Quid demain si un joueur ou une joueuse est testé(e) « positif » ?

La presse sportive sortait hier les gros titres pour annoncer que cinq membres du club de football du Sporting d’Anderlecht avaient été testés « positif » au coronavirus et qu’ils avaient été mis en quarantaine pour une semaine. « Ils seront une nouvelle fois testés la semaine prochaine par un laboratoire reconnu par la Pro League » rapportait également un communiqué du club bruxellois.

Les journalistes du monde du football avaient ainsi leur pitance du jour et pouvaient broder tout à leur aise leur papier. Les uns pour se demander de quels joueurs il s’agissait, les autres se mettant dans la tête du Prince du Parc Astrid pour tenter d’épouser ses soucis d’entraîneur.

Ce fait divers sportif touchant le monde du football a-t-il un quelconque rapport avec le microcosme du volley-ball me demanderez-vous ?

Oui, sans conteste, et le plus évident est qu’il permet de réaliser que le monde du football ne s’arrête pas quand bien même il se doit de constater que trois joueurs du noyau de base d’une équipe participant au championnat du plus haut niveau de la compétition ont été testés « positif » au coronavirus. Ces joueurs sont ainsi mis en quarantaine pendant une semaine tandis que leurs coéquipiers continuent à exercer leur métier de footballeurs comme si de rien n’était.

Les personnes que ces trois joueurs testés « positif » ont côtoyées et rencontrées ont-elles été appelées à être mises, elles aussi, en quarantaine ? De toute évidence, la réponse est négative puisque leurs équipiers continuent à s’entraîner et devraient jouer ce prochain week-end sauf si l’un ou l’autre devait être testé « positif » à son tour d’ici là.

Cela étant, pour rester dans la note de la première question posée, qu’en sera-t-il ou qu’en serait-il dans le milieu du volley-ball si pareille situation devait survenir dans l’un de ses clubs pendant la compétition officielle?

On devrait le savoir très bientôt. En effet, on sait que les personnes occupant des postes de direction au niveau de Volley Belgium et de ses deux composantes majeures (Volley Vlaanderen et FVWB) ont déjà pris attitude, parfois de manière assez chaotique au demeurant, pour arrêter les dates de début de leurs compétitions (mais sans implication automatique de leurs décisions dans tous les championnats du niveau inférieur) et les protocoles destinés à mettre en forme « volley-ball » les mesures instaurées par les différents pouvoirs qui les chapeautent (Ministères et Administrations des différentes Communautés) en matière d’accès aux lieux de jeu. Toutefois, rien n’a encore été décidé à ce jour au sujet de la ligne de conduite qui sera suivie quand des joueuses, des joueurs ou des membres du staff d’une équipe auront été testé(e)s « positif ».

A ce propos, il existe bien un document qui, élaboré par Volley Vlaanderen, constitue une espèce de « modus operandi » pour tout cas de contamination avéré. Ce dispositif a été évoqué lors du Conseil d’Administration de la FVWB ce lundi et sera soumis à discussion et à approbation lors du Conseil d’Administration de Volley Belgium qui se tiendra demain jeudi.

Est-il prévu des remises de match quand un certain nombre de joueurs auront été testés « positif »? A partir de combien de cas avérés y aura-t-il remise ? Qui prendra la décision de trancher si une rencontre pourra ou non être remise ? Que deviendra le programme des rencontres quand il y aura trop de matches à remettre ? Les critères de remise de match seront-ils clairement définis ou laissés à l’appréciation de celles et de ceux à qui reviendra le soin de prendre décision ? Qui devra avertir qui dès lors que des conditions nouvelles devaient survenir inopinément au niveau de l’accès aux salles ? A partir de quand un joueur testé « positif » pourra-t-il reprendre part à la compétition ? Les joueurs devront-ils présenter une preuve qu’ils ont passé un test dans les 48 heures précédant la rencontre ?

Telles sont, parmi bien d’autres, quelques-unes des questions que beaucoup se posent à une petite encablure du début des championnats.

Comme on le voit, les administrateurs de Volley Belgium devront mettre les bouchées doubles et faire preuve de beaucoup de sagacité pour s’accorder jeudi sur toutes les lignes qui baliseront ainsi les prochaines compétitions. On ne peut qu’espérer qu’ils détiendront la grande forme et que, pour la réussite de la saison à venir, ils nous produiront un dispositif de belle qualité tant on sait, ainsi nous l’a appris Sun Tzu, que « tout le succès d’une opération réside dans sa préparation ».

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Annulation des tournois prévus au mois d’août

Vous trouverez ci-après le communiqué relatif à la position de Volley Belgium et de ses deux entités, la FVWB et Volley Vlaanderen, au sujet des dispositions à respecter au cours des prochaines semaines en matière d’activités de volley-ball. Pour l’heure, le communiqué émane seulement de Volley Vlaanderen alors que, selon ce qui avait été rapporté, cette communication devait se faire en même temps dans les deux langues. A l’évidence, il est bien des personnes qui ont encore du mal à considérer le partenaire francophone comme faisant toujours bien partie de l’équipage de Volley Belgium.

Comme il est permis de le constater, cette attitude qui devrait être commune aux trois parties constituant le socle même de notre fédération est sans équivoque possible : pas de tournois et de matches d’entraînement autorisés pendant le mois d’août, entraînements possibles comme prévu dans les protocoles arrêtés par les Autorités publiques et report du début des compétitions, y compris les matches de Coupe de Belgique, au début du mois d’octobre si les conditions sanitaires le permettent.

Voilà donc un ensemble de décisions qui, comme je le laissais entendre hier sur cette même page, placent notre sport sur la même ligne de prudent recul que les autres sports collectifs en matière de positionnement par rapport à la reprise de la propagation du coronavirus dans nos contrées. Une attitude placée assurément sous le signe de Dame sagesse.

