Une Assemblée générale de la FVWB dans la perspective du plan-programme 2021-2024

C’est ce prochain lundi 15 juin, à partir de 19 heures, qu’aura lieu l’assemblée générale ordinaire de la Fédération de Volley Wallonie Bruxelles. Elle se tiendra dans les locaux de l’Axis Park à Mont-St-Guibert où, selon ce qui a été annoncé, toutes les mesures de précaution sanitaire ont été prévues pour qu’elle puisse entrer dans le “moule” des dispositions fixées par le Conseil National de Sécurité.

L’ordre du jour de cette assemblée est assez classique puisque c’est à cette occasion qu’il est prévu d’ approuver les comptes de l’exercice 2019 écoulé, exercice qui dégage un boni de 685 €et une nouvelle provision de vingt mille euros affectée à un fonds destiné à regrouper les parts des cotisations revenant de fait à des paiements pour l’exercice suivant, et différents textes touchant aux commissions juridiques et à des articles du Règlement d’Ordre Intérieur.

Il y aura également des élections. Celles-ci concerneront la mise en place des différentes commissions devant faire partie intégrante du nouveau dispositif juridique appelé à régler tous les problèmes de cette nature au sein de la FVWB d’une part tandis que les 34 représentants des 7 entités composant la FVWB auront également à élire trois des huit administrateurs faisant partie du Conseil d’Administration de la FVWB d’autre part.

Sous quel jour se présente cette Assemblée générale? Pour appréhender au mieux cette question, il faut avoir à l’esprit que la FVWB sort fort « ébranlée » des trois années qui ont suivi l’installation du Conseil d’Administration issu de la réforme qui, au début 2017, a non seulement modifié l’intitulé de la Fédération francophone qui, depuis 1977, s’appelait AIF mais a également transformé les bases sur lesquelles reposait à l’époque ladite fédération avec un Conseil d’Administration d’une part et un Conseil Stratégique d’autre part. Certaines des modifications apportées ainsi aux rouages de la Fédération étaient alors nécessaires pour répondre aux nouvelles normes de la loi portant sur les associations sans but lucratif tandis que d’autres visaient surtout à conférer plus de pouvoir au Président et aux sept autres administrateurs/trices qui émanent, pour chacun(e) d’eux(d’elles), des sept entités de la Fédération (Liège, Hainaut, Namur, Luxembourg, Brabant Wallon, Bruxelles-Capitale, Communauté germanophone).

Après ces trois années au cours desquelles les Présidents des entités organisatrices de championnats dits provinciaux cherchèrent, et réussirent, à se trouver plus proches de celles et de ceux qui traçaient la ligne d’eau du bateau FVWB, le constat se fait chaque jour qui passe, ou plus exactement à chaque fois qu’il y a un problème nouveau qui se fait jour dans l’actualité, que la Fédération a besoin d’une autre structure de commandement et d’un autre type de gestion pour arriver à mieux s’inscrire qu’elle ne peut le faire pour l’instant dans un monde du volley-bal qui, comme on peut le voir dans quantité d’autres pays voisins ou lointains, est animé d’une dynamique s’appuyant sur d’autres leviers que ceux de la simple bonne volonté et d’un cadre de gestion d’un temps dépassé.

Cette assemblée tombe également à un moment qui, venant après l’épisode “coronavirus” qui a chamboulé toute la fin des championnats 2019-2020 et avant celui du grand départ de la nouvelle mouture des championnats nationaux 2020-2021, est celui de toutes les discussions sur les décisions passées et de celles sur toutes les incertitudes du comment s’opérera la reprise des activités à venir. Cela signifie que l’effervescence est vive et que l’assemblée promet d’être riche en échanges, voire en passes d’armes, qu’il sera intéressant de suivre avec attention tant il est à espérer qu’il s’en dégagera des propositions, voire des décisions, susceptibles de replacer la FVWB sur d’autres rails que ceux qu’elle a empruntés ces trois dernières années et qui ne lui ont guère valu de donner d’elle l’image d’une fédération en phase de réel développement.

Etant donné que cette assemblée générale sera présentielle et non virtuelle, gageons qu’elle se voudra concrète à souhait et entièrement portée vers la prise de décisions ayant comme premier souci celui du plus grand dénominateur d’intérêt commun pour toute la communauté du volley-ball en Fédération Wallonie Bruxelles. Tant la prospérité du volley-ball en a le plus grand besoin depuis de nombreuses années.

Vive la prochaine olympiade 2021-2024 qui se dessinera à partir de cette prochaine assemblée générale.

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Vade Mecum pour avoir accès à quelques picaillons …

Vous trouverez ici tous les renseignements utiles pour tenter d’accéder à l’obtention d’une partie du Fonds d’urgence des 4 millions annoncé par Mme Glatigny, la Ministre des Sports de la Fédération Wallonie-Bruxelles, pour venir en aide au secteur du monde sportif touché par les effets des mesures dites de confinement.

Comme dit dans le texte de présentation du Vade Mecum et du formulaire qui devra être chargé dans l’application SUBside entre le 15 et le 19 juin, “la subvention est destinée à soutenir des opérateurs actifs reconnus dans le secteur du sport par la Fédération Wallonie-Bruxelles dont la viabilité financière est menacée du fait de l’application des mesures sanitaires de confinement”.

En d’autres termes, cela signifie que tous les clubs affiliés à la FVWB y ont droit. Cela veut-il dire que tous recevront partie significative de ce qui est présenté par certain(e)s comme un ballon d’oxygène pour le monde du sport alors que d’autres, dont je fais partie, considèrent que ces 4 millions ne représentent que fort peu. Tant par rapport à la place et au rôle des “opérateurs” du Sport dans la société d’une part que par rapport à la perte subie par les clubs qui n’ont pas été en mesure mettre la fin des championnats à profit pour organiser toutes ces activités (tournois amicaux, beachvolley récréatif, soirées de fin de saison, …) qui leur auraient permis d’engranger ces quelques milliers d’euros utiles pour boucler les comptes de la saison d’autre part.

