Noliko Maaseik dans la cour des 13 Européens…

Pour rappel des faits, on sait que, à l’issue des six matches qui, lors de la quatrième étape de la Champions League, ont eu lieu dans les cinq séries composées chacune de quatre équipes, Noliko Maaseik et Knack Roeselare avaient raté de très peu la qualification pour la cinquième étape, c’est-à-dire pour le stade des 1/2 finales.

C’était sans compter un point du réglement de cette Coupe européenne qui a de plus en plus tendance à devenir un championnat européen qui, pour les grands clubs du Vieux Continent et des pays considérés comme européens pour des raisons d’ordre géo-économico-politique, se déroule en parallèle aux championnats nationaux. Ce point spécifie que le club qui organise le tour final de l’épreuve verra son équipe qualifiée pour celui-ci. Etant donné que le club organisateur de ce tour final qui aura lieu les 12 et 13 mai est le club de Kazan qui a d’ailleurs déjà remporté la Champions League à 5 reprises, son équipe ne participera donc pas à la phase des demi-finales dont le tirage au sort se fera ce vendredi 2 mars à Luxembourg à partir de 12 heures. Tirage au sort qu’il vous sera permis de suivre en direct sur la page facebook de la CEV en sachant déjà que les lots des équipes seront répartis de la manière suivante :

 1ère Coupe :  VfB FRIEDRICHSHAFEN (GER), Sir Colussi Sicoma PERUGIA (ITA), Zaksa KEDZIERZYN-KOZLE(POL), Lokomotiv NOVOSIBIRSK (RUS), Cucine Lube CIVITANOVA (ITA), TRENTINO Diatec (ITA).

 2ème Coupe: Halkbank ANKARA (TUR), PGE Skra BELCHATOW (POL), JASTRZEBSKI Wegiel (POL),CHAUMONT VB 52 Haute Marne (FRA), BERLIN Recycling Volleys (GER), Noliko MAASEIK (BEL).

Comment l’équipe de Noliko Masseik se retrouve-t-elle ainsi en aussi gracieuse compagnie ? Tout simplement parce que, avec 3 victoires au compteur après les six matches qu’elle a disputés au tour précédent de la Champions League, elle devançait les 9 autres équipes qui avaient terminé soit à la troisième place soit à la quatrième des classements opérés dans les cinq séries à l’issue de la quatrième étape de la Champions League. C’est là un beau « return » d’un très beau parcours quand on sait que les Limbourgeois ont non seulement battu Zakas Kedzierzyn-Kozle mais qu’ils ont tenu tête aux Italiens de Trentino. Encore un très grand bravo à eux sans oublier Knack Roeselare qui a, de son côté, eu la malchance de tomber dans une poule où se trouvaient ni plus ni moins que les deux formations qui dominent le championnat d’Italie de cette année.

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Combien d’équipes masculines belges encore européennes après ce jeudi ?

Combien de nos quatre équipes masculines belges toujous en lice au plan européen seront-elles encore qualifiées pour les tours suivants des épreuves européennes à l’issue du match que chacune d’entre elles est appelée à disputer au cours de ces trois prochains jours? Qiatre, trois, deux, une, aucune ?

A la vérité, la question se pose avec plus ou moins de bons motifs d’y croire pour deux d’entre elles, Lindemans Alost en CEV Cup et Noliko Maaseik en Champions League. Explications.

C’est Lindemans Alost qui ouvrira ce mardi, à domicile à partir de 20h30, le bal des prétendants au tour suivant. Les Alostois reçoivent l’équipe turque d’Ankara qui a remporté la première manche àAnkara sur le score de 3 à 1. Pour se qualifier, les Flandriens connaissent la solution, reemporter d’abord le match sur le score de 3-0 ou de 3-1 et, ensuite, enlever également le golden set. Le chemin est long et sera parsemé de grosses embuches mais un exploit de de Van de Walle et de ses équipiers n’est nullement à exclure.

