Nuit noire, soleil d’espoir

Même si je regrette que Pierre ait cru utile d’ajouter à la fin de son très riche billet (voir ci-après) un court paragraphe qui, portant sur le caractère nazi de la N-VA, n’ajoute absolument rien au remarquable contenu de son article, je partage très volontiers l’analyse qu’il a faite des principaux événements qui ont émaillé notre actualité de ces dernières semaines.

Sont ainsi évoquées les prises de position du Président Macron et du Ministre de l’Intérieur de notre gouvernement en matière de politique menée à l’égard des migrants , prises de position et actions qui constituent autant de regrettables sorties de route de la part de responsables politiques qui attisent et utilisent les faiblesses de qui ne réalise pas que c’est en érigeant des barrières que l’on crée le plus sûrement des causes de guerre; la carte blanche publiée toujours à ce même propos par Bart De Wever dans le journal De Morgen et dans laquelle le leader de la N-VA se montre particulièrement agressif à l’égard de toute idée de cosmopolitisme, de solidarité et où il en arrive, par un raccourci scandaleusement démoniaque, à laisser entendre que le choix qui se présente à la population est celui qui oppose le maintien de la Sécurité sociale et une politique migratoire qui, autre que celle de l’actuel gouvernement, se ferait toute ouverte aux migrants;  la réplique de haute teneur faite par Paul Magnette pour dénoncer les tromperies intellectuelles et la dangerosité du Bourgmestre d’Anvers; l’appel à la délation lancé par les gouvernants de Wallonie en matière d’environnement; la suspension d’antenne d’Eddy Caeckelberghs décidée par une direction de la RTBF qui, à peu de temps de la conclusion d’un nouveau contrat de gestion, a littéralement “canné” devant le pouvoir en place en se faisant plus sévère que sévère à l’encontre de l’un de ses bons journalistes qui a eu le tort d’utiliser une adresse mail réservée à des fins professionnelles pour échanger, avec trois amis personnels, des informations et des considérations à vocation militante.

Comme on peut le constater, la matière ne manque pas de consistance. Comme elle est bien traitée de surcroît, l’article n’en présente que plus d’intérêt. Tant il fait bien ressortir combien cette nouvelle année 2018 ne débute guère sous d’heureux auspices et combien cet épais nuage ou cette énorme masse de tourments qui nous surplombe en permanence donne l’impression de rétrécir chaque jour qui passe un peu plus notre horizon de vie en société.

Puisse le printemps arriver vite et le soleil avec lui. Très vite.

Un paysage éclairé violemment par le soleil fait apprécier davantage la nuit noire qui l’entoure. René Magritte

http://uranopole.over-blog.com/2018/01/commenceraient-ils-a-avoir-peur.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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Hermes Ostende gagne quand Volley Charleroi et Asterix Beveren perdent

 

 

 

Ce mercredi était jour européen pour le volley-ball féminin. Trois de nos équipes étaient concernées par le déroulement de deux des trois compétitions mises sur pied par la Confédération Européenne de Volley-Ball: Charleroi Volley et Hermes Ostende dans le cadre de la Challenge Cup et Asterix Avo Beveren à un échelon supérieur, celui de la CEV CUP.

Après son échec survenu samedi en championnat face à la modeste équipe de VT Lendelede, Charleroi Volley avait, face à la formation turque de Bursa BBSK, une belle carte à jouer pour restaurer tout à la fois son crédit auprès de tout qui suit ses résultats d’une part et la confiance en son sein d’autre part. Le morceau qu’elle avait à avaler pour ce faire était toutefois trop gros à avaler. Même si elle ne joue pas les tout premiers rôles dans le championnat de Turquie, qui est l’un des plus relevés de notre vieux continent, la formation turque, qui est actuellement cinquième au classement de la Ligue turque, est ce type de formation qui raflerait sans doute tous les trophées mis en jeu si elle devait évoluer en Belgique. Charleroi Volley ne put opposer que son courage au cours de cette partie qui vit les visiteuses l’emporter sans trop devoir forcer leur talent : 11-25/13-25/15-25.

