Le volley féminin de la VNL à la BVLW

 

La saison internationale de volley-ball tire tout doucement à sa fin même si, ne pouvant réfréner leur irrépressible tendance à se faire toujours plus attractives et expansives, la Fédération Internationale de Volley-Ball (FIVB) et ses Confédérations continueront, d’ici le mois de mai prochain, à mettre sur pied des tournois de qualification pour les Jeux Olympiques et quantité d’autres manifestations importantes entrant en ligne de compte pour le World Tour de Beachvolley, le Snow Volley ou d’autres compétitions prévues pour les sélections nationales de jeunes.

Avant de mettre ainsi en veilleuse l’actualité internationale, il est intéressant de noter que le calendrier des deux épreuves de la Volley Nations League de la FIVB est déjà connu et que l’on sait où nos Yellow Tigers joueront dans le cadre de cette épreuve d’envergure mondiale. Le tournoi débutera le mardi 19 mai et les derniers matches du tour préliminaire de l’épreuve, tour qui est fait de 4 tournois de trois jours organisés pendant cinq semaines d’affilée, auront lieu le jeudi 18 juin. Ces vingt tournois seront organisés dans 17 pays différents, la Chine en organisant, à elle seule, quatre dont l’un à Macao et un autre à Hong-Kong.

Où nos compatriotes seront-elles amenées à jouer ? Elles commenceront aux Pays-Bas où elles affronteront outre les Oranje les joueuses de Russie et d’Allemagne et, ensuite, joueront la semaine suivante dans le pays. Le public belge aura ainsi l’occasion de voir à l’oeuvre les équipes nationales de la Corée du Sud, de la République Dominicaine et de Pologne. Par après, les protégées de Gert Vande Broek et de Kris Van Snick, qui devront être tôt en forme pour enlever le plus de succès et de points au cours de ces deux premières étapes de la VNL 2020, voyageront beaucoup. Elles se rendront d’abord en Chine avant de se déplacer aux Etats-Unis et retourner vers l’Asie, en Thaïlande plus précisément, où elles feront face aux équipes de Thaïlande, d’Italie et du Canada qui sera la nouvelle venue dans le circuit. Vous trouverez ci-après le tableau des tournois annoncés et vous constaterez que celui de la troisième semaine sera particulièrement ardu pour nos Tigers.

VNL Dames 2020

Toujours au rayon des dames, mais au plan national ici, j’ai le plaisir de vous faire état d’une belle innovation survenue tout récemment pour mettre davantage en exergue le rayon féminin de nos compétitions nationales. Cette innovation est la création faite d’un nouveau site web par la Belgian Volley League Women (BVLW). En tapant http://damesvolleyliga.estosio.com/, vous accéderez à toute une série d’informations sur les clubs faisant partie de l’élite du volley-ball féminin dans le pays, sur la prochaine compétition nationale féminine qui débutera ce samedi avec trois rencontres à l’affiche, sur la Coupe de Belgique, sur les coupes d’Europe de nos dames ainsi que sur quelques infos à caractère général qui sont intéressantes. Ainsi, l’une d’entre elles permet d’apprendre que le match de samedi entre les teams d’Asterix Beveren (entraîné cette année par Kris Van Snick) et VC Oudegem (entraîné par Fien Callens) sera arbitré par Marika Boulanger et placé sous le signe d’une action de bienfaisance puisque les bénéfices de la journée seront versés à l’association Levensloop qui oeuvre en faveur de la lutte contre le cancer. Le site, qui est toujours en construction, souffre encore, bien normalement, de très nombreux manquements mais il est là et témoigne d’une volonté de faire en sorte que le volley-ball féminin occupe une plus juste place dans le paysage des médias de notre pays comme dans celui des préoccupations des dirigeants se trouvant à la tête des différents éléments constitutifs de Volley Belgium.

Une fois qu’il sera pleinement représentatif de tous les clubs de la Ligue et qu’il se sera fait plus diversifié au niveau des news, ce site ne manquera pas de devenir un outil de qualité au service de la promotion du volley-ball féminin dans le pays et des intérêts bien compris de ses membres. On ne peut que s’en réjouir déjà. Longue vie à ce nouveau-né.