Cela étant, c’est aussi dans de pareils moments que l’on aimerait voir la Ministre des Sports de la Fédération Wallonie Bruxelles et ses supports administratifs que sont l’ADEPS et l’AISF venir en aide à toutes celles et tous ceux qui ont fourni de gros efforts et engagé des frais pour la mise sur pied de ces tournois qui sont aujourd’hui supprimés sans rémission de la carte des activités du mois d’août.

Etant donné que, du Fonds d’Urgence qui, d’un montant de 4.000.000 €, avait été mis sur la table au mois de juin pour soutenir Fédérations sportives et autres clubs qui avaient été affectés par l’arrêt des activités sportives en raison du confinement, moins de la moitié de ce « pot » a été finalement alloué tant les conditions posées pour obtenir ce qui avait été présenté comme une réelle poire pour la soif étaient plus que sévères, il y a possibilité d’intervenir.

Celles et ceux qui ont ainsi joué les Pic de la Mirandole de la générosité seraient sans aucun doute bien inspirés de remettre une nouvelle mise sur le tapis et de réviser leurs critères d’octroi à la faveur d’une nouvelle opération de soutien qui s’avère aujourd’hui au moins aussi indispensable que celle qui a été très maladroitement conduite au mois de juin dernier.

Le sport francophone leur en serait très reconnaissant. Affaire à suivre assurément.

Dans l’attente du communiqué FVWB, voici celui qui vient d’être publié sur la page coronavirus@volleyvlaanderen.be

Volley Vlaanderen stelt de competitiestart op seniorenniveau uit !

Naar aanleiding van de verstrenging van de Covid-19 richtlijnen op federaal, provinciaal en gemeentelijk niveau besliste Volley Vlaanderen in samenspraak met Volley Belgium en FVWB (Fédération Volley Wallonie-Bruxelles) op een uitzonderlijke Raad van Bestuur op donderdag 30 juli om een verbod uit te vaardigen op alle oefenwedstrijden en voorbereidingstoernooien gedurende de volledige maand augustus. Deze beslissing geldt zowel op jeugd- als op seniorenniveau.

Om alle clubs én hun spelers en speelsters de mogelijkheid te bieden om een verantwoorde voorbereidingsperiode van minimum vier weken te voorzien, werd beslist om de competitiestart op seniorenniveau uit te stellen tot ten vroegste het weekend van 3 en 4 oktoberOok de bekercompetities zullen niet van start gaan in september en worden eveneens uitgesteld. Volley Vlaanderen en haar jeugdcommissie zal ten laatste op 15 augustus een beslissing nemen over de start van de jeugdcompetitie.

Met betrekking tot de trainingen, die kunnen blijven doorgaan, met respect voor de nationale, provinciale en lokale restricties werden volgende zaken beslist:
Voor meerderjarigen (vanaf 18 jaar) wordt aangeraden om indoor en outdoor te trainen met maximaal 12 spelers, zonder contact en met 1,5 meter afstand.
Voor minderjarigen (jonger dan 18 jaar) vallen bovenstaande restricties weg, behalve in de provincie Antwerpen, waar de afstandsregel wel van kracht blijft.
Alle begeleiders van deze trainingen dienen zowel voor, tijdens en na de activiteit een mondmasker te dragen.

Specifiek in de provincie Antwerpen dient er rekening gehouden te worden met de 1,5m regel bij activiteiten die per voorkeur buiten plaatsvinden. Bij minderjarigen blijft dit nog steeds met een aantal van maximaal 50 personen, vanaf meerderjarigen werd dit echter sterk teruggeschroefd naar 10 personen (inclusief trainer). Neem ook hier contact op met de sportdienst van jouw gemeente voor de lokale richtlijnen in dat verband.

Volley Vlaanderen benadrukt nog steeds het belang van veilig sporten en raadt alle leden en clubs aan om gedurende deze periode te focussen op beachvolleybal en sportbeoefening in de buitenlucht. Daarom wordt er door de federatie benadrukt dat het zeer belangrijk is dat de begeleiding van de teams (trainers, kinesisten, scouting,…) een mondmasker draagt tijdens deze activiteiten en geen fysiek contact heeft met de atleten.

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Le sport belge se replie quelque peu sous sa tente…

La recrudescence de la propagation du coronavirus dans le pays a entraîné, comme on le sait, un raffermissement des mesures de protection sanitaire qui étaient d’application dans le cadre de la phase 4 du plan de déconfinement. Etant donné que ces mesures ont été présentées en long et en large dans tous les organes de presse, il n’est pas utile de les reprendre ici dans le détail.

Pour faire bref et concis, il suffira de dire que les mesures ainsi arrêtées lundi dernier par les Autorités faisant partie du Conseil National ont retrouvé un caractère plus préventif et plus coercitif que celles qui, dans le premier train de la phase 4 du Plan de déconfinement, s’étaient faites plus adoucies et moins contraignantes par rapport à celles que l’on connaissait au sortir de la période de confinement.

Notre vie de tous les jours connaît ainsi un nouveau coup de frein vers ce retour à cette situation qui est appelée “la vie d’avant” et, bien évidemment, le sport s’en trouve affecté comme tous les autres secteurs qui sont appelés à mettre les gens en relation les uns avec les autres.

Ainsi, depuis l’annonce des nouvelles mesures prises par le CNS de lundi dernier, plusieurs fédérations ont déjà pris attitude. La Fédération de tennis, l’AFT, a fait savoir que les interclubs, qui devaient débuter tout prochainement, étaient purement et simplement annulés. Pour leur part, les différentes entités composant la Fédération Royale Belge de Basket-ball ont décidé d’interdire l’organisation de matches amicaux et de tournois jusqu’au dimanche 30 août inclus.