Hermes Ostende se trouvait a peu près dans la même situation que Charleroi Volley avant le début de sa rencontre contre le team serbe de skc Obrenovac.  Les Ostendaises sont plutôt décevantes dans le championnat mais font mieux que bien dans la Challenge Cup. Qu’ont-elles fait contre les Serbes qui, dans leur championnat, occupent ni plus ni moins que la troisième du classement de Ligue A ? Et bien, elles ont très bien tiré leur épingle du jeu puisqu’elles ont défait les Serbes sur le score sans appel de 3 à 0. Au cours du premier set, les Côtières furent bien menées 5-10 mais elles (re)trouvèrent assez vite leur équilibre et rétablirent ainsi l’égalité à 20-20. Elles connurent alors un très bon moment de jeu qui leur permit de faire un net 5-1 et donc un intéressant 25-21. Elles avaient pris leur élan et il n’y en eut plus que pour elles et pour De Valkeneer qui signa une très belle prestation avec 16 smashes victorieux à son actif : 25-18/25-19. Un très beau succès en vérité.

Et quid de nos championnes de Belgique qui, dans le cadre de la CEV Cup qui occupe, dans la hiérarchie des compétions européennes, la deuxième position après la Champions League? Les joueuses de Gert Vande Broek affrontaient ce mercredi les Allemandes de Allianz MTV Stuttgart qui talonnent Dresdner tout en tête de la Bundesliga Dames et qui constituent autrement dit un des gros cubes de la compétition allemande. Coachées ce mercredi par Kris Van Snick, les joueuses de Beveren ont été dans le match pendant tout le premier set qu’elles perdirent sur le fil : 25-23. Par la suite, elles résistèrent bien dans chaque début des deux manches suivantes, jusqu’au premier TO technique donc mais ne purent plus rien par après. Nos compatriotes étaient largement dominées au filet (3 blocks seulement contre 12 aux Allemandes) et ne parvenaient pas à mettre leurs adversaires sous pression avec leurs services. Ce fut donc tout normalement que Stuttgart finit par s’imposer : 25/14 (alors que le score fut à un moment 14-12) et 25-17. Il s’agit là d’un échec assez lourd on ne peut pas le cacher mais il l’est tellement que l’on attend déjà avec curiosité comment se déroulera le match retour.

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Jeu de chaises au MR bruxellois

A peine était-il devenu, par voie de la suppléance, échevin à la Ville de Bruxelles que voilà Mr Weytsman catapulté, toujours par le biais du toboggan de la suppléance, au Parlement bruxellois pour y remplacer Mr Dilliès devenu Bourgmestre d’Uccle en remplacement de Mr Armand De Decker. L’homme en a plein les bras et ceci ne fait pas l’affaire de Mme Julie Bolle qui se dit ulcérée par les arrangements pris à l’interne de son parti (voir lien en bas d’article). Flash back.

Dans la foulée des démissions en chaîne qui avaient eu lieu au moment de l’affaire dite du Samusocial, Mme Ans Persoons (sp.a) disparaît, elle aussi, du Collège des Bourgmestre et Echevins de la Ville de Bruxelles après s’être brûlée les ailes pour avoir dû, ou voulu, tenir alors le rôle de Dame de la Bonne Parole qui était hors de mesure pour elle. A l’occasion du remaniement qui avait suivi les trois démissions ayant ainsi touché le Collège des Bourgmestre et Echevins de Bruxelles-Ville pour deux d’entre elles et le CPAS de la Ville pour la troisième, le MR avait gagné un échevinat au passage et c’était précisément Mr David Weytsman qui en avait hérité en même temps que les attributions que cette fonction recouvrait, c’est-à-dire le revitalisation urbaine et la participation citoyenne.

A peine était-il installé dans son nouveau bureau et avait-il commencé à tenter de se faire mieux connaître de celles et de ceux qui auront à voter en octobre prochain que tombe la démission de Mr Dilliès au Parlement bruxellois. D’aucuns avaient cru alors que, du fait que Mr Weytsman, qui était premier suppléant de la liste MR aux dernières élections régionales et qu’il était déjà « servi » avec son mandat d’Echevin à la Ville de Bruxelle, ce serait Mme J.Bolle, deuxième suppléante, qui allait succéder à Mr Dilliès au Parlement bruxellois. Il n’en sera toutefois rien car, au niveau de la section du MR de la Ville de Bruxelles, les leaders n’entendaient pas laisser passer une occasion d’asseoir un peu plus encore leur emprise sur la vie politique au plan régional. Ce sera donc Mme Barzin, chef de groupe du MR au Conseil communal de Bruxelles-Ville qui prendra la place de Mr Weytsman au Collège des Bourgmestre et Echevins de la Ville tandis que ce dernier s’assiéra sur le siège de Mr Dilliès au Parlement de la Région.

