La Russie conserve son titre de la VNL

C’est à Chicago que s’est déroulée cette nuit la finale de la Volley Nations League Messieurs. Cette finale opposait la Russie, tenante du titre (l’an dernier, elle avait gagné la première édition de la VNL à Lille face à la France), et les USA. La victoire est revenue à la Russie qui a défait la sélection américaine en quatre sets : 25-20/20-25/25-21/25-20.

Les Russes ont été un rien supérieurs à leurs adversaires dans les domaines du bloc (10/7) du service (7/6) et de la réception. Ils ont également fait moins de fautes directes tandis que les hommes de John Speraw ont été un rien plus percutants en attaque 49/51). Ce qui a surtout fait impression au cours de ce match, c’est le caractère renouvelé, plus dynamique, de l’équipe russe qui est aujourd’hui conduite par un Finlandais, Tuomas Sammelvuo. Celui-ci a apporté quelques retouches à l’équipe qui avait gagné la VNL l’an dernier mais qui avait failli aux Championnats du monde.

Le moins que l’on puisse dire est que cette nouvelle « russian team » a un fameux potentiel avec des castards comme Kliuka (2.09m), Iakovlev (2.07m), Poletaev (un gaucher de 1.97m qui prend son ballon d’attaque à 3.60m, voir photo), Kurkaev (2.07m), Volkov (2.01m) et le passeur Kobzar qui ne mesure pas moins de 1.98m ! Comme on peut le constater, la Russie est assurément bien armée pour défendre son titre de championne d’Europe.

A noter pour finir ce billet sur la VNL Messieurs que c’est la Pologne qui a enlevé la médaille de bronze en battant le Brésil en trois sets : 25-17/25-23/25-21 et que c’est le Portugal que la Slovénie remplacera l’an prochain dans le cadre de la troisième édition de cette compétition. Une compétition qui a remporté grand succès populaire, et médiatique, partout où elle a planté son chapiteau dans le monde.

Absolut Fun Absolut Sport Absolut Volley

Après Nanjing et Hambourg, à deux pas de chez nous….

Dans la dream team de la Volley Nations League 2019, il y a quatre joueuses américaines, trois brésiliennes, une chinoise et une turque. Le jury a ainsi bien dosé ses effets en fonction du classement obtenu dans cet ordre par ces quatre pays. On retiendra essentiellement que c’est Andrea Drews, dont je vous parlais hier encore comme figure marquante de l’équipe dirigée par Karch Kiraly, qui a été désignée Most Valuable Player. Il s’agit là d’une belle récompense pour cette joueuse américaine de 25 ans qui aura inscrit la bagatelle de 312 points en l’espace de moins de 20 rencontres, soit 274 attaques, 20 blocks et 18 aces.

Vous trouverez ci-après la composition de la Dream Team de la VNL Dames2019
Outside hitters: Liu Yanhan (China), Gabriela Guimaraes (Brazil)
Middle blockers: Ana Beatriz Correa (Brazil), Haleigh Washington (United States)
Opposite: Ebrar Karakurt (Turkey)
Setter: Macris Carneiro (Brazil)
Libero: Megan Courtney (United States)
MVP: Andrea Drews (United States)

Toujours au rayon des petites nouvelles, je vous rapporte que, parmi les six joueurs qui ont remporté une médaille au dernier championnat du monde de beachvolley disputé à Hambourg, trois d’entre eux avaient moins de 23 ans, un moins de 24 ans, un moins de 25 ans et que le plus âgé, Krassilnikov, avait 28 ans et 2 mois. Voilà qui indique assez clairement qu’il se produit une espèce de passation de pouvoir entre la génération des Dalhausser, Lucena, Herrera, Doppler, Horst et autres et cette nouvelle vague qui monte et qui est faite de jeunes gars très haut perchés comme Mol (2m), Sorum (1.92m) , Thole (2.05m), Wickler (1.91m) et les nouveaux champions du monde Stoyanovskyi (2.07m) et Krassilnikov (1.96m). A noter enfin que, si Stoyanovskyi est devenu le plus jeune champion du monde, Krassilnikov a déjà une belle carte de visite. En effet, en compagnie de Semenov, il a terminé le tournoi olympique de Rio à la quatrième place et, en compagnie de Liamin, il avait terminé le championnat du monde de 2017 à Vienne sur la troisième place du podium.

