Les 24 équipes des deux tournois olympiques sont connues

Etant donné que tous les tournois continentaux de qualification olympique ont livré leurs verdicts, il est dès lors possible de dresser les tableaux des équipes qui participeront aux deux tournois de volley-ball qui prendront place dans le cadre des prochains Jeux olympiques de Tokyo.

Comment se présentent ces deux tableaux ?

Chez les femmes, on retrouvera les équipes suivantes : Japon (pays organisateur), Chine (championne olympique), Serbie (championne du monde), Etats-Unis, l’Italie, Russie, Brésil, Kenya, Corée, la Turquie, la République Dominicaine, l’Argentine, soit 4 équipes européennes, 3 asiatiques, 1 africaine, 2 américaines du Nord et des Caraïbes, 2 américaines du Sud

Chez les messieurs, les pays représentés à Tokyo seront : le Japon, (pays organisateur), le Brésil (champion olympique), les Etats-Unis, la Pologne, l’Italie, la Russie, la France, la Tunisie, l’Iran, le Canada, le Vénézuela, Argentine, soit 4 équipes européennes, 2 asiatiques, 1 africaine, 2 américaines du Nord et des Caraïbes, 3 américaines du Sud.

Au total, sur les 24 équipes participantes, il y aura 6 pays qui se retrouveront dans les deux tableaux; le Japon, les Etats-Unis, la Russie, l’Italie, le Brésil et l’Argentine, soit 2 nations européennes, 1 asiatique, 1 américaine du Nord et des Caraïbes et 2 américaines du Sud.

Comme il est permis de le constater, cette représentation présente, tant chez les femmes que chez les hommes, l’avantage d’être très illustrative de l’universalisme du volley-ball mais cette qualité a pour principal défaut celui qu’elle n’est pas assez représentative du niveau de jeu de toutes les équipes qui, le Japon mis à part en tant que pays organisateur, étaient sur la ligne de départ pour participer aux épreuves de qualification pour ces prochains Jeux. La cause en est la structure même de la Fédération Internationale de Volley-Ball qui est faite de 6 composantes (l’Europe, l’Afrique, l’Asie, l’Afrique, l’Amérique du Sud et l’Amérique du Nord et des Caraïbes). Si cette découpe constitue une garantie qu’ il y ait assurément un pays de chaque (partie de) continent dans chacun des deux tableaux des Jeux olympiques, ce qui constitue un facteur d’émulation et de promotion du volley-ball à l’échelle du monde, la confection des tableaux des cinq tournois intercontinentaux et la limitation du nombre d’équipes à douze unités seulement sont les deux autres raisons qui expliquent comment il est possible qu’une équipe comme celle de Serbie, qui est l’équipe championne masculine du continent dont le niveau de jeu est le plus élevé dans le monde, soit ainsi passée à la trappe.

Ce sujet de réflexion n’est pas nouveau mais n’est pas celui qui, aujourd’hui, plane dans les couloirs des fédérations qui ont raté de peu le ticket pour le Japon. En effet, comme l’on sait, les athlètes de Russie sont sous le coup d’une sanction d’exclusion des Jeux de la part de l’Agence Mondiale de l’Anti-dopage pour des raisons qui auraient trait à des falsifications de données de contrôles remises à ladite Agence. La Russie a porté en appel la décision ainsi arrêtée par l’AMA et, selon la procédure, c’est le Tribunal d’Arbitrage du Sport (TAS) qui aura à se prononcer sur le sort qui sera fait de cet appel et, au-delà de celui-ci, des athlètes concernés.

Que fera la FIVB si le Tribunal d’Arbitrage du Sport confirme la sanction d’exclusion à l’égard des athlètes de Russie ? Les joueuses et les joueurs pourront-ils participer alors aux Jeux sous drapeau neutre ou la FIVB organisera-t-elle deux derniers tournois de qualification pour remplacer les deux équipes russes qui auraient donc été exclues de l’enceinte olympique? Nul ne peut le dire aujourd’hui mais il est à espérer que la FIVB aura pour premier souci celui de faire respecter autant que possible le droit de ces volleyeuses et ces volleyeurs de Russie qui, partout en dehors de leur pays, ont suffisamment montré au cours de ces dernières années qu’elles/ils n’avaient nul besoin de produits prohibés pour obtenir les résultats qui figurent à leur palmarès

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L’affiche des huitièmes de finale

 

 

Pour savoir contre qui nos Red Dragons allaient jouer au Sportpaleis d’Anvers dans le cadre des 1/8 de finale de cet Euro 2019, il fallait attendre les résultats des derniers matches disputés à Rotterdam ce jeudi. Ceci étant chose faite, c’est donc contre l’Ukraine que nos compatriotes tenteront de franchir l’obstacle qu’il leur faut impérativement passer pour atteindre les ¼ de finale où ils auront à affronter à nouveau les Serbes si ceux-ci viennent à bout des Tchecs qui ont terminé la poule D en quatrième position derrière la Pologne, les Pays-Bas et l’Ukraine.