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Les Red Dragons sixièmes et les Yellow Tigers neuvièmes au ranking de la CEV.

 

En dépit du fait qu’ils n’aient pas atteint le Top 8 des derniers championnats d’Europe comme ils en avaient fait à tout le moins leur objectif, les Red Dragons ont gagné une place au ranking général de la Confédération Européenne de Volley-Ball (CEV). Ils occupent actuellement le sixième rang dans ce classement qui est, il faut bien le dire, assez tordu pour deux raisons au moins.

En premier, les points attribués pour une place donnée dans le championnat européen valent le double de ceux attribués pour cette même place obtenue dans le cadre du championnat du monde et, en second, il est permis de relever que ce « ranking » prend encore en considération les résultats des équipes qui ont participé à la World League de la FIVB en 2017 alors qu’il ne tient pas compte des résultats des équipes européennes qui ont participé cette année à la Volley Nations League et des autres équipes européennes qui ont disputé les épreuves de la Golden League mises sur pied par la CEV. Comme cette double curiosité est plutôt favorable à nos représentants, ce n’est évidemment pas nous qui nous en plaindrons le plus ;-).

Cela étant, ce classement, même incomplet ou insatisfaisant, permet de réaliser combien furent grands les impacts des années 2017 et 2018 sur le positionnement actuel de nos compatriotes dans la hiérarchie européenne. Il est vrai que la quatrième place obtenue aux Championnats d’Europe 2017 fut un remarquable résultat que ceux-là mêmes qui ne sont pas parvenus à conserver Vital Heynen comme coach national après ce brillant parcours croyaient encore, fort naïvement on s’en rend compte, pouvoir améliorer cette année en engageant Brecht Van Kerckhove à la tête de nos troupes et en organisant dans le pays bonne partie du trajet de ceux-ci dans l’Euro 2019.

Effet bénéfique de cette bonne position dans le classement européen, notre équipe est ainsi qualifiée pour disputer, en Allemagne, le dernier tournoi européen qui sera qualificatif pour les Jeux olympiques. Un seul ticket sera mis en jeu lors de ce tournoi qui ne réunira que du beau monde puisque, outre la nôtre, les équipes participantes seront celles d’Allemagne, France, Serbie, Slovénie, Bulgarie, Pays-Bas et République Tchèque.

Pos. Pays Total Variation 2019 CEV Volleyball 2017 CEV M 2018 FIVB CH Monde 2017 FIVB WL
1 SRB 292 100 96 48 48
2 RUS 282

-1
92 100 44 46
3 POL 270

+2
96 82 50 42
3 FRA 270 94 84 42 50
5 ITA 266

-1
90 92 46 38
6 BEL 260

+1
84 94 38 44
7 SLO 256

+1
98 86 36 36
8 BUL 246

-2
80 90 36 40
9 NED 232 82 74 42 34
10 GER 230 86 98 28 18
11 CZE 214

+1
76 88 20 30
12 FIN 212

-1
74 78 32 28
13 TUR 202

+2
78 80 20 24
14 UKR 196

+5
88 58 18
15 SVK 194

-1
64 72 26 32
16 ESP 186 72 70 24 20
17 EST 182

-4
54 76 30 22
18 POR 174

-2
62 66 20 26
19 GRE 170

+1
70 68 20 12
20 MNE 158

+1
66 60 18 14

Quant à nos Yellow Tigers, elles ont perdu deux places au ranking européen 2019. Elles sont maintenant neuvièmes, et ce, alors qu’elles ont obtenu plus de points avec leur neuvième place à l’Euro 2019 qu’avec leur 13ème place de l’Euro 2017 mais ceci ne compensant pas la perte de points par rapport au classement de 2015 d’une part et qu’elles ont brillé au cours de la VNL 2019 qui n’est plus prise en ligne de compte pour l’obtention de points comme l’était le Grand Prix FIVB en 2017 d’autre part. Cette « descente » dans la hiérarchie européenne ne prête cependant pas à de malheureuses conséquences dans l’immédiat puisque, tout comme c’est le cas pour les Red Dragons, nos Yellow Tigers feront partie des huit sélections qui se disputeront à Apeldoorn, au début du mois de janvier prochain, le dernier ticket féminin européen pour les Jeux olympiques de Tokyo. En terre hollandaise, elles seront confrontées aux sélections des Pays-Bas, Turquie, Allemagne , Bulgarie, Pologne, Croatie et Azerbaïdjan. Un fameux plateau comme on le voit.