Mercredi, ce sera au tour de nos deux clubs finalistes de la Coupe de Belgique, de fouler les parquets. En Italie, à Trentino très précisément, Noliko Maaseik sera confronté à une tâche de très grande ampleur : affronter l’équipe de Tretino avec une place pour l’avant-dernière phase de la Champions League pour enjeu. Les deux équipes comptent le même nombre de victoires dans leur série, trois très précisément, et celle qui l’emportera se retrouvera automatiquement parmi les 12 qui jouront donc l’avant-dernier de la prestigieuse Champions League. L’équipe perdante sera-t-elle éliminée pour autant ? Non pas car, étant donné que toutes deux comptent pour l’heure trois victoires et que les quatre équipes qui occupent la troisième place dans les autres séries n’en comptent que deux au maximuù, elles se trouvent dans la meilleure des positions pour briguer la qualification via le fait que l’équipe perdante du match Trentino – Noliko Maaseik pourrait se retrouver finalement parmi les deux meilleures troisièmes classées des cinq séries. Dire cela n’est pas une garantie pour Maaseik car, si Chaumont et Berlin gagnent mercredi, ces deux équipes auront alors également trois victoires à leur actif mais plus de points que les Limbourgeois….

Comme on le voit, la route menant à la qualification ne sera pas des plus aisées pour Maan et ses équipiers.

Mercredi également mais à Roulers cette fois, les joueurs d’Emile Rousseaux rencontreront les Turcs de Fenerbahce Istanbul. A l’aller, il avaient signé une très belle prestation et avaient enlevé en même temps que la vicoire trois précieux points. Aujourd’hui, après cinq rencontres, les Flandriens comptent 4 points et une victoire à leur palmarès. Ont-ils encore une quelconque chance de se qualifier pour le tour suivant? Quatre, trois, deux, une, aucune ? Combien d’équipes masculines belges encore européennes arès jeudi ?Oui mais elle est très tenue puisqu’il faudrait, pour ce faire, que ni Chaumont ni Berlin ne remporte ce mercredi le moindre point à l’occasion des matches que les Français joueront chez eux contre les Polonais de Belchatow et les Allemands, chez eux également, contre les Polonais de Jastrzebie Zdroj. Tout est possible mais force est de reconnaître que ce montage d’éventualités relève d’un équilibre assez périlleux.

Enfin, last but not least, les joueurs de Par-ky Menen se rendront en Grèce où ils tenteront, face aux joueurs de Piraeus, de faire aussi bien que ceux-ci avaient fait à Menen il y a quinze jours, c’est-à-dire gagner en moins de cinq sets tout d’abord. Avant de faire mieux encore en enlevant alaors le golden set. Cela relève de la mission impossible mais chacun sait depuis longtemps que le qualificatif impossible peut parfois, en certaines situations exceptionnelles, perdre toute sa signification.

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La section bruxelloise du sp.a et ses inconséquences

A quoi joue le sp.a de la Ville de Bruxelles? Le sp.a de Bruxelles-Ville annonce, haut et fier, qu’il se présentera seul lors des prochaines élections communales, c’est-à-dire qu’il ne fera pas liste commune avec le PS (voir le lien en bas d’article) alors que , dans les autres communes de la Région, cela sera bel et bien le cas. Pense-t-il réellement qu’il agit heureusement en jouant ainsi au simplet de service? Quelle est sa logique ? Quel est son calcul ?