Etant donné que le monde du sport aura démontré une nouvelle fois qu’il n’est pas armé à l’égal d’autres secteurs qui ont su se faire entendre et continuent et à se faire bien entendre pour réclamer des pouvoirs publics des moyens en proportion de leur importance dans la Vie de la Cité, force sera donc pour les clubs, associations et fédérations de sport de se contenter de la “galette ministérielle” qui a été ainsi mise sur la table. Pour en recevoir un bout, la partie s’annonce assez serrée à mener. En effet, le questionnaire n’est pas des plus simples à remplir dans la mesure où il y est surtout demandé de justifier des pertes subies au niveau des dépenses et où il sera toujours difficile de justifier des manques de recettes d’activités qui n’ont donc pu avoir lieu entre le 13 mars et le 14 juin de cette année.

Cela étant, il est à espérer que celles et ceux qui auront à examiner les formulaires qui seront renvoyés par les “opérateurs” sauront appréhender au mieux l’étendue réelle des pertes financières de ceux qui auront effectué le parcours du combattant, c’est-à-dire celui du formulaire.

Qui sont les bénéficiaires potentiels? Comment introduire ledit dossier ? Quelles sont les dépenses admissibles ? Voilà quelques-unes des questions dont vous trouverez les réponses dans le Vade Mecum dont il est nécessaire de prendre connaissance avant de “s’attaquer” au formulaire qui, il est bon de le rappeler, ne doit pas être envoyé à l’Administration Générale des Sports mais être chargé dans l’application SUBside entre le 15 et le 19 juin.

Bonne chasse et bonne chance déjà.

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Sur la piste de la « galette ministérielle »

Vous n’ignorez sans doute pas que Valérie Glatigny, la Ministre des Sports du Gouvernement de la Fédération Wallonie Bruxelles, a, il y a une quinzaine de jours d’ici, fait savoir, par divers canaux, qu’elle avait décroché du Gouvernement dont elle fait partie une “dotation” de quatre millions destinée à alimenter ce qui a été intitulé “Fonds d’aides d’urgence pour le sport”. Ces moyens financiers, qui ne représentent que peu de chose à côté de ce que le Ministre des Sports des Pays-Bas a prévu, avec 110 millions d’euros à la clé (voir lien en bas de page), d’allouer au mouvement sportif hollandais à cette même fin, ont fait l’objet d’un certain battage médiatique.

A cet égard, assez surprenante fut la réaction de l’Association Interfédérale du Sport Francophone, l’AISF, qui se fit, aux côtés de l’ADEPS, qui est, quant à elle, le bras administratif du pouvoir exécutif, une espèce de porte-voix de la Ministre en cette circonstance.

En effet, à la fin du mois d’avril, l’AISF avait mis en avant les premiers résultats d’un sondage auquel, en l’espace de quelques jours, elle s’était livrée auprès des 70 fédérations sportives reconnues par la FVWB, des 250 établissements sportifs et des 7.000 clubs qui tissent la toile de fond du mouvement sportif de la Communauté française du pays. Comme vous pourrez le lire ci-après, ces résultats, aussi insatisfaisants qu’ils aient pu apparaître du fait d’une méthodologie assez empirique pour les obtenir, avaient montré avec une certaine force combien le monde du sport francophone avait été touché et souffrait, lui aussi, des effets directs et indirects du coronavirus. Les premiers chiffres ainsi avancés avaient fait état d’une perte de l’ordre de plus de 60 millions.

https://plus.lesoir.be/293894/article/2020-04-11/coronavirus-une-crise-qui-deja-coute-au-moins-642-millions-au-sport-francophone

Aussi, au moment de l’annonce faite par la Ministre des Sports que 4 millions d’euros étaient réservés au sport dans le Fonds des 80 millions d’aides d’urgence de la FWB, plus d’une et plus d’un furent étonnés que l’AISF ne se fit pas plus entendre alors, de manière plus revendicative du moins. Pour porter fortement la plainte de toutes celles et de tous ceux qui, au sein du mouvement sportif, ont bien des motifs de considérer qu’ils sont les oubliés de ces différentes, et très louables, actions d’assistance financière menées en direction des secteurs interdits d’activités d’une part et parmi les derniers traités dans les phases dites de déconfinement d’autre part.

Ici, il ne fut plus question que de l’annonce faite par la Ministre. C’est aussi alors que remontèrent les souvenirs d’un temps où l’AISF se montrait plus incisive et surtout plus déterminée à se faire plus clairement le porte-parole de ses membres que sont les Fédérations sportives reconnues de la Fédération Wallonie-Bruxelles…

L’heure n’étant toutefois pas à refaire le monde (sportif), ni même à tenter de le poser sur de nouvelles, ou d’anciennes, bases plus solides que celles sur lesquelles il reposait avant l’intrusion du Covid-19 dans nos vies, il convient de faire preuve de réalisme et de voir in concreto ce que les fédérations et les clubs auront à suivre comme parcours pour obtenir un morceau des 4 millions.

A cet égard, l’AISF, toujours elle et toujours au service des tenants de la bourse, a livré sur son site un VADE MECUM qui, très bien réalisé au demeurant, est très éclairant sur ce que chacune des parties appelées à ce grand partage, et elles sont nombreuses !, aura donc à présenter comme documents, justificatifs, pièces d’identification et autres supports pour permettre à l’Administration des Sports d’apprécier au mieux les pertes qu’elle a réellement encourues au cours de cette période.

Vous aurez accès à ce VADE MECUM en cliquant sur le présent lien :

https://aes-aisf.be/wp-content/uploads/2020/05/VADE_MECUM_fonds_d_urgence__anso_.pdf

Il faut savoir que la demande d’aide financière se fera au moyen d’un formulaire qui n’est pas encore disponible et qu’elle se fera via la plateforme SUBside de la Fédération Wallonie Bruxelles. Aussi, étant donné que ce n’est qu’à partir du 15 juin que lesdits formulaires pourront être introduits, les dirigeant(e)s de toutes les entités – fédérations, clubs et autres associations – actrices du mouvement sportif francophone disposent d’un peu de temps encore pour réunir et se doter des meilleures pièces à produire.

