La formation en état de marche

Comme à sa bonne habitude, Marc Cloes vient de publier sa newsletter du mois.

Il doit vraiment en être remercié car les embûches qu’il rencontre dans ce type de travail sont nombreuses venant le plus souvent de la part de celles et de ceux qui excellent dans l’art de se montrer tatillon(ne)s sur ce que font les autres.

La présente newsletter n’est peut-être pas la plus fournie de toutes celles que l’on a déjà reçues jusqu’à présent mais cela ne signifie nullement qu’elle n’est pas intéressante pour autant.

Bien au contraire même comme vous pourrez l’apprécier par vous-même.

Bonne lecture.

Formations initiales

Cours généraux ADEPS. A partir du 14 septembre, la Direction Générale du Sport lancera une nouvelle plateforme dédiée aux cours et évaluations indispensables pour entreprendre les formations spécifiques (cliquer ICI).

Formation MSIn VB 2020/2. Les inscriptions à la prochaine formation ‘Initiateur’ sont désormais ouvertes. Le programme détaillé et les modalités d’inscription devraient être disponibles très rapidement sur les sites internet de la FVWB et de ses entités. Ils pourront également être obtenus sur demande auprès de Mme Sepp (coachs@fvwb.be). Voici le planning général :

–          Sa 03/10/20 – 09h00-12h00 – Jambes – Module CS 123 (Principes d’action méthodologiques appliqués au volley-ball)

–          Ve 30/10/20 – 19h00-22h00 – Ixelles

–          Sa 31/10/20 – 09h00-22h00 – Ixelles

–          Di 01/11/20 – 09h00-20h30 – Ixelles

–          Lu 02/11/20 – 09h00-19h45 – Ixelles

Pour s’inscrire à l’ensemble de la formation : apporter la preuve de la réussite des CG MSIn.

Possibilité de s’inscrire à certains modules (rattrapage).

Formations continues

Exploitation des ressources en ligne. Vous avez trouvé sur Internet un document vidéo qui vous a apporté des informations très intéressantes et vous souhaiteriez valider cette activité en tant que formation continue ? N’hésitez pas à le proposer au responsable des formations. Pour ce faire, il convient de compléter le formulaire téléchargeable ICI. Après accord et moyennant l’explication de ce que la vidéo vous a apporté, vous pourrez valoriser votre démarche.

Informations diverses

Cartes de coach exigée selon le niveau de compétition. En combinant les informations fournies par Volley Belgium et la FVWB, voici un tableau permettant de déterminer le type de carte exigé pour coacher du niveau le plus élevé au niveau le moins élevé :

Niveau de compétitionNom de la divisionCarte exigée (min.)Brevet requis
Niveau 1Ligue A H+FAMSTrainer/Moniteur
Niveau 2Nationale 1 H+FAMSTrainer/Moniteur
Niveau 3Nationale 2 H+FBMSEd/Aide-Moniteur
Niveau 4Nationale 3 H+FBMSEd/Aide-Moniteur
Niveau 5Promotion H+FCMSIn/Initiateur
Niveau 6Provinciale 1 H+FCMSIn/Initiateur
Niveau 7Provinciale 2 H+FDAnimateur
Niveau 8Provinciale 3 H+FDAnimateur
Niveau 9Provinciale 4 H+FDAnimateur
JeunesToutes séries d’âgesDAnimateur
Après validation du module correspondant, une carte Basic peut être délivrée pour la saison en cours ; elle permet de coacher chez les jeunes et une équipe du niveau le moins élevé de la province concernée.

Cartes de coaches. Les demandes de cartes de coaches doivent introduites auprès du secrétariat de la Cellule formation. Voir le site de la FVWB (cliquer ICI).

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Les petits bonheurs

La Fédération de Volley-Ball Wallonie Bruxelles a tenu une conférence de presse samedi dans le cadre de la journée de présentation faite par le club Modal Charleroi de ses équipes au grand public.

Etant donné que Madame Glatigny, Ministre des Sports de la Fédération Wallonie Bruxelles, avait annoncé sa venue, le Président de la FVWB, Daniel Van Daele, avait rameuté le ban et l’arrière-ban de la Fédération pour que celle-ci puisse montrer beau visage à son hôte de marque. 

Même si les Administrateurs et autres invités permanents du Conseil d’Administration ne furent pas légion à s’être déplacés jusqu’à Charleroi pour ce point presse, cela ne se remarqua pas trop tant il y avait également dans l’assemblée pas mal de personnes venues, quant à elles, pour la présentation des équipes du club carolo.