Pos. Team Total Variation 2019 Euro F 2017 Euro F 2017 CEV EL W 2018 FIVB

Ch. du Monde

2017 FIVB WGP
1 SRB 298 100 100 50 48
2 ITA 286

+1
96 92 48 50
3 NED 282

-1
92 98 46 46
4 TUR 278

+1
98 96 42 42
5 RUS 266

-2
88 90 44 44
6 GER 252 90 86 40 36
7 BUL 242

+1
86 84 40 32
8 POL 240 94 82 26 38
9 BEL 232

-2
84 74 34 40
10 CRO 214

+1
80 80 24 30
11 AZE 212

+2
82 94 36
12 UKR 202

+3
68 76 32 26
13 CZE 196

-3
52 78 32 34
14 HUN 188

-1
62 72 26 28
14 BLR 188

-2
58 88 16 26
16 SVK 182 78 64 16 24
17 ESP 180

+3
72 66 18 24
18 ROU 170 76 68 26
19 FIN 168 66 52 28 22
19 FRA 168

-3
60 62 0* 20 26
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La Serbie sur le toit de l’Europe

 

La finale de l’Euro 2019 Messieurs a donné lieu à une rencontre de fort belle qualité et a livré, avec le succès de la Serbie, un très beau vainqueur d’une épreuve dont la formule peut prêter à discussion même si elle a connu un succès médiatique sans précédent.

Entamé devant plus de 13.000 spectateurs dans une salle remarquablement animée de couleurs et de sons, le match voit les Slovènes se porter aux commandes de la partie une fois qu’ils ont digéré la série de quatre points que les Serbes avaient alignés entre 3-5 et 7-5. A 8-8, entraînés par un Cebulj qui était monstrueux d’efficacité dans ce début de partie, les Slovènes passaient de 8-6 à 8-9 et de 9-9 à 9-11. Les Serbes n’étaient pas (encore) dans leur meilleur rythme. Ils rataient beaucoup de services, n’étaient pas très précis en réception et, surtout, n’étaient pas assez présents au bloc pour endiguer les assauts des Cebulj, Gasparini et Urnaut qui, même s’ils ne se montraient pas aussi tranchants que lors des matches qu’ils avaient disputés à Ljubljana, permettaient à la Slovénie (qui réalisa dans cette manche 5 blocs victorieux contre 1 seul pour la Serbie et qui s’était montrée nettement plus percutante en attaque que la Serbie) de dominer les débats et d’emporter confortablement le premier set sur le score de 19-25.

Les tout premiers échanges du deuxième set furent encore à l’avantage des Slovènes mais, 1-2, Atanasijevic sortit de sa coquille et, avec l’aide d’un Lisinac très brillant au centre, fit basculer la physionomie de la partie en faveur des Serbes. A 6-5, ceux-ci connurent, avec un Petric qui se mit alors à sortir également le grand jeu, un excellent moment et se détachèrent : 12-5. Les Slovènes n’en menaient plus aussi large qu’en début de partie mais s’accrochaient comme ils le pouvaient. Ils revenaient de 14-7 à 15-10 mais ce fit au tour de Kovacevic de se distinguer et d’apporter, toujours avec Atanesijevic quand cela était nécessaire, son lot de points dans la corbeille de l’équipe serbe qui, durant ce seul set, réalisa pas moins de 8 blocs victorieux: 25-14.