On leur souhaite déjà belle réussite dans cette entreprise qui ne sera pas toujours simple à concrétiser dans la mesure même où il n’est pas toujours aisé de faire, entre autres travaux, les comptes d’ activités qui n’ont pas eu lieu et qui étaient, dans le chef de beaucoup de clubs, destinées à générer ces rentrées qui sont aujourd’hui devenues et appelées pertes.

Bonne chasse à toutes et à tous qui vont ainsi remuer tous les terrains dans l’espoir de trouver quelques pépites tant il est vrai que, parfois et comme l’a si bien dit René Char, “il faut souffler sur quelques lueurs pour faire de la bonne lumière”


https://www.standaardbe/cnt/dmf20200501_04941510

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Quid de la reprise des entraînements en extérieur ?

Sophie Wilmès a annoncé hier que les clubs sportifs pourront, dès le 18 mai prochain, reprendre les entraînements moyennant quelques conditions qui ont été énoncées comme suit: les entraînements doivent se dérouler en extérieur, être dirigés par un entraîneur, ne peuvent concerner plus de 20 personnes et doivent respecter les normes dites de distanciation physique. A cet égard, elle n’a parlé que de l’habituelle distanciation physique , que l’on connaît bien et qui est de 1,5mètre, mais n’a pas évoqué d’autre distance précise à respecter alors que pour le GEES, qui est le groupe des experts qui préconisent les phasages et les mesures à prendre en matière de déconfinement, il était question de 5 mètres dans le cadre de cette reprise des entraînements en extérieur . Par contre, la Première Ministre a bien précisé que, dans le cadre de la nouvelle phase du plan de déconfinement qui débutera lundi, il n’était pas plus question pour les sports collectifs de reprendre le chemin des salles que d’avoir accès aux vestiaires et aux buvettes.

Cela étant, d’aucuns ont interprèté cette communication ministérielle à leur manière et, comme l’a fait de façon étonnamment précipitée la Fédération flamande de Volley-Ball, ont laissé croire, et même écrit, qu’il était donc bien envisageable de se mettre à pratiquer beachvolley et grassvolley à qui mieux mieux.

http://www.topvolleybelgium.be/display/article/detail/teamnews/we-mogen-opnieuw-volleyballen/

Même pour les plus fervents adeptes du grassvolley et du beachvolley, il est cependant permis de se demander si tous ces beaux esprits ne s’égarent pas quelque peu dans la mesure même où le communiqué officiel qu’il est possible de trouver sur le site de Sciensano fait état que « les clubs sportifs ne peuvent rouvrir qu’à condition que toutes les mesures soient prises pour assurer la sécurité des personnes”. Et cette petite phrase vaut bien que l’on s’y attarde tant elle est lourde de sens en matière de responsabilité à assumer pour les clubs, de quelque sport que ce soit d’ailleurs, qui se livreront à ces entraînements extérieurs.

En effet, qu’adviendra-t-il s’il est remarqué qu’un club, confondant entraînements et rencontres sportives, se lance dans la mise sur pied, même dans le cadre de séances appelées entraînements, de rencontres de beachvolley ou de grassvolley quand on sait que, tout logiquement, ces deux disciplines soeurs du volley-ball sont de nature à mettre des joueurs et des joueuses dans des situations de jeu telles que les mesures de distanciation physique ne peuvent plus être respectées ? Ce club et ses dirigeants seraient-ils “couverts » par l’assurance en cas de contamination(s) dont il pourrait être avéré qu’elles sont dues à des négligences de leur part en matière de manquements de distanciation physique pendant ces “entraînements en extérieur” ? Tout porte à croire que non.

C’est sans aucun doute par souci de pareille prévention que l’Adeps a, dans la foulée de l’intervention de la Première Ministre, envoyé un message aux Fédérations sportives pour les inviter à ne “pas agir par précipitation tant que les mesures annoncées n’ont pas été confirmées et précisées en détail”.

Ces précisions devraient être connues d’ici peu. Je m’attacherai à vous les rapporter dès que possible. Histoire que chacune et chacun sachent au mieux où mettre ses pas tant il est vrai que, pour l’heure et comme le faisait tout récemment remarquer Angela Merkel, “on marche sur de la glace fine”.

Attendons donc, avec calme et lucidité, cette communication et d’autres qui, espérons-le, permettront aux clubs comme à tou(te)s d’avancer en bon ordre et en confiance vers un temps davantage fait de transparence et de responsabilité.

Oui, le temps semble être déjà venu de ne plus laisser le “new normal”, “le retour à la vie d’avant”, décider à notre place…

Jean-Pierre Brouhon

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Quid après la décision du CA de la FVWB ?

La décision prise par le Conseil d’Administration de la FVWB de faire débuter son prochain championnat avec les premiers jours de janvier 2021 a suscité et continue de susciter pas mal de commentaires en tout genre. Si certain(e)s disent comprendre cette décision en dépit du fait que celle-ci a pour premier effet de reporter de trois mois au moins leur plaisir de se retrouver en situation de “compétition”, d’autres font entendre que cette décision est trop hâtive ou même qu’elle n’est que du grand n’importe quoi.

Ces réactions vont dans tous les sens et c’est bien normal dans la mesure même où, du fait d’une communication insuffisante sinon calamiteuse pour reprendre un qualificatif lu quelque part, il est difficile de savoir que ledit plan a été adopté par 5 voix contre 2 d’une part et, surtout, qu’il est le plan B d’un plan A qui prévoyait la reprise de la compétition à la fin du mois de septembre et qui n’a pas été adopté pour une série de motifs qui, selon ce qu’il m’a été donné l’occasion d’apprendre, tiennent en gros à deux grandes raisons :

a) l’impossibilité dans laquelle se trouvaient les sept Administrateurs/trices et les invités permanents que sont les Présidents des Associations organisatrices des compétitions dites provinciales d’avoir l’assurance que TOUTES les salles de sports seront accessibles dès le mois d’août (chaque club réclamant au moins six semaines pour préparer au mieux leurs équipes avant le début des championnats) , et ce, dans un état sanitaire entretenu en manière telle qu’elles puissent accueillir les compétitions dès le mois de septembre sans risque de propagation du Covid-19 pour quiconque;

b) l’absence complète d’informations en provenance des Autorités de la Direction du sport en Communauté française tant sur les conditions auxquelles les sports collectifs seront soumis pour être en mesure de pratiquer leur discipline en salle que sur les dates auxquelles feu vert sera donné pour la reprise des compétitions.