Avant d’aborder ces questions, il est bon de se rappeler que, lors de l’affaire du Samusocial, le sp.a avait déjà tenu un rôle énigmatique. Celui d’un parti qui voulait apparaître plus blanc que blanc et qui, pensant qu’il était possible d’avoir tout à la fois un pied dans la majorité et un pied dehors, n’avait pas hésité à faire bande à part et même à se montrer peu solidaire des autres partis membres de la majorité en question à un moment où celle-ci passait un moment plus que délicat. Certes, le sp.a avait beau avoir raison de considérer qu’il aurait été inconvenant de voir Yvan Mayeur rester au Collège des Bourgmestre et Echevins de la Ville mais il a eu incontestablement tort de faire connaître sa position comme il l’a fait, c’est-à-dire en oubliant que le linge sale se lave en famille et non pas en mettant, au contraire, de gros éclats de verre dans la lessive à faire.

Le sp.a bruxellois, section où trône le grand stratège Pascal Smet, se comporta à l’époque comme une petite bande de jeunes écervelé(e)s qui crurent pendant quelques heures qu’il leur serait permis de se ranger, comme si de rien ne serait, du côté de celles et de ceux qui voyaient dans cette affaire une belle occasion de porter des coups à la majorité qui dirige la Ville et/ou, plus précisément encore, au PS qui est aux avant-postes de cette majorité. Mal lui en prit. Sa porte-parole, Ans Persoons, qui occupait alors la fonction d’Echevine et qui n’avait pas dû forcer sa nature pour tenir le rôle de l’Immaculée Conception au coeur de cette saga tournant autour du rôle tenu par Yvan Mayeur et de celui qui aurait pu encore être le sien après qu’il eut annoncé sa démission de son poste de Bourgmestre, fut débarquée quasi sur le champ du Collège et personne ne leva le petit doigt pour qu’elle puisse remonter sur le bateau quand l’orage fut passé. La rancoeur doit donc être grande du côté de ces actrices et de ces acteurs au petit pied et ceci explique sans doute en bonne partie la raison pour laquelle ladite section bruxelloise du sp.a a ainsi décidé de faire cavalier seul lors des prochaines élections communales.

Est-ce un bon calcul ? Je ne le pense pas.

En effet, chacun sait que les sièges de conseillers communaux “coûtent” très cher en voix pour les premiers mandats obtenus et que la représentation d’un parti au Conseil Communal n’est pas directement proportionnelle au nombre de voix qu’il a récoltées mais bien qu’elle est à l’avantage de ceux qui ont remporté le plus grand nombre de suffrages. Sur ce plan, le sp.a ne peut donc être que perdant et, avec lui, le PS aussi.

Sur le plan de la cohérence, le sp.a de Bruxelles-Ville ne manque pas de laisser perplexes celles et ceux qui se souviennent que le même Pascal Smet faisait campagne il n’y a pas longtemps encore pour rendre la liste régionale qu’il conduisait aussi bruxelloise que possible, c’est-à-dire en essayant de mêler autant que possible candidat(e)s d’expression flamande et candidat(e)s d’expression française. Dans le cas présent, le sp.a de Bruxelles-Ville se coupe du PS et, ce faisant, donne l’image d’un parti qui se replie sur lui-même et qui prend une direction différente de celle qu’il avait suivie jusqu’il y a peu. Comprenne qui pourra.

Enfin, et là est le plus inquiétant, il y a lieu de se demander s’il y a bien une ligne de conduite de la part des instances du sp.a au niveau de la Région . En effet, elles doivent voir ici que la section de Bruxelles-Ville adopte une quadruple posture. Celle d’une section qui fait autrement que les autres puisque celles-ci feront alliance avec le PS. Une posture tendant à vouloir montrer, pour partie donc, aux électrices et électeurs flamands de la Région de Bruxelles-Capitale que le sp.a ne serait pas soudé au PS et qu’il serait donc bien un parti flamand comme les autres, comme ceux qui ne veulent pas se singulariser par rapport à la N-VA qui n’a de cesse de considérer le PS comme étant le parti qu’il s’agit de mettre hors-course de la vie politique. Une posture également dans le chef de Ans Persoons qui réclamera et obtiendra sans doute la deuxième place sur la liste du sp.a lors des prochaines élections régionales pour “services rendus à la cause du sp.a et mauvais traitement reçu dans le cadre de l’affaire du Samusocial”. Une posture grossière, ou sorte d’imposture, enfin à l’égard de Philippe Close qui, on s’en rend bien compte tous les jours, s’efforce de faire ce ménage que n’aurait jamais fait Yvan Mayeur au sein de l’Etat dans l’Etat régional qu’est la Ville de Bruxelles.