Pourquoi nos compatriotes devront-ils à nouveau se “farcir” les Serbes ? Tout simplement parce c’est ainsi que le règlement de cette compétition mise sur pied avec 4 organisateurs le veut afin de garantir à chacun de ceux-ci le fait que leur équipe nationale puisse disputer tout à la fois les 1/8èmes de finale et, à condition de gagner ce dernier match, les ¼ de finale devant leur public. On pourrait disserter longtemps sur les avantages et les désavantages de cette nouvelle formule. Cela se fera au moment où il s’agira de faire le bilan de ces championnats d’Europe masculins et féminins qui ont été organisés cette année.

Dans l’attente, les faits sont là et l’affiche des rencontres qui auront lieu à Anvers est connue comme le sont les trois autres qui se disputeront à Nantes, à Rotterdam et à Ljubjliana

A Rotterdam, les quatre protagonistes sont la Pologne qui a dominé de la tête et des épaules la poule D et qui aura comme première adversaire l’Espagne qui ne devrait pas lui poser de problème et, ensuite, le vainqueur du match entre les Pays-Bas et l’Allemagne.

A Nantes, la France, qui a vaincu l’Italie en quatre sets après un match âprement disputé et très bien arbitré par notre compatriote Wim Cambré, jouera d’abord contre la Finlande avant de rencontrer, si elle l’emporte, le vainqueur du choc entre l’Italie et la Turquie.

Enfin, à Ljubljana, les quatre mousquetaires seront la Russie, qui a survolé la poule C, la Slovénie, qui a alterné les bonnes et les moins bonnes sorties lors des matches de la première phase de cet Euro 2019, la Grèce et la Bulgarie.

En résumé et sauf surprise majeure, on devrait ainsi avoir comme affiches des ¼ de finale les rencontres suivantes : France-Italie, Serbie – Belgique, Russie -Slovénie (ou Bulgarie) et Pologne -Pays-Bas (ou Allemagne). Pour ce qui concerne les rencontres des 1/8èmes de finale, certaines auront lieu samedi et d’autres dimanche. Celles qui auront lieu au Sportpaleis se dérouleront samedi dans l’ordre suivant : Serbie – République Tchèque à partit de 17h30 et Belgique -Ukraine à 20h30 (match qui sera retransmis par Sporza)

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L’Europe ne se représentée que par 4 équipes masculines aux Jeux de Tokyo

En dehors de la formation du Japon, qui est qualifiée d’office pour les Jeux de Tokyo 2020 en tant qu’équipe du pays hôte de la compétition, et de celle des Etats-Unis dont j’ai eu souvent l’occasion de parler au cours de ces derniers jours, quels sont les cinq autres teams qui ont enlevé l’un des cinq autres tournois de qualification qui ont eu lieu au cours de ce dernier week-end ?

A Varna, le monde du volley-ball masculin a été à deux doigts, non à un point, d’assister à une immense surprise. En effet, l’équipe bulgare a, lors du match décisif pour le ticket pour Tokyo, malmené et dominé celle du Brésil pendant les deux premiers sets qu’elle a remportés 25-23:25-19 et a même, dans la troisième manche, livré pour une balle de match. Les Brésiliens sont parvenus, grâce à Leal (un Cubain qui joue en Italie et qui a été naturalisé Brésilien) et à Wallace, à enlever ce point et ce set sur la marque de 30-32! Ils avaient fait là le plus dur et, dans une composition un peu différente de celle qu’ils avaient en début de partie, ils poursuivirent sur leur lancée pour s’imposer finalement 16-25/11-15. Les champions olympiques étaient ainsi qualifiés pour défendre leur titre.