C’est donc par souci premier de placer les membres de la FVWB dans un cadre de protection sanitaire bien tracé et garanti de bonne fin que les sept personnes ayant droit de vote au sein de son CA ont pris la décision que chacun(e) connaît aujourd’hui. Celle-ci est, comme on peut le comprendre, hautement respectable et, quand bien même a-t-été très mal présentée et sans aucun doute prise par trop rapidement sous la pression de dirigeants de clubs désireux d’aller de l’avant, elle l’est parce qu’elle s’est voulue responsable de la santé de ses membres avant toute autre considération.

Cela étant, est-elle figée dans le marbre ? Est-elle inflexible ? Est-il interdit de se poser ces questions ?

En effet, pourquoi le Conseil d’Administration de la FVWB ne pourrait-il pas revoir sa décision si, au bout de ce mois de mai au plus tard, les gros nuages sombres qui se trouvent au-dessus de tous les sports se pratiquant en salle venaient à se dégager du fait d’une annonce officielle selon laquelle ces sports seraient autorisés à reprendre leur cours normal à partir du mois de septembre ?

Pourquoi, étant assuré par ailleurs que toutes les salles seraient effectivement libres d’accès dès le mois de septembre pour tous les clubs, ce CA ne pourrait-il décider alors que la compétition débuterait à la mi-octobre ou au début du mois de novembre ? Oui, pourquoi pas ?

Laissons là pour l’instant toutes ces spéculations qui dépendent de tant de facteurs qu’elles ressemblent autant à des plans tirés sur la comète qu’à ces espoirs qu’il est toujours bon d’entretenir pour se donner chaud au coeur.

Vendredi, la FVWB a lancé un gros pavé dans la mare en laissant apparaître, très maladroitement au niveau de sa communication, que, avant tout soucieuse de la santé de ses membres, elle s’était inscrite dans le temps long des phases de déconfinement telles qu’évoquées par les experts chargés de faire des recommandations au Centre National de crise en matière de plan appelé à mener le retour de la vie de tous les jours « à la normale »

Ce lundi, les Présidents des Fédérations sportives de la Fédération Wallonie Bruxelles auront une réunion, par visioconférence, avec différents fonctionnaires de la Direction générale de l’Adeps pour débattre des plans établis par elles en matière de relance de leurs activités d’une part et de la reprise de leurs compétitions d’autre part.

Compte tenu de la décision prise par son Conseil d’Administration, le président de la FVWB aura une grosse carte à jouer pour tenter, avec ses collègues des autres fédérations, d’obtenir rapidement, très rapidement, des Autorités chargées de la Direction du Sport en Communauté française un calendrier plus complet et plus précis en matière de reprise des activités sportives que celui dont les Fédérations des sports collectifs disposent pour l’heure et pour réclamer d’autres moyens que les 4 pauvres petits millions mis tout récemment sur la table par la Ministre des Sports pour venir en aide aux clubs et aux fédérations.

Puissent leurs plaidoyers être bien entendus et être ainsi rapidement, très rapidement, en mesure d’apporter partout de beaux fruits !

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Les compétitions de la FVWB et de ses entités débuteront en janvier 2021

Au moment où il est beaucoup question de relance des sports collectifs et de reprise des compétitions dans notre pays, une récente étude réalisée pour compte du Comité Olympique Italien vaut la peine qu’on lui prête grande attention. En effet, selon les auteurs de cette étude réalisée par la Faculté Polytechnique de Turin, le volley-ball serait, de tous les sports, celui qui serait le plus propagateur du coronavirus. Et, ce, devant des disciplines comme le rugby et le basket-ball comme vous pourrez le lire en cliquant sur le lien qui suit

https://www.worldofvolley.com/Latest_news/108664/how-covid-19-coronavirus-is-affecting-volleyball.html

Le côté le plus surprenant de cette étude est que, au niveau des quatre critères retenus pour évaluer les risques de contamination, le volley-ball est, pour chacun d’eux, en première position du classement. Voilà qui est à tout le moins assez saisissant.

Ces informations peuvent apparaître handicapantes quand on sait que la FVWB doit remettre ce lundi un plan comprenant toutes les mesures qui deviendront autant de directives que les clubs se devront de respecter dès lors que, sur cette base, les Autorités sanitaires considéreront que feu vert pour la reprise des activités peut lui être accordé. dans le cadre d’une prochaine étape du plan de déconfinement. Elles le sont bien sûr dans la mesure où il apparaît que notre sport est considéré comme étant porteur de sérieux risques de contamination.

Toutefois, cette étude tombe à point nommé pour soutenir la cause de celles et de ceux qui, à la tête de la Fédération, pourront avancer à ces mêmes Autorités que, pour permettre aux amateurs de volley-ball de pratiquer à nouveau leur discipline de prédilection en toute sécurité au plan sanitaire, celles-ci se devraient de les aider de manière autrement conséquente que ce qu’elles ont prévu comme « petite enveloppe » destinée à soutenir les fédérations reconnues et les clubs touchés par les effets du Covid-19.

On le sait, la Ministre des Sports de la Fédération Wallonie-Bruxelles a annoncé, jeudi dernier, qu’un montant de 4 millions sera alloué aux actrices et aux acteurs du sport francophone à titre de soutien. Ce montant a le mérite d’exister bien entendu mais il ne représente que très peu, vraiment très peu pourrait-on souligner, par rapport à tout ce que les clubs ont déjà perdu et à ce que les fédérations vont perdre du fait que, pour tenter de réduire au maximum, sinon à rien, les risques de contamination, ces mêmes fédérations seront amenées à prendre des décisions qui, pour ce qui aura trait à l’organisation de leurs compétitions, donneront la priorité à la sauvegarde de la santé de leurs membres mais qui, effets induits, auront un gros impact financier pour elles.