Comme on le voit, la décision prise par la section du sp.a de Bruxelles-Ville relève de la singularité la plus inconséquente qui puisse se trouver. Il est à souhaiter, pour le devenir de ce parti et de sa présence au coeur des institutions régionales, qu’elle fera l’objet d’une (re)mise en cause au niveau de ses instances régionales. Même si c’est peut-être là tirer des plans audacieux sur la comète de l’utopique mais sait-on jamais. Tant il est à espérer qu’elles comprennent bien un jour que leur figure de proue, Pascal Smet,  n’est jamais en phase avec le propos de René Char qui, dans Feuillets d’Hypnos, a écrit “Tiens vis-à-vis des autres ce que tu t’es promis à toi seul”.

https://www.rtbf.be/info/regions/detail_elections-communales-2018-le-sp-a-se-presentera-seul-a-la-ville-de-bruxelles?id=9849804

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Grosse prestation d’Axis Guibertin face à Noliko Maaseik

Les rencontres de la deuxième journée des playoffs 1 de l’EuroMillions League Championship ont été plus disputées que prévu, du moins pour ce qui concerne celle qui opposait Noliko Maaseik à l’Axis Guibertin.

En effet, même si les Limbourgeois l’ont emporté en quatre sets, la partie a été certainement beaucoup plus équilibrée que ne l’avaient imaginé les joueurs locaux avant le premier coup de sifflet. Dès les premiers échanges, les joueurs de Filip Van Der Bracht se montraient non seulement très fringants mais également très efficaces dans tous les domaines du jeu. De fait, ils dominaient les débats et c’est tout logiquement qu’ils enlevaient le premier set 22-25 après avoir mené les opérations. Wojcik s’était montré aussi percutant (7 points dans le premier set) qu’il l’avait été mercredi contre Waremme mais il n’avait pas été seul à alimenter le compteur de points de son équipe durant cette manche puisque Baetens (3 pts), Urnaut (3 pts), De Beul (2 pts) et Godart (1 pt) y avaient apporté leur part. Fait remarquable, l’équipe brabançonne marqua  7 de ses 25 points au bloc, c’est-à-dire un de plus que Noliko Maaseik et surtout 7 de plus que ce qu’ils avaient inscrit mercredi passé. Les Brabaçons continuaient sur leur lancée au début du deuxième set et, pendant cette période, ce fut surtout Urnaut qui se mettait en évidence. Quand le marquoir indiqua le score de 11-13 en faveur d’Axis Guibertin, on put commencer à se demander si la partie n’allait pas déboucher sur une surprise de toute grosse dimension. C’était oublier que Noliko Maaseik savait très bien qu’il ne pouvait se permettre de commettre un faux-pas à l’occasion de cette rencontre. Avec comme fer de lance un Cox qui fut très bon à partir de ce moment de la partie, la formation limbourgeoise se mit à élever son niveau de jeu et à se faire plus présente dans la partie. Les échanges se firent plus équilibrés et ce n’est qu’à partir de 17-16 que le match prit une autre tournure quand les Limbourgeois alignèrent 6 points d’affilée : 23-16. A 25-18, ils égalisaient dans le score des sets. Ils étaient lancés et le troisième set fut vite emballé : 25-15. Il était cependant dit que les Brabançons allaient embêter leurs adversaires jusqu’à la fin de la partie. En effet, avec Urnaut et Wojcik qui allaient marquer à deux 12 points dans cette quatrième manche, ils menaient la vie dure aux hommes de J.Banks puisque ceux-ci furent menés quasi tout au long de celle-ci. A 22-22, quand tout pouvait encore arriver, Cox (qui marqua 9 points dans ce seul set), Maan et Bruno et leurs équipiers donnèrent le coup de rein qui leur permit de franchir la ligne des 25 points avant leurs adversaires pour qui le marquoir était resté sur le score de 23. Noliko Maaseik l’a emporté mais a grandement souffert pour ce faire et tout le mérite en revient aux Brabaçons qui ont livré une très belle prestation collective.