Le début de la troisième manche fut la plus attrayante de tout le match dans la mesure où chacune des deux formations jeta pendant une dizaine de minutes le meilleur de ses forces et de ses grands talents dans la bataille. Cela ressembla à un énorme bras de fer pendant lequel le marquoir bascula d’un camp à l’autre. A 4-5, Lisinac, Petric et Atanasijevic firent, coup sur coup, parler la poudre et la Serbie se porta en tête des opérations: 7-5. L’équipe dirigée par Kovac ne devait plus quitter ce poste jusqu’à la fin du set. A 7-6, elle donnait un nouveau coup d’accélérateur, ou d’assommoir, et filait à 11-6. Les Slovènes s’accrochaient tant et tant et se rapprochaient des Serbes: 12-9/13-10. A ce moment, Atanasijevic et Kovacevic (MVP de la partie) se faisaient plus saignants encore au filet et les Serbes prenaient le large: 18-11. Ils avaient manche gagnée malgré les beaux efforts de Cebulj et de Pajenk : 25-18.

Le début du quatrième set, qui allait être le dernier de cette belle empoignade, vit les Slovènes avoir deux points d’avance à 2-4 mais, après avoir raté un nouveau service, ils ne purent rien contre un Kovasevic qui était étincelant d’efficacité : 6-4. Les Serbes tenaient les rennes du match. Les joueurs sentaient qu’ils avaient la victoire à leur portée et chacun se mettait au diapason du plus efficace d’entre eux. A 12-10, ils firent la différence et creusèrent en peu de temps l’écart qui faisait mal: 18-12, 20-14. A 20-15, ils enfonçaient le clou et filaient à 23-15. Les vainqueurs étaient connus. Les Slovènes et leur coach, Giuliani, se débattaient bien comme de vilains diables pour tenter de renverser la table. Ils revenaient à 23-20 mais Petric, en très grand capitaine qu’il est, s’empara de la fin du match et signa, via une attaque d’abord et par un ace ensuite, les deux derniers points de la partie. Les plus beaux puisqu’ils valaient à son équipe de pouvoir lever la coupe revenant aux Champions d’Europe 2019. Comme avait pu également le faire l’équipe féminine de Serbie il y a un mois à peine à Ankara.

Oui, la Serbie trône plus que jamais sur le toit de l’Europe du volley-ball

 

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La Pologne s’empare de la troisième marche du podium européen

Le match Pologne – France, décisif pour l’obtention de la médaille de bronze de l’Euro 2019, était important pour les joueurs des deux équipes et pour leur coach respectif. Pour l’équipe française, il s’agissait de pouvoir (se) dire que l’échec de la veille contre la Serbie n’avait été somme toute qu’un accident de parcours et que, sans cela, elle aurait été championne d’Europe. Pour la formation polonaise, la réflexion était un peu semblable à la différence près que les Polonais se devaient de gagner pour prouver que, lors de la demi-finale, ils avaient été autant battus par le public de Ljubljana que par l’équipe slovène et qu’ils formaient bien la meilleure équipe de ce championnat d’Europe.

C’est finalement l’équipe de Vital Heynen qui est arrivée à ses fins en prenant le meilleur sur une équipe de France qui, comme contre la Serbie, a montré une très belle qualité de jeu mais qu’elle n’était pas assez constante et, surtout, qu’il lui manquait encore un gros marteau capable, comme Anatesijevic ou comme Leon, de faire la différence dans les moments délicats.

Je vous livre en anglais le “film” de ce match qui avait attiré plus de 7.000 spectateurs, partagés entre pro Français et pro Polonais, pour ce match pour l’honneur.

FRA vs POL 0-3 (24-26, 22-25, 21-25)

In the fantastic ambience of the magnificent AccorHotels Arena, where fans of both teams packed the stands so that it was hard to tell who is the host, France stormed to a 3-0 opening and extended it as far as 9-4, with Earvin Ngapeth leading the way with excellence in both reception and offence. Capitalising on the multiple opponent errors and their good blocking, the Poles gradually caught up and took control on the way to a 26-24 finish, stamped by a Wilfredo Leon hammer for the last point. The second set was just as hard-fought as the first one and unfolded in a similar manner. France had the early lead, but with some top-notch contribution from captain Michal Kubiak on all fronts, the Poles took over and hammered out a 25-22 win. With the momentum on their side, coach Vital Heynen’s team maintained the upper hand throughout the third set. With Leon now on fire (nine points in the set) and staying more focused than the opponents, the White-and-Reds managed to keep pace towards the victory, which came at 25-21 on an ace by Maciej Muzaj. Leon and Ngapeth split the best scorer honours with 18 points each.