A cet égard, j’apprends à l’instant, en ce 1er mai à 19 heures, qu’il est possible de relayer une information qui a trait à l’agencement des prochaines compétitions organisées par la FVWB et ses entités. Comme ils n’avaient aucune assurance que les conditions de sécurité sanitaire en matière de lutte contre le Covid-19 seraient réunies dans le pays avant la fin de cette année, les Administrateurs de la FVWB ont décidé que le championnat dit de Promotion et les championnats provinciaux débuteront avec les premiers jours du mois de janvier 2021. Les Administrateurs de la FVWB ont également décidé que, pour autant que l’état sanitaire du pays le permette en matière de maîtrise de la propagation du coronavirus, des tournois et autres compétitions à caractère officiel seront mis sur pied dans le courant du mois de novembre et/ou de décembre.

Comme on peut le réaliser, l’étude évoqué au début de cet article permet de mieux appréhender pourquoi la FVWB s’est, de fait, grandie en prenant la décision de reporter quelque peu le démarrage de la compétition plutôt que se lancer, dès la fin du mois de septembre, dans une organisation qui, en multiples points, aurait dû être considérée comme plus que hasardeuse. Sinon irresponsable.

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Le Volley belge en quête de son plan de relance

C’est demain jeudi 30 avril qu’aura lieu un Conseil d’Administration de la FVWB. Pour l’heure, l’ordre du jour est à ce point chargé, 17 points ont été annoncés, qu’il sera sans doute allégé quelque peu pour que cette visioconférence puisse permettre des échanges sérieux d’une part et déboucher sur des solutions bien débattues d’autre part.

Un de ces points concernera le “déconfinement et la reprise de l’activité sportive”. Il s’agit là d’un point plus qu’important dans la mesure où il devrait aborder ce que la FVWB a, comme l’a demandé la Ministre des Sports de la Fédération Wallonie-Bruxelles lundi dernier à toutes les fédérations sportives à l’occasion d’une visioconférence, concocté comme plan d’organisation aux fins de démontrer aux Autorités du centre de crise national que feu vert peut lui être accordé pour la reprise de ses activités et de ses compétitions.

La FVWB est-elle déjà prête à cet égard et sera-t-elle en mesure de donner aux Administrateurs de quoi alimenter leurs réflexions et la décision qu’ils/elles auront à prendre ce jeudi à ce propos ? Rien n’est mois sûr quand on peut lire par ailleurs que la préoccupation majeure de ceux qui s’occupent de l’organisation des compétitions est non pas d’arrêter les mesures de sécurité sanitaire qui devraient encadrer celles-ci pour que les rencontres puissent éventuellement avoir bien lieu mais seulement de faire des beaux tableaux de couleur avec les étapes fixées par eux pour avoir un bel annorama 2020-2021.

Pareil manque d’esprit d’anticipation n’est pas surprenant dans le chef de ces mécanos des calendriers et c’est pourquoi il est à espérer qu’il se trouvera des Administrateurs/trices pour avancer des propositions ou faire des suggestions qui s’inscriront davantage dans le disque dur de ce qui est à faire ou à ne pas faire pour accoucher de propositions autrement crédibles aux fins de permettre à la Fédération d’aller à la rencontre du Centre de Crise National avec d’autres atouts que de simples bouts de chandelle. Beaucoup de questions sont à aborder et, pour n’en citer que quelques-unes, on peut se demander comment nos clubs feront pour y répondre: feront-ils tester leurs joueurs/joueuses, les entraîneurs et tout qui sera dans leur entourage; ont-ils le personnel qui sera appelé à désinfecter et nettoyer les vestiaires ainsi que tout le matériel nécessaire pour la pratique du volley, ballons y compris; que faire quand un joueur/une joueuse aura été révélé(e) contaminé(e) du coronavirus; faut-il prévoir ou non le port des masques pendant les entraînements, les matches, etc.

A cet égard, il est heureux de constater que plusieurs entités sportives se sont attelées à ce devoir de recenser tout ce qu’il y aurait lieu de faire pour se prémunir au maximum contre la propagation du coronavirus. Ainsi, si, dans le milieu du volley-ball, il est permis de saluer et de citer en exemple le travail réalisé par les dirigeants de l’EuroMillions Volley League pour informer leurs clubs des obligations qui, dans le cadre de la convention paritaire dont ils dépendent ( https://emploi.belgique.be/fr/actualites/guide-generique-pour-lutter-contre-la-propagation-du-covid-19-au-travail ), seront les leurs en cas de reprise de l’activité des sports collectifs, je voudrais également mettre en exergue les fiches qu’ont réalisées en la matière les fédérations flamande et francophone de tennis, des fiches que vous pourrez trouver en cliquant sur les liens qui suivent : https://www.tennisvlaanderen.be/playsafeandgo-clubs. ; http://www.aftnet.be/Aftnet/media/Media/Documents/Protocole-AFT-Jouez-la-securite-et-restezchezvous.pdf

Cela étant, tous les clubs de la FVWB auront-ils la volonté de mettre en oeuvre toutes les mesures qui seront rendues obligatoires au niveau du pays une fois qu’elles auront été considérées comme indispensables par ledit Centre de Crise national ? La volonté, oui certainement. Pour ce qui concerne leur capacité à le faire, la réponse pourrait être moins assurée tant il est permis de constater que cette tâche qui devra se faire sans relâche nécessitera tout à la fois du matériel, du personnel et, plus que tout, une attention de tous les instants. Et une responsabilité énorme en cas de contamination qui pourrait leur être imputée.

Quant à la question de savoir s’il est indispensable de débuter les championnats comme cela s’est fait chaque année depuis la constitution de la fédération belge, c’est-à-dire au mois de septembre, elle demeure pour l’heure ignorée des responsables des compétitions Volley Belgium et FVWB. D’aucuns ont pourtant déjà évoqué cette problématique et c’est ainsi qu’il est permis de lire dans le PV d’un récent Conseil d’Administration de la FVWB que l’Administrateur de l’entité de Namur avait “souligné la nécessité de prévoir la planification de la prochaine saison et de réfléchir à des alternatives au cas où les compétitions ne pourraient débuter aux dates prévues”. D’autres ont été plus loin encore. Ainsi, le Président du comité provincial de Luxembourg vient d’informer les Administrateurs de la FVWB ainsi que ses collègues présidents des différentes entités de la FVWB que le Comité provincial du Luxembourg avait décidé de “débuter ses championnats en janvier 2021 et qu’il a déjà planifié les calendriers en ce sens et, si besoin est, de supprimer la coupe provinciale » .