Pour le reste des deux rencontres, on relève que Knack Roeselare a également peiné ce samedi, et ce, pendant deux sets En effet, ils enlevèrent le premier set 25-23 et le troisème 25-22, soit avec des écarts très minimes alors qu’ils survolèrent le deuxième en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire: 25-8. Quant au team de Per-ky Menen qui jouait contre Amigos Zoersel, il n’a pas, lui, trop pensé à son match européen qu’il aura, tout comme Noliko Maaseik et Knack Roeselare, à livrer cette semaine et a plié la partie en une petite heure de jeu : 25-18/25-17/25-17.

Du côté féminin, le choc entre VDK Gent et VC Oudegem a nécessité cinq sets pour départager les deux équipes. VDK Gent l’a finalement emporté après avoir perdu la première manche et après avoir raté, dans la quatrième, l’occasion d’enlever une victoire en quatre sets et, par la même occasion, les trois points. Les Gantoises ont toutefois réussi à enlever le tie-break en s’imposant 15-12 et, de ce fait, ont sauvé les espoirs qu’elles peuvent encore caresser de se qualifier pour le Top 4 de la deuxième phase du championnat. Score de la rencontre : 22-25/25-21/25-19/23-25/15-12. Elles attendront avec grande impatience le résultat du match qui opposera ce dimanche Richa Michelbeke et Datovoc Tongeren dans la mesure où leurs chances d’atteindre leur objectif deviendront très réelles si les Limbourgeoises ne parviennent pas à enlever plus d’un point. Affaire à suivre donc de près.

Pour terminer, il y a lieu de signaler que la rencontre entre Charleroi Volley et Asterix AVO Beveren a été remise à une date ultérieure en raison d’une panne survenue au chauffage de la salle Ballens et de l’impossibilité qu’il y avait de jouer dans ce lieu avec les conditions climatiques que l’on connaît actuellement.

Les résultats des autres rencontres sont les suivants :

Jaraco As – Amigos St A.Zoersel : 0-3 (18-25/20-25/22-25)

Hermes Ostende – VT Lendelede : 3-1 (25-17/25-13/23-25/25-10)

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La saga du RSCA ou les tribulations du monde de l’argent sportif

 

Le journal « L’Echo » a révélé ce samedi 24 février les dessous de la vente du Royal Sporting Club d’Anderlecht à Marc Coucke,  l’un des hommes qui, lorsqu’il est question d’augmentation de capital ou de vente d’entreprise,  est le plus sollicité depuis que lui-même a revendu son entreprise Omega Pharma.  L’article, dont vous trouverez le lien au bas de ce billet, fourmille de détails. Tant il évoque bien les mouvements et les revirements qui ont eu lieu en amont de la décision prise par le Conseil d’Administration de ce qu’il est déjà permis d’appeler le RSCA à la papa (Vandenstock), cet article constitue en soi un document qui pourrait fournir la trame d’un passionnant thriller financier: ruses, complicité, duplicité, trahison, agents d’argent, dramatisation, enchères, dessus et dessous de table, opération(s) immobilière(s) en filigrane, tout s’est trouvé réuni dans les échanges et mouvements qui ont eu cours durant les semaines qui ont précédé l’annonce faite à la fin du mois de décembre dernier par le CA du RSCA que le club avait trouvé un nouvel acquéreur pour poursuivre ses activités.