A Bari, les Italiens ont également sué sang et eau pour se qualifier. Contre les Australiens en constants progrès au cours de ces dernières années, ils furent menés un set à zéro et deux sets à un avant de s’imposer d’extrême justesse dans le tie-break. Ce succès, ils le doivent en bonne partie à Juantorena (un Cubain qui joue en Italie et qui a été naturalisé Italien), à Nelli qui a remplacé avantageusement Zaitsev dans la cinquième manche à Oleg Antonov, un solide gaillard de 1.98 m qui est né à Moscou et qui a été naturalisé Italien ! Dans le match contre la Serbie, qui avait battu l’Australien en quatre ets, les Italiens n’ont pas fait le détail et se sont imposés là en trois sets secs.

A Gdansk, les hommes de Vital Heynen, c’est-à-dire les Polonais (qui jouaient eux aussi avec un Cubain naturalisé), ont fait le job, Ils se sont largement imposés face aux Français qui ont déçu et ont du batailler pendant les deux premiers sets du dernier match qu’ils livraient contre les Slovènes. Ceux-ci, en gros progrès eux aussi depuis ces dernières années, avaient enlevé le premier set 21-25 et ont tenu tête haute face aux Polonais qui avaient l’avanatge de jouer devant leur public. Les scores des deuxième et troisième sets, 25-23/25-23, est indicative de l’âpreté de cette joute qui se termina à l’avantage, 25-20, des troupes de notre magicien qui vit aujourd’hui dans un autre univers de volley-ball que celui dans lequel il aurait été s’il était resté à la tête de nos Red Dragons.

A St-Petersbourg, Volkov et ses équipiers (parmi lesquels on a retrouvé MikhaIlov), n’ont pas perdu un seul set lors des trois rencontres qu’ils ont dû disputer. Toutefois, cela ne veut pas dire que les Russes n’ont eu qu’à se présenter sur le terrain pour l’emporter. En effet, quand on voit le détail des sets enlevés contre Cuba (26-24 et 27-25 dans les 2è et 3è sets), qui joue avec tous des joueurs du pays et qui fait une belle remontée sur la scène internationale, et contre l’Iran (25-23/25-23 dans les 2è et 3è sets), on s’aperçoit que ces matches n’ont pas été qu’une promenade de santé pour les vainqueurs de la dernière édition de la Volley Nations League. Quant à la rencontre entre l’Iran et Cuba, elle a donné lieu à une chaude empoignade qui a vu les Cubains mener deux sets à zéro (23-25/26-28) avant de fléchir (25-17/25-16) et de s’incliner 15-10 dans le tie-break.

Enfin, à Ningbo en Chine, c’est l’Argentine qui a enlevé le tournoi qui semblait taillé sur mesure pour le Canada ou la Chine . Celle-ci a certes bien remporé son premier match contre la Finlande mais a ensuite perdu les deux autres au terme de deux matches disputés en cinq sets.

Lors de la rencontre entre l’Argentine et le Canada, Conte a livré une grosse prestation. Il a connu un gros pourcentage de réussite en attaque (21/34) et a ainsi permis à l’Argentine, que nos Red Dragons avaient défaite l’an dernier aux Championnats du Monde, de s’imposer  25-23, 22-25, 27-25, 25-23, face à une formation du Canada qui se montra pourtant forte au bloc.

Cela signifie que, pour ce qui concerne le tournoi masculin de Tokyo et étant donné qu’il n’y aura plus qu’un seul tournoi continental européen en janvier, il n’y aura que quatre équipes européennes aux Jeux. Quatre sur douze, ce n’est assurément pas beaucoup pour le Vieux Continent qui regorge pourtant de sélections nationales de grande valeur.

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Les Yellow Tigers s’inclinent face aux Polonaises

 

Nos Yellow Tigers rencontraient aujourd’hui l’équipe polonaise qui fut l’une des grandes révélations de la dernière Volley Nations League. Pouvant compter sur Smarzek qui fut la joueuse la plus prolifique de la phase préliminaire de la VNL et sur Stysiak qui est une très belle plante promise à un grand avenir international, l’équipe de Pologne dispose d’une force de frappe telle que les Polonaises peuvent assurément débuter chaque rencontre en se disant qu’elles ont déjà certains bons atouts pour la remporter.

Hier, l’équipe de Pologne avait été battue en cinq sets par l’équipe d’Allemagne et c’est avec l’envie de faire mieux qu’elles abordent la confrontation avec nos compatriotes.