Dans sa communication, Michel Forget, le Président du CP du Luxembourg, fait référence à plusieurs reprises à la responsabilité, morale et d’ordre sanitaire, qui, à son estime, est celle d’un comité provincial et ajoute ce qui suit “Nous ne sommes pas à la tête de nos provinces pour faire plaisir à certains inconscients mais pour conduire nos provinces en « bons pères de famille ». Nous avons dans nos responsabilités le pouvoir de prendre diverses décisions et parfois des décisions pas agréables du tout. Mais « présider », c’est aussi cela.”.

Si la forme est très tranchante sans nul doute, le fonds du propos est là, aussi incontournable que fondé. Oui, il y a grande responsabilité à apprécier ce qu’il y a lieu de décider en matière de relance des activités et, plus encore, des championnats. Tant il y a beaucoup de pierres à poser pour édifier cette barrière qui protégera du coronavirus, cette infection de l’homme, toutes celles et tous ceux qui, par défaut d’esprit de sauvegarde en amont, pourraient en être contaminé(e)s du fait de leur attachement au volley-ball.

J’aime et partage ces éclairs de lucidité tant ils sont là pour démontrer qu’il y a possibilité d’échapper à ce qu’est l’absurdité quand il y a divorce entre passion et action. Tant ils permettent de réaliser que « demain, c’est aujourd’hui » et de comprendre au mieux ce que Jean-Paul Sartre voulait dire dans l’Être et le Néant quand il a écrit que “L’homme est l’être par qui le néant vient au monde”.

Jean-Pierre Brouhon

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Quid de la reprise des activités des sports collectifs ?

Ce lundi matin, Caroline Désir, Ministre de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles, était l’invitée de l’émission “6-9 ensemble” de la RTBF. De cet échange de vues, je ressors la partie qui est de nature à concerner le monde du sport et, en particulier, celui des sports collectifs. En voici l’extrait : “Quant à savoir si la rentrée de septembre sera une rentrée normale : « Je ne peux pas encore assurer que le 1er septembre nous pourrons reprendre l’école comme si de rien n’était avec tout le monde présent en même temps. Les virologues et les épidémiologistes nous disent qu’on va devoir vivre avec le virus pendant de nombreux mois. Donc, aujourd’hui, je ne sais pas, mais, par contre, ce que je sais, c’est que nous devons nous préparer à une rentrée différente. Avec des moments de présence à l’école et des moments à la maison et peut-être des tournantes dans les classes« .

Si j’épingle ainsi ce passage de l’émission, la raison en est, vous l’aurez compris, que cette problématique de la reprise au 1er septembre des activités telles qu’elles se déroulaient avant la mise en confinement du pays touche de plein coeur le monde des sports collectifs. Pour bien saisir la portée de ladite problématique, une mise en perspective s’impose.

On le sait depuis vendredi, c’est à partir du 4 mai prochain que toute activité physique en extérieur sera autorisée à deux personnes (qui ne font pas nécessairement partie du foyer familial) à la condition toutefois de respecter les distances dites de sécurité. Certains sports ont ainsi été cités comme exemples de ces activités en plein air: tennis, kayak, athlétisme, golf et, de manière plus générale, toutes celles qui ne génèrent pas de contacts. Toutefois, il faut bien avoir à l’esprit que l’accès aux douches ou infrastructures reste évidemment interdit.

Dans le cadre du plan de déconfinement dévoilé vendredi, il a également été permis d’apprendre que, à partir du 18 mai, il était bien envisagé que, pour les sports collectifs, l’entraînemen physique en plein serait alors permis. Mais cela ne sera envisageable qu’à la triple condition que ces activités soient menées au sein d’un club affilié à une fédération sportive reconnue, qu’un entraîneur se trouve sur place et que les distances de sécurité soient respectées. Réserve émise cependant à cette “ouverture” mais elle est de taille: l’accès aux douches et toute cafétéria ne sera pas autorisé.

Toutes ces règles seront valables jusqu’au 8 juin et, à lire entre les lignes de tous les documents ayant trait aux prochaines mesures qui ont trait au volet de “la vie sociale”, il est à penser que, dans le cadre de la troisième phase du plan de déconfinement, il ne devrait pas y avoir de grands changements pour ce qui concerne la reprise en salle des activités des sports collectifs. Aussi, comme rien n’a été dit au sujet de la pratique proprement dite d’un sport collectif et comme on sait que ce qui n’est pas autorisé n’est pas permis, il serait évidemment préférable de ne pas bâtir dès maintenant des châteaux en Wallonie et à Bruxelles à propos d’une reprise des activités sportives du genre “tournois” ou autres “rencontres” dès la date du 8 juin.

Mais après ? Quid de la date du 15 août par exemple qui est celle à partir de laquelle les clubs échafaudent des plans d’entraînement pour leurs équipes et, pour certains, mettent sur pied des tournois avec l’idée, bien logique au demeurant, de se faire par la même occasion quelques rentrées financières pour leur trésorerie ?

Il est évidemment beaucoup trop tôt pour le savoir mais c’est bien pourquoi le propos tenu ce lundi matin par Caroline Désir dans la matinale de la RTBF est fait pour indiquer, aux impatientes et aux impatients de la reprise du collier, que la rentrée scolaire à la date du 1er septembre ne se fera certainement pas comme si le coronavirus était déjà retourné d’où il était venu et comme s’il n’y avait plus lieu de s’en préoccuper.

Comment faut-il entendre cette mise en garde qui vaut évidemment pour le monde de l’enseignement comme pour tous les milieux où il y a vie sociale?

En un mot comme en cent, comme il convient de le faire, c’est-à-dire en sachant que la reprise des activités sportives se fera peut-être à la date du 1er septembre mais que ces activités se trouveront “bardées” de tant de conditions, que notre Fédération sera sans doute amenée à devoir édicter elle-même, qu’il est déjà permis d’avancer que le retour aux jours d’antan n’est pas encore pour demain dans tous les mondes du volley-ball. Comme, d’ailleurs, dans tous ceux des sports qui sont destinés à nécessiter des mises en contact de groupes de personnes pour s’exprimer selon leur nature.

