è soit je m’engage tout de suite à entreprendre une formation pour obtenir un brevet Animateur ou MSIn. Le brevet Animateur (16h : 4h en ligne pour le module Basic + 12h en présentiel) doit être effectué pendant la saison. Je peux étaler l’ensemble de ma formation MSIn volley-ball sur quatre saisons. Je dois commencer par les cours généraux ADEPS MSIn (cliquer ICI pour les infos) et poursuivre par les cours spécifiques organisés par la CFEVB (60,5h : 32,5h d’activités en présentiel + 8h d’activités en non-présentiel à savoir module Basic en ligne, séances de cours en ligne, travaux à domicile + 10h de stage en contexte ou compagnonnage) et le module ‘1ers soins en milieu sportif’ (8h organisées par la LFBS ou l’AES). Je peuxfaire une partie de la formation spécifique une saison et le stage la suivante.

 – J’ai l’attestation délivrée à l’issue du module Basic :

 è Pour continuer à coacher la saison suivante, je dois m’engager à faire la formation Animateur volley-ball. Je suis dispensé de la partie ‘Basic’. Il ne me reste donc que 12h en présentiel à suivre (et réussir l’évaluation, bien sûr ;-))).

 – Je suis déjà Animateur volley-ball :

 è Je peux m’engager dans la formation MSIn. Je dois commencer par obtenir le certificat de réussite des cours généraux ADEPS du niveau MSIn (cliquer ICI pour les infos) et poursuivre par les cours spécifiques organisés par la CFEVB. Etant dispensé des 16h de la formation Animateur, il me reste 20h d’activités en présentiel + 4h d’activités en non-présentiel + 10h de stage en contexte ou compagnonnage. Pour obtenir mon brevet, je devrai aussi réussir, à ma meilleure convenance, le module ‘1ers soins en milieu sportif’ (8h organisées par la LFBS ou l’AES). Je peux faire une partie de la formation spécifique une saison et le stage la suivante.

 – Je suis déjà MSIn en volley-ball :

 è Je peux m’engager dans la formation MSEd. Je dois commencer par obtenir le certificat de réussite des cours généraux ADEPS du niveau MSEd (cliquer ICI pour les infos) et poursuivre par les cours spécifiques organisés par la CFEVB. Ceux-ci comprennent un total de 60,5h de formation : 31h en présentiel, 9,5h en non-présentiel et 20h de stage.

 – J’ai un ancien brevet ADEPS Initiateur en volley-ball (obtenu avant la réforme des formations qui a découlé sur la mise en place de cours généraux pour le niveau MSIn) et je veux être reconnu comme MSIn en volley-ball :

 è Je dois contacter le secrétariat de la CFEVB pour m’inscrire à l’examen des cours généraux ADEPS du niveau MSIn. Grâce à un accord spécial de l’ADEPS, je serai dispensé de sept modules (CG 1.1.3, CG 1.2.1, CG 1.2.2, CG 1.3.1, CG 1.3.3, CG 1.4.1 et CG 1.5.1 – pour savoir à quoi cela correspond, voirICI). Cette mise à niveau me permettra, par exemple, de pouvoir commencer la formation MSEd.

 – J’ai un ancien brevet ADEPS Initiateur en volley-ball (avant la réforme des formations qui a découlé sur la mise en place de cours généraux pour le niveau MSIn) et j’ai fait le module Technico-tactique pour obtenir l’attestation C1 et je veux obtenir le brevet MSEd en volley-ball :

 è Je dois d’abord être reconnu comme MSIn volley-ball. Pour cela, la première étape consiste à obtenir l’attestation de réussite des cours généraux ADEPS du niveau MSIn (voir ci-dessus – cas des anciens Initiateurs). Ensuite, je peux passer les examens des cours généraux ADEPS de niveau MSEd et, sur demande au secrétariat de la CFEVB, je peux bénéficier d’une dispense (CG 2.2.3 – voir ICI pour savoir à quoi cela correspond). Dès que j’aurai transmis l’attestation de réussite des cours généraux MSEd, je pourrai m’inscrire à la formation spécifique volley-ball. A ce niveau, il me restera 15h de formation (12h d’activités en présentiel + 3h d’activités en non-présentiel) pour obtenir mon brevet MSEd.

 – J’ai un brevet de Moniteur Sportif Educateur en volley-ball et je veux poursuivre ma formation :

 è Je dois m’inscrire aux cours généraux ADEPS de niveau Moniteur Sportif Entraîneur (cliquer ICI pour les infos). Lorsque j’ai mon attestation de réussite, je peux m’inscrire à la formation spécifique MSEnt en volley-ball. A ce sujet, la CFEVB est occupée à finaliser le cahier des charges qui devra être validé par l’ADEPS. Il est prévu que ce processus soit finalisé pour la fin de l’année.