L’Union Royale Belge de Handball (URBH) a, pour sa part, déjà décidé de repousser au début du mois d’octobre la date d’ouverture de ses compétitions nationales et régionales pour les seniots et pour les jeunes.

Et quid du côté des Fédérations de volley-ball qui composent Volley Belgium, autrement dit la Fédération Royale Belge de Volley-Ball ?

La Fédération de Volley-ball Wallonie Bruxelles tenait hier soir un Conseil d’Administration et a débattu de son positionnement en cette matière délicate. Selon ce qu’il a été permis d’apprendre, elle communiquera sur ces points au plus tard ce vendredi, c’est-à-dire une fois qu’il lui sera possible de publier une position commune avec l’aile flamande de Volley Belgium, qui se réunit ce jeudi soir et qui devrait également prendre attitude sur toute cette problématique des tournois, matches amicaux et des débuts de championnat.

Dans quel côté tombera la pièce ?

Sur base de ce qui a déjà été décidé par d’autres fédérations sportives, il est à penser que notre sport s’inscrira dans ce même courant de grande prudence. Il faut donc s’attendre à ce que les instances des différentes composantes de Volley Belgium annoncent tout bientôt, et d’une voix commune, une série de mesures de restriction pour les activités programmées au mois d’août et de diverses formes de report pour les compétitions à caractère national ou communautaire dont le début était prévu au mois de septembre.

Il n’y a donc plus beaucoup à attendre pour savoir de quoi sera fait le paysage du volley-ball dans nos contrées au cours des prochaines semaines. Wait and see.

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Documents utiles pour les organisateurs de tournois

Comme on pouvait le prévoir dès lors qu’il avait été annoncé que le Conseil National de Sécurité se réunirait en urgence ce lundi 27 juillet, les Autorités qui le composent ont décidé de « resserrer » quelque peu les boulons en matière de mesures de protection. Etant donné que chacun a pu ou peut en prendre connaissance dans ses ses habituelles sources d’information, je m’abstiendrai de les énumérer ici et m’en tiendrai seulement à la partie qui a trait aux conditions qui sont posées à tout qui a l’intention ou a décidé d’organiser un tournoi de volley-ball ou de beachvolley dans les prochaines semaines.

Pour qui ne les connaîtrait pas encore, vous trouverez ci-après un formulaire, appelé ici matrice, dont les autorités communales doivent se servir pour mesurer les “risques” que votre activité pourrait faire courir dans le contexte actuel du COVID et pour en évaluer leur acceptabilité ou non. Vous aurez accès à cet outil en cliquant sur le lien suivant. www.covideventriskmodel.be

Les questions posées sont simples, directes et demandent une réponse binaire. Elles sont classées en 20 paramètres, dont 13 font référence aux caractéristiques spécifiques de l’organisation (densité, durée, dynamique, mobilité…) et 7 aux mesures de prévention (inscription, communication, protocole de désinfection…).

Lorsque vous avez répondu à toutes les questions, le risque encouru est calculé et indiqué à l’aide d’un label de couleur : vert, orange ou rouge. En revenant sur les points d’attention, l’application permet ensuite d’analyser et d’ajuster l’événement pour limiter les risques et ainsi être en mesure de les rendre « acceptables ».

Comme cette « matrice » sera sans doute également l’instrument par lequel les responsables de clubs devront passer pour la mise sur pied des rencontres officielles des championnats qui, sauf obstacles majeurs pouvant survenir, devraient « reprendre normalement » leur cours à la fin du mois de septembre, il est permis de penser qu’elle est appelée à être largement consultée et utilisée dans les prochains temps.

Par ailleurs, le COVID Event Risk Model (CERM) propose également un protocole général qui vous sera plus qu’utile : https://www.covideventriskmodel.be/assets/docs/protocol-fr.pdf

Ce protocole est un guide pour tous les organisateurs privés et publics afin de rendre les événements plus sûrs en termes de risques liés au COVID . C’est un guide pour tous les événements, quel que soit le type ou la taille de l’événement. Ainsi, chaque organisateur peut vérifier s’il est possible d’organiser son événement, compte tenu des mesures strictes, et quels efforts supplémentaires éventuels peuvent encore être faits pour organiser l’événement de la manière la plus sûre possible en termes de risques liés au COVID.

Bonne lecture et bon courage à tout qui se lancera dans la mise sur pied de tournois ou d’activités tombant sous le coup de toute cette réglementation rendue nécessaire à raison de « l’installation » du coronavirus dans nos contrées et, plus encore, depuis sa récente recrudescence dans plusieurs parties du pays..

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La recrudescence du coronavirus et ses impacts

Comme chacun pu l’apprendre, la propagation du coronavirus a eu tendance à connaître, au cours de ces derniers jours, une certaine recrudescence. La hausse du nombre de personnes contaminées par le Covid-19 n’a dès lors pas manqué d’alerter les Autorités et tout qui s’occupent en général de la santé de la population.

C’est ainsi que, ce jeudi 23 juillet, les Autorités siégeant au sein du Conseil National de Sécurité ont été amenées à postposer l’entrée en vigueur de la phase 5 du plan de déconfinement qui était prévue pour le 1er août d’une part et à réviser, c’est-à-dire à renforcer, certaines des mesures qui faisaient partie de la phase 4 d’autre part.

La principale des mesures ainsi “ajustées” porte sur le port du masque qui est rendu obligatoire dans les espaces publics et sur l’obligation qu’auront les restaurateurs à tenir une liste de leurs client(e)s pour faciliter la tâche de celles et de ceux qui ont à opérer dans le cadre du “tracing” pour retrouver la trace de tout qui a été en contact avec des personnes contaminées.