Ainsi peut se faire, ou défaire, en l’espace d’un jour ou deux, le destin politique de l’un(e) ou de l’autre. Pour avoir connu ce genre de mésaventure à deux reprises, je peux vous assurer que, lorsque les circonstances ne vous sont pas favorables comme c’est le cas ici pour Mme Bolle, la pilule est amère et difficile à avaler.  Heureusement pour elle, elle apprendra très vite, comme il m’a été donné l’occasion de le faire grâce à mon entourage et à mes amis que je remercie encore ici pour leur affection, combien est sage et éclairant le proverbe italien qui aborde ce sujet sensible: « Qui n’a pas goûté l’amertume ne sait pas apprécier les douceurs. »
https://www.rtbf.be/info/regions/detail_julie-bolle-ne-sera-pas-deputee-bruxelloise-mr-je-suis-ulceree?id=9819935

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Un gros caillou à Paris

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L’article repris ci-après ne vaut que pour sa première partie, celle qui concerne les pourparlers entre la Turquie et l’Union européenne. On le sait, la Turquie est candidate pour faire partie à l’avenir de l’ensemble des pays membres de l’Union européenne. A cet effet, des pourparlers, entamés depuis belle lurette, ont été en cours jusqu’au moment où l’arrivée d’Erdogan à la tête de ce grand pays a changé bien des données.

Je ne vais pas reprendre ici tout ce que vous connaissez déjà sur les débordements commis par ce triste personnage en matière d’autoritarisme, d’étranglement des libertés, de prédominance de la religion islamique sur la pratique de la laïcité, de chasse aux Kurdes et j’en passe. L’homme fort de la Turquie est également fort à l’égard de l’Europe dans la mesure où celle-ci, dans un de ses moments d’égarement comme jamais elle n’aurait dû en connaître un aussi aberrant, avait cru opportun de faire de la Turquie, pensant ainsi régler les problèmes qu’elle rencontre avec l’afflux de migrants en provenance d’Asie et du Proche-Orient, un nouveau rideau de fer moyennent le paiement d’un montant de quelque 6 milliards d’euros.

Comme l’article relate les passes d’armes qui ont eu lieu ces derniers mois entre la Turquie et l’Union européenne, et avec l’Allemagne en particulier, je ne m’attarderai pas sur le sujet tandis que je voudrais « épingler » plus précisément celui qui ne figure pas dans cette évocation faite de la visite rendue par Erdogan à Macron. Ce sujet, c’est celui qui a trait à la mise au point faite par Macron face à son visiteur.

Là où ses derniers prédécesseurs à l’Elysée n’auraient fait que ronds de jambes et n’auraient tenu que des propos sans portée, lui, ce jeune Président qui n’a pas encore quarante ans d’âge, a, d’un coup habile et tranchant, fait savoir à Erdogan que le projet d’adhésion de la Turquie à l’UE n’était plus à l’ordre du jour et que, tout au plus, pouvait seulement être envisagé, compte tenu de ce qui se passe actuellement en Turquie, l’établissement d’un accord-cadre de coopération entre son pays et l’UE.

Voilà qui remet certaines choses à leur place et, même si cela ne règle en rien, mille fois hélas, tout ce qui est de nature à rendre insupportable la vie de millions de personnes en Turquie et dans le Nord de la Syrie, il ne m’est pas désagréable de savoir déjà qu’Erdogan a trouvé à Paris un gros caillou sur son chemin. Question d’honneur.

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L’UE et la Turquie ont-elles enfin compris qu’une coopération vaut mieux que l’adhésion ?