 – J’ai un ancien brevet d’Aide-Moniteur en volley-ball et je veux poursuivre ma formation :

 è Je dois passer les cours généraux ADEPS de niveau Moniteur Sportif Educateur (cliquer ICI pour les infos – une négociation est en cours avec l’ADEPS pour vérifier s’il n’est pas possible de proposer une valorisation des acquis d’expérience). Lorsque j’ai mon attestation de réussite, je peux m’inscrire à la formation spécifique MSEnt en volley-ball. A ce sujet, la CFEVB est occupée à finaliser le cahier des charges qui devra être validé par l’ADEPS. Il est prévu que ce processus soit finalisé pour la fin de l’année.

* Rappel : Organisation des examens pour les cours généraux ADEPS

– Les prochains examens des cours généraux ADEPS Moniteur Sportif Initiateur (MSIn) et Moniteur Sportif Educateur (MSEd) se dérouleront les samedi 04 mai 2019 à 09h00 (accueil à partir de 08h00) à l’Université de Louvain-la-Neuve (auditoires Sud, place Croix du sud 1 à 1348 Louvain-la-Neuve) pour la première session et le samedi 22 juin 2019 à 09h00 (accueil à partir de 08h00) à l’Université de Louvain-la-Neuve (auditoires à confirmer ultérieurement). Les inscriptions sont ouvertes depuis la semaine dernière et plus de 300 des 1100 places ont déjà été réservées !!!! Nous conseillons donc à tous les entraîneurs de la FVWB qui souhaitent poursuivre leur formation de s’inscrire le plus rapidement possible. Cliquer ICI pour MSIn et ICI pour MSEd.

 Formations continues (ordre chronologique)

 Rappel : Les 5ème journées « Gilles Cometti » se tiendront à la Faculté des Sciences du Sport de Dijon les 18 et 19 mai 2019. Le thème de cette édition est ‘La Préparation Physique : Force et Optimisation de l’Entraînement’. PAF : 170€. Inscription et paiement avant le 20/04/19. Informations en cliquant ICI. Cette formation rapportera 6 points de formation pour les coaches A et B. Valorisation par la CFEVB : 10 points.

* Au cours de la prochaine année académique, le Département des Sciences de la motricité de l’ULiège organisera la première édition du Certificat d’université en Ingénierie de l’Activité et de la Préparation physique, dès la prochaine année académique 2019-2020.  Cette formation (17 crédits) favorisera les échanges avec des experts de terrain ainsi que le partage d’expériences et le développement de compétences de terrain.  Les cours commenceront dès le vendredi 20 septembre 2019 pour se terminer en avril 2020. Ces cours seront dispensés environ une fois par mois durant 2 jours consécutifs (vendredi, samedi). Le certificat est accessible aux détenteurs d’un diplôme de l’enseignement supérieur dans l’un des domaines suivants : éducation physique, sciences de la motricité. En l’absence d’un des titres précités, une admission par Valorisation des Acquis de l’Expérience (VAE) est envisageable. Date limite d’inscription auprès de la Cellule Formation continue de ULiège, après acceptation du dossier : 13/09/2019. Droit d’inscription : pour l’ensemble des modules : entre 1000 et 2000€ (selon le statut). Possibilité de s’inscrire à des modules isolés. Infos : cliquer ICI. Valorisation par la CFEVB : 50 points.

Informations diverses

* De nombreuses propositions de formations continues sont disponibles sur le volley-ball sont disponibles sur le site Voltraweb/clinics : http://www.voltraweb.be/clinics.htm

Absolut Politique Absolut Sport Absolut Volley

Une bulle d’air en forme de coup de dague

 

 

 

 

La direction de l’EuroMillions Volley League tient réunion ce mercredi soir. Il s’agit là d’une réunion plus qu’importante dans la mesure même où elle sera toute consacrée à l’examen de la décision qui, arrêtée jeudi dernier par le Conseil d’Administration de Volley Belgium, permettra en fait aux clubs appelés à évoluer au niveau de l’EuroMillions Volley League de le faire la saison prochaine sans tenir compte des conditions fixées par ladite EuroMillions Volley League. Vous trouverez ici la première réaction parue dans la presse à ce sujet

https://kw.knack.be/west-vlaanderen/sport/volleybal/clubs-zonder-licentievoorwaarden-kunnen-volgend-seizoen-toch-spelen-in-hoogste-reeks-mannenvolleybal/article-normal-366643.html?fbclid=IwAR3KKV8UU26kuZ0NmlEpF7GTY3hL5GPzedARzlirkgXamsh59ynJhmQNRUs

De quoi s’agit-il ?