En fait de conférence de presse relative à la Fédération, aucun élément vraiment saillant n’est à dégager des allocutions faites tant par Daniel Van Daele que par la Ministre. En effet, l’une et l’autre n’ont fait que répéter ce que l’on sait, à savoir que le monde sportif a été et est toujours fortement impacté par les effets de la propagation du coronavirus dans nos contrées et que chacun(e) s’attache à mettre en place et à tenter de faire respecter les protocoles et autres mesures visant à assurer la meilleure protection sanitaire pour tout un chacun. 

Du côté du message de la Fédération, on aurait aimé savoir si Volley Belgium et la FVWB avaient arrêté ou allaient arrêter les dispositions prévoyant ce qu’il adviendra demain dans le cadre des compétitions quand une joueuse ou un joueur aura été testé positif mais rien ne fut dit à ce propos qui est pourtant d’une actualité brûlante. 

Quant à Madame Glatigny, elle se montra très chaleureuse à l’égard de la FVWB et des nouvelles initiatives (qui seront) prises par celle-ci auprès de nouveaux publics (écoles, grandes écoles, prisons, …) ainsi qu’envers les clubs de volley qui ont brillé à l’occasion de l’opération « J’me bouge pour mon club ». Mais ce fut tout et qui aurait voulu en savoir un peu plus sur le flop de l’opération “Fonds d’urgence pour le sport” ainsi que sur la réforme du futur subventionnement des frais dits de fonctionnement des fédérations en fut pour ses frais. 

En effet, sans transition, la parole revint alors aux dirigeants du club de Modal Charleroi et à l’Echevin des Sports de Charleroi qui s’attachèrent, non sans brio d’ailleurs, à bien expliquer quelles modifications avaient été apportées à l’organisation du club et à la composition du noyau des joueuses de l’équipe fanion.

Par la suite, Madame Glatigny fut invitée à donner le coup d’envoi de la rencontre d’entraînement qui opposa l’équipe du cru aux joueuses d’Asterix Beveren,  championnes de Belgique, et qui donna lieu à de très beaux échanges dont les Flandriennes sortirent finalement victorieuses.

Le public s’en retira ainsi comblé de tout ce qui lui avait présenté pendant toute la journée. Si l’on ajoute à cela la satisfaction que les un(e)s et les autres purent retirer des différentes prises de parole entendues, on ne pourrait que s’en vouloir de bouder tous ces petits bonheurs.

 

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Bel exploit de nos Young Red Dragons

Nos Young Red Dragons ont réussi l’essentiel en réalisant un excellent résultat. Ils ont battu en trois sets (25-19/25-21/25-18) l’équipe de Biélorussie à l’occasion du premier match de la poule de classement du Championnat d’Europe des moins de 18 ans pour les places de 5 à 8.

Cela signifie non seulement qu’ils joueront demain contre l’Allemagne en vue d’obtenir la cinquième place de ce classement européen mais cela veut surtout dire qu’ils sont d’ores à présent qualifiés pour disputer l’an prochain le championnat du monde de la catégorie des moins de 19 ans.

Certes, on le sait, il manquait à ce championnat d’Europe des moins de 18 ans des équipes comme la Russie et la France qui ont déclaré forfait pour cause de coronavirus mais il faudrait emboîter le pas des éternels mégoteurs de piètre esprit pour ne pas apprécier ce très beau résultat qui ne manquera pas de rejaillir sur l’image du volley-ball dans notre pays et ne pas se réjouir de ce fait bénéfique pour notre sport.

Contre les Biélorusses, les protégés de Mieke Moyaert ont, hormis durant une courte période du troisième set, dominé la totalité des échanges de la partie et, avec un Ferre Reggers (16 points aujourd’hui) qui aura été le fer de lance de l’équipe depuis le début de la compétition, n’ont jamais grandement été inquiétés par un adversaire qui avait sans doute jeté ses meilleurs feux contre l’Allemagne au cours du match précédent.

Bravo à nos Young Red Dragons et souhaitons leur de conclure demain cette épreuve européenne par un nouveau succès contre l’Allemagne. La fête sera ainsi complète.

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Le sport belge se replie quelque peu sous sa tente…

La recrudescence de la propagation du coronavirus dans le pays a entraîné, comme on le sait, un raffermissement des mesures de protection sanitaire qui étaient d’application dans le cadre de la phase 4 du plan de déconfinement. Etant donné que ces mesures ont été présentées en long et en large dans tous les organes de presse, il n’est pas utile de les reprendre ici dans le détail.

Pour faire bref et concis, il suffira de dire que les mesures ainsi arrêtées lundi dernier par les Autorités faisant partie du Conseil National ont retrouvé un caractère plus préventif et plus coercitif que celles qui, dans le premier train de la phase 4 du Plan de déconfinement, s’étaient faites plus adoucies et moins contraignantes par rapport à celles que l’on connaissait au sortir de la période de confinement.