Pour terminer, je m’en voudrais de ne pas souligner la qualité des reportages télévisés qui ont couvert ce qui aura été, sans doute hors ceux des Jeux olympiques, l’événement de beachvolley le plus médiatisé jamais mis sur pied dans le monde. Les prises de vue, les incrustrations, les ralentis, les statistiques, tout y était. Ce fut un régal de suivre ou de revoir ces rencontres retransmises avec un tel rythme et de se trouver ainsi plongé au coeur de ces énormes ambiances de fête faite au beachvolley. Ce fut pour moi un vrai bonheur de voir ainsi, au travers de ces rencontres de haute qualité et de ces foules jeunes et joyeuses, que le beachvolley a déjà acquis, à deux pas de chez nous seulement,  cette grande dimension que d’aucuns s’attachaient à dessiner il y a une bonne vingtaine d’années d’ici.

 

Absolut Sport Absolut Volley

Réflexions dans la foulée du Congrès FIVB de Cancun

 

J’ai eu l’occasion, et le plaisir, de vous commenter sur cette page, quasi en direct, le déroulement du dernier Congrès de la Fédération Internationale de Volley-Ball (FIVB) qui s’est tenu à Cancun au Mexique au mois de novembre dernier. Je le faisais alors sur la base des nombreuses “news” que le service Presse de la FIVB diffusait à chaque fois que le Président de la FIVB avait pris la parole,  c’est-à-dire très souvent ;-).

Aujourd’hui, a été diffusé “urbi et orbi” le procès-verbal de ce Congrès de la FIVB, auquel s’accola le Congrès de la Confédération Européenne de Volley-Ball (CEV) ainsi que je vous l’avais expliqué également. Je ne manque pas de vous le rapporter ici en manière telle que vous puissiez être ainsi au courant de toutes les décisions prises et, surtout, de tous les projets qui ont été exposés à la tribune de ce Congrès où la Belgique était représentée, comme vous pourrez le lire, par deux membres de la seule association Volley Vlaanderen. Que sont éloignés déjà les temps où la branche francophone du volley-ball belge avait sa place, en toute parité, dans les délégations de la F(R)BVB et intervenait à la tribune de la FIVB et de la CEV. Pour faire entendre là la voix des clubs à qui, via les fédérations nationales, la maison mère du volley-ball mondial et son aile européenne réclamaient pas mal d’argent déjà tout en commençant à leur laisser moins de temps pour se déployer au niveau de leur propre compétition nationale. Aujourd’hui, les clubs ne disposent pratiquement plus que de sept mois pour boucler toutes leurs compétitions au plan national ou autres tandis que se multiplient par ailleurs les épreuves mises sur pied par la FIVB et la CEV entre équipes nationales durant les cinq autres mois “réservés” au calendrier international.

A bien lire le procès-verbal du Congrès de la FIVB et à voir comment nos championnats nationaux et provinciaux se trouvent ainsi de plus en plus “corsetés”, il apparaît très clairement que notre sport court à l’asphyxie dans notre pays s’il ne prévoit pas la création de nouveaux “étages” de compétition au sein de Volley Belgium et de ses deux composantes que sont Volley Vlaanderen et la FVWB.  Une “segmentation” qui, de fait, fasse une plus nette distinction que ce n’est le cas aujourd’hui entre le volley-ball de haute représentation pour qui veut en vivre et/ou y briller et le volley-ball de simple compétition au sein duquel on retrouverait, dans des espaces de temps qui ne seraient plus aussi “contingentés”, tout à la fois celles et ceux qui participeraient à des compétitions à enjeux divers d’une part et celles et ceux pour qui volley-ball se pratiquerait sans autre esprit que celui du plaisir de la rencontre du moment d’autre part. En bref, modeler une fédération faite de plusieurs types de pratique de volley-ball.