Pour appréhender au mieux cette question, quatre points de jalonnement s’imposent.

1°) depuis la nuit des temps pourrait-on écrire, les clubs de la division supérieure de la compétition nationale ont cherché à pouvoir disposer d’un certain pouvoir d’orientation sur la matière qui les concerne au premier chef, la compétition et ses conditions de participation. Après des années et des années de palabres, un accord fut finalement trouvé sous la présidence de Philippe Berben il y a une bonne vingtaine d’années. C’est ainsi que furent créées deux commissions, l’une pour les dames et l’autre pour les messieurs, au sein desquelles chaque partie avait pouvoir d’intervention sur certains aspects de la conduite de leur championnat d’une part et sur la mise à disposition de nos deux équipes nationales des meilleurs joueurs/meilleures joueuses des principaux clubs de la Fédération d’autre part.

2°) ce type de gentlemen’s agreement évolua avec le temps et avec la modification de certaines données : calendrier international mieux tracé même s’il s’est fait plus débordant sur l’espace temps réservé aux calendriers nationaux, de plus en plus de joueurs/joueuses belges évoluent à l’étranger, succès de plus en plus significatifs de nos équipes nationales et montée en puissance de quelques clubs qui, surtout chez les hommes, réalisent de tels résultats que la Belgique occupait la saison passée la cinquième place au classement des compétitions mises sur pied par la Confédération Européenne de Volley-Ball. Il évolua plus encore quand, sous la conduite de Philippe Boone et de Marc Spaenjers, la ligue des messieurs parvint à nouer un beau contrat de partenariat avec la Loterie Nationale, contrat qui lui permit de se faire de plus en plus « conductrice » des opérations en matière de définition du championnat et de gestion de conditions posées aux clubs pour avoir accès à différents avantages d’ordre financier et promotionnel.

3°) Cette relation de type binaire entre direction de la Fédération Royale Belge de Volley-Ball et celle de la Ligue, chaque partie étant elle-même composée de multiples sous-ensembles, reçut un très gros coup dans l’aile quand, il y a deux ans, la Ligue monta au créneau pour dénoncer un changement de calendrier au niveau du Final 2 que la Fédération avait opéré en cours de saison pour donner satisfaction à l’entraîneur des Red Dragons qui souhaitait voir son équipe à participer à un tournoi en France. Le différend fut grand et a atteint son paroxysme quand la Ligue crut bon d’intenter un procès à la Fédération. Les conséquences de cette estocade, qui fut d’autant plus malencontreuse qu’elle fut perdue par la Ligue devant les tribunaux, furent très lourdes pour la Ligue qui perdit alors pas mal de ce qu’elle avait acquis comme importance et influence au niveau du Conseil d’Administration de la FRBVB. De fait, il fallut plusieurs mois de rabibochage et de sérieuses négociations menées sous le contrôle du Ministre des sports de la Communauté flamande, Philippe Muyters, avant que puisse être signé, en juillet 2018, un protocole d’accord fixant, sinon la pax amicitia, les attributions de chacun dans un cadre au sein duquel les relations de confiance étaient établies sur la base d’un échange de bons procédés. Vous trouverez ci-après le communiqué qui avait célébré, en termes quelque peu forcés, cette armistice des braves.

http://www.frbvb.be/geen-categorie-fr/accord-entre-volley-belgium-et-la-ligue-belge-de-volley-ball/

4°) La période qui a suivi cette mise en terre de la hache de guerre est toute récente et est toute menue puisqu’elle n’a pas un an d’existence. Elle fut essentiellement marquée par trois faits marquants.

A. Le premier est la décision prise par Volley Belgium de modifier le règlement concernant la montée des clubs de Ligue B vers la Ligue A pour ce qui concerne l’équipe championne de Ligue B. En effet, alors que, les années précédentes, cette montée était relativement aléatoire tant elle dépendait de différents critères dont certains étaient établis par l’EuroMillions Volley League, la montée fut rendue quasi obligatoire puisque sous le point 3.6.2.2 du règlement de la présente compétition, il fut très clairement stipulé que « le champion de la LIGUE B montera en LIGUE A ». Cette obligation fut loin de rencontrer l’enthousiasme au sein des clubs de la Ligue B qui laissèrent entendre haut et clair qu’ils n’étaient pas prêts à faire le saut à l’étage supérieur tant ils ne s’estimaient pas suffisamment armés pour répondre aux conditions existantes à ce niveau de la compétition (voir ici un article publié tout récemment par Volley Magazine, le périodique de Volley Vlaanderen :

http://volleymagazine.be/2019/03/19/vijf-liga-b-clubs-willen-de-titel-maar-promotie-ho-maar/ ) .