Notre vie de tous les jours connaît ainsi un nouveau coup de frein vers ce retour à cette situation qui est appelée “la vie d’avant” et, bien évidemment, le sport s’en trouve affecté comme tous les autres secteurs qui sont appelés à mettre les gens en relation les uns avec les autres.

Ainsi, depuis l’annonce des nouvelles mesures prises par le CNS de lundi dernier, plusieurs fédérations ont déjà pris attitude. La Fédération de tennis, l’AFT, a fait savoir que les interclubs, qui devaient débuter tout prochainement, étaient purement et simplement annulés. Pour leur part, les différentes entités composant la Fédération Royale Belge de Basket-ball ont décidé d’interdire l’organisation de matches amicaux et de tournois jusqu’au dimanche 30 août inclus.

L’Union Royale Belge de Handball (URBH) a, pour sa part, déjà décidé de repousser au début du mois d’octobre la date d’ouverture de ses compétitions nationales et régionales pour les seniots et pour les jeunes.

Et quid du côté des Fédérations de volley-ball qui composent Volley Belgium, autrement dit la Fédération Royale Belge de Volley-Ball ?

La Fédération de Volley-ball Wallonie Bruxelles tenait hier soir un Conseil d’Administration et a débattu de son positionnement en cette matière délicate. Selon ce qu’il a été permis d’apprendre, elle communiquera sur ces points au plus tard ce vendredi, c’est-à-dire une fois qu’il lui sera possible de publier une position commune avec l’aile flamande de Volley Belgium, qui se réunit ce jeudi soir et qui devrait également prendre attitude sur toute cette problématique des tournois, matches amicaux et des débuts de championnat.

Dans quel côté tombera la pièce ?

Sur base de ce qui a déjà été décidé par d’autres fédérations sportives, il est à penser que notre sport s’inscrira dans ce même courant de grande prudence. Il faut donc s’attendre à ce que les instances des différentes composantes de Volley Belgium annoncent tout bientôt, et d’une voix commune, une série de mesures de restriction pour les activités programmées au mois d’août et de diverses formes de report pour les compétitions à caractère national ou communautaire dont le début était prévu au mois de septembre.

Il n’y a donc plus beaucoup à attendre pour savoir de quoi sera fait le paysage du volley-ball dans nos contrées au cours des prochaines semaines. Wait and see.

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Documents utiles pour les organisateurs de tournois

Comme on pouvait le prévoir dès lors qu’il avait été annoncé que le Conseil National de Sécurité se réunirait en urgence ce lundi 27 juillet, les Autorités qui le composent ont décidé de « resserrer » quelque peu les boulons en matière de mesures de protection. Etant donné que chacun a pu ou peut en prendre connaissance dans ses ses habituelles sources d’information, je m’abstiendrai de les énumérer ici et m’en tiendrai seulement à la partie qui a trait aux conditions qui sont posées à tout qui a l’intention ou a décidé d’organiser un tournoi de volley-ball ou de beachvolley dans les prochaines semaines.

Pour qui ne les connaîtrait pas encore, vous trouverez ci-après un formulaire, appelé ici matrice, dont les autorités communales doivent se servir pour mesurer les “risques” que votre activité pourrait faire courir dans le contexte actuel du COVID et pour en évaluer leur acceptabilité ou non. Vous aurez accès à cet outil en cliquant sur le lien suivant. www.covideventriskmodel.be

Les questions posées sont simples, directes et demandent une réponse binaire. Elles sont classées en 20 paramètres, dont 13 font référence aux caractéristiques spécifiques de l’organisation (densité, durée, dynamique, mobilité…) et 7 aux mesures de prévention (inscription, communication, protocole de désinfection…).

Lorsque vous avez répondu à toutes les questions, le risque encouru est calculé et indiqué à l’aide d’un label de couleur : vert, orange ou rouge. En revenant sur les points d’attention, l’application permet ensuite d’analyser et d’ajuster l’événement pour limiter les risques et ainsi être en mesure de les rendre « acceptables ».

Comme cette « matrice » sera sans doute également l’instrument par lequel les responsables de clubs devront passer pour la mise sur pied des rencontres officielles des championnats qui, sauf obstacles majeurs pouvant survenir, devraient « reprendre normalement » leur cours à la fin du mois de septembre, il est permis de penser qu’elle est appelée à être largement consultée et utilisée dans les prochains temps.