 

Après une cinquantaine d’années de discussions, la Turquie et l’Union européenne ont abandonné l’idée d’une adhésion de la première à la seconde, et s’orientent vers une nouvelle forme de coopération, affirme Stuart Williams de l’AFP.

L’année dernière, les relations étaient on ne peut plus tendues entre la Turquie et l’Union européenne et les négociations en vue de l’adhésion turque à l’Union européenne ont été stoppées. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et certains de ses ministres, tenaient des discours agressifs envers certains pays européens. Ils ont notamment accusé l’Allemagne de tenir des discours évoquant « l’époque nazie ».

Mais cette nouvelle année ne semble pas démarrer sous les mêmes auspices, et c’est un Erdogan plus conciliant qui s’est rendu à Paris, tandis que son premier ministre est allé en Allemagne. Plusieurs dirigeants européens ont appelé à un nouvel esprit de réalisme. Le président français Emmanuel Macron a déclaré qu’il fallait « mettre fin à l’hypocrisie ». Le journal turc Hurriyet a vu dans ces propos « un changement de paradigme » dans les relations entre l’UE et la Turquie.

Le processus d’adhésion au point mort

Tout le monde comprend maintenant que le processus d’adhésion est au point mort et qu’il ne pourra plus progresser. La Turquie elle-même y a renoncé. Ekaterina Zaharieva, la ministre bulgare des Affaires Etrangères, a déclaré récemment qu’il valait mieux avoir une discussion « réaliste » avec la Turquie sur son adhésion à l’UE sans « cacher les problèmes ».

Selon Marc Pierini, chercheur à Carnegie Europe et ancien ambassadeur en Turquie de l’UE, la Turquie ne satisfait plus les critères requis, notamment sur la question de l’Etat de droit, en raison de « ses propres choix ».

La relation devrait donc évoluer vers une coopération des deux partenaires sur un certain nombre de sujets, notamment dans les domaines du commerce, des réfugiés et de la lutte contre le terrorisme.

Toutefois, Omer Celik, ministre turc des Affaires européennes, a déclaré que son pays considèrera ces propositions comme une insulte, ajoutant que la Turquie n’accepterait jamais « un statut de deuxième classe ».

Le partenariat américain évanoui

La Turquie avait espéré pouvoir développer une relation étroite avec le président américain Donald Trump. Mais ces aspirations ont été graduellement douchées. En particulier, le choix stratégique des Américains d’armer les Kurdes pour lutter contre l’Etat islamique, n’a rien arrangé. L’annonce très récente de la création d’une force de 30000 hommes sur le territoire syrien, composée à majorité d’une milice kurde, le YPG, a particulièrement irrité Erdogan.

Simultanément, la Turquie reconnaît que les partenariats pragmatiques avec l’Iran et la Russie, deux pays traditionnellement antagonistes, demeurent très fragiles. Au Moyen-Orient, l’arrivée du prince héritier saoudien Mohammed bin Salman a également changé la donne.

Des partenaires commerciaux importants

En dépit de ses critiques, l’Union européenne est demeurée le meilleur partenaire commercial pour la Turquie. De même pour l’Union Européenne : la Turquie est son quatrième marché d’exportation et le cinquième plus grand marché d’importation.

Sigmar Gabriel, le ministre allemand des Affaires étrangères, a suggéré à la fin du mois de décembre que le Brexit pourrait offrir un modèle pour les relations futures entre la Turquie et l’Union européenne.

 

 