B Le deuxième fait marquant trouve place dans les travaux de la commission consultative de travail relative au secteur sportif dans lequel le volley-ball est représenté par le monde des clubs évoluant au niveau de la Ligue A Messieurs.. Comme toute convention collective, celle qui concerne le volley-ball où quasi la totalité des joueurs sont rémunérés (même si cela est fait de très « différentes manières ») règle les droits et devoirs des parties contractantes et, à cet égard, il est apparu que plusieurs des clubs de l’EuroMillions Volley League étaient « en délicatesse » avec les conditions imparties à tout club employeur de joueurs de ce niveau. D’où les conditions annoncées il n’y a pas longtemps par les dirigeants de l’EuroMillions Volley League de voir, lors de la prochaine saison, tous les clubs avoir un minimum de 4 joueurs sous statut de joueur semi-professionnel (c’est-à-dire gagnant au minimum 10.200 €/par an). Les dirigeants de la Ligue firent ainsi connaître cette prise de position après délibération faite avec tous les clubs et décision adoptée en leur CA (où le Président de Volley Belgium est invité).

C. Le troisième fait marquant est que deux ou trois des 10 clubs de l’actuelle EuroMillions Volley League traînent sérieusement la patte au plan financier et que l’un d’entre eux, Amigos Zoersel, a fait savoir qu’il renoncerait à aligner son équipe fanion Messieurs dans la compétition de l’EuroMillions Volley League de la prochaine saison (et qu’il ferait d’ailleurs de même avec son équipe fanion Dames dans le cadre de la compétition de la Ligue A Dames).

Cette mise en situation étant ainsi posée, demeure la question qui consiste à se demander ce qui, il y a une semaine, a pu amener les huit membres du Conseil de Volley Belgium à passer outre le travail considérable qu’ont effectué au cours des derniers mois les responsables de l’EuroMillions Volley League pour protéger au mieux les intérêts des clubs de l’élite de notre compétition et tout le crédit du monde du volley-ball là où il est question de respect de normes salariales et d’établissement d’accords entre partenaires sociaux. Peur pour certains de faire marche arrière en ce qui concerne la montée en Ligue A et d’entrer en conflit avec les clubs qui n’ont aucune volonté d’affronter des mers dont les vagues sont trop grosses pour leur embarcation ? Souci pour d’autres de voler au secours d’un club pour qui un contrat de semi-professionnel est un vilain mot qu’il voudrait voir évacuer du dictionnaire des dirigeants du volley-ball de haut niveau ? Coup porté par d’aucuns pour tenter de réduire, sinon pour déchirer, la voilure de l’EuroMillions Volley League à un moment où celle-ci occupe une place non négligeable dans les milieux qui discutent actuellement des conditions qui seront imposées demain aux sportifs professionnels et à leurs employeurs en matière de fiscalité et de charges sociales?

Quoi qu’il en soit, le fait est là, Volley Belgium a, comme vous pourrez le lire ci-après, décidé d’apporter une « bulle d’air » pour les clubs de la Ligue A Messieurs.

L’expression se veut jolie mais elle est, de fait, à l’image de l’opération qui a été menée. Dangereuse et regrettable tant on sait quelles peuvent être les conséquences redoutables d’une bulle d’air lors d’une perfusion, d’une transfusion ou d’une injection thérapeutique

Reste à attendre dès lors quelle sera la réaction de l’EuroMillions Volley League et de ses clubs à la suite de ce qui ne manquerait pas d’apparaître à qui regarderait ce tableau à la manière de Sirius comme un méchant coup de dague porté par Volley Belgium dans cet accord du mois de juillet 2018. Un accord dont l’encre n’a même pas encore eu le temps de sécher…

http://www.frbvb.be/geen-categorie-fr/une-bulle-dair-pour-les-clubs-de-la-ligue-a-messieurs/

 

Absolut Politique Absolut Sport Absolut Volley

Réflexions dans la foulée du Congrès FIVB de Cancun

 

J’ai eu l’occasion, et le plaisir, de vous commenter sur cette page, quasi en direct, le déroulement du dernier Congrès de la Fédération Internationale de Volley-Ball (FIVB) qui s’est tenu à Cancun au Mexique au mois de novembre dernier. Je le faisais alors sur la base des nombreuses “news” que le service Presse de la FIVB diffusait à chaque fois que le Président de la FIVB avait pris la parole,  c’est-à-dire très souvent ;-).