Par ailleurs, le COVID Event Risk Model (CERM) propose également un protocole général qui vous sera plus qu’utile : https://www.covideventriskmodel.be/assets/docs/protocol-fr.pdf

Ce protocole est un guide pour tous les organisateurs privés et publics afin de rendre les événements plus sûrs en termes de risques liés au COVID . C’est un guide pour tous les événements, quel que soit le type ou la taille de l’événement. Ainsi, chaque organisateur peut vérifier s’il est possible d’organiser son événement, compte tenu des mesures strictes, et quels efforts supplémentaires éventuels peuvent encore être faits pour organiser l’événement de la manière la plus sûre possible en termes de risques liés au COVID.

Bonne lecture et bon courage à tout qui se lancera dans la mise sur pied de tournois ou d’activités tombant sous le coup de toute cette réglementation rendue nécessaire à raison de « l’installation » du coronavirus dans nos contrées et, plus encore, depuis sa récente recrudescence dans plusieurs parties du pays..

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La recrudescence du coronavirus et ses impacts

Comme chacun pu l’apprendre, la propagation du coronavirus a eu tendance à connaître, au cours de ces derniers jours, une certaine recrudescence. La hausse du nombre de personnes contaminées par le Covid-19 n’a dès lors pas manqué d’alerter les Autorités et tout qui s’occupent en général de la santé de la population.

C’est ainsi que, ce jeudi 23 juillet, les Autorités siégeant au sein du Conseil National de Sécurité ont été amenées à postposer l’entrée en vigueur de la phase 5 du plan de déconfinement qui était prévue pour le 1er août d’une part et à réviser, c’est-à-dire à renforcer, certaines des mesures qui faisaient partie de la phase 4 d’autre part.

La principale des mesures ainsi “ajustées” porte sur le port du masque qui est rendu obligatoire dans les espaces publics et sur l’obligation qu’auront les restaurateurs à tenir une liste de leurs client(e)s pour faciliter la tâche de celles et de ceux qui ont à opérer dans le cadre du “tracing” pour retrouver la trace de tout qui a été en contact avec des personnes contaminées.

Pour le monde sportif, le stop mis à la phase 5 et l’obligation du port du masque dans les lieux publics, c’est-à-dire aussi dans les couloirs des halls sportifs par exemple, constituent un sérieux avertissement dans la mesure où cela signifie que la mise sur pied de rencontres amicales et ou de tournois sera rendue plus contraignante que cela n’était envisagé au moment où les phases de déconfinement, qui allaient vers un retour à la pratique sportive telle qu’on la connaissait avant la mi-mars, se suivaient les unes après les autres. Il y a là un coup d’arrêt qui donne à penser qu’il y a lieu de prendre très au sérieux cette remontée des chiffres de contamination et à respecter au mieux les mesures qui s’imposent à toutes et tous. Et ce dans tous les domaines.

Le monde sportif n’échappe évidemment pas à ce renforcement des règles. A cet égard, les clubs sportifs qui ont programmé la mise sur pied de tournois au cours du mois d’août sont ceux qui se trouvent en première ligne en matière de “mise en cadre” de tout ce qu’il convient de prévoir comme mesures sanitaires à appliquer. Vérité est de reconnaître que leur tâche n’est pas simple tant l’information officielle n’est pas toujours très précise, quand elle existe.

Pour l’heure, Volley Belgium n’a pas encore fait parvenir aux entités qui la composent un protocole qui reprend toutes les règles à suivre pour qui veut organiser soit un stage, soit un tournoi ou une rencontre amicale. Aux dernières nouvelles, cela devrait venir.

Dans l’attente, il y a les protocoles qui ont été réalisés par l’ADEPS et l’AISF qui sont, comme j’ai déjà eu l’occasion de vous l’expliquer, les relais de la Ministre des Sports en Fédération Wallonie Bruxelles. Ils reprennent fidèlement tout ce qui, pour l’heure, est à faire et à faire respecter par celles et ceux qui, si rien ne vient assombrir le tableau d’ici là, endosseront les habits d’organisateurs d’activités sportives au cours du mois de ce prochain mois d’août.

C’est pourquoi, en adressant grand message de sympathie et en guise d’encouragement à toutes ces “mains précieuses”, je reprends ci-après les protocoles qui leur serviront de précieux guide dans leurs préparatifs et lors de leur(s) organisation(s) à venir. Et ce, en sachant que les Bourgmestres sont désormais habilités à prendre des mesures supplémentaires ou toute autre décision qu’ils/elles estimeraient d’utilité publique.