Dès le début de la partie, les Polonaises prennent le commandement des opérations et, après un vidéo challenge qui leur est favorable, font passer le marquoir de 12-9 à 13-9 au lieu de 12-10. De 14-11, elles grimpent à 16-11 mais Ilka Van de Vijver et ses équipières ne se laissent pas impressionner et, lentement, refont surface, 19-16, 22-20, 23-23. A 24-24, sur notre service, Van Sas remplace Van de Vijver mais les Polonaises reprennent l’avantage, 25-24, et concluent 26-24.

Le début de la deuxième manche est tout à l’avantage de nos couleurs, 0-2, 5-5, 5-10. Les Polonaises se ressaisissent et, de 8-13, viennent talonner les nôtres, 12-13. A 19-19, elles font le trou, 21-19 et continueront sur leur lancée : 23-20, 25-21.

N’ayant pas assisté au troisième set, je ne pourrais donc vous le relater. Le score de celui-ci, 25-20, semble indiquer toutefois que, comme dans les deux sets précédents, nos Yellow Tigers n’ont pas réussi à “déjouer” les Polonaises par leurs services et leur système bloc-défense et que c’est, somme toute, de manière assez logique qu’elles ont été défaites. Certes, le score final est assez abrupt mais l’on retiendra néanmoins avec satisfaction que, pendant bonne partie des échanges, nos compatriotes ont tenu tête à une équipe qui, pour l’heure, a un noyau de joueuses qui est plus étoffé que le nôtre

Demain, les joueuses de Gert Vande Broek et de Kris Vansnick rencontreront l’Allemagne qui a été battue aujourd’hui par l’équipe russe sur le score de 3 sets à un (25-18/22-25/25-12/25-19). C’est-à-dire sur le même score que celui avait avait sanctionné hier le match entre la Russie et nos Tigers.

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Très toniques, les Yellow Tigers infligent un 3-0 à la Russie

L’équipe féminine russe de volley-ball a beau être en phase de reconstruction, la performance de nos Yellow Tigers qui ont largement battu ce mardi à Courtrai les représentantes du pays qui a remporté le plus de grands titres dans l’histoire du volley-ball féminin n’en reste pas moins énorme.

En effet, le succès de nos représentantes ne souffrent d’aucune contestation possible. Les joueuses de Gert Vande Broek et de Kris Vansnick ont été supérieures à leurs adversaires dans tous les domaines du jeu, tant dans le domaine de l’attaque que dans celui de la défense. Comme elles ont également réussi plus d’aces que les Russes, je ne devrai pas vous faire un dessin pour vous faire comprendre pourquoi et comment nos Yellow Tigers l’ont emporté 25-22/25-20/25-22.

Au niveau des attaquantes, Herbots et Grobelna ont de nouveau été nos meilleures scoreuses, Britt ayant marqué à 18 reprises sur 39 attaques et Kaya ayant connu 14 réussites sur 29 essais. Ce qui aura surtout permis aux nôtres de s’imposer, c’est la sérénité et le calme qu’elles ont affichés dans les moments décisifs des premier et troisième sets. Autant de signes qui indiquent que notre formation acquière petit à petit cette épaisseur de jeu qui lui sera bien utile pour rencontrer demain à 20h15 la Pologne et jeudi, toujours à 20h15, la Serbie (qui a battu la Pologne 27-25/25-21/25-22 à l’issue d’une partie de belle qualité).

En effet, ces deux équipes sont aujourd’hui d’un autre format que cette jeune équipe russe qui, en fait, ne vaut que par quelques-unes de ses individualités et qui, collectivement parlant, ne donne pas toujours l’impression de croire elle-même en ses propres qualités.

Grâce à ce très beau succès, notre sélection féminine, qui réalise un bien beau début de campagne 2019, compte 4 roses à son actif en l’espace de 7 matches et peut commencer à se dire que son maintien dans la Volley Nations League prend de belles allures de réalité. On s’en réjouit pour plus d’un motif.

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Le Final 6 des Championnats du Monde féminins sans le Brésil et la Russie

Les derniers résultats du deuxième tour des Championnats du monde féminins sont tombés. Le Final 6 est dès lors connu. Il sera composé des Pays-Bas, du Japon et de la Serbie en provenance de la poule E et des équipes d’Italie, de Chine et des Etats-Unis issues de la poule F.