Aujourd’hui, a été diffusé “urbi et orbi” le procès-verbal de ce Congrès de la FIVB, auquel s’accola le Congrès de la Confédération Européenne de Volley-Ball (CEV) ainsi que je vous l’avais expliqué également. Je ne manque pas de vous le rapporter ici en manière telle que vous puissiez être ainsi au courant de toutes les décisions prises et, surtout, de tous les projets qui ont été exposés à la tribune de ce Congrès où la Belgique était représentée, comme vous pourrez le lire, par deux membres de la seule association Volley Vlaanderen. Que sont éloignés déjà les temps où la branche francophone du volley-ball belge avait sa place, en toute parité, dans les délégations de la F(R)BVB et intervenait à la tribune de la FIVB et de la CEV. Pour faire entendre là la voix des clubs à qui, via les fédérations nationales, la maison mère du volley-ball mondial et son aile européenne réclamaient pas mal d’argent déjà tout en commençant à leur laisser moins de temps pour se déployer au niveau de leur propre compétition nationale. Aujourd’hui, les clubs ne disposent pratiquement plus que de sept mois pour boucler toutes leurs compétitions au plan national ou autres tandis que se multiplient par ailleurs les épreuves mises sur pied par la FIVB et la CEV entre équipes nationales durant les cinq autres mois “réservés” au calendrier international.

A bien lire le procès-verbal du Congrès de la FIVB et à voir comment nos championnats nationaux et provinciaux se trouvent ainsi de plus en plus “corsetés”, il apparaît très clairement que notre sport court à l’asphyxie dans notre pays s’il ne prévoit pas la création de nouveaux “étages” de compétition au sein de Volley Belgium et de ses deux composantes que sont Volley Vlaanderen et la FVWB.  Une “segmentation” qui, de fait, fasse une plus nette distinction que ce n’est le cas aujourd’hui entre le volley-ball de haute représentation pour qui veut en vivre et/ou y briller et le volley-ball de simple compétition au sein duquel on retrouverait, dans des espaces de temps qui ne seraient plus aussi “contingentés”, tout à la fois celles et ceux qui participeraient à des compétitions à enjeux divers d’une part et celles et ceux pour qui volley-ball se pratiquerait sans autre esprit que celui du plaisir de la rencontre du moment d’autre part. En bref, modeler une fédération faite de plusieurs types de pratique de volley-ball.

Quand, dans le dernier rapport d’activités 2018 que viennent de publier les dirigeants de la FVWB pour les besoins de la prochaine assemblée qui aura lieu le 30 mars prochain, on peut lire que le nombre d’affilié(e)s a, pour la deuxième année consécutive, accusé une nouvelle baisse d’effectifs, qui sont ainsi passés de 13.451 en 2016 à 12.351 en 2018, on ne peut que se dire, “toutes et tous ensemble” pour reprendre la terminologie du Président de la FIVB, qu’il serait sans doute temps de faire en sorte que, dans notre pays, notre sport emprunte de nouvelles voies et sorte ainsi plus qu’un peu des sentiers traditionnels dans lesquels il a (eu) par trop tendance à s’enliser.

L’espoir reste un devoir.

http://www.fivb.org/download/FIVB_36th_World_Congress_minutes_and_appendices_November_2018_french.pdf

Absolut Culture Absolut Politique Absolut Sport Absolut Volley

L’Algérie est en ébullition

C’est ce dimanche que devront avoir été déposées les candidatures pour le poste de Président en Algérie. Le parti au pouvoir présentera-t-il une autre candidature que celle de Bouteflika qui a déjà quatre mandats présidentiels à son actif ? C’est plus qu’improbable tant l’homme, qui fêtera prochainement ses 82 ans et qui donne l’image de n’être déjà plus qu’une momie à peine vivante, a fait le ménage autour de lui et, avec son clan, a cadenassé tout ce qui pouvait menacer son pouvoir.

Il n’empêche. Le pays est en ébullition et, comme l’article joint en annexe l’indique bien, la situation est explosive. Pour diverses raisons qui sont très bien explicitées ici et qui ne sont pas inconnues pour toutes celles et tous ceux qui, comme je le suis, aiment à lire les romans de Yasmina Khadra.

A cet égard, je ne peux m’empêcher de reprendre ici l’introduction de « Qu’attendent les singes », un très beau roman se déroulant dans l’Algérie d’aujourd’hui où comme il est dit sur la quatrième de couverture,  » le Mal et le Bien se sentent à l’étroit dans la diablerie naturelle des hommes ».

« Il y a ceux qui font d’une lueur une torche et d’un flambeau un soleil et qui louent une vie entière celui qui les honore un soir; et ceux qui crient au feu dès qu’ils voient un soupçon de lumière au bout de leur tunnel, tirant vers le bas toute main qui se tend vers eux.
En Algérie, on appelle cette dernière catégorie: les Béni Kelboun.
Génétiquement néfastes, les Béni Kelboun disposent de leur propre trinité:
Ils mentent par nature,
trichent par principe
et
nuisent par vocation
Ceci est leur histoire ».