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Les Serbes mettent fin aux rêves français d’atteindre la finale à Paris

 

Il n’est donc pas dit qu’il suffit pas, lorsqu’on dispose d’une grande équipe, de pouvoir jouer devant son public et de pouvoir compter sur son soutien pour être en mesure de se qualifier pour la finale de l’Euro 2019. On aurait pu le penser après avoir vu les deux matches remportés coup sur coup, d’abord contre la Russie et ensuite contre la Pologne, par une équipe slovène complètement rendue hystérique par l’effet de ses spectateurs et par une rage de vaincre qui n’avait plus aucun rapport avec la joie que l’on peut éprouver d’avoir réalisé un point victorieux.

Malheureusement pour l’équipe de France mais heureusement pour le bon entendement du volley-ball, la Serbie a cassé à Paris, comme elle l’avait fait dans une autre et moindre mesure à Anvers, cette idée qui se faisait jour et qui donnait à estimer qu’il suffisait donc pour une des grandes équipes engagées dans cet Euro de jouer dans son pays pour la voir rejoindre la finale de cette compétition répartie au départ entre quatre nations organisatrices.

Ce vendredi soir, à Paris devant 12.500 spectateurs, la France, qui n’avait encore perdu aucun set jusqu’à présent, a chuté devant une formation serbe qui, comme contre l’Ukraine en quart de finale, a plié à divers moments de la partie mais s’est complètement retrouvée lors du tie-break, et ce, au point d’infliger un 15-7 sans pardon à des Tricolores alors complètement submergés.

La partie, arbitrée par notre compatriote Wim Cambré (qui semble avoir gagné du galon durant cet Euro), avait portant bien commencé pour les hommes de Laurent Tillie. Ceux-ci avaient immédiatement pris un bel avantage, 5-8 et avaient poursuivi sur leur lancée, 12-16 et 17-21 avant de fléchir quelque peu sans toutefois perdre le bénéfice de leur excellent départ. Le scénario de la deuxième manche fut complètement inversé. Les Serbes, qui n’avaient rien changé à la composition de leur six de base, se ménagèrent rapidement un petit écart à leur avantage, 8-6, avant de le creuser davantage 16-10. Ils conservèrent encore un temps cette belle avance 21-16 avant de voir les Français se faire plus entreprenants et surtout plus tranchants dans leurs attaques. Ngapeth et ses équipiers ne purent toutefois empêcher Petric et les siens de l’emporter 25-23.

Laurent Tillie remplaça alors LeGoff par Chinenyeze au centre et cela réussit bien à son team qui reprit le commandement des opérations par le biais d’un Ngapeth qui, sans avoir l’efficacité d’un Atanasijevic (auteur de 24 attaques gagnantes sur 38 effectuées) restait le pion le plus sollicité et le plus percutant des attaquants français. Les Tricolores menèrent ainsi 4-8 et 7-11 avant de se faire rejoindre, suite à quelques bévues d’une part et à une grosse pression des Serbe au filet, à 11-11. Les Français résistaient encore bien pendant queques instants en gardant la tête du marquoir jusqu’à 16-17 mais, toujours grâce à Atanasijevic et à un très bon jeu défensif, les Serbes alignaient quatre points d’affilée : 20-17. Le trou était fait et il n’allait jamais être comblé, 25-21.

Les Français, très chaudement soutenus par leur public, ne désarmèrent pas et connurent même leur meilleure période de jeu, toute l’équipe jouant comme un seul homme et dominant les Serbes qui donnaient l’impression d’avoir perdu le fil de leur ouvrage : 17-25. Le coach serbe, Kovac, rappela Petric sur le pont et, comme contre les Ukrainiens, ses hommes prirent un excellent départ dans cette manche décisive: 5-0. Les Français étaient désemparés tandis que les Serbes étaient superbes d’aisance et de maîtrise : 9-2. Laurent Tillie multiplia bien les changements mais les jeux étaient faits. La Serbie filait vers la victoire et l’accès à la finale.