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De l’importance du sport en ces moments de déconfinement

L’ article qui suit est français. Il parle de sport français et pose des questions concernant la France. Cela étant, plusieurs des questions qui y sont posées valent également pour la Belgique et, par conséquent, pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce genre de réflexion est à prendre en sérieuse considération dans la mesure même où ce ne sont malheureusement pas les dirigeants qui se trouvent à la tête de l’AISF qui (se) les posent. Sans doute parce qu’ils ne veulent pas mettre en péril les avantages financiers que cet organe interfédéral reçoit des Autorités ministérielles pour les services que la dite Association Interfédérale du Sport Francophone rend aux côtés de ceux délivrés par l’ADEPS. Je vous souhaite une heureuse lecture de cette tribune.

Face à l’épidémie de Covid-19 qui perdure, Laurent Boudon, directeur d’études chez Ipsos rappelle, dans une tribune au « Monde », le rôle du sport en tant que vecteur d’intégration sociale et de cohésion nationale, en plus de son importance économique.

CORONAVIRUS : « Considérer le sport comme moins nécessaire que les achats alimentaires pose un problème politique et culturel »

Pendant le confinement, l’attestation de déplacement dérogatoire excluait toute pratique sportive collective et limitait l’activité physique individuelle. Conséquence de cette interruption, les clubs, les institutionnels du sport professionnel (fédérations et ligues) et surtout le sport amateur – la masse des pratiquants – sont inquiets pour leur avenir…

Les uns se trouvent pris dans un étau financier pour maintenir leur chaîne de services et continuer leurs activités. Les conséquences sont potentiellement violentes pour toute la filière événementielle dans la perspective de grands événements sportifs internationaux. Les autres ont dû renoncer à des pratiques auxquelles ils associent santé, bien-être, convivialité, épanouissement, ciment collectif, voire thérapie. Les motivations des Français à la pratique sportive consacrent d’abord le culte du corps (63 % pour « entretenir son corps » 62 % pour « rester en bonne santé » et 55 % pour « évacuer le stress, se détendre »). Lire aussi  « Il est impératif de reprendre le sport doucement, et régulièrement »

La plupart des acteurs s’interrogent sur la nécessité de loger à la même enseigne tous les « sportifs », alors qu’il y a une hétérogénéité de pratiques et de situations dont le lien avec les risques de contamination était très diversifié. La pratique reste fortement modelée par l’éventail des sports dits « individuels », qui, en 2019, représentaient 72 % de la pratique sportive totale. Avoir dû interrompre sa pratique a donc eu un impact psychologique : pour 17 % des Français, ne plus faire de sport est ce dont ils ont le plus souffert à cause du Covid-19, après l’anxiété (19 %), selon les résultats d’une étude Ipsos réalisée pour l’Union Sport & Cycle auprès d’un échantillon de 2 000 Français.

Le sport, un miroir de la société

Considérer le sport comme moins nécessaire que les achats alimentaires pose donc un problème politique, culturel et marketing intéressant. Pouvait-on faire comme si « le sport » était une catégorie homogène, alors que l’écart entre Kylian Mbappé et le bouliste du camping est assez incontestable ? Alors qu’il n’est question que d’hyperpersonnalisation, fallait-il raisonner par grande masse, sans nuance, et tout arrêter au nom de l’urgence ?

Le sport n’est pas qu’une activité économique représentant 91 milliards d’euros, 112 000 entreprises et 448 000 emplois. Fort de ses 360 000 associations sportives, il participe de la vie des territoires, du tissu social et fabrique du lien entre les gens, sportifs, supporters, simples amateurs. Le rôle symbolique du sport ne doit pas être sous-estimé.

Il est une machine à fabriquer de nouvelles vocations : + 20 % de licences après la Coupe du monde féminine 2019 en France. C’est aussi un accélérateur de tolérance : les Jeux paralympiques, par exemple, ont profondément changé le regard sur les personnes en situation de handicap et les discriminations dont elles souffrent. C’est également un miroir de la société : le sport met sous les projecteurs les comportements violents, racistes, xénophobes ou homophobes ; il pose la question du niveau de tolérance, des sanctions qui s’imposent, des inégalités.

Le sport, c’est créer du lien et contrôler son corps

Ces dimensions expliquent pourquoi les adaptations de substitution, comme faire du sport chez soi, ne pouvaient pas totalement remplacer ce qui relève d’une énergie fusionnelle et libératrice, qui s’exprime pleinement lors des matchs et des grands événements. Ce n’est pas non plus par hasard si la forme la plus spectaculaire du déconfinement, certes illégale, a été les deux matchs de football qui ont rassemblé plusieurs centaines de personnes à Evry et à Grigny.

Les participants se sont justifiés en expliquant qu’ils n’en pouvaient plus d’être isolés et inactifs, ce qui renvoie aux enjeux sociaux et fonctionnels des pratiques sportives : passionner les foules avec les compétitions, créer du lien et, sur le plan personnel, contrôler son corps pour plus de performance et de vitalité. Les petits clubs et les associations vont devoir faire face à un horizon sombre, leur modèle reposant en grande partie sur les subventions publiques ou les fonds privés des sponsors. Quels seront leurs arbitrages ?