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Salut Albert,

Albert,

Le temps a beau filer à vive allure, jamais il ne parviendra à effacer les traces de son passage. Il en va de même avec l’amitié. Toujours, elle restera vive dans le coeur et l’esprit de celles et de ceux qui ont eu la chance de savoir ce que recouvre comme richesse ce noble sentiment mais qui ne l’ont plus parce que le fil qui lui donnait sens a été rompu par les circonstances de la vie.
Il y a un an très exactement aujourd’hui, tu nous quittais pour aller rejoindre un monde que nous connaîtrons toutes et tous un jour également. Depuis ton départ, bien des choses ont évolué tant au niveau de ton club qu’à celui de ce qui était devenu en quelque sorte, par la force des habitudes et par celle de ton habileté, ta fédération.
Je ne vais pas t’embarrasser ici avec le détail de ce qui a été fait, défait et refait, ci et là, depuis le moment où tu as pris congé de nous car tu pourrais peut-être avoir l’impression que tout ce que tu as fait en tant que Président de l’AIF serait déjà tombé en désuétude. Ce qui est loin d’être le cas bien évidemment et bien heureusement. Ou que la Fédération prendrait une voie qui ne serait pas la bonne. Ce qui ne se vérifiera, ou non,  qu’au fil de ce temps qui est notre juge à toutes et tous.
Ce dont je peux t’assurer, c’est que ton souvenir demeure plus que vif même si celles et ceux qui sont aujourd’hui au poste de pilotage de la Fédé n’ont pas cru bon de donner bonne suite au projet de mise sur pied d’un grand tournoi international de volley-ball féminin qui t’aurait été dédié cette année et qui aurait, sur la base des contacts qui avaient été immédiatement  noués dans ce sens peu de temps après ton décès, pu réunir la participation des équipes nationales de Russie, de la République Dominicaine et, sans doute,  d’Italie en plus de notre équipe nationale. Ici, je pense que celles et ceux qui ont biffé cette activité du programme sportif de ce qui a pris pour nom Fédération Volley Wallonie Bruxelles en lieu et place de cette chère Association Interprovinciale Francophone, dont les nouveaux dirigeants de la FVWB n’ont rien fait pour célébrer l’an dernier le 40ème anniversaire de son existence, se rendront vite compte qu’elles et ils ont, de fait, raté là une assez formidable occasion de montrer que le volley-ball francophone avait toujours bien pour objectif de s’inscrire dans la ligne du temps, c’est-à-dire celle d’une conduite qui donne prime à celles et ceux qui font effort pour avancer. Je pourrais en dire de même avec notre enfant à tous deux, le magazine télévisé « Volley Games », qui, d’un trait de plume également, est passé dans la corbeille de ce qui ne sera plus.
C’est ainsi et rien n’y changera dans l’immédiat. Si ce n’est que, très bientôt j’en suis convaincu, chacune et chacun se rendront compte que la peur des chiffres n’est jamais bonne conseillère et que, le temps agissant et permettant à la raison de reprendre le dessus sur une austérité et une frilosité excessives, la FVWB se (re)mettra à nouveau à labourer dans le bon sens, c’est-à-dire en faisant appel aux personnes qualifiées du moment, ses champs de belle terre, ceux de la technique et de la communication. Et que, de la sorte, elle retrouvera bien vite l’aura qu’on lui a connue il n’y a pas longtemps encore.
Comme tu le vois, cher Albert, l’optimisme reste de mise tant il est vrai que, comme tu le sais sans doute mieux que nous tou(te)s,  notre sport présente cette caractéristique rare et précieuse d’être riche, dans tout le pays, en personnes de bonne volonté.
Comme promis, je garde le contact avec toi et ne manquerai pas, comme convenu, de te tenir au courant des petits reculs et des grandes avancées de notre bel Univers.
A tout bientôt donc.
En amitié.
Jean-Pierre
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Bruxelles, future ville rebelle ?

 

 

Dans un article intitulé « Agir en primitif, prévoir en stratège » et paru dans la revue « Manière de Voir » au début de l’année passée, Serge Quadruppani met en relief les principaux ressorts de quelques-unes des grandes luttes menées en France et en Italie au cours de ces cinquante dernières années. L’article est plus qu’intéressant à lire tant il montre remarquablement bien le grand décalage, pour ne pas parler de large fossé, qu’il peut y avoir entre les luttes conduites au sein des organes mis en place dans notre “usine à parler et à subir” qu’est notre appareillage démocratique  et ces grands mouvements radicaux, ou combats pour mieux les appeler par leur nom véritable, qui sont nés loin des grandes villes et qui se trouvent ancrés sur des territoires précis. L’article est riche tant il décrit judicieusement tout ce qui fait la spécificité de ces saillies populaires. Saillies qui sont autant de cris de détresse et d’actions d’opposition que des modèles d’expression d’un monde qui ne se veut plus guidé par des impératifs d’intérêts économiques et mais bien davantage par la « recherche d’un autre mode de vie, fondé, lui, sur la gratuité et la prise de position sans hiérarchie ni rituels « assembléistes » figés et figeants ». Ce monde représente, c’est évident, peu à l’échelle des populations des pays précités mais ce monde est plus que galvanisant quand on lit les traits par lesquels Serge Quadruppani le caractérise : courage, détermination face à la répression, créativité des modes d’expression et d’intervention, hétérogénéité solidaire des pratiques et des acteurs, intelligence dans le développement des actions comme dans l’agencement de la communication, aspiration à un monde plus uni et moins dominé par l’argent.