Pour le monde sportif, le stop mis à la phase 5 et l’obligation du port du masque dans les lieux publics, c’est-à-dire aussi dans les couloirs des halls sportifs par exemple, constituent un sérieux avertissement dans la mesure où cela signifie que la mise sur pied de rencontres amicales et ou de tournois sera rendue plus contraignante que cela n’était envisagé au moment où les phases de déconfinement, qui allaient vers un retour à la pratique sportive telle qu’on la connaissait avant la mi-mars, se suivaient les unes après les autres. Il y a là un coup d’arrêt qui donne à penser qu’il y a lieu de prendre très au sérieux cette remontée des chiffres de contamination et à respecter au mieux les mesures qui s’imposent à toutes et tous. Et ce dans tous les domaines.

Le monde sportif n’échappe évidemment pas à ce renforcement des règles. A cet égard, les clubs sportifs qui ont programmé la mise sur pied de tournois au cours du mois d’août sont ceux qui se trouvent en première ligne en matière de “mise en cadre” de tout ce qu’il convient de prévoir comme mesures sanitaires à appliquer. Vérité est de reconnaître que leur tâche n’est pas simple tant l’information officielle n’est pas toujours très précise, quand elle existe.

Pour l’heure, Volley Belgium n’a pas encore fait parvenir aux entités qui la composent un protocole qui reprend toutes les règles à suivre pour qui veut organiser soit un stage, soit un tournoi ou une rencontre amicale. Aux dernières nouvelles, cela devrait venir.

Dans l’attente, il y a les protocoles qui ont été réalisés par l’ADEPS et l’AISF qui sont, comme j’ai déjà eu l’occasion de vous l’expliquer, les relais de la Ministre des Sports en Fédération Wallonie Bruxelles. Ils reprennent fidèlement tout ce qui, pour l’heure, est à faire et à faire respecter par celles et ceux qui, si rien ne vient assombrir le tableau d’ici là, endosseront les habits d’organisateurs d’activités sportives au cours du mois de ce prochain mois d’août.

C’est pourquoi, en adressant grand message de sympathie et en guise d’encouragement à toutes ces “mains précieuses”, je reprends ci-après les protocoles qui leur serviront de précieux guide dans leurs préparatifs et lors de leur(s) organisation(s) à venir. Et ce, en sachant que les Bourgmestres sont désormais habilités à prendre des mesures supplémentaires ou toute autre décision qu’ils/elles estimeraient d’utilité publique.

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De l’importance du sport en ces moments de déconfinement

L’ article qui suit est français. Il parle de sport français et pose des questions concernant la France. Cela étant, plusieurs des questions qui y sont posées valent également pour la Belgique et, par conséquent, pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce genre de réflexion est à prendre en sérieuse considération dans la mesure même où ce ne sont malheureusement pas les dirigeants qui se trouvent à la tête de l’AISF qui (se) les posent. Sans doute parce qu’ils ne veulent pas mettre en péril les avantages financiers que cet organe interfédéral reçoit des Autorités ministérielles pour les services que la dite Association Interfédérale du Sport Francophone rend aux côtés de ceux délivrés par l’ADEPS. Je vous souhaite une heureuse lecture de cette tribune.

Face à l’épidémie de Covid-19 qui perdure, Laurent Boudon, directeur d’études chez Ipsos rappelle, dans une tribune au « Monde », le rôle du sport en tant que vecteur d’intégration sociale et de cohésion nationale, en plus de son importance économique.

CORONAVIRUS : « Considérer le sport comme moins nécessaire que les achats alimentaires pose un problème politique et culturel »

Pendant le confinement, l’attestation de déplacement dérogatoire excluait toute pratique sportive collective et limitait l’activité physique individuelle. Conséquence de cette interruption, les clubs, les institutionnels du sport professionnel (fédérations et ligues) et surtout le sport amateur – la masse des pratiquants – sont inquiets pour leur avenir…

Les uns se trouvent pris dans un étau financier pour maintenir leur chaîne de services et continuer leurs activités. Les conséquences sont potentiellement violentes pour toute la filière événementielle dans la perspective de grands événements sportifs internationaux. Les autres ont dû renoncer à des pratiques auxquelles ils associent santé, bien-être, convivialité, épanouissement, ciment collectif, voire thérapie. Les motivations des Français à la pratique sportive consacrent d’abord le culte du corps (63 % pour « entretenir son corps » 62 % pour « rester en bonne santé » et 55 % pour « évacuer le stress, se détendre »). Lire aussi  « Il est impératif de reprendre le sport doucement, et régulièrement »

La plupart des acteurs s’interrogent sur la nécessité de loger à la même enseigne tous les « sportifs », alors qu’il y a une hétérogénéité de pratiques et de situations dont le lien avec les risques de contamination était très diversifié. La pratique reste fortement modelée par l’éventail des sports dits « individuels », qui, en 2019, représentaient 72 % de la pratique sportive totale. Avoir dû interrompre sa pratique a donc eu un impact psychologique : pour 17 % des Français, ne plus faire de sport est ce dont ils ont le plus souffert à cause du Covid-19, après l’anxiété (19 %), selon les résultats d’une étude Ipsos réalisée pour l’Union Sport & Cycle auprès d’un échantillon de 2 000 Français.

Le sport, un miroir de la société

Considérer le sport comme moins nécessaire que les achats alimentaires pose donc un problème politique, culturel et marketing intéressant. Pouvait-on faire comme si « le sport » était une catégorie homogène, alors que l’écart entre Kylian Mbappé et le bouliste du camping est assez incontestable ? Alors qu’il n’est question que d’hyperpersonnalisation, fallait-il raisonner par grande masse, sans nuance, et tout arrêter au nom de l’urgence ?