Machine à produire du rêve

Sur le plan social, les contraintes du déconfinement retardent le retour aux espaces de convivialité collective. Quand le sport va-t-il retrouver toute sa place, comme vecteur d’intégration et de cohésion nationale, comme secteur économique majeur, comme machine à produire du rêve et comme pratique essentielle pour des millions de Français ?

Sur le plan industriel, quelles vont être les stratégies pour l’écosystème des métiers et des filières impliquées, va-t-il y avoir des relocalisations ? Comme l’a bien noté le Comité d’organisation de Paris 2024, « Education, santé, cohésion, le sport a le pouvoir de tout changer. » Le sport façonne nos vies, et les événements sportifs, même les plus locaux, peuvent changer une vie grâce aux émotions et aux valeurs qu’il transmet, dans toute sa diversité.

Laurent Boudon

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Une Assemblée générale de la FVWB dans la perspective du plan-programme 2021-2024

C’est ce prochain lundi 15 juin, à partir de 19 heures, qu’aura lieu l’assemblée générale ordinaire de la Fédération de Volley Wallonie Bruxelles. Elle se tiendra dans les locaux de l’Axis Park à Mont-St-Guibert où, selon ce qui a été annoncé, toutes les mesures de précaution sanitaire ont été prévues pour qu’elle puisse entrer dans le “moule” des dispositions fixées par le Conseil National de Sécurité.

L’ordre du jour de cette assemblée est assez classique puisque c’est à cette occasion qu’il est prévu d’ approuver les comptes de l’exercice 2019 écoulé, exercice qui dégage un boni de 685 €et une nouvelle provision de vingt mille euros affectée à un fonds destiné à regrouper les parts des cotisations revenant de fait à des paiements pour l’exercice suivant, et différents textes touchant aux commissions juridiques et à des articles du Règlement d’Ordre Intérieur.

Il y aura également des élections. Celles-ci concerneront la mise en place des différentes commissions devant faire partie intégrante du nouveau dispositif juridique appelé à régler tous les problèmes de cette nature au sein de la FVWB d’une part tandis que les 34 représentants des 7 entités composant la FVWB auront également à élire trois des huit administrateurs faisant partie du Conseil d’Administration de la FVWB d’autre part.

Sous quel jour se présente cette Assemblée générale? Pour appréhender au mieux cette question, il faut avoir à l’esprit que la FVWB sort fort « ébranlée » des trois années qui ont suivi l’installation du Conseil d’Administration issu de la réforme qui, au début 2017, a non seulement modifié l’intitulé de la Fédération francophone qui, depuis 1977, s’appelait AIF mais a également transformé les bases sur lesquelles reposait à l’époque ladite fédération avec un Conseil d’Administration d’une part et un Conseil Stratégique d’autre part. Certaines des modifications apportées ainsi aux rouages de la Fédération étaient alors nécessaires pour répondre aux nouvelles normes de la loi portant sur les associations sans but lucratif tandis que d’autres visaient surtout à conférer plus de pouvoir au Président et aux sept autres administrateurs/trices qui émanent, pour chacun(e) d’eux(d’elles), des sept entités de la Fédération (Liège, Hainaut, Namur, Luxembourg, Brabant Wallon, Bruxelles-Capitale, Communauté germanophone).

Après ces trois années au cours desquelles les Présidents des entités organisatrices de championnats dits provinciaux cherchèrent, et réussirent, à se trouver plus proches de celles et de ceux qui traçaient la ligne d’eau du bateau FVWB, le constat se fait chaque jour qui passe, ou plus exactement à chaque fois qu’il y a un problème nouveau qui se fait jour dans l’actualité, que la Fédération a besoin d’une autre structure de commandement et d’un autre type de gestion pour arriver à mieux s’inscrire qu’elle ne peut le faire pour l’instant dans un monde du volley-bal qui, comme on peut le voir dans quantité d’autres pays voisins ou lointains, est animé d’une dynamique s’appuyant sur d’autres leviers que ceux de la simple bonne volonté et d’un cadre de gestion d’un temps dépassé.

Cette assemblée tombe également à un moment qui, venant après l’épisode “coronavirus” qui a chamboulé toute la fin des championnats 2019-2020 et avant celui du grand départ de la nouvelle mouture des championnats nationaux 2020-2021, est celui de toutes les discussions sur les décisions passées et de celles sur toutes les incertitudes du comment s’opérera la reprise des activités à venir. Cela signifie que l’effervescence est vive et que l’assemblée promet d’être riche en échanges, voire en passes d’armes, qu’il sera intéressant de suivre avec attention tant il est à espérer qu’il s’en dégagera des propositions, voire des décisions, susceptibles de replacer la FVWB sur d’autres rails que ceux qu’elle a empruntés ces trois dernières années et qui ne lui ont guère valu de donner d’elle l’image d’une fédération en phase de réel développement.