Comme il le souligne très justement, ces mouvements font tout naturellement penser à cette vague de contestation – répression – rébellion- revendication- des années 60/70 (mouvements d’opposition à la guerre US au Vietnam- grandes manifestations contre l’implantation de missiles en Europe – Mai 68 – Armée rouge, …) qui a pu donner à penser, sinon à espérer, qu’une autre manière de vivre allait voir le jour, une manière qui ne serait plus (autant) dominée par celles et ceux qui ont les moyens financiers et les instruments de conditionnement pour être, directement ou par personnes interposées, au sommet de ces dispositifs mis en place aux fins de « guider » et « encadrer » le bon peuple.

De ces acteurs qui bravent l’Autorité et certains de ses grands projets, il en a été beaucoup question ces derniers jours en France comme dans les pays voisins. Et pour cause, le gouvernement français a, en effet, décidé ce 17 janvier « d’enterrer » un projet fou, celui de la création d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes qui est un petit bourg situé à une vingtaine de kilomètres au Nord de Nantes. Ce projet était né dans la tête de quelques-uns dans les années 65/70, et ce, dans un contexte économique favorable. Il avait immédiatement soulevé des protestations de la part de celles et de ceux qui estimaient que ce projet était aussi pharaonique que peu nécessaire. C’était le début de la saga de l’opposition à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, cristallisée autour de la zone à défendre (ZAD) et du mouvement No TAV. ZAD.

Aujourd’hui, après des combats menés très durement, des coups, des blessures, des condamnations, des expulsions, des années et des années de vie menées dans des conditions d’un autre monde et d’un autre temps, les ZADistes voient leur cause être reconnue et leur lutte venir à bout de «ce grand projet inutile», qui a toujours bénéficié d’avis favorables d’experts, de soutiens appuyés émanant tant du monde des affaires que de l’ensemble du corps politique du département. C’est tout à la fois remarquablement saisissant et plus que réconfortant. Pour des tas de motifs que je ne vais pas évoquer ici tant cela dépasserait le cadre de ce billet.

Ce que, par contre, m’inspire la réussite du combat mené par les ZADistes contre « l’aéroport de la division », c’est la conviction qu’elle va donner force et accélération à la mutation qui s’opère au niveau des luttes d’opposition ainsi qu’à celui des nouveaux terrains d’engagements citoyens. Et elle me donne par ailleurs l’espoir que va aboutir à bonne fin la lutte que grand nombre de personnes habitant et/ou travaillant tout autour du Rond-Point Schuman ont décidé de mener contre le projet insensé de Pascal Smet qui, au nom du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, se propose de réaménager le Rond-Point d’une manière assez abracadabrantesque En effet, le Ministre des tunnels toujours en phase ou en voie de réparation s’est mis en tête et s’est convaincu, au nom de rendre “plus joli” le Rond-Point en question, que le passage en voiture des pôles Place Jourdan/Avenue d’Auderghem vers les pôles Squares Marguerite/Ambiorix/Marie-Louise ne se ferait plus par le canal du Rond-Point et que cela se ferait désormais en effectuant de longs et polluants détours via des routes déjà encombrées aujourd’hui.

Partout dans les quartiers concernés par la vision de Pascal Smet qui souhaite, au travers de ce projet, conférer à ce Rond-Point un aspect de « coulée verte » où les « fonctionnaires européens pourraient aller manger leurs tartines à l’heure de midi » (sic), la contestation gronde et la mobilisation se fait de plus en plus forte. Chacune et chacun se rendent bien compte que, sous le prétexte de rendre cette place plus agréable qu’elle ne l’est aujourd’hui, ce projet n’est qu’une mascarade visant à camoufler une volonté à peine dissimulée de rendre à cet endroit, qui mériterait grandement il est vrai un embellissement tant cela serait heureux, la circulation automobile à ce point plus difficile encore qu’elle ne l’est aujourd’hui que cela générerait de « nouveaux comportements » de la part des automobilistes qui seraient en effet contraints de passer par d’autres lieux ou de ne plus venir dans les parages du Berlaymont dont Pascal Smet dit lui-même qu’il est le plus filmé et le plus photographié dans le monde.