Quand, dans le dernier rapport d’activités 2018 que viennent de publier les dirigeants de la FVWB pour les besoins de la prochaine assemblée qui aura lieu le 30 mars prochain, on peut lire que le nombre d’affilié(e)s a, pour la deuxième année consécutive, accusé une nouvelle baisse d’effectifs, qui sont ainsi passés de 13.451 en 2016 à 12.351 en 2018, on ne peut que se dire, “toutes et tous ensemble” pour reprendre la terminologie du Président de la FIVB, qu’il serait sans doute temps de faire en sorte que, dans notre pays, notre sport emprunte de nouvelles voies et sorte ainsi plus qu’un peu des sentiers traditionnels dans lesquels il a (eu) par trop tendance à s’enliser.

L’espoir reste un devoir.

http://www.fivb.org/download/FIVB_36th_World_Congress_minutes_and_appendices_November_2018_french.pdf

Absolut Culture Absolut Politique Absolut Sport Absolut Volley

Le premier FIVB Snow Volleyball Tour est annoncé

Le volley-ball ne cesse de s’étendre dans le monde et de conquérir de nouveaux espaces de jeu.

A cet égard, le dernier communiqué publié conjointement par la Fédération Internationale de Volley-Ball et la Confédération européenne de volley-ball est particulièrement significatif. En effet, il annonce que la Maison mère du volley, la FIVB, a passé accord avec sa fille aînée, la CEV, et les promoteurs Chaka 2 pour faire des deux manches de Snow Volleyball que la CEV avait inscrites dans le cadre de l’European tour 2019 les deux premières étapes du premier FIVB Snow Volleyball World Tour. En un mot comme en cent, le Snow Volleyball est ainsi élevé au rang de discipline sportive que la FIVB va s’attacher désormais à faire entrer dans le programme des sports olympiques d’hiver.

L’an dernier, le Snow Volleyball était entré dans le programme des activités mises sur pied par (quelques-unes des fédérations membres de) la CEV et a connu immédiatement un beau succès de participation et de médiatisation. De plus, le nouveau-né fut présenté l’an dernier à PyeongChang à l’occasion des Jeux Olympiques qui se déroulaient en Corée du Sud et l’accueil qui lui fut réservé là fut des plus chaleureux en dépit d’une température qui était tout le contraire de celle que l’on rencontre dans les tournois de beachvolley disputés par temps de grand soleil.

Au programme de ce premier FIVB Snow Volleyball World Tour, il y aura donc les deux étapes européennes. La première se déroulera en Autriche du 28 au 31 mars et la seconde en Italie du 4 au 7 avril. Y en aura-t-il d’autres ? Il semble que oui puisque des pourparlers sont en cours pour organiser un troisième tournoi au début du mois d’août en Argentine.

La machine visant à « globaliser » un peu plus encore le volleyball est ainsi lancée. Elle semble être posée sur de bons rails, même s’il y a là beaucoup de risques de glissades. Il serait fort étonnant qu’elle n’atteigne pas son but qui est, comme il en était déjà question dans les travaux commis par la Commission de Développement de la FIVB dans les années 90, de contribuer à faire en sorte que le volleyball soit pratiqué, sous différentes formes, sur toute la surface et tous les terrains du globe.

Voilà bien des motifs de se réjouir de ce qui fait là véritable figure d’innovation.

Vodka pour tout le monde.

Absolut Culture Absolut Sport Absolut Volley

La CEV et la FIVB ont tenu Assemblée générale et Congrès mondial à Cancun

C’est il y a une quinzaine de jours à peine que la Confédération Européenne de Volley-Ball (CEV) et la Fédération Internationale de Volley-Ball (FIVB) ont tenu, au même endroit et l’une après l’autre, leur 39ème Assemblée générale pour l’une et leur 36ème Congrès Mondial pour l’autre. Cela s’est passé non pas en Europe mais à Cancun au Mexique. En effet, histoire de montrer la grande proximité existant aujourd’hui entre la Confédération européenne et la Maison mère de notre sport, la FIVB, les dirigeants de la CEV ont eu l’idée  de faire d’une pierre deux coups, c’est-à-dire organiser l’Assemblée générale des 52 pays membres de la Confédération européenne une journée avant que ne soit ouvert le Congrès mondial de la FIVB où, pendant deux jours, les délégués de plus de 200 fédérations ont eu droit à différents exposés sur l’état du volley-ball et sur son devenir.