Après tirage au sort qui a eu lieu à Nagoya, les deux poules du troisième tour de la compétition mondiale présentent les formes suivantes. Du côté de la poule G, il y a l’Italie, le Japon et la Serbie tandis que la poule H sera faite des Etats-Unis, de la Chine et des Pays-Bas.

Les matches auront lieu à Nagoya et débuteront dimanche avec les deux affiches suivantes : Etats-Unis – Chine et Japon – Serbie. Assez curieusement, le Japon jouera lundi également et affrontera l’Italie tandis que le deuxième match de la journée mettra aux prises les Pays-Bas et les Etats-Unis. Voilà assurément un programme qui ne doit pas déplaire aux coaches de la Chine et de la Serbie.

Quant aux demi-finales et aux matches décisifs pour l’attribution des médailles, ils auront lieu les 19 et 20 à Yokohama.

Pour terminer ce billet du jour, je signalerai que c’est la première fois dans l’histoire du volley-ball russe (ou soviétique) que l’équipe féminine de Russie, qui a terminé quatrième de la poule F du deuxième tour, ne participera pas à la phase finale d’un championnat du monde féminin de volley-ball et que c’est également la première fois depuis 2002 que l’équipe féminine du Brésil, quatrième de la poule E du deuxième tour en dépit d’un dernier succès obtenu face au Japon, ne se retrouvera pas à l’affiche des derniers matches du Mondial. Voilà qui va sans doute entraîner quelques changements à la tête et dans le noyau des joueuses de ces deux sélections….

3ètour FIVB 2018 WC

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Le CIO réaffirme son positionnement face à la Russie mais ne s’égare-t-il pas ?

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Le Comité Olympique International continue à faire des contorsions ou, si je peux me permettre l’expression, de la politique à multiples faces.

Restant accroché à une démarche qui l’avait amené, suite à un documentaire réalisé par la chaîne allemande ARD et à un rapport effectué par l’Agence Mondiale Antidopage (AMA), à refuser la participation des athlètes russes aux Jeux Olympiques de Rio dans différentes disciplines dont celle de l’athlétisme, le Comité Olympique International récidive.

Il a décidé de confirmer la suspension de la Russie aux Jeux Olympiques d’hiver mais en admettant toutefois que les athlètes russes pourront prendre part aux Jeux sous la bannière du Comité olympique international et non sous celle de leur pays. Cette prise de position satisfera tous les tartufes qui, sans trop se soucier de ses raisons et de ses conséquences, brandiront cette « suspension » comme un signe de la saine autorité du CIO dans la lutte que se doit de mener le mouvement sportif contre l’utilisation du dopage. Tant mieux pour eux.

Pour ma part, je ne me résous pas à la considérer comme heureuse ou opportune. Elle ne me satisfait guère, ou plutôt pas du tout, dans la mesure où elle me donne à penser que le CIO se complaît dans cette situation où il peut donner l’impression qu’il est répressif en matière de lutte contre le dopage alors qu’il est bien d’autres pays où le « traitement assisté des athlètes » ou « laissé aux soins de médecins hautement spécialisés en la matière » ne fait pas du tout l’objet d’investigations semblables à celles qui ont été et continuent à être menées en Russie. Cette situation est d’autant plus ambiguë quand on se souvient que les Jeux d’hiver de 2014 ont eu lieu à Sotchi, en Russie donc, et que le CIO, qui était pourtant à la manoeuvre en matière de détection des cas de dopage, ne tarissait pas d’éloges alors, attitude qui était tout aussi peu appropriée que l’est aujourd’hui son positionnement d’ordre critique, à l’égard du pays hôte.

Il est à espérer que Thomas Bach trouvera assez rapidement la bonne solution pour sortir le CIO de l’ornière dans laquelle le mouvement olympique et l’image du monde sportif se trouvent aujourd’hui plus qu’englués. Il y va non seulement de son crédit personnel mais, plus important encore, de la restauration de la bonne foi et de la crédibilité de l’institution dont il est le Président.

IOC Russian Doping

Les Jeux Olym­piques d’hi­ver 2018 de Pyeong­Chang (9-25 fé­vrier) en Corée du Sud se dé­rou­le­ront sans la Rus­sie. Suite à une af­faire de do­page à grande échelle, le pays se voit sus­pendu de la com­pé­ti­tion, bien que ses ath­lètes pour­ront par­ti­ci­per sous le dra­peau olym­pique.