Oui, le temps arrive à nous, ainsi que j’ai déjà eu l’occasion de l’évoquer à plusieurs reprises ici, de panser de manière très responsable le volley-ball de l’immédiat mais, plus sagement encore, de penser celui de l’après -coronavirus. Celui du futur.

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Fin heureuse pour Tchalou Volley

Le Président de Volley Belgium a fait savoir, ce vendredi 24 avril, que le CA de Volley Belgium se rangeait à la proposition d’ accord amiable que le Parquet fédéral avait faite dans le cadre de l’action administrative lancée par le club de Tchalou. Vous vous souviendrez certainement que le CA de Volley Belgium avait décidé d’arrêter les classements des différents championnats nationaux à un moment tel que la date qu’il avait retenue avait pour effet de mettre, au niveau de la Ligue A Dames, l’équipe de Tchalou dans la position d’équipe descendante.

Cette prise de position était d’autant plus « étonnante » que le programme des rencontres prévues pour les play-offs de ce championnat faisait clairement apparaître que l’équipe de WBC Lendelede, dont les dirigeants avaient signalé quelques semaines auparavant qu’ils retireraient leur équipe de la compétition à l’issue de la première phase de celle-ci, ne faisait plus partie du programme des rencontres à venir et était ainsi déjà considérée comme dernière du présent championnat 2019-2020.

S’arc-boutant sur une interprétation de textes qui reposait sur de mauvaises bases , les administrateurs de Volley Vlannderen ne voulurent rien entendre et, malgré les arguments développés par trois des quatre administrateurs émanant de la Fédération de Volley Wallonie Bruxelles, imposèrent leurs vues et maintinrent Tchalou à la dernière place du classement de la Ligue. D’où le recours du club hennuyer devant les instances judiciaires de Volley Belgium et l’avis rendu assez rapidement par le Parquet fédéral qui est cet organe qui analyse en premier lieu les dossiers introduits pour être jugés.

Dans son avis, le Parquet s’était montré très sévère à l’encontre du Conseil d’Administration de Volley Belgium et, en conclusion d’une analyse dans laquelle il considérait que le CA n’avait pas agi en respectant le principe de bonne administration, proposait de corriger le classement contesté et d’inverser les positions des équipes de Tchalou Volley et de BWC Lendelede. Mettant ainsi celle-ci en dernière position et non plus l’équipe hennuyère.

Pour que ceci soit coulé en forme de décision finale, il fallait que le CA Volley approuve cette proposition qui n’avait que valeur de règlement à l’amiable.

Ce qui est donc chose faite à présent. Mettant ainsi un point final à ce malencontreux épisode dont Volley Belgium aurait pu aisément se passer avec un minimum de bon sens, à défaut même d’esprit de bonne administration.

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Après le « déconfinement », quid du sport ?

Quelles seront les couleurs et les nouvelles contraintes de notre vie de tous les jours une fois levée la barrière du “temps du confinement” ? Ou, autrement dit, notre vie de ce moment nouveau sera-telle la même que celle d’avant ce temps où, en l’espace de quelques jours, nous avons été amenés à vivre comme nous n’avions jamais vécu auparavant ? C’est-à-dire tenu(e)s à pratiquer des gestes de prévention sanitaire bien précis et, dans le même temps, à être coupé(e)s physiquement de toutes ces relations humaines qui font que notre vie est tout sauf un enfermement sur soi. Le tout dans un climax où l’absence d’un vaccin contre ce virus fait craindre d’en être atteint et de subir le même sort que celles et ceux qui sont repris chaque jour dans les chiffres des décès liés à ses effets.

Ce que l’on sait déjà, c’est que, comme le disait tout récemment dans le journal “Le Soir” Marius Gilbert qui est cet épidémiologiste que l’on voit assez souvent sur les plateaux de télévision, “on se dirige vers un déconfinement qui sera extrêmement graduel avec, d’abord, des mesures d’assouplissement qui auront le moins d’impact possible sur la transmission du virus (…). L’idée est d’essayer d’améliorer la vie de tout le monde avec un impact minimum sur le risque”. Un risque qui est très loin d’être maîtrisé comme on le sait et qui, s’il n’y était pris garde et s’il devait se manifester avec force à nouveau, ferait encore plus de dégâts qu’il n’en a déjà fait.

Comment se présentera ce “déconfinement”? Il est impossible de le savoir aujourd’hui tant, dans ce processus qui s’échafaude, il y a un grand nombre d’acteurs concernés et de vecteurs à prendre en considération pour trouver très progressivement, par paliers et au prix de nouvelles contraintes certainement, cette balance d’équilibre entre “reprise des activités et barrage à la propagation du virus”, cette clé qui, aussi longtemps que ce dernier circulera au sein de la population sans que la science ait trouvé la parade d’un vaccin, permettra tant au Corps médical dans son ensemble qu’aux Autorités fédérales et régionales d’avoir l’assurance que la situation est quand même sous contrôle.

Pour le plus long terme, d’autres questions viennent à l’esprit. Comment nous comporterons-nous dans ce monde “post-coronavirus” ? Vivrons-nous comme nous le faisions avant d’être mis en confinement? Consommerons-nous la vie ou, plutôt, continuerons-nous à vider la Nature de ses ressources comme nous le faisions sans grand discernement?

Si l’on se donne la peine de réfléchir quelque peu à ce qui nous a conduits à cet état de crise sans précédent depuis la deuxième guerre mondiale, de simples moments de lucidité et des rappels de lecture suffisent pour réaliser que, en vérité, “nous sommes les victimes d’un système économique que nous, les humains, avons créé et qui est fondé sur l’aveuglement face aux limites planétaires et aux conséquences sanitaires de l’obsession du profit et du primat de la quantité sur la qualité”. (Corine Pelluchon in “Le Monde”).

Et comme nul secteur d’activités n’échappe à ce “système” qui est lui-même fondé sur le tropisme de l’accumulation permanente, le sport fait partie de ces causes qui nous mènent vers le néant. Aussi, serait-il sans doute opportun de s’interroger sur ses errements actuels, de se poser des questions sur son devenir, sur sa finalité, sur le bien-fondé de ses valeurs que certains aiment tant mettre en avant sans toujours vérifier si elles sont toujours bien portées, sinon fondées en certains cas.