Que s’est-il dégagé de ces journées de Cancun ? A la vérité, ce n’est pas de Belgique que l’on a pu apprendre ce qui s’y est déroulé mais bien par la voie des communiqués diffusés tant par la CEV que par la FIVB qu’il a été permis de réaliser que ces deux grandes réunions ont plus parlé du futur et de projets d’expansion que du présent et de la situation que vivent les clubs et les fédérations nationales dans les différents coins d’Europe et du monde. Ce n’est pas nouveau, les discours d’aujourd’hui sont faits dans le moule de ceux d’hier, et ce n’est pas propre au monde du volley-ball. Toutes les grandes Fédérations sportives pratiquent de la sorte même si la nôtre semble montrer une certaine propension à aimer beaucoup plus à s’occuper du toit et des extérieurs de la maison plutôt qu’à vérifier si tous les étages de celle-ci sont en bon état d’occupation ou si certains aménagements ne pourraient leur être apportés pour les rendre plus confortables à vivre.

Aussi, pour m’éviter d’entrer par trop dans le détail de ce qui a émergé du sommet de Cancun, je reprendrai ici les points forts que le Président de la FIVB, Dr Graça, a lui-même mis en avant lors de son discours de clôture du Congrès Mondial.

The 11 strategic goals of the FIVB are :

  • To move Volleyball from group 2 to group 1 in the IOC ranking by 2020

  • To increase the relevance of Volleyball through its digital platforms and have 50 million engagements by 2024

  • To increase the integrated audiences in key markets by 100 % in 2020

  • To signe 4 new global sponsors by 2020 with a goal of USD 10 millions per year

  • To grow the average annual income of FIVB from 31 million to 66 million by 2020 yearly average

  • To have a competitive, effective and sustainable bidding process by 2018 for all main FIVB events

  • To directly manage content production pre, during and post all key FIVB events by 2019

  • To calculate accurately the number of licensed / amateur players by 2020 and increase that number by 33% by 2024

  • To become the number one sport that serves the needs of the family through social development and humanitarian programme

  • To implement the best universal standards of good governance and make FIVB 100% compliant by 2020

  • To launch the Volleyball OTT channel by 2018 and have one million subscribers by 2024.

Comme il est permis de le constater, la FIVB et la CEV, qui tient aujourd’hui le même discours fait d’accroissement des « annual incomes » et de « best universal standards of good governance » sans se soucier grandement de vérifier si les fédérations et les clubs sont bien outillés pour s’inscrire dans pareille dynamique d’hyper croissance, ont beaucoup d’ambitions en matière de revenus financiers et de développement de l’impact du volley-ball au plan médiatique. Peut-on leur faire reproche d’être ambitieux sur ces plans ? Certes pas. N’est-ce pas pour autant là une politique qui présente bien des points qui ne s’occupent pas assez des fondations de la maison ? Certes oui.

Cette politique du tout programmé au nom de l’argent est une politique qui ne manquera pas de séduire les auxiliaires du système qui vendent cette manière de penser et de faire en prétendant qu’elle est la seule utile et désirable pour le bien commun. Sans entrer dans une discussion qui nous éloignerait par trop du sujet abordé, je pense que, s’il est effectivement plus que nécessaire, sinon vital, que notre Sport se fixe des objectifs d’accroissement en termes de notoriété publique et de pénétration médiatique, celles et ceux qui sont impliqués dans sa gestion de tous les jours et à plus long terme feraient bien de veiller à ce que les dirigeants des étages supérieurs de notre grande maison s’occupent dans le même temps, sinon de manière prioritaire, d’éléments qui méritent, à mon sens du moins, tout autant considération que ceux précités.