La Rus­sie a été sus­pen­due des pro­chains jeux Olym­piques d’hi­ver 2018 par le co­mité in­ter­na­tio­nal olym­pique (CIO) pour do­page ins­ti­tu­tion­na­lisé. Ses spor­tifs sont tou­te­fois au­to­ri­sés à par­ti­ci­per aux épreuves or­ga­ni­sées à Pyeong­chang (Corée du Sud) du 9 au 25 fé­vrier, sous dra­peau olym­pique et strictes condi­tions.

→ Les or­ga­ni­sa­teurs sud-co­réens ont d’ailleurs an­noncé qu’ils ac­cep­taient de les ac­cueillir sous dra­peau olym­pique.

Le CIO a éga­le­ment an­noncé le ban­nis­se­ment à vie des JO du vice-Pre­mier mi­nistre russe Vi­tali Moutko, long­temps en charge des sports. En ré­ac­tion à cette dé­ci­sion, la té­lé­vi­sion d’Etat russe a in­di­qué qu’elle ne dif­fu­sera pas ces JO d’hi­ver.

Une heure après l’an­nonce, le Co­mité olym­pique russe (ROC) a an­noncé quant à lui qu’il al­lait faire appel de­vant le Tri­bu­nal ar­bi­tral du sport (TAS) de Lau­sanne. « Punir des in­no­cents est in­juste et im­mo­ral » es­time le ROC.

Cette décision prise pour des raisons sportives est une première dans l’histoire olympique, et intervient alors que la Russie est accusée d’avoir mis en place un système de dopage institutionnalisé de 2011 à 2015, en particulier lors des JO d’hiver 2014 que le pays a organisés à Sotchi. « Il s’agit d’une attaque sans précédent contre l’intégrité des jeux Olympiques et du sport. La commission exécutive du CIO, a pris des sanctions proportionnées au regard de la manipulation systémique, tout en protégeant les athlètes propres« , a déclaré le président du CIO Thomas Bach dans un communiqué.

Le CIO suit ainsi, deux ans plus tard, la voie tracée par la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), qui avait suspendu la Fédération russe le 13 novembre 2015 après les révélations d’un dopage systématique couvert par les autorités russes dans la première discipline olympique, et offert la possibilité aux athlètes russes pouvant montrer patte blanche de participer sous la bannière olympique aux JO-2016 de Rio, puis aux Mondiaux de Londres-2017.

Près de 17 mois après les révélations en juillet 2016 du rapport McLaren, établissant un dopage d’État dans le sport russe entre 2011 et 2015, avec l’implication de Moscou et des services secrets (FSB), le CIO a donc décidé de prendre ses responsabilités et de sanctionner la Russie.

Avant les JO-2016 à Rio, l’instance suprême de l’olympisme avait renoncé à suspendre la superpuissance sportive, renvoyant aux fédérations internationales le rôle de faire le tri au sein des sportifs russes, un procédé qui avait été vivement critiqué à l’époque.

Au final, seul l’athlétisme avait durement sanctionné la Russie, qui avait présenté une délégation de 276 sportifs à Rio, contre 387 envisagés initialement. Mais après un an et demi d’enquête de deux commissions, mises sur pied par le CIO, les preuves amassées étaient bien trop importantes pour se décharger une nouvelle fois.

L’humiliation ou le boycott

Cette décision met le président russe Vladimir Poutine devant ses responsabilités, avec le choix à un peu plus de trois mois de l’élection présidentielle, de l’humiliation ou du boycott. « Un boycott olympique n’a jamais rien résolu« , a d’ores et déjà déminé Thomas Bach, ce mardi soir.

Le 19 octobre, Poutine avait pourtant prévenu: obliger les athlètes russes à évoluer sous bannière neutre constituerait une « humiliation pour la Russie« , estimant qu’une telle décision « ferait du mal au mouvement olympique« .

Avec la décision historique du CIO, le voilà obligé de choisir, soit d’accepter la proposition du CIO, soit d’aller à l’épreuve de force et de boycotter l’édition sud-coréenne des Jeux d’hiver.

Le président du Comité olympique russe Alexander Zhukov – également suspendu ce mardi – avait clairement expliqué qu’aucun sportif russe ne se rendrait sous drapeau neutre à Pyeongchang.

 

via La Russie suspendue des JO d’hiver 2018 | L’Echo

 

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