A titre d’exemple et dans ce contexte, notre sport, le Volley-Ball, a été longtemps présenté comme étant une discipline cultivant les valeurs de la solidarité, de la camaraderie, de l’unité de corps et d’esprit, du collectif, du développement et de l’épanouissement. Si, dans de très nombreux cercles, ces valeurs sont toujours bien de mise aujourd’hui même si elles ne sont plus prônées en tant que devises, force est de reconnaître que, peu à peu au fil de ces cinquante dernières années, le volley- ball est devenu un sport qui, lui aussi, s’est tourné vers ce prisme du “toujours plus”, cette recherche de l’écrasement de l’autre, ce particularisme au sein de la collectivité. Vers cette recherche de notoriété, cette quête de nouveaux transferts, de nouvelles joueuses et de nouveaux joueurs pour se “renforcer” moyennant des offres rendues aussi attrayantes et sonnantes que possible, vers d’autres valeurs qui sont fort éloignées de celles de la simplicité et de la mesure.

Comme il en va de même à tous les niveaux des autres sports, à commencer par celui du Comité Olympique International qui n’a pu décider par lui-même le report des Jeux de Tokyo à l’année prochaine alors que la moitié du monde s’était pourtant déjà mise à l’heure du confinement et d’autres mesures du même genre pour protéger ses populations, il est permis de se demander comment il se fait que celles et ceux qui se trouvent aux postes de direction des mouvements sportifs n’ont d’autre souci que celui de préparer en toute hâte la prochaine saison. Ainsi, dans le monde du volley belge, il se trouve même des “responsables de compétition” qui, alors que tout rassemblement de personnes est interdit jusqu’à la fin du mois d’août par les Autorités publiques, n’hésitent pas à braver le ridicule et à proposer que les compétitions du niveau national soient entamées dès le début du mois de septembre. Comme s’ils trouvaient envisageable le fait que l’on puisse, du jour au lendemain, passer du noir au blanc.

Comme s’ils ne réalisaient pas que ce choc qui nous ébranle avec grande force représente, sinon une espèce de “rappel à l’ordre”, un signal d’alarme pour éveiller nos consciences à d’autres modèles de société, sinon à d’autres formes et d’autres buts d’organisation au sein de celle-ci. Comme si, avec leurs collègues de ces instances desquelles on pourrait attendre de nouvelles lignes directrices après ce temps de confinement, ils ne pouvaient se demander, eux aussi, comment faire pour mieux conduire demain ces deux mondes du sport qui sont plus qu’ entre-mêlés au sein de la Fédération de Volley-ball, celui, réduit mais catalyseur, des joueuses et des joueurs à statut “professionnel” et celui, aussi large que fondamental, des des “amateurs”. Pour faire en sorte que, pour vivre de manière plus en harmonie avec sa raison d’être, la Fédération de Volley-ball découple, mieux qu’elle ne le fait aujourd’hui, les activités réservées au monde des “amateurs” (loisirs, volley pour le “fun”, volley scolaire, volley en plein air, volley pour seniors, …) et celles où l’on retrouve les compétitrices/teurs du week-end et, à l’échelon supérieur, les joueuses et les joueuses du secteur “professionnel”.

Ces dirigeants sont-ils conscients que l’heure est on ne plus propice pour organiser, de manière concertée et bien structurée, cette nécessaire désolidarisation entre la pratique sportive, activité humaine de tous les temps, et le domaine du monde sportif professionnel qui est soumis aux normes de la compétitivité et aux règles des entreprises commerciales? Il faut l’espérer même si, à les voir tant pressés de “relancer la machine” et de mettre en place tous ces “championnats” destinés à créer la trompeuse illusion que chacune et chacun font du sport de haut niveau, les signaux ne sont pas encore au vert à cet égard.

Oui, il faut non seulement l’espérer mais, si rien ne s’annonce rapidement, il faudra alors les encourager à tenir pareille réflexion tant il apparaît qu’une nouvelle hégémonie culturelle pointe à l’horizon, celle qui se tournera vers les notions d’entraide et de proximité et non plus vers celle qui a donné la primauté à la concurrence à tout va et au toujours plus que l’autre.

En effet, il serait dommage que le Sport en général et notre Fédération ne fassent pas partie de cette remise en question qui ne peut être que salutaire quand chacun(e) peut voir aujourd’hui à quel point le sport souffre d’un manque de réelle identité à force de se faire de plus en plus produit marchand pour tenter d’obtenir de plus en plus d’argent aux fins de rester sur le dessus de la vague de ce qui brille.

A nous de nous inscrire donc dans ce courant qui remet en cause ce qui est précisément cause de dévoiements de valeurs et d’utilité sociale. Certes, on sait que la crise que nous vivons pour l’heure prendra fin. Quand ? Nul(le) ne peut le prédire et en donner la date.

Notre “Maison commune” est appelée à s’élever à nouveau. Mais comment croire en sa solidité si elle doit reposer sur les mêmes fondations que celle qui vient de vaciller par la seule faute d’un petit virus ? La confiance que nous avions en notre capacité à maîtriser la conduite de nos existences a pris plus qu’un coup dans l’aile. L’onde de cette angoisse planétaire est grande et a provoqué une telle secousse qu’il est à penser que la conception de l’avenir et les politiques qui auront à lui donner forme vont s’en trouver sens dessus dessous.

Cette forme de révolution nous poussera-t-elle à nous recroqueviller un peu plus encore sur nous-mêmes en pensant ainsi échapper à un prochain désastre ? Ou nous amènera-t-elle à prendre acte de la faillite de nos errements et à prendre une autre direction ?

Poser ces questions, c’est y répondre tant nous ne sommes pas condamnés au chaos. Non, il ne s’agira pas de “réparer” le monde pour qu’il soit comme avant mais, oui, il nous faudra proposer des alternatives et innover. Faisant ainsi nôtre, et ensemble, le propos de Bernanos qui a écrit que “l’espérance, c’est du désespoir surmonté”.

Jean-Pierre Brouhon

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