Le sport n’est pas qu’une activité économique représentant 91 milliards d’euros, 112 000 entreprises et 448 000 emplois. Fort de ses 360 000 associations sportives, il participe de la vie des territoires, du tissu social et fabrique du lien entre les gens, sportifs, supporters, simples amateurs. Le rôle symbolique du sport ne doit pas être sous-estimé.

Il est une machine à fabriquer de nouvelles vocations : + 20 % de licences après la Coupe du monde féminine 2019 en France. C’est aussi un accélérateur de tolérance : les Jeux paralympiques, par exemple, ont profondément changé le regard sur les personnes en situation de handicap et les discriminations dont elles souffrent. C’est également un miroir de la société : le sport met sous les projecteurs les comportements violents, racistes, xénophobes ou homophobes ; il pose la question du niveau de tolérance, des sanctions qui s’imposent, des inégalités.

Le sport, c’est créer du lien et contrôler son corps

Ces dimensions expliquent pourquoi les adaptations de substitution, comme faire du sport chez soi, ne pouvaient pas totalement remplacer ce qui relève d’une énergie fusionnelle et libératrice, qui s’exprime pleinement lors des matchs et des grands événements. Ce n’est pas non plus par hasard si la forme la plus spectaculaire du déconfinement, certes illégale, a été les deux matchs de football qui ont rassemblé plusieurs centaines de personnes à Evry et à Grigny.

Les participants se sont justifiés en expliquant qu’ils n’en pouvaient plus d’être isolés et inactifs, ce qui renvoie aux enjeux sociaux et fonctionnels des pratiques sportives : passionner les foules avec les compétitions, créer du lien et, sur le plan personnel, contrôler son corps pour plus de performance et de vitalité. Les petits clubs et les associations vont devoir faire face à un horizon sombre, leur modèle reposant en grande partie sur les subventions publiques ou les fonds privés des sponsors. Quels seront leurs arbitrages ?

Machine à produire du rêve

Sur le plan social, les contraintes du déconfinement retardent le retour aux espaces de convivialité collective. Quand le sport va-t-il retrouver toute sa place, comme vecteur d’intégration et de cohésion nationale, comme secteur économique majeur, comme machine à produire du rêve et comme pratique essentielle pour des millions de Français ?

Sur le plan industriel, quelles vont être les stratégies pour l’écosystème des métiers et des filières impliquées, va-t-il y avoir des relocalisations ? Comme l’a bien noté le Comité d’organisation de Paris 2024, « Education, santé, cohésion, le sport a le pouvoir de tout changer. » Le sport façonne nos vies, et les événements sportifs, même les plus locaux, peuvent changer une vie grâce aux émotions et aux valeurs qu’il transmet, dans toute sa diversité.

Laurent Boudon

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 » Volley non è lo sport più pericoloso « 

Il y a peu, je vous ai rapporté ici les résultats d’une étude menée par l’Université de Turin et le Comité Olympique d’Italie sur la dangerosité des disciplines sportives en matière de propagation du coronavirus. Pour rappel, selon l’information qui avait été diffusée partout dans le monde alors, ce rapport, qui comptait 400 pages, avait analysé le risque de contamination pour chaque sport et avait conclu que le volley-ball pouvait trôner sur la plus haute marche du podium en tant que sport classé comme étant “le plus dangereux dans le contexte corona actuel ».

Ce résultat fit beaucoup de remous dans les milieux du volley-ball et ne manqua pas de susciter bien des réactions de tous côtés. En Italie où le volley-ball fait partie de la famille des grands sports nationaux comme partout ailleurs, et surtout là où ce résultat était évidemment considéré comme pénalisant pour tout qui plaide pour une reprise aussi rapide que possible des activités de volley-ball en salle.

De fait, c’est d’Italie encore qu’est venue la réplique la plus virulente pour contester cette étude qui avait été commanditée par le Ministre italien des Sports, Vincenzo Spadafora, aux fins de voir comment prendre les meilleures mesures possibles en matière de relance des activités et des compétitions sportives en Italie. Parmi cette levée de boucliers figurait l’organe de presse Sport Mediaset/Volley qui avait opportunément mis en avant les points de l’étude qui apparaissaient comme particulièrement critiquables.

https://www.sportmediaset.mediaset.it/volley/giudizio-ribaltato-il-volley-non-lo-sport-pi-pericoloso_17933250-202002a.shtml .

Cela étant, il fut permis d’apprendre assez rapidement que l’étude ainsi incriminée n’était pas terminée et qu’il ne fallait tenir compte ni des résultats qui avaient été publiés ni de l’image « négative » que ceux-ci avaient pu donner du volley-ball. Et, pour cause, puisque le volley-ball ne se trouvait plus affublé de la cote 8 mais bien de la cote 5 sur une échelle allant de 0 à 8 comme ligne servant à mesurer la dangerosité des sports en matière de risques de contamination du coronavirus. La différence est, comme on peut le voir, assez appréciable et, comme on peut l’imaginer, plus qu’appréciée par toutes celles et tous ceux qui avaient été plus que heurtés par cette information-choc.