Un livre qui fait comprendre, comme l’article qui suit d’ailleurs, pourquoi ce régime autoritaire va prochainement tomber.

https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/algerie/election-presidentielle-en-algerie/l-article-a-lire-pour-comprendre-l-election-presidentielle-en-algerie_3208393.html#xtor=EPR-749-[NLbestofhebdo]-20190302-[content2]

Absolut Culture Absolut Friends Absolut Politique

Une AG bruxelloise placée sous le signe du (re)déploiement sportif

 

L’entité “Volley Bruxelles” a tenu assemblée générale ce vendredi. A l’ordre du jour figuraient les points que l’on retrouve habituellement lors de pareil rendez-vous statutaire : allocution présidentielle, rapport d’activités, analyse et approbation des comptes valant décharge des administrateurs, présentation et approbation du budget et des différents projets qu’il contient, aménagement de l’un ou autre point du règlement d’ordre intérieur et, pour ficeler le tout, une discussion ouverte sur le prochain tournoi de qualification des équipes bruxelloises de jeunes pour la finale du championnat FVWB et sur quelques communications d’intérêt général ou particulier selon leur nature.

L’assemblée de ce 22 février a connu un déroulement qu’il est franchement permis de qualifier de fructueux dans la mesure même où, sans la moindre anicroche, les points abordés permirent un échange de vues quasi essentiellement axé sur la problématique sportive du volley-ball bruxellois et sur les leviers qu’il s’agira(it) d’actionner pour aider les clubs à rajeunir leurs effectifs à tous les niveaux.

De fait, cette assemblée a ressemblé assez peu à celles auxquelles il a été donné d’assister ces derniers temps dans le monde du volley-ball, à ces réunions où les spécialistes de la mue des textes portant sur les statuts ou les règlements d’ordre intérieur des différents édifices faisant partie intégrante de Volley Belgium s’en donnent à coeur joie pour défaire ou refaire ce que d’autres experts de l’ergotage avaient refait ou défait avant eux.

Deux choses sont ressorties clairement de cette assemblée. A Bruxelles, le volley-ball est un sport qui a encore une belle présence et qui connaît encore une certaine vogue dans différentes parties de l’ensemble de la Région. Toutefois, la réalité est aussi que, dans le même temps, il  perd quelque peu de son rayonnement par rapport à d’autres disciplines qui ne cessent de grandir, et ce, du fait que, faute d’un renouvellement de dirigeants, des clubs disparaissent peu à peu de la carte ou, autre cause, du fait que près de la moitié des clubs composant l’entité “Volley Bruxelles” n’ont pas d’équipes de jeunes. Faire ce constat n’est évidemment pas gage de renverser la tendance du jour au lendemain mais le faire entendre à toutes et tous est de nature à faire prendre conscience que clubs et organes fédéraux ont tout intérêt à faire cause commune pour se doter des moyens appropriés pour apporter remède à cette érosion.

Autre point qui a également transpiré des échanges entre délégués des clubs et les membres du Conseil d’Administration de “Volley Bruxelles” est, dans cette perspective de redressement du volley-ball bruxellois au sein de toute la communauté du volley-ball, l’utilité, sinon la nécessité, de positionner et d’asseoir autant que possible cette nouvelle “identité bruxelloise”. Non pas du tout pour se distancier ou se séparer de qui que ce soit mais bien pour être non seulement en mesure de soutenir au mieux, avec la collaboration des Autorités publiques comme avec celle du secteur privé qui sera intéressée de s’associer à cette dynamique, les efforts fournis par les clubs bruxellois qui sont à l’oeuvre sur le terrain mais également, par des actions diverses, pour tenter d’apporter à l’image du volley-ball bruxellois de quoi restaurer, étape par étape, son éclat du passé.

“ Le chemin est long du projet à la chose ” nous a appris Molière mais le même Jean-Baptiste Poquelin nous a également assuré que « Les divinités ne jettent leurs regards que sur les volontés ». Dès lors pourquoi ne pas se réjouir de ce qui a été dit et convenu lors de cette belle AG du 22 février 2019?