Que nous apprend cet article en dehors du fait que le RSCA était un club qui avait un très grand nombre de membres de personnel, qu’il payait très largement ses joueurs et que l’ensemble de ses charges salariales excédait ses recettes d’exploitation, bref que le club vivait au-dessus de ses moyens et qu’il ne s’en sortait que grâce à la vente des joueurs façonnés par son école de formation ?

Je retiens en premier que cette vente s’est faite sur fond de terribles rivalités entre des personnes qui n’avaient en fait, pour la plupart, que peu d’attaches réelles avec le club mais qui voyaient surtout dans cette acquisition le moyen de faire affaire par ailleurs et par après.

Il est également permis de remarquer que la partie relevant du devenir  sportif du club dans le dossier examiné par le Conseil d’Administration tant avant qu’au moment de la décision finale ne semble avoir occupé que très peu de place dans les arguments déployés par les différents candidats à la prise des rênes de commandement du club.

Autre sujet qui sera toujours fait pour m’étonner dans tout ce qui touche au monde du sport irrigué par l’argent est le peu de liaison qu’il y a entre celles et ceux qui sont à la tête de ce type de clubs, ou qui aspirent à y arriver, et les mondes des membres sportifs et des supporters de ces mêmes clubs, mondes qui sont pourtant ceux par lesquels et pour lesquels les clubs sont censés exister.

Maintenant que la vente du RSCA a été faite en fonction des intérêts financiers des anciens actionnaires de ce dernier, reste à attendre ce que le nouveau maître des lieux va en faire.  Va-t-il réduire la voilure du club ou, au contraire, la déployer dans de nouveaux domaines? Va-t-il s’inviter ou être invité à entrer dans la saga des discussions en cours sur le projet de nouveau stade national? Le club va-t-il rester dans la Commune d’ Anderlecht et s’orienter dans le développement d’un club à multiples disciples sportives comme on en trouve de très grands en Espagne par exemple? Va-t-il intégrer dans son CA des représentants des membres affiliés et des forces vives de son club ? Que va-t-il faire de tout ce monde qui, ces dernières années, a gravité à l’intérieur et/ou à l’extérieur de la direction sportive du club sans apporter à celui-ci des résultats convaincants ? Va-t-il, maintenant qu’il est menacé de perdre grande partie de sa fortune qui lui a permis ces derniers temps de mettre beaucoup de jetons sur la table du grand casino de la vie économique de notre pays, être en mesure d’injecter des moyens supplémentaires pour faire du RSCA un club d’une autre dimension européenne que celle qui est la sienne aujourd’hui et qui est assez petite pour l’heure ?

Voilà quelques-unes des réflexions et des questions qui me viennent à l’esprit à la suite de la vente du RSCA à Marc Coucke. Des réflexions ou des questions qui pourraient fournir scénario à un autre film qui pourrait, celui-ci, s’intituler : Comment un millionnaire a rendu une âme aux Mauves et Blancs.

Pour autant bien entendu que l’on puisse parler d’âme dans ce monde d’argent sportif.

Jean-Pierre Brouhon.

https://www.lecho.be/entreprises/sport/Comment-les-Mauves-et-blancs-ont-vendu-leur-ame-a-un-millionnaire/9985958?utm_campaign=MORNING_COMMENT&utm_medium=email&utm_source=SIM

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Deux très gros matches en Ligue A Dames

Les trois premiers classés de la première phase de l’EuroMillions League Championship entrent à leur tour dans la danse des play-offs 1 de cette même compétition. Et tous les trois, Noliko Maaseik, Knack Roeselare et Per-ky Menen, joueront ce samedi à domicile. A 20h30 très précisément dans chacun des cas.

Ils joueront respectivement contre Axis Guibertin, VDK Gent et Amigos Zoersel. Ils devraient tout logiquement s’imposer de manière assez nette afin de montrer qu’ils sont bien les tout grands favoris de leur série.