A ce sujet, la chaîne de télévision flamande « Sporza », qui suit avec belle attention les aventures et tribulations du monde du volley-ball belge, avait interrogé Gert Vande Broek pour connaître l’avis qu’il avait sur ces estimations qui avaient été faites par l’Institut Polytechnique de Turin

L’entraîneur national des Yellow Tigers est aussi, on le sait, professeur à l’Université de la KUL où il fait partie du Centre de Recherche en Activité Physique, Sports et Santé. C’est évidemment en tant que tel qu’il est intéressant de prendre connaissance de son avis sur le sujet de la dangerosité du volley-ball comme véhicule possible de la propagation du coronavirus. Comme vous pourrez l’entendre ou le lire en cliquant sur le lien qui suit, l’avis de Gert Vande Broek est plus nuancé que tranchant.

https://sporza.be/nl/2020/05/08/slotconclusie-italiaans-onderzoek-volleybal-is-toch-niet-de-gevaarlijkste-sport~1588963079741/

En effet, si, comme tout un chacun émanant du monde du volley-ball, il avait été plus que surpris, sinon franchement choqué, de cette première place attribuée à notre sport de prédilection dans le classement établi par la Faculté Polytechnique de l’Université de Turin, il se fait plus analyste que juge d’instruction pour répondre aux questions portant sur la prétendue “dangerosité” du volley. Et pour évoquer immédiatement quelle(s) direction(s) il reviendra(it) aux encadrants de nos équipes de suivre dans le développement de leurs entraînements pour éviter au mieux ces “moments” où les risques de propagation sont plus évidents que d’autres. On retrouve bien là la patte de l’entraîneur qu’il est également.

C’est nuancé et subtil à souhait mais, chacun l’aura compris également, ce ne sont pas là des arguments qui suffiront pour convaincre les Autorités du GEES, le groupe d’experts en charge de l’Exit Stratey (en clair, en charge de proposer aux Autorités du Centre National de Crise les mesures dites de sortie du déconfinement), que le volley-ball serait un sport sans risque de contamination possible.

C’est pourquoi, dans la perspective de cette reprise tant attendue des activités et des compétitions des sports collectifs en salle, il convient à présent d’attendre quelle synthèse les experts du GEES feront des différents plans dits de déconfinement que les fédérations des sports pratiqués en salle ont été appelées à remettre à leurs Autorités respectives, dans les trois Communautés du pays. Et, à partir de cette synthèse, quelle(s) décision(s) prendront les Autorités du Centre National de Crise.

Si, à ces différentes attentes, il faut encore ajouter le temps qu’il faudra également prévoir pour s’assurer de la bonne application des mesures qui seront, peut-être de manière fractionnée, imposées aux fédérations et à leurs clubs comme aux gestionnaires des salles de sport, il est permis de réaliser à cet endroit combien est toujours pleinement actuelle cette expression qui date, paraît-il, du 12ème siècle et qui invite tout un chacun à “prendre son mal en patience”.

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Les compétitions de la FVWB et de ses entités débuteront en janvier 2021

Au moment où il est beaucoup question de relance des sports collectifs et de reprise des compétitions dans notre pays, une récente étude réalisée pour compte du Comité Olympique Italien vaut la peine qu’on lui prête grande attention. En effet, selon les auteurs de cette étude réalisée par la Faculté Polytechnique de Turin, le volley-ball serait, de tous les sports, celui qui serait le plus propagateur du coronavirus. Et, ce, devant des disciplines comme le rugby et le basket-ball comme vous pourrez le lire en cliquant sur le lien qui suit

https://www.worldofvolley.com/Latest_news/108664/how-covid-19-coronavirus-is-affecting-volleyball.html

Le côté le plus surprenant de cette étude est que, au niveau des quatre critères retenus pour évaluer les risques de contamination, le volley-ball est, pour chacun d’eux, en première position du classement. Voilà qui est à tout le moins assez saisissant.

Ces informations peuvent apparaître handicapantes quand on sait que la FVWB doit remettre ce lundi un plan comprenant toutes les mesures qui deviendront autant de directives que les clubs se devront de respecter dès lors que, sur cette base, les Autorités sanitaires considéreront que feu vert pour la reprise des activités peut lui être accordé. dans le cadre d’une prochaine étape du plan de déconfinement. Elles le sont bien sûr dans la mesure où il apparaît que notre sport est considéré comme étant porteur de sérieux risques de contamination.

Toutefois, cette étude tombe à point nommé pour soutenir la cause de celles et de ceux qui, à la tête de la Fédération, pourront avancer à ces mêmes Autorités que, pour permettre aux amateurs de volley-ball de pratiquer à nouveau leur discipline de prédilection en toute sécurité au plan sanitaire, celles-ci se devraient de les aider de manière autrement conséquente que ce qu’elles ont prévu comme « petite enveloppe » destinée à soutenir les fédérations reconnues et les clubs touchés par les effets du Covid-19.

On le sait, la Ministre des Sports de la Fédération Wallonie-Bruxelles a annoncé, jeudi dernier, qu’un montant de 4 millions sera alloué aux actrices et aux acteurs du sport francophone à titre de soutien. Ce montant a le mérite d’exister bien entendu mais il ne représente que très peu, vraiment très peu pourrait-on souligner, par rapport à tout ce que les clubs ont déjà perdu et à ce que les fédérations vont perdre du fait que, pour tenter de réduire au maximum, sinon à rien, les risques de contamination, ces mêmes fédérations seront amenées à prendre des décisions qui, pour ce qui aura trait à l’organisation de leurs compétitions, donneront la priorité à la sauvegarde de la santé de leurs membres mais qui, effets induits, auront un gros impact financier pour elles.

A cet égard, j’apprends à l’instant, en ce 1er mai à 19 heures, qu’il est possible de relayer une information qui a trait à l’agencement des prochaines compétitions organisées par la FVWB et ses entités. Comme ils n’avaient aucune assurance que les conditions de sécurité sanitaire en matière de lutte contre le Covid-19 seraient réunies dans le pays avant la fin de cette année, les Administrateurs de la FVWB ont décidé que le championnat dit de Promotion et les championnats provinciaux débuteront avec les premiers jours du mois de janvier 2021. Les Administrateurs de la FVWB ont également décidé que, pour autant que l’état sanitaire du pays le permette en matière de maîtrise de la propagation du coronavirus, des tournois et autres compétitions à caractère officiel seront mis sur pied dans le courant du mois de novembre et/ou de décembre.