Une finale où ils rencontreront des Slovènes dont on peut se demander comment ils se comporteront ce dimanche (à partir de 17h30) dans une salle qui ne sera plus acquise à leur entière dévotion et sur le terrain de laquelle ils ne pourront plus tout se permettre comme ce fut le cas à Ljubljana, tant face à la Russie que face à la Pologne.

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La France se qualifie avec grande facilité, la Serbie avec grande difficulté

Les Red Dragons ne doivent plus avoir trop de regrets d’avoir été éliminés par l’équipe d’Ukraine. En effet, celle-ci a démontré, face à la Serbie qui avait battu nos représentants en trois sets lors du dernier match de poule, qu’elle avait effectivement un gros volume de jeu puisque ce n’est qu’à l’issue de cinq sets que les Serbes sont parvenus à se qualifier pour les demi-finales de l’Euro 2019.

La rencontre entre la Serbie et l’Ukraine, disputée à Anvers devant 1.650 spectateurs, fut très plaisante à regarder dans la mesure même où les Ukrainiens se livrèrent corps et âme pour rivaliser avec leurs adversaires. Dès le premier set, le ton était donné. Les Ukrainiens livraient du plomb et réceptionnaient avec beaucoup de maîtrise. Les échanges étaient très équilibrés et le marquoir voyait les deux équipes se tenir de très près. A 18-18, les Serbes prenaient un petit avantage de deux points mais, sous la conduite d’un Iereshchenko très percutant, les Ukrainiens rétablissaient rapidement l’égalité avant de faire 20-21 et, à 21-21, de passer à 21-25. Les Ukrainiens étaient très chauds et, bousculant les Serbes dans tous les domaines du jeu, ils dominaient la partie. A 17-21 dans le deuxième set, ils étaient proches du sacre mais les Serbes, qui pouvaient sur un grand Atanasijevic (54% d’efficacité en attaque sur la totalité de la partie, 19 points en attaque, 2 au service et 3 au bloc), refaisaient surface alors et venaient coiffer Plotnytskyi et ses équipiers sur le fil : 25-23.

Le match venait de basculer. Le set suivant vit les Serbes redevenir les maîtres du filet et du marquoir en dépit du fait que les Ukrainiens s’accrochaient et restaient très dangereux par leurs services et leur jeu défensif : 25-22. Dans la quatrième manche, les Serbes continuaient sur leur lancée du set précédent mais, à 8-7, les Ukrainiens haussaient un peu plus encore le niveau de jeu et voyaient Viietskyi, Plotnytskyi et Semeniuk (qui jouera cette saison à Maaseik) se faire plus tranchants que jamais. Ils reprenaient le commandement des opérations et poussaient les Serbes dans les cordes comme on ne l’avait encore jamais vu à Anvers : 19-25.

Allaient-ils créer à leur tour une nouvelle surprise dans cet Euro 2019 ? Non car, dès les premiers échanges du tie-break, les Kovasevic et Petric montrèrent tout leur sang-froid en remportant des duels singuliers tandis que Atanasijevic continuait à larguer ses bombes de tous les endroits du terrain où il était sollicité. Les Serbes serraient les boulons de tous les côtés et creusaient rapidement des écarts tels, 5-1, 10-4 et 12-5 qu’il n’y eut plus de suspense. Ils l’emportaient finalement 15-9 et gagnaient ainsi leur ticket pour se rendre à Paris où, vendredi à 21 heures, ils affronteront les Français en demi-finale.

N’ayant pas vu le match des Français contre les Italiens, je n’ai pas de longs commentaires à faire si ce n’est que, au vu des scores des sets, les hommes de Tillie semblent détenir la grande forme. Dans le premier set de ce quart de finale disputé à Nantes devant un peu plus de 7.000 personnes, ils ont donné une belle pâtée aux Italiens 25-16 avant de prendre une très confortable avance dans le deuxième, 16-11 et 18-13. Les Italiens se rebiffèrent alors et remontèrent le courant à un point tel qu’ils prirent même la tête du marquoir : 21-22. Ils comptèrent aussi trois balles de set, deux à 22-24 et une à 24-25, mais ne purent conclure : 27-25. Le match était plié et les Français, survoltés et avec un Boyer plus efficace que jamais (25 points ce mardi) filaient vers la « qualif » et le carré d’As à Paris: 25-14.

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