————————————————————————————————————————–

Cet article est de fait le texte de l’éditorial que j’ai posté ce même jour sur le site http://www.volleybruxelles . L’image mise en avant est une photo de Bill Brandt

 

 

Absolut Culture Absolut Friends Absolut Politique Absolut Sport Absolut Volley

Matière à réflexion pour l’essor de notre sport

La compétition 2018-2019 est loin d’être terminée on le sait. Cela ne signifie toutefois pas que l’on ne parle pas déjà beaucoup, surtout dans les coulisses, de la saison prochaine. En effet, il est question ci et là soit de fusion de clubs, comme celle entre Jaraco As et Datovoc Tongres par exemple en Ligue A Dames, soit de disparition de l’équipe fanion de VDK Gand comme j’en ai déjà parlé il n’y a pas longtemps encore. Chez les Messieurs, les inquiétudes gagnent également les milieux dirigeants de la Fédération qui ne savent pas trop comment bien gérer la nouvelle règle qu’ils ont imposée aux clubs de la Ligue B et qui empêcherait ceux-ci, sauf revirement de dernière seconde, de refuser la montée en Ligue A. Les tensions sont même très vives entre dirigeants des clubs de Ligue B et ceux de Volley Belgium dans la mesure même où les dirigeants de ces clubs prétendent que, avec les moyens qui sont actuellement les leurs, ils ne seraient pas suffisamment armés pour faire autre chose que de la simple figuration en Ligue A et risquer, de ce fait, de mettre à mal leur bon équilibre financier et même mettre plus qu’en péril leur état de survie.

On peut les comprendre et se demander si, dans leur volonté de changer pas mal de ces choses qui avaient pourtant leurs bonnes raisons d’exister, les dirigeants de Volley Belgium n’ont pas été trop vite en besogne ou, tout simplement, fait fausse route en voulant s’assurer qu’il y ait bien renouvellement de clubs au plus haut niveau de la compétition. Et en voulant que l’on ne connaisse plus ces situations que l’on a vécues pendant de nombreuses années et qui ont vu des clubs qui auraient dû descendre en Ligue B ne pas le faire parce que les champions de la Ligue B avaient préféré ne pas monter à l’étage supérieur. Situations qui, il faut bien le dire, ont été surtout profitables au volley-ball francophone qui, de ce fait, compte toujours aujourd’hui deux équipes au niveau de l’EuroMillions Championship.

Comment sortir de cette situation difficile dans laquelle se trouvent aujourd’hui tant les dirigeants de ces clubs de Ligue B que ceux de Volley Belgium qui doivent bien se rendre rendre compte dans ce cas de figure qu’il ne suffit pas d’avoir une idée pour que celle-ci soit nécessairement bonne ou, à tout le moins, opportune.

Le mieux qu’il y aurait à faire serait sans doute de regarder ce qui se passe dans d’autres fédérations de volley-ball à l’étranger ou, plus simplement encore, ce que, en accord avec les instances de Basket Belgium (l’équivalent de Volley Belgium), les dirigeants de la “Pro Basketball League”, c’est-à-dire l’association de toutes les équipes qui participent à l’EuroMillions Basketball League, ont instauré comme conditions pour pouvoir y participer.

Celles-ci sont essentiellement liées à des normes de nature financière et d’autres sur lesquelles je ne m’étendrai pas ici. Ainsi, si vous voulez recevoir une Licence A, qui vous donne automatiquement droit de participer à la saison régulière de l’EuroMillions Basketball League, aux compétitions européennes et au Play-Off, pour autant que votre équipe s’y soit qualifiée bien entendu, le tarif est le suivant : 1. disposer d’un budget d’au moins un million d’euros (1.000.000 €) pour la saison ; 2. avoir engagé au minimum sept (7) joueurs avec un statut de sportif rémunéré à temps plein à la date d’introduction de la demande de la Licence ; 3. avoir engagé au minimum un (1) employé temps plein (ETP) qui ne fait pas partie du staff sportif ou médical ; 4. disposer d’un système de billetterie en ligne au début de la saison.


Pour la Licence B, qui donne accès de participation à la saison régulière et au Play-Off pour autant que le club acquière alors une Licence Play-Off, les conditions sont moins lourdes mais elles n’en restent pas moins assez consistantes : 1. disposer d’un budget d’au moins sept cent cinquante mille euros (750.000 €) pour la saison ; 2. avoir engagé au minimum quatre (4) joueurs à temps plein et trois (3) joueurs à temps partiel avec un statut de sportif rémunéré à la date d’introduction de la demande de la Licence ; 3. avoir engagé au minimum un employé ETP qui ne fait pas partie du staff sportif ou médical, 4. disposer d’un système de billetterie en ligne au début de la saison 2019-2020.

Il y a encore une Licence C mais celle-ci ne peut seulement être demandée que par un club des divisions inférieures de la FRBB et, si le club se maintient au niveau de l’EuroMillions Basketball League, cette Licence ne sera valable que pour deux saisons. Pour l’obtention d’une pareille Licence C, les conditions sont ainsi fixées : 1. disposer d’un budget d’au moins quatre cent mille euros (400.000 €) pour la saison; 2. avoir engagé au minimum cinq (5) joueurs à temps plein ou à temps partiel avec un statut de sportif rémunéré à la date d’introduction de la demande de Licence ; 3. avoir engagé au minimum un employé à demi (1/2e ) ETP qui ne fait pas partie du staff sportif ou médical, 4. disposer d’un système de billetterie en ligne au début de la saison 2019-2020.