Comme on peut le réaliser, l’étude évoqué au début de cet article permet de mieux appréhender pourquoi la FVWB s’est, de fait, grandie en prenant la décision de reporter quelque peu le démarrage de la compétition plutôt que se lancer, dès la fin du mois de septembre, dans une organisation qui, en multiples points, aurait dû être considérée comme plus que hasardeuse. Sinon irresponsable.

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Quid de la reprise des activités des sports collectifs ?

Ce lundi matin, Caroline Désir, Ministre de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles, était l’invitée de l’émission “6-9 ensemble” de la RTBF. De cet échange de vues, je ressors la partie qui est de nature à concerner le monde du sport et, en particulier, celui des sports collectifs. En voici l’extrait : “Quant à savoir si la rentrée de septembre sera une rentrée normale : « Je ne peux pas encore assurer que le 1er septembre nous pourrons reprendre l’école comme si de rien n’était avec tout le monde présent en même temps. Les virologues et les épidémiologistes nous disent qu’on va devoir vivre avec le virus pendant de nombreux mois. Donc, aujourd’hui, je ne sais pas, mais, par contre, ce que je sais, c’est que nous devons nous préparer à une rentrée différente. Avec des moments de présence à l’école et des moments à la maison et peut-être des tournantes dans les classes« .

Si j’épingle ainsi ce passage de l’émission, la raison en est, vous l’aurez compris, que cette problématique de la reprise au 1er septembre des activités telles qu’elles se déroulaient avant la mise en confinement du pays touche de plein coeur le monde des sports collectifs. Pour bien saisir la portée de ladite problématique, une mise en perspective s’impose.

On le sait depuis vendredi, c’est à partir du 4 mai prochain que toute activité physique en extérieur sera autorisée à deux personnes (qui ne font pas nécessairement partie du foyer familial) à la condition toutefois de respecter les distances dites de sécurité. Certains sports ont ainsi été cités comme exemples de ces activités en plein air: tennis, kayak, athlétisme, golf et, de manière plus générale, toutes celles qui ne génèrent pas de contacts. Toutefois, il faut bien avoir à l’esprit que l’accès aux douches ou infrastructures reste évidemment interdit.

Dans le cadre du plan de déconfinement dévoilé vendredi, il a également été permis d’apprendre que, à partir du 18 mai, il était bien envisagé que, pour les sports collectifs, l’entraînemen physique en plein serait alors permis. Mais cela ne sera envisageable qu’à la triple condition que ces activités soient menées au sein d’un club affilié à une fédération sportive reconnue, qu’un entraîneur se trouve sur place et que les distances de sécurité soient respectées. Réserve émise cependant à cette “ouverture” mais elle est de taille: l’accès aux douches et toute cafétéria ne sera pas autorisé.

Toutes ces règles seront valables jusqu’au 8 juin et, à lire entre les lignes de tous les documents ayant trait aux prochaines mesures qui ont trait au volet de “la vie sociale”, il est à penser que, dans le cadre de la troisième phase du plan de déconfinement, il ne devrait pas y avoir de grands changements pour ce qui concerne la reprise en salle des activités des sports collectifs. Aussi, comme rien n’a été dit au sujet de la pratique proprement dite d’un sport collectif et comme on sait que ce qui n’est pas autorisé n’est pas permis, il serait évidemment préférable de ne pas bâtir dès maintenant des châteaux en Wallonie et à Bruxelles à propos d’une reprise des activités sportives du genre “tournois” ou autres “rencontres” dès la date du 8 juin.

Mais après ? Quid de la date du 15 août par exemple qui est celle à partir de laquelle les clubs échafaudent des plans d’entraînement pour leurs équipes et, pour certains, mettent sur pied des tournois avec l’idée, bien logique au demeurant, de se faire par la même occasion quelques rentrées financières pour leur trésorerie ?

Il est évidemment beaucoup trop tôt pour le savoir mais c’est bien pourquoi le propos tenu ce lundi matin par Caroline Désir dans la matinale de la RTBF est fait pour indiquer, aux impatientes et aux impatients de la reprise du collier, que la rentrée scolaire à la date du 1er septembre ne se fera certainement pas comme si le coronavirus était déjà retourné d’où il était venu et comme s’il n’y avait plus lieu de s’en préoccuper.

Comment faut-il entendre cette mise en garde qui vaut évidemment pour le monde de l’enseignement comme pour tous les milieux où il y a vie sociale?

En un mot comme en cent, comme il convient de le faire, c’est-à-dire en sachant que la reprise des activités sportives se fera peut-être à la date du 1er septembre mais que ces activités se trouveront “bardées” de tant de conditions, que notre Fédération sera sans doute amenée à devoir édicter elle-même, qu’il est déjà permis d’avancer que le retour aux jours d’antan n’est pas encore pour demain dans tous les mondes du volley-ball. Comme, d’ailleurs, dans tous ceux des sports qui sont destinés à nécessiter des mises en contact de groupes de personnes pour s’exprimer selon leur nature.

Oui, le temps arrive à nous, ainsi que j’ai déjà eu l’occasion de l’évoquer à plusieurs reprises ici, de panser de manière très responsable le volley-ball de l’immédiat mais, plus sagement encore, de penser celui de l’après -coronavirus. Celui du futur.

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Vive le déconfinement

Après 26 jours de mesures strictes pour endiguer la propagation de la maladie, les chiffres fournis ce lundi 6 avril par le porte-parole du Centre de crise tendent à indiquer que l’on semble arriver “sur une sorte de plateau, mais qu’on ne puisse pas encore parler de baisse.” Le virus est toujours bel et bien parmi nous. C’est pourquoi il y a toujours lieu de respecter au mieux les mesures de confinement telles qu’elles ont été portées à la connaissance de chacune et de chacun par les Autorités fédérales, régionales et communales.