Je veux parler des clubs et des joueurs qui n’ont que peu d’attache avec le « volley-ball des maint events » mais qui, du fait de la place que ceux-ci prennent dans l’espace réservé par la FIVB aux fédérations nationales, se trouvent de plus en plus empêchés de se livrer à la pratique de leur sport de prédilection tant leur saison de volley-ball se trouve de plus en plus réduite dans le temps. Je veux parler de la santé des joueurs et des joueuses de haut niveau qui sont soumis, les unes comme les autres, à des régimes de prestations physiques qui mettent gravement leur santé en péril à force de devoir jouer pratiquement du premier au dernier jour de l’année sans appréciable période de repos. Je veux parler aussi de ces grands clubs qui sont pourtant les « pourvoyeurs » des équipes nationales et qui se trouvent de plus en plus obligés de devoir organiser leur compétition nationale dans un calendrier qui est de plus en plus serré et de plus envahi par des compétitions tombant du ciel, c’est-à-dire émanant de la FIVB, pour des raisons qui sont plus financières que sportives. Je veux parler de ces équilibres et de ces innovations qui sont à rechercher pour que le volley-ball devienne réellement ce qu’il pourrait être, c’est-à-dire le sport le plus pratiqué dans le monde, à la condition de ne pas en faire une discipline de plus en plus orientée vers le haut niveau. Je veux, entres autres sujets encore, parler de la place que doivent occuper dans les compétitions officielles de haut niveau les équipes nationales qui méritent de l’être en fonction de leurs résultats sur les terrains et non en fonction de critères qui sont par trop établis aujourd’hui en fonction de données géostratégiques ou de tractations de coulisses.

Tout cela n’est pas évoqué dans les key points du Président Graça (photo de tête d’article), pas plus d’ailleurs que dans les grandes considérations du Président de la CEV, Alexander Boricic, qui, il est juste de le souligner, s’est dit “ouvert à écouter toutes les idées et tous les commentaires” et qui, par ailleurs, a signalé qu’il y aurait l’an prochain, du 21 au 23 juin en Slovénie, un séminaire sur le Volley-Ball à l’école qui s’annonce particulièrement intéressant . S’est-il trouvé un ou plusieurs délégués de fédération pour aborder ces questions que j’ai soulevées et qui sortent de cette “logique mimétique”, de cette “course dans laquelle tout le monde vise l’accession aux barreaux supérieurs de l’échelle sociale proposée sur un modèle unique par le monde marchand” (Michel Onfray) ? Il faudra attendre les procès-verbaux de ces deux grands rendez-vous de Cancun pour le savoir.

Attendons donc avec confiance car, on le sait, rien ne peut se faire sans espoir ni confiance.

Absolut Culture Absolut Politique Absolut Sport Absolut Volley

Quand la Coupe se fait grosse comme la Lune

Les deux premiers quarts de finale de la Coupe de Belgique seront féminins. Ils auront lieu ce mercredi 31 octobre, l’un qui débutera à 20h00 et qui mettra aux prises Aubel VBC, formation évoluant en Ligue B, et Richa Michelbeke, pensionnaire de la Ligue A, tandis que l’autre opposera, à partir de 20h30, Thuismakers Antwerp à VC Oudegem. Ces deux rencontres seront, à des titres divers, très importantes pour les quatre clubs et elles le seront d’autant qu’elles seront synonymes de qualification directe pour les 1/2 finales ou d’élimination pure et simple. Le couperet sera sans pardon.

Pourquoi les 1/4 de finale de la Coupe se déroulent-ils sous la forme d’une seule manche chez les femmes alors qu’ils se jouent sous la forme d’un match aller et d’un match retour chez les hommes ?

Comment cela se peut-il ?

Etant donné que c’est la Fédération qui est l’organisatrice de la Coupe, et non les deux Ligues dont les clubs sont pourtant les acteurs principaux de cette compétition, il faut voir dans le chef de ceux qui en sont les principaux « managers » le souci de mettre le blason de la Fédération bien en évidence, même si cela se fait grâce au nom des clubs qui se trouvent à l’affiche des deux Finales, et de montrer à ses sponsors en quoi ils ont raison de soutenir ses actions et ses équipes nationales.

Pour ces motifs, tout est calculé pour que l’affiche finale des deux Coupes soit la plus attrayante que possible et c’est ainsi que s’explique le fait que les quatre équipes qui ont terminé la dernière édition du championnat national se trouvent placées dans le tableau des deux épreuves en manière telle qu’elles n’aient pas à se rencontrer avant le stade des demi-finales, moment où la qualification se joue en match et retour. Dès lors, pourquoi les quarts de finale des Messieurs se jouent-ils déjà en match et retour ? Tout simplement pour être certain que ne puisse pas se produire, avant les 1/2 finales, un « accident » sous la forme de l’élimination précoce d’un des quatre Grands.