Chez les dames, deux matches sortent du lot : VDK Gent-VC Oudegem samedi d’une part et Richa Michelbeke – Datovoc Tongeren dimanche d’autre part. Dans les deux cas, ces rencontres opposeront deux équipes qui, avec Asterix AVO Beveren qui est tout à fait hors d’atteinte au-dessus du classement, sont déjà pratiquement assurées de disputer le Top 4 après la première phase de la présente compétition, Richa Michelbeke et VC Oudegem, et deux équipes, VDK Gent et Datovoc Tongeren, qui sont toujours en lutte pour y arriver. Des deux, VDK Gent est celle qui doit absolument remporter neuf points sur neuf au cours des trois prochaines rencontres pour atteindre cet objectif, c’est donc elle qui a le plus à perdre de la partie qu’elle livrera ce samedi contre VC Oudegem. Les deux formations se valent et, comme il a été permis de le constater lors des demi-finales de la Coupe de Belgique, c’est bien la forme du jour qui fournira la clé de la victoire pour l’une des deux.

Pour ce qui a trait aux autres matches, on pointera le match que Volley Charleroi disputera ce samedi soir (à 20h30) contre les joueuses d’Asterix AVO Beveren qui viennent de remporter la finale de la Coupe de Belgique en ne laissant que les miettes du festin à VC Oudegem. Les Anversoises ne devraient pas éprouver grande difficulté à l’emporter mais, ce que l’on espère, c’est que les Hennuyères arrivent précisément à déjouer cette prévision. Dans ce cas, la confrontation ne manquerait alors pas d’intérêt.

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Après que Gial ait rimé avec Samusocial

 

Press conf. Brussels Government on low emissions zone Sur la page d’information politique de son site, la RTBF fait état ce jour des mesures que Rudi Vervoort compte prendre en matière de contrôle des asbl communales qui bénéficient d’un financement communal supérieur à 50 % de ses recettes, dispositions nouvelles que le Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale voudrait faire adopter par le Parlement bruxellois dans les meilleurs délais.

Je ne peux qu’applaudir cette initiative que, pour ma part quand j’exerçais la fonction d’inspecteur régional à la Ville de Bruxelles, j’ai toujours appelée de mes vœux.

En guise d’introduction, je voudrais situer le cadre du propos de cet article

J’ai eu le bonheur d’exercer mon métier d’inspecteur régional de 1992 à 2010. Nommé à cette fonction par le trio de choc “Picqué, Hutchinson, Philippot” qui était au poste de pilotage de la Région de Bruxelles-Capitale, je fus désigné tout d’abord à Schaerbeek où je fis mes dents et où j’appris in vivo quel pouvait être l’énorme pouvoir que pouvait avoir, quand il était de qualité comme c’était le cas à Schaerbeek, un secrétaire communal, tant à l’égard du personnel dont il était le patron que vis-à-vis du Collège des Bourgmestre et Echevins et bien au-delà aussi …

Après cette expérience qui fut très dense tant toute intervention de l’inspection régionale était, là et alors, considérée comme une « outrancière atteinte » à l’autonomie de gestion de la Commune, je fus appelé, dans le courant de 1996,, à occuper le poste d’inspecteur régional à la Ville de Bruxelles pour toutes les matières tombant sous la coupe de celle-ci sauf celles relevant de son CPAS qui, pour ce qui le concerne, tombait sous le contrôle d’un autre collègue (et ami).