Comme il est également permis de remarquer que restent assez balbutiants les moyens qui pourraient améliorer la gestion de la pandémie et, ainsi, accélérer le déconfinement, il apparaît très clairement qu’il serait vain de tirer des plans sur la comète en matière de reprise rapide des activités sportives en dehors de celles qui seront préconisées à usage personnel.

Cela n’empêche qu’il faut conserver à l’esprit que ces activités sportives reprendront, tôt ou tard, leur cours et, en cela, nous avons encore été avertis hier que “le retour à la normale ne pourra se faire que graduellement”.

Cela veut dire que cela se fera sur un mode mineur dans un premier temps quand les rassemblements de personnes seront encore “mesurés” dans leur dimension et/ou “limités” dans leurs déplacements.

Cependant, oui, un moment viendra où “tout le carrousel sportif” pourra se remettre à tourner. Quand cela aura-t-il lieu ? Là n’est pas le sujet de cet article tant, de fait, il n’est pas le plus essentiel si l’on veut bien avoir à l’esprit que ce qu’il importe de prendre prioritairement en considération est la santé physique de tout un chacun en premier et, par la suite, la restauration du monde sportif dans un univers qui sera lui-même changé .

L’une des questions qu’il est permis de se poser en ces moments où il nous est donné “assez bien de temps” pour la réflexion est de savoir sous quels nouveaux habits et avec quelles nouvelles motivations, dans cet “après-coronavirus” dont on parle beaucoup dans toutes les sphères qui pèsent sur la conduite des humains, le milieu sportif, et celui du volley-ball en son sein, va se présenter après l’intrusion de ce coronavirus dans nos esprits, sinon dans nos corps pour beaucoup, et les ondes de choc qui en ont résulté sur notre mode de vie ainsi que sur les conditions matérielles de celle-ci.

Pour ce qui concerne le volley-ball dans notre pays, on sait déjà que, à plusieurs des étages de la famille belge de notre sport, des personnes “planchent” sur des plans de sortie de crise, sur des programmes portant sur une durée de 4 ans quand il ne s’agit pas de plan plus spécifiquement encore tourné vers les Jeux olympiques de 2024.

Qui sont aux manettes pour ce faire? Quelles sont les orientations données à ces travaux ? A quelles fins précises ceux-ci sont-ils menés ? Voilà autant de questions, et il y en a bien d’autres de ce genre que l’on pourrait poser, auxquelles je ne peux apporter la moindre parcelle de réponse. Là ne sont pourtant pas les seuls foyers où l’on s’active pour préparer le moment où le volley-ball sortira du long tunnel dans lequel il se trouve, comme nous tou(te)s, confiné et, dans son cas, privé de lumière.

En effet, au niveau de certains des comités des entités de la FVWB, entités provinciales ou régionale qui se font très actives au cours de ces derniers temps, il est des dirigeants qui cherchent à trouver de quoi aider financièrement les clubs, soit sous la forme de report de notes à payer ou encore sous la forme de returns anticipés sur cotisations auxquels les clubs ont droit selon la réglementation interne de ces entités. Comme il est permis de s’imaginer d’une part et de s’en rendre compte par ailleurs, le monde du volley-ball belge bouge et cherche à se doter de moyens qui lui permettront de se remettre en route une fois qu’il sera autorisé de le faire.

Mais pour aller dans quelle direction ? Pour poursuivre celle qui mène le volley-ball, comme le sport en général, dans cette course éperdue vers ce qui “brille” et qui coûte souvent plus qu’il n’est possible d’en retirer comme ressources assurées pour y accéder.?

Mais avec quels moyens financiers? La créativité devra être là au pouvoir car, il était déjà permis de le constater avant le choc qu’a été le déferlement de la vague du Covid-19 sur la planète, l’argent se fait de plus en plus difficile à trouver pour financer des activités sportives et il existe de moins en moins de jardins où il est encore possible d’en décrocher de certains arbres.

Avec quels instruments et quels dirigeants? La crise que nous traversons aura permis à chacun de réaliser que, si notre sport peut se targuer d’avoir pris rapidement de bonnes décisions pour ce qui concerne la fin des compétitions, il se montre pour l’heure plus que désordonné, payant là sans doute le prix de réformes faites par des personnes qui ont le plus souvent confondu “vouloir bien faire” avec “savoir bien faire”.

Comme on peut le voir, les interrogations ne manquent pas. Aussi, dans pareil contexte, il est permis de se demander si, comme l’idée bourgeonne actuellement dans des milieux autres que ceux du sport, il ne serait pas opportun de prévoir, d’ici la fin de l’année, la mise sur pied d’un “Forum”. Celui-ci, qui pourrait avoir un caractère européen ou interfédéral, aurait pour thème “le Volley-ball”(ou Le Sport): quid demain?) et réunirait ces différentes forces déjà en mouvement aujourd’hui et d’autres qui seraient invitées en fonction de leurs connaissances du monde du sport. l s’agirait d’y accueillir également des spécialistes de ces sciences qui nous démontrent en quoi, comme Edgar Morin ne cesse de nous le répéter avec justesse depuis longtemps, nous vivons de plus en plus “sous l’emprise de l’addiction aux produits de qualité médiocre et aux vertus illusoires, de l’incitation à l’apparemment nouveau, de la recherche du plus plutôt que du mieux”.

Oui, pareil Forum pourrait être occasion de nous ramener à l’essentiel, c’est-à-dire à retenir l’important et à rejeter le frivole, le superflu, l’illusoire. Pour permettre ainsi au Volley-Ball, comme cela est appelé à se faire dans d’autres sports, de donner plus de sens encore à nos vies.

Oui, vive le déconfinement.

Imagine

You may say I’m a dreamer

But I’m not the only one

I hope someday you’ll join us

And the world will live as one

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