Comme on peut s’en rendre compte ici, chacun sait ainsi à quoi exactement s’en tenir avec pareil règlement pour faire partie, ou non, de l’élite du basket belge.

Qui veut avoir accès au plus haut niveau en connaît les conditions et qui pense ne pas être en mesure de répondre à ces obligations n’est pas tenu de se mettre la corde au cou et peut ainsi continuer à vivre sa vie sportive à son rythme et surtout sans être tenu de vivre au-dessus de ses moyens.

Enfin, autre élément réglementaire que l’on peut trouver dans le règlement de la PBL et dont le volley-ball ferait grand bien de s’inspirer, c’est celui celui du timing de l’inscription à l’EuroMillions Basket League. Que dit ce point de règlement ? 1. La demande de Licence pour la saison 2019-2020 doit être introduite au plus tard le 01.03.2019. 2. En cas d’introduction tardive de la demande de Licence (la date du cachet de la poste faisant foi), sans que le retard ne puisse dépasser quatre (4) jours calendrier, une amende de cent-vingt-cinq euros (125 €) par jour calendrier de retard est appliquée, sauf si le club a notifié au plus tard le 01.03.2019 qu’il n’introduirait pas de demande de Licence. 3. En cas de retard de plus de quatre (4) jours calendrier, la demande de Licence est irrecevable.

N’ayant pas pris, ni eu,  le temps de poursuivre plus avant l’examen de ces textes réglementaires de la PBL, je m’arrêterai ici. Je pense qu’il n’est pas nécessaire d’aller plus avant pour faire entendre que notre sport, le volley-ball, a un certain temps de retard par rapport au basket-ball qui, au niveau de l’ensemble de notre pays, est, en tant que sport collectif, plus présent sur le “marché de l’offre sportive” que le nôtre à raison de différents facteurs dont le principal est sa plus grande médiatisation. Tant chez les dames que chez les hommes même si, de ce côté, l’EuroMillions Volley League effectue, sans aide aucune de Volley Belgium, une remarquable tentative de mise en bon ordre des forces assez inégales qui se trouvent au plus haut niveau de notre compétition nationale.

Puisse ce billet apporter à celles et ceux qui se soucient de l’essor de notre sport dans le pays, à commencer dans notre Communauté francophone, matière à réflexion. 

 

 

 

 

 

 

 

Absolut Politique Absolut Sport Absolut Volley

Une ardoise lourde de 7.700.000.000 €

Au début de l’année dernière, je vous avais fait part de mon scepticisme à l’égard des prévisions faites par le gouvernement Michel à propos du budget 2018 dans la mesure même où, entre autres points discutables, celui-ci intégrait les effets d’une disposition importante qui concernait l’imposition des sociétés et l’obligation ferme qui allait leur être faite d’effectuer des paiements anticipés. L’intégration de ces recettes avancées dans le temps permettait certes d’améliorer sensiblement le tableau du budget 2018 mais ne résolvait en rien la question du déficit net du budget dont le même gouvernement MR/N-VA avait annoncé en début de législature qu’il serait ramené à l’équilibre en 2019.

Aujourd’hui, il est permis de constater, chiffres avancés par le Bureau du Plan à l’appui, que le gouvernement, qui est aujourd’hui en affaire courante et qui ne veut plus mettre les mains dans le cambouis pour tenter de mettre meilleur ordre dans son budget 2019, va laisser une méchante ardoise au gouvernement suivant. On évoque ici le chiffre de 7.700.000.000 €. C’est presque d »une toiture qu’il faudrait parler.

Cela étant, au-delà même de cette grosse difficulté, à laquelle le prochain gouvernement se trouvera confronté une fois qu’il aura été constitué ou, soyons-en bien conscients, qui pourrait constituer une sérieuse entrave lors des négociations de mise en place d’une nouvelle majorité, il devient l’heure de se demander, à moins de quatre mois des prochaines élections, si le gouvernement MR/N-VA a été ou non un bon gestionnaire des deniers publics.

A cet effet, je vous livre, ci-après, le bilan qu’en fait Etienne de Callatay. Son analyse vaut son pesant d’or. Si l’on peut dire;-).

https://www.lecho.be/opinions/carte-blanche/le-gouvernement-michel-a-t-il-ete-bon-ou-mauvais-gestionnaire/10086263.html

https://www.lecho.be/economie-politique/belgique-federal/Le-gouvernement-Michel-legue-un-deficit-de-7-7-milliards-d-euros/10095581?utm_campaign=MORNING_COMMENT&utm_medium=email&utm_source=SIM

Absolut Friends Absolut Politique Absolut unique