Ce fut la découverte d’un monde administratif d’une tout autre ampleur et d’une organisation de très grande qualité. A l’époque, la majorité en place est faite d’une alliance de cinq partis (le PRL-10 élus, le PS – 9 élus, le FDF – 5 élus, Ecolo – 3 élus et CVP-VLD – 2 élus) et est conduite par Xavier de Donnéa. C’est aussi à Bruxelles que j’ai assisté à la naissance et à la prolifération de ces fameuses « asbl communales » mises en place à l’initiative de beaucoup d’Echevin(e)s de l’époque, autant d’initiatives  pour “avoir les coudées franches” par rapport aux contraintes posées par les régles de marchés publics et pour “avoir la paix” à maints égards dans leur domaine spécifique.  Ce fut également de ce poste de travail que je pus réaliser à quel point Bruxelles-Ville pouvait, et se voulait, être un Etat dans l’Etat régional, et ce , en dépit du fait que le Ville était alors sous perfusion financière régionale.

Ce qu’elle ne fut plus dès le début des années 2000, c’est-à-dire à un moment où la majorité avait quelque peu changé de visage puisque le PRL s’était trouvé alors éjecté du Collège des Bourgmestre et Echevins dont la figure de proue avait pour visage celui de Freddy Thielemans tandis que Xavier de Donnéa devenait dans le même temps Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale.

Pourquoi vous raconter tout cela à partir des mesures de tutelle que Rudi Vervoort veut faire adopter dans la foulée de la découverte de contrats plus que juteux du côté de l’asbl GIAL ?

Tout simplement pour vous expliquer que le montage des asbl communales au sein du pouvoir de la Ville de Bruxelles est loin d’être l’apanage du seul PS dans la mesure même où Gial, dont il est tant question ces derniers temps, fut littéralement couvé par Oncle Picsou, alias Claude Michel, et où des départements comme ceux de la Culture et des Sports pour n’en citer que deux firent, comme d’autres, l’objet d’une mise sous enveloppe juridique, c’est-à-dire d’une mise en forme d’asbl, destinée à échapper tant au pouvoir décisionnaire du Conseil communal de la Ville qu’à différents contrôles, dont celui de la tutelle régionale en particulier.

En effet, si l’inspecteur régional pouvait demander à recevoir tout document pour vérifier si la procédure avait été bien suivie pour octroyer des subsides à l’une ou l’autre de ces asbl ou pour recevoir les comptes de celle-ci, elle ne pouvait aller plus loin dans ses démarches et était refoulée dès lors qu’elle cherchait à savoir si les règles d’attribution de marchés avaient été respectées ou à connaître les conditions qui avaient été posées pour l’engagement de personnel pour ne citer que deux exemples d’endroits interdits d’accès à l’inspection régionale.

Faire rapport sur ce genre d’empêchement devant lequel tout inspecteur, ou toute inspectrice, s’est ainsi trouvé(e) dans l’impossibilité d’aller plus avant dans la recherche de renseignements ou dans l’examen de pièces ou d’informations utiles n’a pas servi car la règle de marbre était là, l’inspection s’occupe des affaires de la Ville (ou de la commune) et non d’autres entités. Quand bien même celles-ci n’étaient le plus souvent que des places fortes au sein desquelles les Echevin(e)s titulaires des clés disposaient des pleins pouvoirs de faire à leur guise.

Aujourd’hui, plus de vingt ans après ces temps où ont été mises en place ces chapelles du libre exercice du pouvoir, Rudi Vervoort entend permettre à la tutelle régionale d’y avoir accès.

Dois-je vous dire combien je suis heureux de la chose et combien je salue le fait qu’il mette ainsi fin à des années et des années d’inertie émanant de celles et ceux qui, tous partis confondus, ont fait, en matière de contrôle de tout ce qui se trouvait en marge des organes communaux, semblant d’être aveugles et sourd(e)s.

Merci à lui d’avoir compris, mieux vaut tard que jamais, que, comme l’a écrit André Malraux dans l’Espoir, “ On ne fait pas de politique avec de la morale, mais on n’en fait pas davantage sans”.

Jean-Pierre Brouhon

https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_rudi-vervoort-tente-d-accelerer-la-tutelle-regionale-sur-les-asbl-communales?id=9848479

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