Etant donné que cette assemblée générale sera présentielle et non virtuelle, gageons qu’elle se voudra concrète à souhait et entièrement portée vers la prise de décisions ayant comme premier souci celui du plus grand dénominateur d’intérêt commun pour toute la communauté du volley-ball en Fédération Wallonie Bruxelles. Tant la prospérité du volley-ball en a le plus grand besoin depuis de nombreuses années.

Vive la prochaine olympiade 2021-2024 qui se dessinera à partir de cette prochaine assemblée générale.

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Vade Mecum pour avoir accès à quelques picaillons …

Vous trouverez ici tous les renseignements utiles pour tenter d’accéder à l’obtention d’une partie du Fonds d’urgence des 4 millions annoncé par Mme Glatigny, la Ministre des Sports de la Fédération Wallonie-Bruxelles, pour venir en aide au secteur du monde sportif touché par les effets des mesures dites de confinement.

Comme dit dans le texte de présentation du Vade Mecum et du formulaire qui devra être chargé dans l’application SUBside entre le 15 et le 19 juin, “la subvention est destinée à soutenir des opérateurs actifs reconnus dans le secteur du sport par la Fédération Wallonie-Bruxelles dont la viabilité financière est menacée du fait de l’application des mesures sanitaires de confinement”.

En d’autres termes, cela signifie que tous les clubs affiliés à la FVWB y ont droit. Cela veut-il dire que tous recevront partie significative de ce qui est présenté par certain(e)s comme un ballon d’oxygène pour le monde du sport alors que d’autres, dont je fais partie, considèrent que ces 4 millions ne représentent que fort peu. Tant par rapport à la place et au rôle des “opérateurs” du Sport dans la société d’une part que par rapport à la perte subie par les clubs qui n’ont pas été en mesure mettre la fin des championnats à profit pour organiser toutes ces activités (tournois amicaux, beachvolley récréatif, soirées de fin de saison, …) qui leur auraient permis d’engranger ces quelques milliers d’euros utiles pour boucler les comptes de la saison d’autre part.

Etant donné que le monde du sport aura démontré une nouvelle fois qu’il n’est pas armé à l’égal d’autres secteurs qui ont su se faire entendre et continuent et à se faire bien entendre pour réclamer des pouvoirs publics des moyens en proportion de leur importance dans la Vie de la Cité, force sera donc pour les clubs, associations et fédérations de sport de se contenter de la “galette ministérielle” qui a été ainsi mise sur la table. Pour en recevoir un bout, la partie s’annonce assez serrée à mener. En effet, le questionnaire n’est pas des plus simples à remplir dans la mesure où il y est surtout demandé de justifier des pertes subies au niveau des dépenses et où il sera toujours difficile de justifier des manques de recettes d’activités qui n’ont donc pu avoir lieu entre le 13 mars et le 14 juin de cette année.

Cela étant, il est à espérer que celles et ceux qui auront à examiner les formulaires qui seront renvoyés par les “opérateurs” sauront appréhender au mieux l’étendue réelle des pertes financières de ceux qui auront effectué le parcours du combattant, c’est-à-dire celui du formulaire.

Qui sont les bénéficiaires potentiels? Comment introduire ledit dossier ? Quelles sont les dépenses admissibles ? Voilà quelques-unes des questions dont vous trouverez les réponses dans le Vade Mecum dont il est nécessaire de prendre connaissance avant de “s’attaquer” au formulaire qui, il est bon de le rappeler, ne doit pas être envoyé à l’Administration Générale des Sports mais être chargé dans l’application SUBside entre le 15 et le 19 juin.

Bonne chasse et bonne chance déjà.

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Sur la piste de la « galette ministérielle »

Vous n’ignorez sans doute pas que Valérie Glatigny, la Ministre des Sports du Gouvernement de la Fédération Wallonie Bruxelles, a, il y a une quinzaine de jours d’ici, fait savoir, par divers canaux, qu’elle avait décroché du Gouvernement dont elle fait partie une “dotation” de quatre millions destinée à alimenter ce qui a été intitulé “Fonds d’aides d’urgence pour le sport”. Ces moyens financiers, qui ne représentent que peu de chose à côté de ce que le Ministre des Sports des Pays-Bas a prévu, avec 110 millions d’euros à la clé (voir lien en bas de page), d’allouer au mouvement sportif hollandais à cette même fin, ont fait l’objet d’un certain battage médiatique.