Le Ministre de la Mobilité a participé récemment à une réunion de consultation organisée par la Ville de Bruxelles dans le louable but d’informer et d’écouter les riverains au sujet de ce projet. Il tenta bien de convaincre du bien-fondé de son projet le très nombreux public ayant répondu à cette invitation. Dans le même temps, il resta complètement sourd aux remarques et aux critiques qui, sans nuances, fusèrent contre cette « coupure » du Rond-Point Schuman et contre les effets néfastes que celle-ci aurait puisque tout qui, je fais court ici, devrait se rendre de la Place Dailly à la Place Jourdan ou inversement devrait le faire au prix de gros détours, aussi dérangeants que polluants.

Pascal Smet craqua toutefois en fin de réunion quand, après avoir dit et redit que «rien n’était irréversible », il lâcha que, pour ce qui concernait la fin de la circularité du Rond-Point, “le gouvernement a tranché ». Les riverains avaient compris à cet instant que le dialogue n’avait de fait jamais existé. Toutes et tous se levèrent et quittèrent la salle. De fait, la réunion avait accouché d’une fin de non prise en considération des remarques et des demandes plus que fondées et formulées par qui vit et travaille dans la zone concernée par cette (éventuelle) « rupture de courant » entre les deux pôles précités

C’est sans doute ainsi que naissent ces mouvements de luttes populaires évoqués ci-avant. Avec son piétonnier imposé de force sans autre consultation sérieuse que celle qui, de fait, a consisté à demander à ses habitants de quelles couleurs devraient être les bancs placés un peu partout dans les rues faisant partie du piétonnier du Centre-Ville ou, à présent, avec son projet visant à faire du lieu le plus filmé au monde une aire à tartines, Bruxelles, capitale de l’Europe, aurait-t-elle vocation à vouloir faire de son territoire un futur haut lieu de la contestation populaire ? A devenir Ville rebelle ?

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Pratiquement autant de surprises que de rencontres au niveau des deux Ligues A

 

Alors que le week-end dernier n’avait livré aucun résultat grandement significatif au niveau des deux championnats du plus haut niveau de notre compétition nationale, personne ne pourra en dire de même avec les résultats des rencontres disputées ce samedi soir, et ce,  tant chez les hommes que chez les dames. Je vous laisse apprécier.

Dans le cadre de l’EuroMillions League Championship, le classico a vu la victoire de Noliko Maaseik par trois sets à un. La partie fut plus qu’équilibrée pendant les deux premiers sets, le premier revenant aux Limbourgeois sur la marque de 28-26, le deuxième aux Flandriens sur celle de 25-27. Le match prit une autre tournure par la suite quand les troupes de Joel Banks se montrèrent plus efficaces que celles d’Emile Rousseaux: 25-21/25-19. Mais celles-ci n’étaient-elles pas déjà satisfaites avec le gain de cette deuxième manche et avec la démonstration faite qu’elles étaient à même de faire jeu égal avec leurs adversaires sur le terrain de ceux-ci? On connaîtra la réponse le 18 février prochain quand les deux équipes se rencontreront à Anvers avec pour enjeu cette fois-là la Coupe de Belgique.

Quant aux trois autres matches, ils ont donné lieu à une surprise et à deux résultats qui ont du contenu. Tout d’abord, on saluera le beau succès de Haasrode Leuven face à Lindemans Alost. La rencontre connut trois temps. Pendant les deux premiers sets, les Louvanistes eurent plus souvent qu’à leur tour l’avantage au marquoir: 25-23/25-15. C’est alors que les Alostois se mirent à faire preuve de plus de maîtrise de leur jeu et à dominer copieusement leurs opposants: 14-25/14-25.