Si cette manière de faire peut se comprendre et même se défendre tant sont réels et consistants les arguments, souvent financiers, développés par les managers précités, elle ne manque pas de trouver également grand nombre de détracteurs parmi celles et ceux qui estiment qu’elle dénature fortement l’esprit même de la Coupe qui n’a jamais tant de succès que lorsqu’elle voit David vaincre Goliath.

Au-delà de cette discussion qui pourrait également apparaître à d’aucuns comme étant quelque peu byzantine, force est cependant de constater que toutes les parties concernées par cette recherche de la mise en évidence et de l’appropriation de la plus grande part du gâteau médiatique ne semblent pas prendre clairement en considération le fait que le succès d’une famille sportive se mesure à sa capacité à faire grandir tous ses enfants et non pas seulement à celle de faire briller l’un d’eux une fois toutes les lunes.

Cup lune 1

Absolut Sport Absolut Volley

La VNL 2018 a touché plus d’un milliard de téléspectateurs

C’est à Lausanne que le Conseil de la VNL (Volley Nations League) a, ce vendredi 24 août, tenu réunion pour faire évaluation de la première édition de cette compétition qui, tant chez les femmes que chez les hommes, impliquait 16 sélections nationales.

Dans son allocution de bienvenue, le Président Dr.Ary S.Graça F° a tenu à saluer toutes les fédérations et tous les partenaires qui ont fait de cette épreuve new look, appelée “événement”, a “huge success”. Il a tout spécialement adressé ses félicitations aux vainqueurs des deux compétitions, les Américaines chez les femmes et les Russes chez les hommes, pour leurs performances et le niveau de celles-ci. Il a également rappelé en quoi la VNL constituait un mouvement innovateur pour la FIVB

Il a également mis l’accent sur ce qui, à son estime, lui permet de dire que la FIVB crée l’histoire. Pas moins. “The VNL is a huge step for volleyball and it has truly taken us to the next level. All over the world, we ensured the same standard of arenas – the same “look and feel” throughout the VNL. Secondly, we increased prize money for the women’s champion to make it equal with the men’s which is so important for our sport. We also made a decision to offer prize money during the round robin phase.” Après avoir signalé que ces différents prix représentaient un montant total de plus de 7 millions de dollars US et constituaient un important investissement pour la FIVB, il a ajouté : “Our vision for volleyball is to be modern and innovative. We are always trying to advance volleyball, by using the latest technology and partnering with some of the biggest companies in the world, like Microsoft for digital transformation and IMG for TV production and distribution. Our total cumulative TV audience for the first edition of the VNL was 1.2 billion people (1,2 milliard de personnes). This is a great base, and we will work hard to better this in 2019.”

Pour rester dans les chiffres, je vous signalerai encore que, durant la première édition de la VNL, les coaches ont eu recours au “Challenge System” à 1.452 reprises et que les décisions arbitrales ont été révisées dans 592 des cas contestés, soit 40,77%, un pourcentage qui indique, toujours selon le Président de la FIVB, toute l’importance de l’implémentation de la technologie la plus élaborée dans le volley-ball.

Pour terminer, le Président Graça est revenu sur le partenariat qui a lié la FIVB au duo australien de DJ NERVO. Ce dernier a non seulement créé l’hymne de la VNL, Worlds Collide”, mais il a introduit un concept d’animation qui, toujours selon le premier personnage de la FIVB, lui indique la voie à suivre pour se gagner de nouveaus fans.

La suite de la réunion fut consacrée aux avis et opinions des Fédérations nationales concernées et des télédiffuseurs TV ainsi qu’à des échanges de vues sur le calendrier de la saison 2019 (rien n’est dit sur l’obligation qui pourrait être faite à toute fédération prenant part à la VNL d’organiser à tout le moins une fois toutes les deux éditions une étape du circuit) ainsi que sur les “opportunités potentielles” des prochaines éditions de la VNL dont on sait déjà que, pour ce qui concerne le tournoi masculin, les trois prochaines phases finales se dérouleront aux Etats-Unis.

Rien n’est dit dans le communiqué de la FIVB sur ces propos en sens divers. Comme vous vous en doutez, je ne manquerai pas de vous livrer les informations utiles à ce sujet dès qu’elles auront été  formalisées et quand elles seront disponibles.

Absolut Friends Absolut Sport Absolut Volley