A cet égard, assez surprenante fut la réaction de l’Association Interfédérale du Sport Francophone, l’AISF, qui se fit, aux côtés de l’ADEPS, qui est, quant à elle, le bras administratif du pouvoir exécutif, une espèce de porte-voix de la Ministre en cette circonstance.

En effet, à la fin du mois d’avril, l’AISF avait mis en avant les premiers résultats d’un sondage auquel, en l’espace de quelques jours, elle s’était livrée auprès des 70 fédérations sportives reconnues par la FVWB, des 250 établissements sportifs et des 7.000 clubs qui tissent la toile de fond du mouvement sportif de la Communauté française du pays. Comme vous pourrez le lire ci-après, ces résultats, aussi insatisfaisants qu’ils aient pu apparaître du fait d’une méthodologie assez empirique pour les obtenir, avaient montré avec une certaine force combien le monde du sport francophone avait été touché et souffrait, lui aussi, des effets directs et indirects du coronavirus. Les premiers chiffres ainsi avancés avaient fait état d’une perte de l’ordre de plus de 60 millions.

https://plus.lesoir.be/293894/article/2020-04-11/coronavirus-une-crise-qui-deja-coute-au-moins-642-millions-au-sport-francophone

Aussi, au moment de l’annonce faite par la Ministre des Sports que 4 millions d’euros étaient réservés au sport dans le Fonds des 80 millions d’aides d’urgence de la FWB, plus d’une et plus d’un furent étonnés que l’AISF ne se fit pas plus entendre alors, de manière plus revendicative du moins. Pour porter fortement la plainte de toutes celles et de tous ceux qui, au sein du mouvement sportif, ont bien des motifs de considérer qu’ils sont les oubliés de ces différentes, et très louables, actions d’assistance financière menées en direction des secteurs interdits d’activités d’une part et parmi les derniers traités dans les phases dites de déconfinement d’autre part.

Ici, il ne fut plus question que de l’annonce faite par la Ministre. C’est aussi alors que remontèrent les souvenirs d’un temps où l’AISF se montrait plus incisive et surtout plus déterminée à se faire plus clairement le porte-parole de ses membres que sont les Fédérations sportives reconnues de la Fédération Wallonie-Bruxelles…

L’heure n’étant toutefois pas à refaire le monde (sportif), ni même à tenter de le poser sur de nouvelles, ou d’anciennes, bases plus solides que celles sur lesquelles il reposait avant l’intrusion du Covid-19 dans nos vies, il convient de faire preuve de réalisme et de voir in concreto ce que les fédérations et les clubs auront à suivre comme parcours pour obtenir un morceau des 4 millions.

A cet égard, l’AISF, toujours elle et toujours au service des tenants de la bourse, a livré sur son site un VADE MECUM qui, très bien réalisé au demeurant, est très éclairant sur ce que chacune des parties appelées à ce grand partage, et elles sont nombreuses !, aura donc à présenter comme documents, justificatifs, pièces d’identification et autres supports pour permettre à l’Administration des Sports d’apprécier au mieux les pertes qu’elle a réellement encourues au cours de cette période.

Vous aurez accès à ce VADE MECUM en cliquant sur le présent lien :

https://aes-aisf.be/wp-content/uploads/2020/05/VADE_MECUM_fonds_d_urgence__anso_.pdf

Il faut savoir que la demande d’aide financière se fera au moyen d’un formulaire qui n’est pas encore disponible et qu’elle se fera via la plateforme SUBside de la Fédération Wallonie Bruxelles. Aussi, étant donné que ce n’est qu’à partir du 15 juin que lesdits formulaires pourront être introduits, les dirigeant(e)s de toutes les entités – fédérations, clubs et autres associations – actrices du mouvement sportif francophone disposent d’un peu de temps encore pour réunir et se doter des meilleures pièces à produire.

On leur souhaite déjà belle réussite dans cette entreprise qui ne sera pas toujours simple à concrétiser dans la mesure même où il n’est pas toujours aisé de faire, entre autres travaux, les comptes d’ activités qui n’ont pas eu lieu et qui étaient, dans le chef de beaucoup de clubs, destinées à générer ces rentrées qui sont aujourd’hui devenues et appelées pertes.

Bonne chasse à toutes et à tous qui vont ainsi remuer tous les terrains dans l’espoir de trouver quelques pépites tant il est vrai que, parfois et comme l’a si bien dit René Char, “il faut souffler sur quelques lueurs pour faire de la bonne lumière”


https://www.standaardbe/cnt/dmf20200501_04941510

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