Le tie-break vit les deux équipes faire assaut de leurs meilleurs mouvements pour l’emporter et, dans les derniers instants de ce match aux multiples renversements, ce furent les Louvanistes qui émergèrent sur le fil: 15-13.

Et les deux équipes wallonnes? Elles ont fait beau visage l’une et l’autre. L’équipe de Dimitri Piraux entama idéalement le match disputé à Menin puisqu’elle remporta la première manche: 23-25. Les Flandriens, qui jouaient sans Julien Winkelmuller blessé, n’entendaient toutefois pas voir les Liégeois s’emparer du commandement des échanges et, avec un Jop Vercruysse particulièrement en verve ce samedi (21 pts), ils se faisaient plus pressants tant en attaque qu’au block. Le match changeait de physionomie et revenait finalement aux visités qui durent néanmoins plus que batailler pour emporter les trois points : 25-21/26-24/25-22

Pour ce qui concerne l’équipe d’Axis Guibertin, elle a réalisé une belle opération en allant empocher les trois points à Zoersel. Les Brabançons firent l’essentiel quand ils parvinrent à s’imposer dans le final de la première manche: 25-27. Les Anversois, qui jouaient sans Jeroen Oprins, se faisaient plus percutants en attaque et, avec Mathias Blondeel et Jonas Colson comme fers de lance, réussissaient à égaliser au niveau des sets : 25-22. Toutefois, sur le plan de l’attaque, les Brabançons étaient mieux munis en hommes forts que les Anversois et, avec Aljosa Urnaut (15 pts), Robert Wojcik (14pts), Seppe Baetens (11 pts) et Johannes Goverde (10 pts) et c’est somme toute assez logiquement que les Brabançons enlevèrent les deux derniers sets de la partie: 22-25/16-25.

Chez les dames, les surprises ont été plus nombreuses encore que chez les hommes. La première d’entre elles est la facilité avec laquelle les championnes de Belgique ont pris la mesure des joueuses du VDK Gent. Celles-ci n’ont quasi jamais été dans le match tant fut grande la domination des joueuses de Gert Vande Broek et de Kris Van Snick : 25-20/25-16/25-19.

A Anvers, le VC Oudegem avait très bien entamé les échanges contre les joueuses locales. Elles avaient enlevé très rapidement les deux premières manches: 19-25/10-25. Que se passa-t-il alors? Essais de joueuses de la part de Sacha Koulberg ? Désinvolture de ses joueuses ? Blessure ? Je ne dispose pas des renseignements utiles pour répondre à ces questions. Toujours est-il que les Anversoises reversèrent le cours de la partie et, mieux encore pour elles, finirent par s’imposer :25-14/25-21/15-12. Il s’agit là d’un sérieux avertissement pour le team d’Oudegem à quatre semaines de la finale de la Coupe de Belgique.

 

L’autre grosse surprise est venue de Charleroi. En effet, la formation de Charleroi Volley a été battue sur son terrain par l’équipe du VT Lendelede qui, si l’on retire les résultats des confrontations avec les Barbãr Girls, n’avait encore remporté aucune victoire cette saison. Les Hennuyères menèrent bien par deux fois au niveau des sets: 25-20/23-25/25-7 mais ne purent conclure alors qu’elles avaient survolé la troisième manche comme peu d’équipes l’ont fait cette année dans le cadre du championnat de la Ligue A. Les Flandriennes ne se laissèrent pas abattre par le gros coup de massue qu’elles avaient reçu pendant le troisème set. Non seulement elles remontèrent le courant mais, de plus, elles parvinrent à enlever le gros lot final: 22-25/13-15. Voilà un résultat qui est assurément de nature à provoquer bien des vagues et, espérons-le, à susciter bien de nouvelles initiatives….

Enfin, pour terminer, il faut relever que Datovoc Tongeren n’a pu ajouter que deux points à son total au classement dans la mesure où, après avoir mené par deux sets à zéro (25-21/25-12), elles ne purent empêcher les Ostendaises d’Hermes de revenir à leur hauteur: 26-28/21-25. Et durent même être très heureuses de l’avoir emporté de justesse dans le tie-break :15-12.

Comme quoi, les week-ends se suivent mais ne se ressemblent nullement en matière de surprises.

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